Aujourd’hui je vous propose une 4ème image de ma série en cours « L’idéaliste contrarié(e) ».

Comme pour les autres fois, je préfère laisser libre cours à votre interprétation de cette image et je m’abstiens pour ma part de tout commentaire pour le moment. Ceci dit, vous savez bien que je suis une bavarde et que je ne manquerai certainement pas de réagir à vos réflexions !!

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Ci-dessous les 3 précédentes images de la série :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

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16 pensées sur “L’IDÉALISTE CONTRARIÉ(E) #4

  1. Superbe image !! Moins noire que les précédentes… Mais mystérieuse tout de même. Très « tactile ». Cette série me plaît, m’intrigue… J’aimerais savoir ce que tu as voulu nous dire !
  2. Je crois qu’il s’agit de ma préférée de la série pour l’instant. J’aime beaucoup les papillons dans les cheveux! Elle est peut etre aussi plus poétique pour moi.
    En tout cas il s’en passe des choses dans ces ovales.
  3. Ah voila une image plus légère que les précédentes, tout aussi énigmatique certes mais que je regarde avec beaucoup de plaisir. Je me demande pourquoi certains papillons ont des pincettes…. Bon allez je me lance dans une interprétation: ta photo me fait penser à l’expression « avoir des papillons dans le ventre » sauf qu’ici ce n’est pas de ventre dont il s’agit. N’y aurait-il pas une histoire d’amour contrariée dans tout cela, le titre missing pourrait renvoyer à un amoureux disparu, les papillons aux pensées de la demoiselle qui volent vers lui… Enfin, j’en sais trop rien, et pourquoi y -a-t-il ces fichues pincettes???? Pfff c’est vraiment compliqué l’art ;-)Bonne soirée ma cocotte
  4. L’amour est un sentiment à prendre avec des…
  5. Courir après ses rêves, ou bien qu’ils disparaissent, l’éphémère du bonheur; même si cette image est moins violente que la précédente qui m’avait beaucoup touchée, je la trouve néanmoins pleine d’une grâce mélancolique. Décidément, cette série: je l’adore!
  6. Oui, cette image semble moins obscure que les premières, plus légère et joyeuse … en observant les mains, j’ai l’impression d’en voir une montrant une direction et l’autre qui, au contraire, semble retenir (contrariété).
    C’est vraiment passionnant de découvrir tes différentes interprétations « idéalistes »
    Bonne journée Laurence !
  7. Coucou Laurence !

    Sympa, effectivement cette envolée, comme une vraie bouffée d’oxygène dans cette série.
    Ceci dit, la précédente photo ne me semblait pas si noire, juste fichtrement silencieuse, mais l’esthétisme était tout de même assez perturbant. Ici, à part le cadre ovale qui donne une certaine étrangeté à l’image, le rendu visuel tout comme l’expression me semblent plus apaisés.
    L’idéaliste serait-il enfin moins contrarié ?!

    Peut-être a-t-il atteint le lâcher-prise nécessaire pour admettre que les papillons ne sont qu’éphémères et qu’on ne peut les enfermer pour les garder à jamais. 🙂

    Des énormes bises et à très vite !!
    Anne-Laure

  8. Bonjour !

    Vous dites que découvrir cette série est passionnante. Mais figurez-vous qu’il est tout aussi passionnant pour moi de découvrir vos réactions !

    Il semble qu’à l’unanimité vous trouviez cette image plus « rafraîchissante » et reposantes que les précédentes. Mmm, ce n’est pas mon sentiment … Je vous explique pourquoi :

    Mon intention ici est de parler de la mémoire et de cette contrariété horripilante qu’est l’oubli. Pour cela, je me suis servie de ma plus jeune fille comme petit modèle car je souhaitais avoir des « mains jeunes » (en tout cas bien plus jeunes que les miennes !), histoire de faire un saut dans le passé et de nous ramener dans nos jeunes temps. Ensuite, comme vous le savez j’aime beaucoup la poétique des papillons, mais pas seulement pour leur forme esthétique en soi, mais aussi pour leur fragilité, leur délicatesse, leur « éphéméritude ». Et je trouve dans ces caractéristiques une dramatique terrible. Qui n’a pas regardé un papillon en se disant que le lendemain il serait mort ? Mais en plus d’être fragiles il sont complètement instables !! Leur trajectoire est complètement imprévisible et de guingois et on se demande toujours où ils vont.

