Le 31 décembre 2019, on signalait les premiers cas suspects du Coronavirus 2019-nCoV. Très vite, le virus se propage et le 23 janvier 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé prononce l’état d’urgence sanitaire  de portée internationale. 

Wuhan, la capitale du Hubei en Chine, en est l’épicentre.

Le 26 février 2020, la Chine compte 78 190 personnes infectées et 2718 décédées, majoritairement dans le Hubei.

À Nanjing, nous avons eu la chance d’être relativement épargnés, et à ce jour nous ne comptons « que » 93 malades et nous n’avons eu aucun décès.

On a beaucoup parlé de la quarantaine imposée à la province du Hubei. Il est vrai que c’est impressionnant d’imaginer 60 millions de personnes sommées de rester chez elles et ne pouvant plus circuler.

Mais de facto, avec toutes les mesures prises localement et internationalement, c’est en fait tout le pays qui a été mis en quarantaine, soit 1 millard 450 millions de personnes !

Carte des cas confirmés au coronavirus en Chine

Qu’est-ce qui a déraillé pour en arriver là ?

Premier problème, le médecin lanceur d’alerte n’a pas été cru.

On reproche aux autorités chinoises du Hubei d’avoir tardé, et même empêché la divulgation de l’apparition de ce nouveau virus. C’est vrai. En effet, dès le mois de décembre un médecin a tenté d’alerter sur la propagation d’un virus encore inconnu. Mais le gouverneur de la province l’a fait taire et a ignoré ses révélations. D’aucuns appellent ça censure et autoritarisme, ce qui est vrai d’un certain point de vue. Mais essayons de remettre les choses dans leur contexte.

Tout d’abord, en Chine comme ailleurs, il y a pléthore de réseaux sociaux qui fonctionnent exactement comme les facebook et compagnie. Ces réseaux sociaux sont surveillés par le gouvernement et tout n’est pas bon à dire dessus. Mais quand on y réfléchit, les Facebook and co ont eux aussi leurs censeurs et leurs influenceurs. Ils ne sont pas de même nature que ceux de la Chine et fort heureusement, on a encore la liberté de critiquer nos gouvernements par exemple (mais pas de mettre un sein nu). Il n’empêche que quel que soit le type de surveillance, on trouve le meilleur et le pire sur ces réseaux, et notamment les fake news. Et en Chine comme ailleurs, elles pullulent.

Ainsi, les messages de ce médecin sur les réseaux sociaux sont passés pour des fake news aux yeux des autorités de surveillance et c’est dans ce cadre qu’il a été contraint de signer une lettre de « repentir » .

J’aimerais en profiter pour souligner que, contrairement à ce que j’ai lu dans les journaux occidentaux, la population chinoise n’a pas réagi à la mort de ce médecin à cause du manque de liberté d’expression (c’est une vision assez ethnocentrique de la société chinoise et c’est un peu prendre nos désirs pour des réalités 😉 ), mais parce que les autorités n’ont pas compris qu’il s’agissait d’une alerte sérieuse. S’ils l’ont érigé en martyr, c’est parce que s’il avait été écouté, on aurait gagné un temps précieux sur cette épidémie. Politiquement parlant bien entendu ça a été une faute majeure et le pouvoir l’a bien compris. C’est pourquoi d’ailleurs il a décidé que ce médecin, mais aussi tout le personnel soignant qui a été victime de ce virus (et ils sont nombreux !!) soient inscrits comme « Martyrs de la Nation » avec tout se qui s’accompagne comme compensations pour leurs familles.

Second problème, ça tombait au pire moment qui puisse être.

Le second problème est que, quand les autorités se sont rendues compte qu’il y avait un nombre croissant atteintes d’une maladie inconnue, c’était peu de temps avant le Nouvel An chinois. Or, cette fête est un peu comme nos fêtes de fin d’année. Au moins un mois avant, il y a une frénésie de consommation, et pendant, c’est l’occasion de retrouver sa famille (cela représente chaque année la plus grande migration humaine dans le monde). Bref, ce n’est pas le moment qu’un truc déraille !

On peut donc comprendre que les autorités n’aient pas voulu modifier quoi que ce soit à cette période de l’année qui est non seulement une des plus fastes économiquement mais aussi, bien évidemment, une des plus importantes socialement.

