LE BLOG PHOTOFOLLE
- par Laurence Chellali

ARCHITECTURALEMENT PARLANT


C’est incroyable, je crois que dans ces pages je n’ai jamais proposé explicitement de parler de photographie d’architecture ! Je m’en vais donc réparer la chose 😉

Attention, je tiens à préciser que je ne suis pas une spécialiste de cette discipline photographique et je n’ai d’ailleurs pas les outils généralement utilisés pour la pratiquer, notamment des objectifs spécifiques tels qu’un grand angle avec décentrement pour corriger les perspectives. C’est donc plus en photographe « lambda » et équipée d’un matériel « lambda » que je vais vous en parler et je vais donc essayer de vous donner quelques trucs et astuces pour booster vos photos.

Dernière petite remarque avant de plonger dans le sujet, je parle dans cet article de photographie d’architecture moderne. Bien que des similitudes existent bien évidemment dans la manière d’aborder les édifices, je pense malgré tout qu’il y a des différences de taille entre photographier un gratte-ciel du XXIème siècle et un château du XIIIème, notamment en ce qui concerne la lumière : celle-ci ne se réfléchit absolument pas de la même manière sur la pierre, le bois, le métal, le verre. Les perspectives aussi sont différentes, les lignes des édifices modernes étant généralement bien plus « pures » que celles des anciens.

Présentation du terrain de jeu

La ville de Shenzhen.

Ou devrais-je plutôt dire mégalopole ? A la frontière avec Hong-Kong, Shenzhen est l’une des 4 villes Chinoises a avoir été déclarée par Deng Xiao Ping, il y a 30 ans, zone franche, c’est à dire que cette ville allait pouvoir commercer librement avec le reste du monde. A l’époque, selon les critères chinois, elle n’était même pas véritablement une ville, mais plutôt un conglomérat urbain de 300 000 habitants. Aujourd’hui, elle compte 18 millions d’habitants ! Imaginez un peu et faisons le calcul : depuis 30 ans, ce sont environs 60 000 nouvelles personnes par mois (oui, oui, par mois !) qui viennent vivre ici. Personnellement, j’en ai la tête qui tourne. Il faut dire aussi qu’ici s’échange 70% du commerce mondial des pièces détachées électroniques.

Dans ces conditions, vous imaginez bien qu’au niveau architecture moderne, j’ai été servie !!! Trop même, je ne dirais pas jusqu’à l’indigestion, mais limite-limite … Je trouve que c’est une ville sans véritablement d’âme propre, habitée essentiellement par des gens qui viennent faire du business. On m’a dit pourtant que la vie y était agréable … pour ma part, je ne crois pas que je l’échangerais contre mon Nanjing, qui du coup fait véritablement figure de petite ville tranquille de province, avec ses seulement 8 millions d’habitants, son histoire séculaire, ses universités, ses parcs et ses lacs.

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Une « petite vue » très partielle de la ville en toute fin de journée. Ici, le quartier de la municipalité (un bâtiment absolument superbe, en forme de casque) qui a été achevée il y a 2 ans. Sur la gauche, un centre culturel est encore en cours de construction. Observez le nombre de grues partout ailleurs ! Sur des kilomètres et des kilomètres, ce sont de nouveaux buildings, toujours plus hauts ! Merci à la petite libellule d’être passée par ici 😉

Ce petit tour d’horizon ultra rapide étant fait, rentrons maintenant dans le vif du sujet !

 Les difficultés à transformer en atouts

La première difficulté que l’on rencontre en tant que photographe amateur est un problème matériel. En effet, à moins d’être un passionné de la discipline et d’avoir donc investi une petite fortune dans un objectif grand angle à décentrement (et à bascule pendant qu’on y est !), généralement on doit se contenter de notre objectif lambda qui va tout nous déformer les bâtiments ! Je vous laisse chercher par vous même sur le net les objectifs idéaux pour l’architecture car je ne vais pas me lancer ici dans les conseils matériels, ce n’est pas le sujet. Bref, nous on fait avec ce qu’on a et on va très bien s’en porter comme vous le constaterez 😉

Pour ma part, toutes les photos présentées ici ont été réalisées avec un 20mm monté sur un appareil micro 4/3, soit un équivalent 40mm en plein format. C’est donc un objectif limite grand angle (mais trop quand même 😉 ) ce qui signifie que la distorsion est assez bien contenue malgré tout, même si elle est loin d’être absente.