    C’est pour cela que j’avais besoin de les fixer, au moins provisoirement avec mes petites pincettes. Car dans mon imaginaire, ces papillons représentent les souvenirs et les rêves que nous avons. Or, au fur et à mesure du temps ils nous échappent et nous réussissons à ne conserver que ceux que nous avons bien fixés. Et encore, ces pincettes sont bien petites et fragiles pour être des gardiens infaillibles. La preuve, certains papillons ont réussi à se détacher. Jusqu’à quand pourrons-nous les retenir ?

    Ne voyez-vous pas à quel point il se déroule donc un drame ?

    C’est vrai cette image a un esthétisme moins perturbant, moins « rentre-dedans » que l’image précédente. Je dirais même qu’elle est presqu’à l’opposé de celle-ci : son signifié (ce qui est montré) est très doux car je pense que nous associons dans notre inconscient le papillon au plaisir. L’image précédente (the silent) quant à elle a un signifié à la limite du morbide avec cette bouche béante et ces yeux fermés. Par contre, il me semble que côté signifiant, « the silent » est moins dramatique que « missing », en tout cas en ce qui me concerne : je trouve que la difficulté de s’exprimer est moins handicapante que celle d’oublier. Les capacités d’expression sont importantes pour le présent. Par contre, les facultés de la mémoire englobent le passé, bien entendu, mais aussi le présent et l’avenir, et pas seulement à titre personnel, mais aussi générationnel.

    Mais arrêtons de comparer ces 2 images. Je ne sais pas du tout à la fin de la série comment je les organiserai et si ça se trouve elles seront très éloignées l’une de l’autre. Pour le moment, je suis vraiment en train de construire cette série pas à pas et dès le départ j’ai décidé de ne pas me soucier de la logique de succession. C’est ce qu’on appelle du « work in progress » 🙂

    Merci de tout coeur à vous de m’avoir permis de rebondir sur vos pensées !!!

  9. …Un triptyque (en quatre photos), de la VIE. Ici évoquée dans le désordre.
    4) la naissance, 3) le mort, 2) l’enfance l’éveil, 1) le vie d’adulte avec le costume et la pomme d’amour.
  10. Etonnante cette répétition, sur les trois derniers clichés, de la limite ovoïde qui propose une éternité à elle seule, éternité de laquelle tout peut surgir.
    La légèreté des papillons, leur tonalité de lait et la femme échevelée nous ramènent à la liberté dont nos rêvons. C’est peut-être ta liberté d’artiste qui nous est donnée de voir ici. « Missing » ? Rien de moins sûr…
    Jonas
  11. Kikou, je n’ai pas lu les commentaires pour ne pas me laisser influencer, j’espère ne pas dire de bêtises. Bref, l’image au début, je l’ai trouvé belle, mais je ne savais pas ce qu’elle avait à me dire….. *c’est pour ça que je ne commente que maintenant, je suis revenue plusieurs fois la regarder*
    Je trouvais ces cheveux et ces papillons magnifiques, mais les mains m’ont intrigué, celles sur la gauche plus exactement, car elle semble retenir le papillon. Comme si la jeune femme essayait de retenir un peu plus encore la part d’insouciance en elle…. C’est ça au final, que ça m’a inspiré… Le fait de grandir, de devenir adulte et d’avoir peur de perdre cette petite part d’enfance…
    *je suis encore partie en live*
  12. Chevelure emmêlée de l’esprit aux souvenirs enténébrés par l’oubli des pensées qui papilloooonnent , certaines fixées par l’adulte entomologiste, pincées !
    Mais ce sont bien les mains de l’enfance qui, hors cadre, viennent ici saisir une trace de ce qui s’échappe. La jeunesse, soulignée par les mains ? ( je viens de voir le titre ! ) Missing…
    J’aime beaucoup ce travail !
    Bonjour Laurence.
  13. Bonjour !