Troisième problème, celui de la rétention d’informations.

Le troisième problème est inhérent à la structure verticale du pouvoir. Ici, chaque responsable est soumis à une hiérarchie, laquelle est à son tour soumise à une autre hiérarchie et ainsi de suite. Et l’avancement des cadres dirigeants dépend de ses résultats.

Par certains aspects, ce système se révèle positif mais le revers de la médaille, et de taille, c’est que chaque échelon veut « faire plaisir » à son supérieur, entraînant forcément soit des résultats biaisés voire des mensonges, soit un immobilisme de peur de faire quelque chose de travers, et en fait c’est souvent les 2.

C’est ainsi qu’a expliqué son attitude le Maire de Wuhan lors d’une allocution publique à la télévision : il n’a pas voulu prévenir ses supérieurs de peur de leur déplaire.

Bien entendu, à la suite de cela, il a dû démissionner car il a commis une faute grave aux yeux du peuple. Mais la conséquence positive, c’est que le pouvoir n’a pas eu d’autre choix par la suite que de jouer la totale transparence en ce qui concerne l’évolution de l’épidémie. Encore une fois, contrairement à ce que j’ai lu dans la presse occidentale à maintes reprises et qui n’a eu de cesse de dire que les chiffres transmis étaient erronés, s’il y a une chose que le pouvoir ne peut pas se permettre en ce moment c’est de mentir sur cette épidémie (je ne parle pas du reste). La population est trop à cran et ne pardonnerait pas, c’est certain.

Et c’est ainsi que de fil en aiguille on en est arrivé là … Un pays totalement paralysé où tout a été arrêté du jour au lendemain. Mais est-ce à dire que si les 3 problèmes soulevés plus haut ne s’étaient pas présentés la situation aurait été différente ? Pas sûr, tout au plus aurions-nous gagné du temps, car compte-tenu de la facilité avec laquelle se propage ce virus et surtout du fait qu’il est inconnu (donc on ne sait pas encore comment le combattre), je ne vois pas comment il aurait été possible de l’endiguer.

Les conséquences

Encore une fois, dans le Jiangsu nous avons été relativement peu touchés et les mesures n’ont pas été aussi draconiennes que dans le Hubei. Mais quand je pense à ce que nous vivons, je ne peux que me dire que la population du Hubei doit vraiment en prendre plein la figure.

On ne peux pas dire que nous sommes en confinement car même si sortir n’est pas recommandé, à partir du moment où nous portons un masque nous pouvons aller où bon nous semble. Ceci dit, dans les faits, tout est fermé, des magasins, restaurants, banques aux jardins publics, aires de jeux pour enfants, parcs et bien sûr les écoles. Seuls les supermarchés et les pharmacies – qui ont interdiction de vendre des anti-fièvre et des anti-toux – sont ouverts. Et bien entendu, toutes les entreprises et usines fermées, les entreprises de service, y compris les cabinets de médecins et cliniques. Si on a un problème de santé, on a obligation d’aller dans les seuls hôpitaux habilités.

Toutes les résidences et les villages (sont appelés villages tout ce qui n’est pas résidence et surveillés par des gardes, c’est à dire principalement les quartiers plus anciens) sont bouclés. Pour y rentrer, il faut présenter une carte prouvant qu’on y habite, et les gardes et les volontaires nous prennent la température.

Donc pour toutes ces raisons certes ce n’est pas du confinement au sens strict, mais ça y ressemble fortement !

En parlant de température, il va de soi que partout où l’on aille, que ce soit au supermarché ou à la boulangerie (oui, oui, on a des super boulangeries ici avec de la baguette parisienne !), qu’on prenne le métro, qu’on se promène dans la rue … il y a partout des gens, souvent des gardes ou des volontaires, qui relèvent notre température. Et si on a de la température, on est immédiatement envoyé à l’hôpital, sans discussion possible…