Ceci étant posé, on peut donc en conclure que de toutes les façons, et quoi que l’on fasse, il faut qu’on aie en tête qu’on ne réalisera pas des photos du réel !! Vous voyez où je veux en venir ? C’est un monde de liberté et de fantaisies qui s’ouvre à nous !

Avant de rentrer plus en détail sur les fantaisies qu’on peut se permettre, il faut malgré tout avoir ceci en tête* :

  • Par définition, les immeubles sont absolument verticaux, à part la tour de Pise bien évidemment 😉
  • Plus le building que vous souhaitez photographier est loin, moins vous aurez de déformations,
  • L’importance de la déformation varie en fonction de la longueur de la focale : plus votre angle est grand (focale dite courte, généralement de 10 à 35 mm), plus la déformation sera importante. Au contraire, plus votre focale est longue (de 40 mm à plus élevé), moins vous aurez de déformations. Mais cela dépend aussi de votre distance vis à vis de votre sujet architectural !
  • Le centre de l’image n’est pas impacté par la déformation de l’objectif,
  • S’il y a des immeubles sur les bords de votre cadre, ils seront déformés par la focale, mais plus vous êtes loin, moins la déformation sera sensible. On le voit bien par exemple sur la photo ci-dessus. Les immeubles sont bien droits au centre mais sur les bords, ça penche légèrement.
  • Ceci est plus particulièrement sensible lorsqu’on est en format paysage

On voit dans cette photo prise au format vertical que la déformation est inexistante sur les bords. Bien entendu ici j’ai un peu triché et j’ai légèrement redressé les bords en post-production, mais c’était très infime je peux vous l’assurer.

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Cette photo n’est plus vraiment une photo d’architecture mais je vous la montre pour l’exemple. Avec la même longueur focale que la photo précédente, l’immeuble sur le bord gauche est très déformé parce que j’étais très près. Mais loin de me déplaire, cette déformation m’a arrangé pour accentuer la sensation de petitesse du personnage, comme s’il allait être écrasé par l’immeuble

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* Cette liste n’est pas seulement valable pour les photos d’architecture ! Il faut toujours être attentif aux bords du cadre si vous avez des éléments verticaux ou horizontaux qui viennent contre lui. Je pense par exemple aux arbres, aux pylônes, aux bords des trottoirs, etc …

Donc, puisque nous n’allons pas pouvoir nous attaquer à la réalité architecturale, nous allons devoir penser autrement : en lignes, en géométrie, en contrastes (donc lumière !), en motifs et en couleurs. 

 

… C’est à dire que nous allons plutôt penser abstrait … Mais attention, qui dit abstrait ne veut pas dire n’importe quoi ! Bien au contraire, je pense que c’est précisément là où il faut une très grande rigueur dans la composition. A notre avantage, les immeubles ne bougent pas, nous avons donc tout le temps de soigner notre composition aux petits oignons 😉

Revenons-en à notre histoire de déformation de l’objectif.

Si nous voulons ne pas donner le mal de mer à ceux qui vont regarder nos photographies d’architecture, il faut essayer au maximum de donner des repères fiables. Pour cela, nous allons être particulièrement attentifs aux bords du cadre en essayant dans la mesure du possible de décider quel côté sera droit et aligné sur le bord (parallèle ou perpendiculaire).

Dans cette photo, je me suis basée sur le bord droit en ignorant totalement le gauche. Ainsi, toutes les fenêtres sont bien alignées. De la même manière, je me suis positionnée de manière absolument frontale afin d’éviter au maximum les déformations de perspective

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Idem ici : je me suis basée sur le bord de l’immeuble en premier plan afin de l’aligner parallèlement avec le bord du cadre. Tout le reste, sachant que ça serait complètement déformé à cause de la perspective, j’ai laissé faire 😉

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La même chose sera valable en format horizontal :

