MY FLOWER KISSER

En me rendant à l’aquarium de Genova, contre toute attente, je me suis fait un nouveau pote en la personne d’un joli Colibri. Oui, vous avez bien lu, à l’aquarium de Genova il y a des oiseaux (et je ne parle pas seulement des pingouins qui sont également représentés) et normalement des papillons, mais pour le coup, je n’ai pas réussi à en voir.

Revenons donc à notre petit colibri avec qui j’ai eu une conversation passionnante ! Tout d’abord, lorsqu’on pénètre dans la serre qui est censée reproduire un monde tropical en miniature, on doit se donner la peine de trouver notre petit animal, ce qui n’est pas forcément évident de prime abord.

MyKissingFlower

Vous l’avez trouvé ?

Puis on doit tendre l’oreille car par intermittences, on entend un joli son cristallin qui sort des entrelacs de branches. Moi, ça m’a bien plu et à mon tour j’ai commencé à faire piupiupiupiupiu histoire d’amadouer notre hôte et surtout d’éveiller sa curiosité, voire son intérêt. N’étant pas une colibrette, je savais que j’avais bien peu de chances … Et c’est lorsque j’ai eu fini de chanter « coucou hibou » (la seule chanson-oiseau que je connaisse) que mon bel oiseau s’est décidé à sortir de sa cachette.

Il a commencé par aller directement vers un panneau m’expliquant en langage humain qui il est et où il vit en temps normal. Je lui suis gré de cette attention car ainsi je peux partager avec vous toutes ces précieuses informations !

MyKissingFlowerG1 MyKissingFlowerG2

Je vous ai mis les images plus grandes que d’habitude pour que vous puissiez lire ce qu’il y a d’écrit. Je m’excuse pour le cadrage pas vraiment adapté pour la lecture, mais je n’ai pas osé demandé à mon Flower Kisser de refaire la prise de vue …

Donc une fois avoir fait plus ample connaissance, mon ami est allé se poser sur une branche et c’est alors qu’il a entamé son numéro de charme ;

MyKissingFlower3

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Il m’a dit « tu es prête, tu m’écoutes ?

 

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Puis s’est envolé à nouveau pour me montrer avec quel brio il fait battre ses ailes à une vitesse allucinante !

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Ici, j’ai figé mes mouvements de ses ailes, mais à l’oeil nu on ne les voit plus tant elles battent vite. Exceptionnellement, j’avais pris avec moi mon réflex que j’appelle « ma grosse bertha » car je me doutais bien que les conditions lumineuses dans l’aquarium seraient trop spéciales pour mon compact. Bien m’en a pris, il m’aurait été impossible de faire une rafale telle que celle-ci (c’est d’ailleurs aussi exceptionnel lorsque je fais une rafale !)

Je ne pouvais pas vous épargner une photo d’identité de mon ami,

MyKissingFlower1 (1)

 

Mais si je devais retenir 2 images de notre rencontre, ce seraient celles-ci :

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Pourquoi ? Parce que malgré le fait que cette volière soit assez grande, que cet oiseau semble très bien traité, que ses bacs à nourriture son pleins et propres, il reste un oiseau en captivité, dans un environnement complètement artificiel.

Bref, j’aurais aimé pour mon flower kisser la liberté, tout simplement …

  1. Passionnant ce reportage photo ! Je serai très intéressé par quelques explications quant aux réglages que tu as utilisés (vitesse, mode de mesure de la lumière, mise au point).

    J’aime beaucoup les deux dernières photos (plus particulièrement que les autres)

    Bravo 😉

  2. Chri, tu as dis en liberté ? 🙂

    Thomas, nous nous rejoignons sur nos photos préférées ! J’ai failli ne vous montrer que ces 2 dernières et puis ensuite je me suis dit que j’étais radine 🙂 Concernant les données techniques, j’étais à 1000 ISO, avec une ouverture de f/3,2 et j’ai appliqué une correction d’exposition entre -1,33 et -1 ev. En effet, pour saisir les ailes de cet oiseau il me fallait un temps de pause extrêmement rapide et étant à ouverture quasi max, je n’avais pas d’autre choix que de monter les iso. Par contre, pour ne pas trop cramer les tons clairs, j’ai sous-exposé quand même. Quant à la mesure de lumière, je devais être comme presque toujours sur mesure pondérée centrale car je m’en sert en même temps que mon auto-focus avec la technique du « viser le sujet – appuyer à mi course sur le déclencheur – décentrer et composer ». Voilà, j’espère que j’ai répondu à tes interrogations 🙂

    Bonne soirée à vous !