Combien d’autres mesures ont été mises en place, c’est impossible à dire. Dans notre immeuble par exemple, tous les jours les parties communes sont désinfectées. Dans les ascenseurs, même les boutons sont mis sous cellophane qui est changé chaque jour (une étiquette avec la date est glissée sous le cellophane). Même chose pour l’interphone. À l’entrée, un tapis est chargé de produit désinfectant et changé chaque jour. Des paquets de mouchoirs sont mis à disposition de manière à ne pas avoir à toucher les interrupteurs. Dans le métro, les agents de nettoyage passent sans arrêt du produit désinfectant, dans les rues idem…

Un pays en convalescence

Depuis quelques jours ces mesures se sont assouplies (par exemple on n’est plus obligés de présenter nos cartes de résidents) et quelques magasins autres qu’alimentaires ont recommencé à ouvrir. Mais les salles de restaurants par exemple restent fermées au public et on ne peut que prendre des plats à emporter. Tout ce qui est médical est également encore fermé, ce n’est donc pas encore le moment d’avoir une rage de dents 😉

Concernant le business, mon mari qui est à la fois professeur à l’université et chef d’entreprise a dû se soumettre à un protocole extrêmement strict avant d’avoir le droit de ré-ouvrir il y a seulement quelques jours. Je passe sur son université qui est encore fermée et où il n’a tout simplement pas le droit d’aller. Pour son entreprise, il doit fournir au minimum 30 masques par employé et en avoir la même quantité toujours en stock. De la même manière, il doit avoir 3 litres de produit désinfectant toujours en stock, le passer une fois par jour et consigner l’heure sur une feuille. Ils doivent relever leur température 2 fois par jours et la noter là aussi. Il doit aérer les locaux 2 fois par jour pendant 30 mn (consigné aussi sur une feuille) et a interdiction de se servir de la climatisation – ce qui pose problème car c’est aussi le chauffage ! Une fois par jour une équipe de surveillance passe pour vérifier que le protocole est bien suivi. Et en cas de manquement, l’entreprise sera fermée à nouveau et immédiatement, et le directeur – donc mon mari – aura une amende.

Pour le moment, si nous avons le droit d’aller dans le Hubei, nous n’avons toujours pas le droit d’en ressortir. Tous les autres déplacements sont autorisés, mais si nous allons à Shanghai par exemple qui est dans une autre province, nous devrons observer 14 jours de quarantaine à l’aller comme au retour. Donc autant dire que personne ne bouge encore 😉

Il n’y a plus de quarantaine pour les vols internationaux (sauf en provenance de Corée du Sud et, probablement dans les heures qui viennent, ça s’appliquera à l’Italie et à d’autres pays). Mais, dans l’avion la température sera relevée au minimum 1 fois et si un passager a de la température 3 rangées avant et après il faudra subir des tests et de toutes façons se mettre en quarantaine.

Chaque jour nous sommes soulagés de constater que le nombre de personnes infectées diminue et que le cours de la vie recommence, tout doucement, à reprendre un rythme normal. Mais nous savons bien que tout cela est encore fragile et qu’il suffit d’une étincelle pour que tout reprenne. Aussi nous continuons à être vigilants et à appliquer les règles qui jusque là ont fini par porter leurs fruits.

Du point de vue psychologique

Cela fait maintenant plus d’un mois que notre vie quotidienne est totalement bouleversée. Mais je dois dire qu’hormis aux débuts de l’épidémie et de la mise en place de ces mesures drastiques qui étaient anxiogènes, jamais je ne me suis sentie en danger et je dirais même que c’est une expérience humaine très intéressante qu’il m’est donnée de vivre. Je pensais par exemple qu’une vie en huis-clos avec mon mari et ma fille amènerait forcément des moments de tension. Et bien il n’en a rien été ! Une amie mère de 2 jeunes enfants me disait qu’elle aussi, à sa grande stupéfaction, ses enfants n’ont jamais été aussi sages et ne se sont jamais aussi bien entendus ! C’est comme si une sorte de solidarité était entrée en compte, comme si, face à l’adversité, nous devions tous faire face de front et nous unir coûte que coûte.

De la même manière, les gens sont étonnement calmes. Bien sûr, je suis très à l’abri de nombreuses sources d’anxiété car je ne maîtrise pas du tout la langue chinoise. Je n’ai donc accès qu’aux informations anglophones (donc très filtrées) et mon réseau d’amis chinois n’est pas le genre à diffuser des nouvelles exagérément alarmistes.