On peut bien entendu imaginer toutes sortes d’autres alignements à condition de penser cette-fois-ci de manière plus abstraite. Ce qui est drôle, c’est que j’ai toujours été complètement réticente à la géométrie à laquelle je n’ai strictement jamais rien compris. Et pourtant, dans les situations photographiques, j’arrive parfaitement à percevoir les rectangles, les triangles, les parallélépipèdes and co. Si je dis cela, c’est que ça veut dire que n’importe qui d’entre nous peut le faire aussi ! Ainsi, dans le cas des photos ci-dessous, la structure de la composition est absolument triangulaire avec la pointe parfaitement alignée au centre vertical :

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La photo ci-contre est également basée sur une composition triangulaire. Mais elle comporte également une référence verticale avec le feu rouge aligné sur le bord gauche du cadre. Ce genre de composition se réussit à condition de bien étudier son positionnement vis à vis des différents éléments en se déplaçant pour trouver le bon angle, mais aussi en inclinant son appareil photo de manière à accentuer la perspective.

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 Vers des compositions de plus en plus abstraites

Et à la fin, on peut également choisir de s’affranchir de toutes les règles de verticalité ou d’horizontalité pour se plonger entièrement dans la recherche de graphisme et d’abstraction. Ainsi, lorsque j’ai pris les photos ci-dessous, je me suis exclusivement évertuée à trouver des lignes qui aient un sens en termes d’harmonie de composition et de dynamisme. Ces formes qui émergent de ce type de composition doivent être suffisamment fortes pour faire oublier le reste de l’environnement et notamment le fait que les immeubles ne sont plus du tout « d’équerre »  !

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Dans ce genre de situation, il faut parvenir également à voir en termes de contrastes, c’est à dire de lumière. Dans le cas présent, il s’agissait d’un escalier peint en noir mat. Aucune lumière ne s’y réfléchissait au contraire du reste de l’environnement  qui du coup devenait ultra lumineux.

De la même manière dans l’exemple ci-dessous, cet immeuble « à facettes » a retenu pendant un petit bout de temps mon attention …

Je trouve cette première photo pas terrible, assez brouillonne : il y a trop d’éléments qui partent dans tous les sens et surtout, il manque véritablement d’une structure, d’une assise sur laquelle s’appuyer pour pouvoir lire aisément. Graphique, certes, mais encore ?

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Je crois qu’ici j’ai cherché à montrer trop de choses à la fois : les facettes de l’immeuble, les reflets, les contrastes, les autres buildings alentours. A ma décharge, et comme cela arrive bien souvent en photographie d’architecture, on n’a généralement pas un choix immense d’angles de prise de vue : on est tout petits, si on traverse la rue on est trop loin, un autre immeuble vient cacher celui qu’on voulait prendre, etc …. Mais comme toujours, qu’à cela ne tienne, on s’adapte à la situation ! C’est ainsi que j’ai ensuite décidé de me concentrer sur un petite partie de cet immeuble et d’opter pour un format carré.

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C’est bien plus lisible, qu’en pensez-vous ? Retour vers une composition verticale avec un alignement sur le bord droit. Mais à force de voir la scène en contrastes, j’ai fini par me rendre compte que les ombres et la lumière formaient une sorte de montagne. Qu’à cela ne tienne, retour au format rectangulaire, super-méga sur-exposition afin de noyer plein de détails dérangeants, et j’obtenais enfin ce que je pressentais devant cet immeuble !

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Toujours dans la même veine de recherche de formes abstraites, j’ai encore une fois poussé le bouchon très loin lorsque je me suis retrouvée dans l’escalier d’une galerie d’art que j’ai visitée peu de temps après avoir réalisé cette montagne de verre.

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Et les couleurs alors ???

Oui, c’est vrai, jusque là je n’ai montré que des photos en noir et blanc, ou quasiment. Bien entendu, la couleur peut faire partie intégrante de la photographie d’architecture, exactement de la même manière que si on pense en contrastes.

Lors de ce séjour à Shenzhen il faisait vraiment très beau et le ciel était d’un bleu d’azur très vif. Mais vu que cette ville est quasiment composée exclusivement d’immeubles ultra modernes en verre et acier, et bien au final, elle était quasi monochrome : en nuances de bleus 🙂 J’ai donc très vite vu que je préfèrerais la photographier en noir et blanc et je ne me suis donc pas ou prou concentrée sur les couleurs. 