  3. Tu as bien fait de ne pas jouer la « radine » 😀 On aurait raté ta petite histoire qui fait sourire (et comme dit précédemment, ça fait du bien en ce moment).
    Je pense que je préfère également tes deux dernières images, mais j’aime bien aussi la photo d’identité. Si les ailes n’avaient pas été « floues », on aurait pu croire à une illustration tellement les teintes sont harmonieuses et la position de l’oiseau parfaite.
    Bref, encore une belle série « à la Laurence » 😀
    Bonne soirée
  4. Mais dis-moi Laurence, es-tu sûre qu’il s’agit bien d’un colibri et non pas d’un caméléon? Sur ta première photo, j’ai eu bien du mal à le repéré ce sacré volatile. J’aime ta diversité, je ne sais jamais où tu vas nous emmener et aujourd’hui tu as bien brouillé les pistes, aller à l’aquarium pour photographier un oiseau!!! Ceci dit, ces tons verts bleutés, sombres comme tu les maîtrises si bien, sont très beaux. Et si j’aime particulièrement les deux dernières, la 11 me séduit également avec l’oiseau pile plume dans la tache de lumière. Bises Cara.
  5. ah c’est un oiseau pas facile à figer…. C’est vrai que c’est malheureux qu’il soit en cage mais le fait qu’il soit bien traité est tout de même réconfortant. il m’a l’air en tout cas d’avoir une forte personnalité, t’expliquant qu’avant de le photographier tu dois le connaitre et le comprendre.
    J’aime beaucoup la troisième photo ou on le voit avec les ailes déployées. elle est joliment composée et tellement vivante.
    J’ajouterais que j’aime les tonalités de l’ensemble!
  6. de très jolies photos, bravo pour avoir réussi a les faire.
    J’ai assez régulièrement des colibri qui viennent goûter des fleur dans le jardin, mais il sont toujours en vol et souvent trop rapide pour moi. dans leurs déplacement. Quant a la technique que tu décrit ci dessus : « viser le sujet – appuyer à mi course sur le déclencheur – décentrer et composer » la je peux vraiment seulement la rêver !!
  7. Une très jolie promenade…Une préférence pour la photo d’identité de M.Colibri….C’est drôle, mon fils a ouvert il y a quelques jours une cage à canaris chez des amis pour les laisser voler de partout dans la pièce! Ils n’étaient pas très contents…
  8. Très belles compositions de ce si bel oiseau! Quel beau plumage! Les couleurs sont bien ressorties 🙂
    Quelle est la dose de « traitement » que tu fais sur tes photos après les avoir prises? C’est une question que je me pose souvent face à mes propres photos: le traitement post-prod: comment bien doser pour que cela reste « naturel » mais en même temps « punché »… j’imagine que cela dépend de l’effet recherché…
    En tout cas, merci de nous avoir partagé les réglages utilisées 😉
  9. Très belles compositions de ce si bel oiseau! Quel beau plumage! Les couleurs sont bien ressorties 🙂
    Quelle est la dose de « traitement » que tu fais sur tes photos après les avoir prises? C’est une question que je me pose souvent face à mes propres photos: le traitement post-prod: comment bien doser pour que cela reste « naturel » mais en même temps « punché »… j’imagine que cela dépend de l’effet recherché…
    En tout cas, merci de nous avoir partagé les réglages utilisés 😉
  10. On peut dire qu’en photo tu lui as bien rendu sa liberté. En effet on dirait presque qu’il t’a accompagnée tout au long de ta visite. Lorsqu’on a la chance d’en croiser un en liberté c’est toujours très (trop) furtif.
  11. Bonjour !

    Véro : Disons que le fait de vous présenter ce petit oiseau sous différentes coutures est plus du domaine du « reportage » que de « l’artistique » 🙂

    Spiruline et Dominique : je vous promets, je ne m’attendais pas du tout moi non plus à découvrir ce colibri dans l’aquarium ! Dans cette serre, il parait qu’il y avait également des papillons, mais je n’ai pas réussi à en voir. Peut-être y-a-t-il une saison des papillons dans les aquariums ? Car vous le savez bien, ces petites bestioles sont aussi mon pêcher mignon 🙂

    Françoise : C’est vrai que la scène a été assez rigolote. Mon flower kisser est sorti à l’improviste de sa cachette et est allé directement vers les panneaux explicatifs en les tambourinant avec son bec. Il avait réellement l’air de dire « Regarde et lit ! ». Autre petit fait amusant : sur le moment, j’ai bien lu le panneau mais ce n’est qu’au moment de traiter mes images que j’ai réalisé qu’il était en anglais. De quoi franchement être déboussolé dans cet aquarium !!