Maintenant, reste à voir quel sera l’impact de cet épisode sur la suite. Par exemple, comment va-t-on réagir si on se retrouve dans un métro bondé ? À quel moment on se sentira suffisamment sûrs pour enlever nos masques dans les lieux publics ? Comment va-t-on réagir si on est à côté de quelqu’un qui tousse ?

Du point de vue international, les chinois se sentent stigmatisés et j’ai lu de nombreux articles qui relatent la folie du monde, comme par exemple les agressions des asiatiques . Comment vont-ils réagir à cette injustice alors qu’ils n’ont besoin que d’une chose, c’est de se sentir soutenus ?

Je suis vraiment attristée – mais pas étonnée – de voir que ce fichu virus est en train de grignoter le monde et notamment l’Europe, et plus particulièrement, aujourd’hui, l’Italie. Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, vous savez que l’Italie est chère à mon coeur pour y avoir vécu une dizaine d’année et surtout, parce que j’ai 2 enfants qui y vivent toujours.

J’ai lu beaucoup d’articles dans la presse française et italienne au moment où le virus ne les touchait pas encore.

Bien souvent, ces articles étaient critiques envers les actions des autorités chinoises, voire méprisants et humiliants pour certains. En fin de compte, ils révélaient surtout une méconnaissance du terrain et une inconscience totale de la difficulté de contenir une épidémie. Ce qui me fait le plus mal au coeur c’est de voir les sacrifices que le peuple chinois consent et que peu sont ceux qui leur reconnaissent ce courage. On est même allé jusqu’à me dire que j’admirais les régimes dictatoriaux car j’ai osé écrire que j’étais impressionnée par les mesures mises en place en Chine et heureuse de voir que pour une fois la santé publique était placée avant la sacro-sainte économie !

J’ai souvent entendu dire aussi que la Chine n’avait pas le choix et qu’il fallait qu’elle prenne ces mesures malgré les énormes problèmes économique que cela lui créait.

Aujourd’hui que l’Italie est directement concernée, et probablement demain la France, j’aimerais que ces même personnes répètent ce qu’elles ont dit, qu’il n’y a pas le choix. Quand je vois qu’un stade à Lyon maintient, pour des raisons budgétaires, un match de foot avec 3000 supporters italiens susceptibles d’être contaminés , je doute que les responsables pensent qu’ils n’ont pas le choix. Est-ce que l’on peut toujours dire de manière aussi péremptoire que ceux qui ont décidé d’annuler toutes les festivités du Jour de l’An chinois n’avaient pas le choix ?

Quand je vois l’Europe qui déconseille de limiter les déplacements entre les pays car 60% du PIB est réalisé en Europe, j’aimerais qu’on dise à ces dirigeants qu’ils n’ont pas le choix, que la santé publique DOIT – et non DEVRAIT – passer avant toute chose.

Il y a 3 jours, la presse italienne s’est réveillée avec la gueule de bois et Il Corriere della Serra titrait « Avant c’étaient les chinois qui étaient visés, maintenant ce sont nous les italiens les indésirables ». En seulement 48 heures ils sont passés de l’autre côté. Maintenant ils réalisent combien les chinois ont pu se sentir stigmatisés et humiliés.

Je ne souhaite pas à la France de vivre le même scénario, je ne souhaite pas entendre dire Macron, à l’instar de Conte, qu’il n’est pas acceptable que les Italiens soient discriminés.

Ce que je souhaite, c’est que cet épisode remette au centre une solidarité humaine qui a bien manqué ces derniers temps, que chacun, plutôt que juger ou stigmatiser l’autre, se demande comment il peut l’aider. Tout simplement.

9/02/20. Une des artères principales de Nanjing

La série complète des photos est visible chez Hans Lucas :

EDIT DU 1ER MARS : je vois avec beaucoup d’appréhension que le nombre de personnes atteintes du Coronavirus en Italie a largement dépassé celui que nous avons jamais atteint dans le Jiangsu : 1694 en Italie dont 34 morts, et 631dans le Jiangsu et 0 décès. Je rappelle que la population du Jiangsu, plus importante que celle de l’Italie, s’élève à près de 80 millions d’habitants. Nous venons par ailleurs d’apprendre que toute personne arrivant ou étant passée par l’Italie, la Corée du Sud, le Japon ou l’Iran devra observer une quarantaine de 14 jours dans des hôtels désignés par les autorités.