    Quelle richesse vos interprétations !

    Plume et zoom : c’est étonnant que tu continues tout le temps à t’excuser d’être peut-être « à côté de la plaque » ou encore que tu « délires ». Tes interprétations et tes sentiments ne sont jamais stupides ou bizarres ou je ne sais quoi ! Je reconnais bien ta façon de voir les choses dans ta lecture de cette image et heureusement que tu les exprimes !
    Mais je comprends que tu sois revenue plusieurs fois. Dès le départ je me suis dit que cette photo n’était pas forcément très claire et vois-tu, tu me le confirmes 🙂

    Ray : C’est une belle interprétation 🙂 Mais comme je l’ai déjà dit je crois un peu plus haut, ces images ne forment un ensemble que par leur illustration d’un certain idéalisme contrarié. Sinon, en soi, elles n’ont pas de suite et je t’avoue que je n’ai pas pensé un seul instant à en faire des diptyques, triptyques et plus !!! J’aimerais arriver à la fin de cette série avec 10-15 images. Mais sur le fond, tu as tout à fait raison, ils résumeront une petite partie de la vie !

    Jonas : si, je t’assures, j’oublie (nous oublions). Reste que j’espère que toutes ces fois où je me suis dit « Laurence, souviens-toi » et qu’au final j’ai fini par oublier, il en reste une trace quelque part en moi, dans mon inconscient. (lorsque je parle de moi, je parle de nous tous !). Je suis heureuse que tu remarques cette « limite ovoïde » (comme c’est bien dit !) qui en fait n’en n’est pas une. Elle ne sera probablement pas présente sur toutes les photos (d’ailleurs la première n’en a pas), mais qu’il y en ait ou non, j’aime bien cette idée de « sortir du cadre » et si sa présence ne sera pas toujours évidente, elle le sera tout de même suggéré à chaque fois.

    Nathanaël : Tu es très proche de ce que j’ai voulu exprimer. Merci de mettre en peu de mots justes ma pensée !

  14. Laurence, j’ai longtemps eu une absence totale de confiance en moi. C’est aujourd’hui terminé, mais je garde souvent ce réflexe de m’excuser quand je mets mes idées ou ressentis en avant, comme si j’allais paraître stupide alors que je sais très bien que non…. Promis, la prochaine fois, je balance mes ressentis en mode warrior ! lol
    Bisous et vu l’heure, belle nuit 😉
  15. Bonjour,
    Elles sont bien à la fois intrigantes et stimulantes ces images.
    Dire ce qu’elles suscitent chez moi, c’est compliqué.
    Pour celle-ci, j’y vois un peu une illustration de l’effet du « battement d’aile d’un papillon ». La théorie qui veut qu’un fait de faible importance peut avoir des conséquences démesurées. Le battement d’aile d’un papillon à un endroit du globe pourrait engendrer une tempête plus tard à un autre endroit.
    Tout comme le mouvement d’une masse de cheveux sur la nuque d’une femme peut avoir
    des effets surprenants.
  16. Plume et zoom, nous avons tous nos « tics » et il est clair qu’un des tiens est effectivement de l’ordre de la confiance en soi. Mais je pense que plus que nulle part ailleurs il n’y a pas de ressentis « stupides » ou « intelligents » lorsqu’on est face à une « expression artistique » : il y a avant tout une émotion.

    Dominique : c’est effectivement une interprétation tout à fait plausible mais à laquelle je dois t’avouer je n’avais absolument pas pensé ! Comme quoi les lectures sont tellement personnelles !

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