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- par Laurence Chellali

FLEUR DE LA PASSION2 min de temps de lecture


Certains d’entre vous penseront que je suis un peu gonflée de vous proposer des images comme celles qui suivent, qui plus est accompagnées de ce morceau de musique classé en « style alternatif ». Mais aujourd’hui, j’ai envie de parler de la PASSION. De son intensité, de ses excès, de ses délires. J’ai envie de vous parler d’amour !

La passion, ce n’est certainement pas le bonheur mais ce n’est pas le malheur non plus. Et pourtant ce n’est pas un entre-deux. Oh non !

Ça ressemblerait à une quête, la volonté désespérée d’atteindre le coeur du coeur de l’être aimé. Bien sûr, on ne l’atteint jamais, car une vraie passion ne connait pas les limites. Parfois, parfois, on a l’impression de l’atteindre, on s’apaise un instant mais on sait fondamentalement qu’on a fait que l’effleurer. Et la quête reprend.

Vais-je réussir à vous communiquer ce sentiment ? Ne suis-je pas trop ambitieuse de vouloir représenter ce sentiment « border line » par de simples images ? Probablement ! Mais après tout, quel dommage ce serait de renoncer !

J’ai utilisé quelques astuces pour m’aider … Tout d’abord, j’ai choisi une fleur pour le symbole. C’est tellement mystérieux une fleur ! Et quand on se penche sur son coeur, on plonge dans un monde à la fois secret et offert. Car avant d’en voir le centre, il faut être patient et attendre qu’elle veuille bien déployer ses pétales.

Puis j’ai jeté mon dévolu sur les anémones pour leurs couleurs si vives et profondes. Pour en révéler leur intensité, j’ai sous exposé à l’extrême. Et pour finir, j’ai volontairement fait des mises au point très très limites afin de donner cette impression d’effleurement, de fugacité, du « presque atteint ».

Une fois n’est pas coutume, je vous propose beaucoup d’images à la fois ! Quand on parle de passion, ce serait plus qu’incongru de se limiter aux trois ou quatre meilleures, n’est-ce pas ? Les trois dernières ont été prises avec la technique du sténopée (c’est à dire sans objectif tout simplement). Je ne sais pas, il y a quelque chose de si mystérieux dans le rendu et les teintes obtenues  que j’ai trouvé que ces images avaient également leur place dans ce thème de la passion.

 

 

Laurence

Laurence

Côté rêves ...Je dis souvent que je ne photographie pas ce que je vois, mais ce que je ressens. Grâce à la photographie, je peux modeler le réel et y imprimer mes sentiments en organisant les formes, les couleurs, les contrastes tels qu'ils me parviennent pour en faire émerger mon monde émotionnel. Côté pratique ... Je gagne ma vie en vendant des photographies à des agences et à des collectionneurs, mais aussi en dispensant des cours de photographie dont vous pourrez trouver toutes les modalités dans la rubrique "Cours". Plus apparentée à une "coacheuse photographique", j'aime pousser mes élèves à trouver leur propre chemin et leur style personnel.

16 Commentaires

  •    Répondre
    le résultat est tip top Laurence …. juste une petite question, quand vous parlez de sténopé, avez vous réalisé ces photos avec votre appareil numérique (je crois avoir compris que c’était possible en perçant un petit trou dans le capuchon … ) ou avec autre chose ? je ne pensais pas qu’il était possible de réaliser de telles photos « macros  » avec cette technique !
    suis allée sur google pour comprendre un peu mieux !
    mais les couleurs obtenues sont étonnantes c’est vrai !
    encore une expérience positive
  •    Répondre
    «  »Certains d’entre vous penseront que je suis un peu gonflée de vous proposer des images comme celles qui suivent » »
    Oui franchement gonflée. Presque odieuse même.
    Vais te dire pourquoi.
    te lire, voir tes images, ça me met un peu dans la peau du type qui en est à sa première leçon de ski et qui voit descendre des champions du slalom.

    Il faut pas prendre ça pour du blabla gentillet pour faire plaisir. Mais Voir ce que tu es capable de faire sortir d’un objectif ( sténopé ou pas) ça me donne une bonne idée de la différence qu’il y a entre une artiste et un photographe amateur.

    Et le pire dans tout ça, c’est que ce n’est pas un problème de maîtrise technique, mais d’oeil. De vision et ça c’est pas avec des cours que ça s’apprend.
    Ce que tu fais est fantastique. Admirable.
    Mais je me console, pour moi, il est certain que seule une femme est capable d’une telle passion..

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    Les anémones, à nous, révélées! Merci des ces offrandes!
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    Bon, ben je crois que Dominique a parfaitement résumé la situation avec son histoire de leçon de ski … 🙁

    Tes images sont magnifiques, elles illustrent bien ton texte et en plus ce sont mes fleurs préférées, que dire de plus ?

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    un coeur d’étamine noire sur une robe de soie pourpre, violette ou blanche irisée… Belle, très belle passion. Les trucs qui brillent, les robes de princesse, fussent-elles végétales, t’inspirent avec un égal bonheur. Tes images sont diablement envoûtantes!
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    Bonjour à vous !