Je suis surprise par ailleurs de 2 choses. Je lis beaucoup la presse Italienne et Française et ce qui me frappe c’est l’absence de la voix de l’Europe et les appels à la solidarité.

On le sait, ce virus ignore les frontières. Je n’arrive pas à m’expliquer pourquoi il n’y a pas de coordination Européenne. Certains ont appelé à fermer les frontières mais c’est se tromper totalement de combat ! Il ne s’agit pas de les fermer mais tout au contraire de faire en sorte qu’il y ait des actions communes entre les pays européens. Si je me replace dans le contexte de la Chine dont le territoire est plus grand que l’Europe et où les provinces pourraient en être nos pays, à part le Hubei qui a été totalement fermé, on a toujours pu circuler. Par contre, il est clair qu’il y a une étroite collaboration entre les provinces, le tout chapeauté par le pouvoir central. Ne serait-il pas temps que l’Union Européenne fasse entendre sa voix afin de favoriser les coordinations entre les Etats ? 

Par ailleurs, je ne crois pas avoir lu une seule fois des appels à la solidarité. Des articles anxiogènes oui, des articles qui cherchent à dédramatiser oui, mais aucun qui en appelle à la responsabilité de chacun dans la lutte contre cette épidémie ! Quelles que soient les mesures mises en place par les gouvernements, il faut que chacun d’entre nous aie conscience que si on attrape ce virus, en moyenne on contamine entre 2 et 4 personnes ! Je ne veux pas faire l’apologie de la propagande loin de là, mais lorsqu’il s’agit du bien le plus précieux et fondamental, la santé, il me semble que les appels à la solidarité sont fondamentaux. Ici en Chine, partout où c’est possible, dans la presse, sur les panneaux publics, à la télévision, dans la rue, … des appels à la responsabilité de chacun dans la lutte contre cette épidémie sont répétés en boucle. J’appelle vraiment de mes voeux à ce que tous les citoyens de l’Europe prennent conscience que l’union fait la force. Ca ne peut pas se faire tout seul, il faut que les politiques et les médias aident !

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11 pensées sur “Il était une fois le coronavirus …

  1. Bonjour. Merci d’avoir pris le temps d’écrire ce texte si intéressant. Bon courage.

  2. Merci des ses précisions . Et comme d’habitude il est interessant de voir comment les instances politiques ont minimisé la dangerosité du virus dés le début de la propagation de l’épidémie alors qu’en même temps on sentait l’emballement du coté de l’oms . Les infos étaient contradictoire entre la rapidité de la construction de l’hôpital et les déclarations apaisées des états occidentaux . Ménager les bourses mondiales ? Eviter une panique générale? Un peu des deux mais encore une fois ça ne fait que ralentir le mal . Merci Laurence . Ps grâce a vous j’ai désormais un gfx50r

  3. Tes explications tout comme tes photos sont super. Merci d’avoir pris le temps de rédiger et de nous montrer tout cela, y compris le ressenti des familles « à l’intérieur ».
    Avec leur foutu match à Lyon et la priorité donnée aux raisons économiques, il est fort probable que l’épidémie s’étende ici aussi.

  4. Hello ma Laurence. Quel article si intéressant! On prend bien conscience du problème et des solutions appliquées qui sont efficaces et surtout suivies. Au regard de ce que tu racontes de la vie là bas on ( les européens) est vraiment des amateurs revendicateurs, râleurs, arrogants, vindicatifs et pas vraiment efficaces. Se remettre en question est une chose quasi impossible pour un français. Je m’en aperçois depuis que je suis revenue vivre dans ce beau pays qui hélas part à vau-l’eau car les esprits ici ne sont pas pour le bien-être de tous mais hélas uniquement pour le bien-être et le confort de celui qui parle. Exagéré? Si peu! Et si triste. Bon courage à toi, à vous. Merci pour ce beau reportage. Espérons que ce virus soit éradiqué assez vite et surtout que nos comportements soient plus humains. Bisous

  5. Merci Laurence pour ce long texte touchant et éclairant… Je me demandais comment tu vivais cette situation… Merci pour ta belle humanité, et ton regard si juste, et si bienveillant…

