AUTOMNE

Automne (2)

 

Ils annoncent un week-end pluvieux.

L’automne arriverait-il ?

Y aura-t-il un poète pour me bercer de la musique de ses mots ?

  1. J’aimerais tant qu’on se souvienne
    Que dès que l’hiver s’amène
    Les feuilles mortes font des tas chiants
    Dans les jardins désormais trempés,
    Les manches des pelles, des ampoules
    Aux mains de qui va les ramasser.
    Ne peuvent donc pas rester sur l’arbre,
    Au lieu de nous forcer à les ratisser ?
    Ne peuvent donc pas rester de marbre,
    Au lieu, de, si bêtement, dégringoler ?
    Les mortes feuilles font les malines
    A se mettre en bans sur les pelouses
    Comme le beurre sur les tartines,
    Ou le soupçon chez les jalouses.
    Mais le pire ce sont les souffleuses,
    Elles vacarment un boucan d’enfer,
    En poussant au cul les chuteuses,
    Qui finissent de planer dans l’air…
    Heureusement, les feuilles à terre
    Inspirent de très jolies chansons
    Dont on sifflote gentiment l’air…
    En balayant nos paillassons,
    Alors que nous reviennent
    Celles de Gainsbourg et Kosma
    Il serait bon qu’on se souvienne
    De celle que Didier Romain écriva….
  2. bonjour Vous. Comment veux tu que l’on se risque à mettre des mots sur cette image. Moi, elle me laisse béat.. si si.. béat. c’est le commencement de la béatitude en fait.. Merci, ta photo c’est du grand art.
  3. Bonjour !

    Mmmm, comme c’est agréable Chri ! J’étais sûre que vous répondriez à l’appel 🙂 Mais dites-moi, il était tout prêt ou l’avez-vous fait exprès ? Je suis impressionnée moi aussi !

    Philippe, Pastelle, Françoise et Dominique : vos présences ici sont des poèmes en soi ! Si vous venez regarder les images qui passent par là, c’est que vous êtes vous-même des poètes 🙂 Merci à vous !

    Vous savez, cette photo je l’ai « découverte » dans mes archives en préparant mon article précédent sur la photo abstraite. A l’époque, je l’avais dédaignée et mise à part. Comme quoi, il faut être très prudent dans le ménage de ses photos, il y en a parfois qui demandent juste un peu plus de temps pour être appréciées.

  4. Eh bien, je vais faire d’une pierre deux coups car je trouvais que cette photo aurait très bien pu aller dans ton article précédent « Gueule d’abstrait » sur lequel je n’ai pas pris le temps de faire de commentaire… alors que je l’ai vraiment apprécié et que tu m’as presque persuadée que l’abstrait pouvait être beau et parlant ! (du moins c’est ce que me raconte tes photos).
    Alors, pour celle-ci que je trouve particulièrement poétique et d’une douceur touchante, je n’arrive pas à m’enlever de la tête (peut-être mon esprit terre à terre ?) : Qu’est ce que c’est ? En vrai ? Alors que je devrais me laisser aller à l’impression que me suggère ta photo, j’ai cette petite question qui me taraude et qui m’énerve…C’est plus fort que moi et, pourtant, je suis sûre que ta photo est réussie (cf article précédent)!

    Bon, du coup, c’est raté pour une musique automnale, mais, je suis d’accord avec Pastelle, ta photo l’inspire tellement que tout est dit 😉

  5. La poésie, qu’est-ce que la poésie ? Sinon un coeur qui sommeille sur le cuivre d’un lit de feuilles. La poésie, chère Laurence, je la découvre pourtant dans la finesse de ton oeil, dans cette magie que tu nous livres, ce voyage, le tien, qui nous porte.
    Cette poésie, celle-ci, vaut bien tous les mots de nous autres faiseurs de phrases écrites.
    Jonas
  6. Bonjour à vous !

    Marie-Laure : héhéhé très chère Marie-Laure, c’est bien pour cette raison que je n’ai pas mis cette photo dans l’article Gueule d’abstrait ! Même si elle est très conceptuelle ou poétique, il n’en demeure pas moins qu’elle est trop ancrée dans le monde réel pour pouvoir prétendre au monde abstrait selon moi. Il s’agit d’une goutte d’eau au sommet d’une herbe. Grâce à une profondeur de champ très réduite, j’ai pu isoler cette goutte du fond et jouer sur les reflets de lumière. Une fois encore, ce n’est pas sorcier, c’est juste une question de positionnement 🙂

    Gérard : Tiens, tiens, tiens, tu la trouves sucrée . Mmmm, ça réveille les papilles !

    Jonas : peut-être, peut-être mais il n’empêche que ta façon de dire ce que tu vois de ma poésie est une douce mélodie. Merci Jonas !

    Plume et zoom : C’est vrai que cette photo pourrait être interprétée de cette manière ! J’ai souhaité être beaucoup plus terre à terre dans ma description car je ne voulais pas influencer votre imaginaire. je crois que j’ai bien fait 🙂

  7. Encore une très belle vision, ma chère Laurence, qu’il aurait été dommage de faire passer à la trappe. J’y vois un oeuf qui éclot avec en son sein, comme un oisillon qui regarde vers la lumière… Belle semaine à toi.

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