Mais encore une fois, la démarche est la même si on décide de photographier en couleurs ou en contrastes : la composition doit impérativement en tenir compte. Ainsi, pour les rares photos que j’ai anticipées et composées pour la couleur, j’ai choisi de le faire sous le mode « abstraction architecturale » en jouant sur les formes pour la première et sur le reflet dans l’eau d’un immeuble pour la seconde en me servant du bord du trottoir en accroche de couleur.

Ce qui ne m’a pas empêchée quand même de réaliser cette photo ci-dessous tant les concordances de couleurs étaient trop belles pour un photographe !

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Espace de couleur YRGB (Yellow, Red, Green, Blue)

 Et la lumière, toujours et encore elle !

Oui, la lumière, si précieuse, essentielle pour nous photographes. Plus j’avance dans ma pratique photographique, plus je pense qu’un des premiers aspects du savoir-faire du photographe, c’est de « jauger » la qualité de la lumière qui illumine la scène à photographier. Je le répète toujours, il n’y a pas en soi de bonne ou de mauvaise lumière. Il y a celle qui est adaptée pour un projet, il y a celle qui inspire, il y a celle qui bloque au contraire, il y a la puissante ou au contraire la discrète, la jaune, la bleue, la rouge, la verte, la directionnelle, l’enveloppante, l’agressive, la douce… bref, il y a une infinité de lumières. Mais il n’en demeure pas moins que nous devons apprendre à la voir et à la reconnaître, à aller la chercher si besoin. 

Ainsi, les 2 photos que je vous présente ci-dessous sont basées sur la manière dont la lumière enveloppe la matière, qu’elle a de rebondir sur les parois de l’immeuble, sur les jeux d’ombre que leur interaction crée. Dans ces 2 photos, ce n’est pas la matière qui crée la structure de la composition, mais la lumière.

Si on pousse le bouchon encore plus loin, on peut se rendre compte que la lumière peut avoir une puissance qu’on n’imaginerai pas ! Ainsi, en développant les 2 photos ci-dessous, telle n’a pas été ma surprise, alors que je contrastais à l’extrême le ciel, de voir les halos de la lumière littéralement faire exploser l’immeuble. C’est particulièrement vrai pour la seconde photographie. Pourtant, le soleil était dans mon dos et il ne s’agit que du reflet de la lumière contre les vitres de l’immeuble.

 

 Et tant d’autres possibilités !

Comme je vous le disais au début de cet article, je ne me pose pas en spécialiste de la photographie d’architecture, loin de là ! J’aurais pu aborder par exemple les reflets des immeubles dans les vitres de leurs voisins, comment intégrer des personnages histoire d’humaniser le contexte ou bien encore comment, au développement, redresser un peu les perspectives avec un logiciel.

Mais disons que j’ai essayé de faire un tour non exhaustif sur les « trucs et astuces » qu’il faut selon moi avoir en tête lorsqu’on se retrouve face à ces masses gigantesques d’acier et de verre. Ainsi, n’hésitez pas dans les commentaires à ajouter de  » l’eau au moulin  » .

Et puis cet article est aussi un prétexte pour vous faire visiter cette Chine que je suis moi-même en train de découvrir. C’est pas mal d’allier l’utile à l’agréable, non ? 😉

PS : Comme toujours, je vous recommande de cliquer sur les photos pour les agrandir et les voir individuellement sans les distractions tout autour !

Laurence

Laurence

Côté rêvesJe dis souvent que je ne photographie pas ce que je vois, mais ce que je ressens. Grâce à la photographie, je peux modeler le réel et y imprimer mes sentiments en organisant les formes, les couleurs, les contrastes tels qu’ils me parviennent pour en faire émerger mon monde émotionnel. Côté pratique … Je gagne ma vie en vendant des photographies à des agences et à des collectionneurs, mais aussi en dispensant des cours de photographie dont vous pourrez trouver toutes les modalités dans la rubrique « Cours« . Plus apparentée à une « coacheuse photographique », j’aime pousser mes élèves à trouver leur propre chemin et leur style personnel.