  6. merci Laurence pour ces écrits et tes photos qui en disent long sur le désarroi que cette pandémie risque d’entraîner. Si j’avais un conseil à donner c’est que chacun potentialise son système immunitaire pour résister le mieux possible face à l’agresseur. Donc fortifier son terrain et ça peu de média en parle alors que c’est la base, on ne pourra jamais mettre en cage le virus…par contre on pourra toujours etre plus fort face à lui. De nombreux sites en parlent regardez déjà celui là https://www.nu3.fr/blogs/health/renforcer-systeme-immunitaire Bonne chance Laurence bonne chance à toutes et à tous Dan

  7. Merci pour ce fantastique « reportage » Laurence sur une situation qui est également fantastique. L’occasion une fois de plus de montrer un joli paquet d’arrogance, de morgue et de suffisance sur le reste du monde
    .
    En espérant que nous ne soyons pas trop touchés.

  8. @jacques , @christophe , @pastelle , @christine , @marie , @dan-mey , @chri

    Confuse, je suis vraiment confuse pour ne pas avoir pris la peine de répondre à vos réactions à ce reportage …
    Mais que d’eau a coulé sous les ponts depuis et vous avez à votre tour connu ces rues désertes, le stress, les restrictions, les contrôles et j’en passe.
    C’est intéressant de relire ces lignes 2 mois après. Tout est allé si vite et l’inquiétude que j’éprouvais en rédigeant mon « Edit » le 1er mars m’a donné, bien malheureusement raison.
    Tout ça me donne le sentiment d’un immense gâchis, le monde occidental s’étant contenté de regarder ce qui se passait en Chine comme s’il s’agissait d’un théâtre et que ça ne pourrait jamais leur arriver. Si seulement ils avaient pris en compte les réactions de pays comme la Corée du Sud, Singapour, Taïwan, et adopté des mesures concrètes, jamais on en serait arrivé là.

    J’espère de tout coeur que vous vous portez tous bien ! Et continuez à faire attention à vous et aux autres, et même si le déconfinement est en cours, il faut absolument rester vigilants !!

    1. Bonjour Laurence

      Ton témoignage ne manque pas de saveur avec le recul de l’expérience, encore faible, que nous, les occidentaux, commençons à accumuler sur ce qu’est une pandémie, disparue de nos territoires depuis si longtemps, d’ou notre mépris, si humain malheureusement, de ces pauvres arriérés orientaux et/ou africains. Nous étions jusqu’à présent d’indécrotables humains supérieurs ; peut-être (?) allons nous découvrir un peu, un tout petit peu l’humilité… Malheureusement, avec un Trump, prêt à tout, y compris la guerre, si cela peut assurer sa réélection en détournant l’attention de son immense responsabilité dans sa gestion de la crise sanitaire aux US, et plus encore de l’énorme désordre mondial qui continu de s’accentuer au fil des semaines et des mois…
      Je ne suis pas optimiste, et craint que tout cela finisse fort mal…

      1. @jean-paul-ramel
        Bonjour Jean-Paul,
        Pour ma part, il y a des jours avec (optimisme) et des jours sans (pessimisme). Pour le moment, le monde est dans une espèce d’entre-deux, mi-malade, mi-convalescent, et attend de voir. Ici aussi ce n’est pas la grande joie ni le retour à la vie absolument normale. Alors on compte sur la science qui, on espère, trouvera enfin un traitement – un vaccin, des médicaments. Tant qu’on n’aura rien de cela, je pense que nous resterons dans cet entre-deux. C’est après qui m’inquiète plus …
        Porte-toi bien Jean-Paul et reste prudent !!!!!!

  9. Bonjour Laurence,
    J’ai découvert votre blog en recherchant un éventuel retour d’expérience sur le Fuji GFX 50r… je dois dire que vos 2 articles sur le sujet ne m’ont pas déçu, un grand merci pour ce partage.
    Merci plus globalement pour votre travail, moi qui suis un inconditionnel des travaux de photo de rue, je ne me lasse pas de vos productions, quel talent !
    Votre blog est désormais dans mes favoris !
    Merci et très bonne route à vous,
    Dominique

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