    Ary : bonjour et bienvenue ici ! Dis-donc, tu éveilles ma curiosité pour avoir des colibri qui viennent « butiner » dans ton jardin. De quelle partie du monde nous écris-tu ? Quant à la technique du « viser-décentrer », je crois que c’est réellement la plus simple et plus rapide pour la composition ! Il n’y a donc aucune raison pour que tu ne l’envisages « qu’en rêve » 🙂

    Muriel : comme je comprends ton fils !! Quoi qu’on en dise, l’oiseau est tellement symbolique de liberté que c’est pour moi très difficile de supporter de les voir en cage. Bon, ici il s’agit d’une vraie volière où l’oiseau a beaucoup d’espace.

    Céline : Je crois que tu as trouvé toute seule la réponse : tout dépend de l’effet que tu recherches et je ne sais pas si on peut parler d’effet naturel en soi. Bien sûr, il y a les photos juste un peu contrastées qui sont peut-être plus adaptées au documentaire. Celles-ci, ce sont des photos qui restent le plus proche possible de la vision naturelle des couleurs. Et puis il y a les autres, qui ne cherchent à reproduire le plus fidèlement possible la réalité, mais à faire voir comment le photographe a interprété la scène. Et là, il s’agit de la recherche d’une harmonie générale il me semble.
    Dans le cas de ces photos, j’étais partie au démarrage sur de la photo documentaire. Donc un simple ajout de contraste car travaillant en raw les photos sont toujours un peu ternes dans ce format. Puis, je ne sais pas pourquoi, ça me fait ça presque à chaque fois, j’ajoute un petit calque, histoire de corriger un ton qui ne me plait pas trop, j’en ajoute un autre petit parce que du coup ça déséquilibre une autre partie de la photo, etc … Ici, mon problème c’était le fond absolument horrible : une espèce de tôle ondulée. Je le savais à la prise de vue, et j’ai essayé d’en tenir compte. Mais une fois rentrée, je me suis dit qu’en exagérant à l’extrême le contraste de ces parties je pouvais m’en servir comme fond graphique. Et pour renforcer encore plus cet effet graphique, j’ai modifié les teintes dans les tons bleutés comme je les aime en ce moment. Et je crois que ce travail de post-production est le plus abouti dans les 2 dernières photos. Voilà, j’espère que j’ai répondu à ta question 🙂

    Lucie : toi aussi tu as l’habitude de photographier des colibri ??? Alors tu sais à quel point c’est rapide effectivement 🙂

  12. Merci beaucoup Laurence pour ta réponse très complète et rapide avec ça!! 😉
    C’est chouette de savoir comment les artistes s’y prennent dans leur travail post-production, quels choix ils font et pourquoi… c’est une partie « cachée » que je trouve intéressante à connaître pour une amatrice passionnée comme moi 🙂
  13. Bonjour Laurence, je découvre ton joli blog grâce au commentaire que tu as laissé chez Thomas ! 🙂 Comme lui, je suis débutante et du coup, je me fais un plaisir de découvrir plein de blogs sur la photographie ! 🙂
    Tes photos sont superbes, les colibris sont de magnifiques oiseaux, à la fois fragile d’apparence et pourtant, si vif !
    Les deux dernières sont aussi celles que je préfère, mais par contre, petit coup de cœur pour le colibri devant les fiches d’information, c’est assez insolite ! 🙂
    J’apprécie également les mots que tu poses sur tes photos, bref, à très bientôt ! 🙂
  14. Bonjour !

    Gérard, fonds fous me va bien aussi 🙂

    Bienvenue Marie et merci pour ton gentil message ! Tu as raison, ces 2 photos sont assez insolites aussi 🙂 Ce n’est pas tous les jours que les oiseaux nous donnent la direction à suivre … A très bientôt donc !

  15. Il est vrai qu’avec un réflex on a un tel plaisir à guetter le bon moment et à déclencher exactement à ce juste moment qu’on en oublie le mode rafale. Pourtant il peut parfois s' »imposer » !
  16. Lucie : moi, je crois bien (je dis bien je crois bien car vu mon grand age j’ai la mémoire qui défaille parfois 🙂 que c’était la première fois …

    Astor : ah oui, là, vu la fugacité de la bestiole en vol, pas le temps de vraiment penser. Merci de ton passage 🙂

  17. Bonjour Laurence, tu as été choyée lors de cette promenade, le colibri a daigné poser pour toi. Régale! De plus, les conditions lumineuses n’étaient pas évidente d’après les commentaires précédents que j’ai lus. Tu t’en es tiré avec brio. Toutes ces choses auxquels ils faut penser, le fond disgracieux, la faible luminosité, la vitesse aussi (ça vole vite ces créatures-là 😉 et tout et tout. Ohlàlà!

    Chapeau, ma chère! J’aime beaucoup la richesse de tes couleurs, puncher avec goût.

    1. Merci Anne 🙂 C’est ce qui fait d’une photo un moment magique où on réussit à harmoniser tous ces ingrédients. Comme je le dis toujours, c’est passionnant d’être metteur en scène !!

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