    Et bien je suis absolument ravie que ces images vous aient communiqué ce sentiment de passion ! Et je vous remercie de tout coeur pour votre enthousiasme !

    Je voulais juste dire que si j’ai affirmé au début que je suis « gonflée » de vous montrer ces images de macro, c’est que je suis très « borderline » en ce qui concerne les « canons » de la macrophotographie et que je suis certaine que ces photos sont très très critiquables du point de vue technique pure et dure. Normalement, et même si les très faibles profondeurs de champs sont tout à fait acceptées, j’aurais dû quand même être plus large dans mes zones de netteté. Mais bon, j’assume et je sais parfaitement que ces images ne figureront jamais dans un site de « vraie » macrophotogaphie 🙂

    Véronique : le sténopée est archi-simple à faire. Mon astuce à moi, c’est que j’ai fait un petit trou dans un capuchon de boîtier (vous savez,ceux qui se mettent directement sur l’appareil quand il n’y a pas d’objectif dessus). Ce petit trou, je l’ai fait avec un clou, le plus au centre possible. Paf ! j’ai donné un coup de marteau et mon trou était fait. Ensuite, comme ce trou est beaucoup trop gros, j’ai scotché un petit bout de feuille d’aluminium par dessus le premier trou, et là, j’ai refait un trou encore plus petit, juste avec la pointe d’une aiguille à coudre ! Ensuite, il suffit de mettre le capuchon sur le boîtier.

    Ce qui se passe, c’est que bien entendu vous ne pouvez plus faire de mise au point, mais peu importe, car elle est quasiment infinie (c’est « net » de tout près à l’infini). La difficulté, c’est que vous ne voyez presque plus rien dans le viseur car évidemment, le minuscule trou ne vous permet presque plus de voir la lumière. Donc, au niveau cadrage, c’est un peu au petit bonheur la chance. En ce qui concerne les photos ci-dessus, je ne me suis pas vraiment embêtée : j’ai quasiment collé les fleurs contre l’appareil en estimant à peu près la composition. Là où le sténopée m’ennuie un peu, c’est que c’est quasiment obligé de poser l’appareil photo sur quelque chose de stable car il y a tellement peu de lumière qui arrive sur le capteur que la vitesse est vraiment lente. Quand je dis que ça m’ennuie, c’est que, même avec un super trépied, je trouve que le cadrage et la composition deviennent vraiment compliqués à faire parcequ’on est pas aussi libre qu’à main levée, et que moi ça m’énerve de serrer, déserrer, relever, rabaisser, déplacer le trépied, du coup il est incliné, du coup il faut tout recommencer, du coup on dessere, on ressere, etc … Pfiuuu, ça me fatigue !

    Les teintes obtenues avec le sténopée, je ne sais pas pourquoi elles sont comme ça, un peu délavées mais je trouve que dans certains cas, ça peut être vraiment intéressant ! Bon, pour ces images, j’ai quand même ajouté du contraste, mais on voit bien que ça n’a rien à voir avec les autres !

    Voilà, j’espère que mes explications auront été claires ! Je vous encourage vivement à essayer ! Franchement, ça ne coûte strictement rien :)))

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    C’est une très belle série. Les mots qui l’accompagnent sont émouvants et touchants également.
    Pour le ressenti, il y a pour moi aussi une énorme part de mystére dans ce qui me vient en regardant ces images.
    Mais après tout, la passion n’est elle pas mystérieuse aussi ? 😉
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    Oh mais c’est passionnant tout ça ! Expérience tentante et à tenter…
    C’est magnifique ! Couleurs irisées toute en nuance, rendus délicats, matières de velour… tout cela est envoûtant !
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    Un rendu délicat, mystérieux, j’aime aussi le cadrage…Jamais encore utilisé le sténopée, mais j’y pense…
    Enfin, que faire à part céder à la tentation d’acheter des anémones après un si joli post:)!
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    Ca ne scintille pas, mais c’est superbement coloré ! .. Je trouve qu’il y a beaucoup de douceur et volupté dans ces images.
    Merci pour la découverte de l’univers musical et de la superbe voix de Timber Timbre …
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    Mystère, douceur, volupté, tentation, délicatesse … Que de jolis mots de votre part !!

    Merci de tout coeur à vous, Pastelle, A tire d’oeil, Muriel et Marie :kissing: :kissing:

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    Excellentissimo! Tout est dit Eddie
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    J’ai d’abord lu ton texte avant de regarder en détail tes photos et j’ai pensé aux Fleurs du mal de Baudelaire, mais, ensuite, en regardant ces fleurs, une à une, je n’y ai vu ni spleen, ni violence de la passion, juste, comme tout le monde : douceur et volupté ; un régal pour les yeux que mes mains auraient voulu caresser… Passionnant :silly:
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    Merci mon Grand Chercheur :wub:

    Marie-Laure, quel joie de te retrouver après un si long silence !! Tes impressions me sont toujours précieuses. Douceur et volupté ? Des couleurs quand même un peu trop vives pour m’évoquer seulement de la douceur. Je préferais ta première interprétation qui se rapproche plus de mon intention :biggrin:

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    un régal pour les yeux.

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