18 Commentaires

  •    Répondre
    Que dire si ce n’est que comme d’habitude j’en prend plein les yeux! Excellent article à tous points de vue: écriture, conseils et biensur photo! Il y a des petits bijoux!
    Et puis comme tu le dis cela permet de découvrir aussi un peu la Chine! Tu me donnes envie d’y retourner!
    •    Répondre
      Bonjour 🙂 Je suis ravie que cet article t’aie intéressée ! De ce que je découvre, je crois que c’est un pays qui procède à de telles transformations avec une telle vitesse et une telle frénésie que l’on peut y retourner régulièrement et y découvrir des nouveautés !
  •    Répondre
    Pas spécialiste, dis-tu, mais c’est un cours magistral! J’y reviendrai sûrement… et je vais aller voir mes photos d’architecture moderne à la lumière de ton expérience: ça va saigner!!!
    Je suis assez gênée par les bandeaux de l’escalier noir, un découpage de l’espace qui ne me plaît pas trop, mais c’est très personnel, je pense.
    Par contre, l’immeuble aux losanges, les triangles me convainquent tout à fait! Merci!
    •    Répondre
      Bonjour . Non, non, non, ce n’est pas un cours magistral, loin de là ! Mais un petit tour d’horizon de ce que l’on peut capter de cette architecture moderne et surtout comment se placer, en tant que photographe, par rapport à ces mastodontes qui bien souvent ne rentrent pas dans notre viseur !
      Les images avec ces découpages formés par l’escalier sont en effet déstabilisantes. Surtout, ce qui leur manque à mon avis, c’est un deuxième élément fort dans les parties vides. Mais graphiquement parlant, je les aime bien quant à moi 😉
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    Wow! que de conseils!
    J’aimerais bien voir une fois dans un objectif spécial déporté, je me demande quel effet ça fait 😉
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      Bonjour !
      Tu mets le doigt sur un aspect « mécanique »de la photographie d’architecture et tu as bien raison. Dans la plupart des cas, avec un tel objectif la déformation due à la perspective serait beaucoup moindre. En somme, l’objectif, en étant basculé par rapport au capteur va compenser car il fait en sorte que ton capteur sera positionné beaucoup plus frontalement. Par contre, photographier avec ce genre d’objectif requiert quasi obligatoirement un trépied. En ce qui me concerne, c’est donc un aspect rédhibitoire car trimballer ce genre de matériel me fatigue rien que d’y penser ;). Beaucoup de photographies d’architecture réalisées par des professionnels le sont avec ce genre d’objectifs.
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    Des architectures d’immeubles magiques, et un excellent reportage agrémenté de fort belles compositions de photos. En attente du prochain contact.
    Bravo et merci. Respectueuses salutations. mixture
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      Bonjour ! Merci beaucoup pour ces compliments ! Je suis ravie que ces compositions comme tu le dis te plaisent ! C’est intéressant que tu utilises ce terme car c’est en effet un des aspects, à mon sens, les plus primordiaux dans ce genre de photographies !
      A tout bientôt alors 🙂
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    Excellent article dont les judicieux conseils sont particulièrement bien illustrés. Des photos superbes, émouvantes…
    •    Répondre
      Bonjour ! Oh, comme cela me touche ! J’aime tant émouvoir avec mes photographies. Je dis souvent d’ailleurs que je ne photographie pas ce que je vois, mais ce que je ressens pour expliquer mon travail. J’aurais donc fait mouche ici 😉
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    Coucou Laurence,
    Voila le genre d’article que j’adore (dans le genre de ceux qui tu as écrit pour feu la boîte à photo) complet quoi que tu en dises et magnifiquement illustré. Tu nous présentes un Chine contemporaine, loin des clichés, futuriste même (la 2 est incroyable!).Tes prises de vue surexposées et ton traitement noir et crème nous transportent dans une autre dimension, C’est top! Qu’ajouter à tout ce que tu as écrit? Tu le sais je suis plus rat des champs et des montagnes que des villes mais quant j’ai la chance de me trouver dans une grande métropole, comme à Berlin ce printemps, j’adore jouer avec l’architecture, les lignes et les perspectives. Bien sûr, j’ai pesté contre les déformations des immeubles. J’essaie autant que faire se peut de me positionner bien frontalement (enfin ça dépend aussi de ce que je veux faire) et souvent je porte mon appareil à bout de bras pour le placer le plus haut possible pour compenser. Et puis, j’essaie aussi parfois de redresser les perspectives dans mon logiciel de post-traitement mais l arrive que le procédé ampute ma photo d’une partie trop importante pour que ça fonctionne. Enfin tout comme toi, la plupart du temps je veille à ajuster une ligne importante de ma compo avec un des bords de l’image…. ou alors tant qu’à faire, je fais un truc complètement penché, exprès. Bref rien de bien révolutionnaire. Voila, encore bravo pour ce très bel article et à tout soudain:-)
    •    Répondre
      Bonjour ma chère ! Et bien oui, les méthodes de cuisine sont les mêmes pour tous 😉 Pour ma part, lorsque je sais que la déformation va être trop importante par rapport à ce que je veux au final, je n’hésite donc pas à cadrer plus large afin de ne pas me voir amputés des éléments essentiels lors de la correction en post production. J’ajouterai à ce que tu dis, qu’il y a un certain nombre de choses qu’il faut avoir en tête également dans tous les autres types de photographies : toujours faire attention aux éléments rectilignes au bord des cadres (arbres, panneaux, pylones). Ca ne s’adresse donc pas seulement aux rats des villes 😉 Merci en tout cas de ton partage d’expérience !!

      Je dirais que tu as touché un point très important pour moi lorsque tu dis que mes photos de la Chine sont loin des clichés que l’on a généralement. Je crois d’ailleurs que c’est pour cela que je prends actuellement relativement peu de photographies : j’ai besoin de sentir les choses et je sens bien que dans de nombreux cas mes photographies sont actuellement « trop clichés ». J’ai envie de montrer la Chine qui me touche et pas celle des a priori dont je suis imprégnée malgré moi. Je suis donc encore en intense phase d’observation 😉

  •    Répondre
    J’ai énormément apprécié ce petit message ainsi que les superbes conseils et exemples proposés comme démonstration.
    Merci beaucoup pour cette vision d’une discipline si souvent masculine.
    Un regard nouveau et artistique pour embellir un coin un peu macho…
    Un grand merci à vous.
    Bien cordialement,
    Jacques Stroobant
    •    Répondre
      Bonjour ,
      Merci infiniment pour votre retour positif, cela me touche beaucoup 🙂 C’est vrai, à bien y penser que la photographie d’architecture est plutôt masculine, je n’y avais jamais prêté attention ! Pourquoi ? Je me le demande bien ! A cause d’une technicité qui demande bien souvent un appareillage encombrant et souvent lourd ? Parce que le métier d’architecte est plus généralement masculin ? Vraiment, je ne sais pas …
      Quoi qu’il en soit, je suis donc heureuse d’apporter ma petite pierre à l’édifice 😉
      Bien cordialement à vous aussi !
  •    Répondre
    Un bel article pour me réconcilier avec la photo d’architecture ! je viens de me défaire de mon grand angle … n’étant pas satisfaite de ce que je faisais avec ! et vos photos avec objectif lambda m’enchantent et, du coup, me donnent envie de tenter cette approche – surtout que vous donnez des conseils précieux.

    Une pensée pour les habitants de cette ville qui vivent des moments bien difficiles.

    •    Répondre
      Bonjour ,

      Comme c’est une bonne nouvelle et comme je suis ravie de participer à votre réconciliation 🙂 Il est vrai que les objectifs grand angle ont une utilisation bien spécifique et ne sont pas faciles à maîtriser avec toutes les distorsions et les difficultés de cadrage (il y a tellement d’éléments qui rentrent dans le cadre !). J’espère de tout coeur que vous réaliserez les photographies que vous voulez !
      En effet, cette catastrophe est triste, et il semblerait que cela aurait pu être pire ! La rançon de la démesure ?

  •    Répondre
    Bonjour Laurence.
    Je suis venu pour te présenter mes vœux pour la nouvelle année, mais d’un coup, je me suis dit.. »C’est trop tôt » Pour toi, maintenant, c’est le nouvel an chinois.. Il me faudra y penser en février.. En attendant, mes meilleurs vœux pour 2016.
    •    Répondre
      Merci !
      Ah ! comme quoi tout est relatif n’est-ce pas 😉 Moi, ca me convient bien finalement car je fais partie de celles qui n’excluent pas mais qui cumulent. Autant de prétextes pour faire la fête tout au long de l’année !
      Je te souhaite moi aussi, du fond du coeur, une très très très belle année à venir !

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