
Me voici associée à un projet fort sympathique : la boîte à photos. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s’agit d’un collectif de blogs francophones qui parlent de photographie et qui chaque mois proposent de réfléchir autour d’un thème, ce qui a l’immense intérêt de donner un aperçu large et complet du sujet car chaque blog est libre de le traiter à sa manière.
Ce mois-ci, le thème est l’hiver. Lorsque le sujet est tombé, la première chose qui m’est venue à l’esprit est … la lumière. Cela peut sembler paradoxal, mais en hiver, il y a foison de lumière et surtout, surtout, d’une qualité exceptionnelle pour les photographes ! Au risque d’enfoncer des portes déjà ouvertes, rappelons-nous que photographier, c’est peindre avec la lumière. Sa qualité est donc essentielle dans la réussite d’une photo. J’irais même jusqu’à dire que sa qualité peut précéder l’idée photographique ! D’elle va également grandement dépendre la manière dont on va photographier un sujet. Je dirais pour résumer très grossièrement (car ce sujet mériterai un ouvrage entier !) que la qualité dépend des paramètres suivants :
– La quantité. Tel sujet photographié avec peu ou beaucoup de lumière donnera une photo tout à fait différente. – Ensuite interviennent la couleur et la chaleur. La scène que j’ai devant moi est éclairée avec une lumière plutôt bleue, jaune, rouge, c’est à dire plutôt froide ou au contraire plutôt chaude ? – La lumière est également plus ou moins enveloppante ou peut être un simple spot très ciblé – La source lumineuse : quelle est ma position par rapport à celle-ci ? De face, de côté, de dos ? sa qualité changera !
Ces paramètres varient constamment, interagissent entre eux, se mélangent, certains prennent le pas sur d’autres selon les circonstances, mais ce que je veux rappeler, c’est que la qualité de la lumière est la matière première de nos photos !!
Revenons-en donc à notre lumière en hiver et examinons pourquoi je trouve que la lumière y est exceptionnelle.
Grand A : La lumière naturelle
Petit a : en hiver, le soleil ne monte jamais très haut et la lumière est donc toujours plus ou moins rasante, voire très très rasante ! Ce qui veut dire que nos sujets ne sont pas « écrasés » par une lumière verticale, mais au contraire, ils sont enveloppés, les ombres s’allongent et les couleurs sont exaltées
Petit b : en hiver, la qualité atmosphérique (quand il fait beau !) est exceptionnelle, et pour la photo de paysage notamment, c’est un plus indéniable. Les ciels sont d’un bleu magnifique et pur, le contraste naturel avec les nuages est magnifique. Qui plus est, il y a souvent de la brume, ce qui est l’occasion rêvée pour faire des images mystérieuses et/ou romantiques 🙂
Petit c : Il arrive souvent qu’il ne fasse pas beau. C’est donc l’occasion de faire des images d’ambiance dramatique, ou lugubre, ou triste, c’est au choix 🙂 Dans ce cas, n’hésitez pas à sous-exposer !
Petit d : lorsqu’il neige, la lumière ambiante est tout à fait particulière, c’est comme si on était dans un studio photo avec des éclairages pro qui viennent de toutes part. C’est l’occasion rêvée pour faire du high key ! Là, au contraire, il faut beaucoup sur-exposer, quitte à redonner du contraste en post production.
Petit e : en hiver, le jour ne dure pas longtemps mais au moins on a de la lumière à des horaires décents ! Toutes les photos ci-dessus ont été prises entre 10 heures du matin et 16 heures de l’après-midi 🙂
Grand B : La lumière artificielle
Petit a : L’hiver, il y a plein de lumières dans les rues ! Donc, toujours en restant fidèles à notre principe du petit e du grand A (c’est à dire, pour ceux qui ne suivent pas, qu’on photographie à des horaires décents et qu’on n’est pas obligés d’attendre minuit !), on peut aller déambuler et saisir les ambiances nocturnes à l’heure du thé 🙂
Petit b : L’hiver, grâce à la qualité atmosphérique, on peut photographier le ciel éclairé par des lampadaires 🙂 Blague à part, le mélange lumière naturelle et lumière artificielle a souvent des effets forts sympathiques
Petit c : L’hiver, il y a les fêtes ! Les lumières scintillent de toutes part ! Et c’est une occasion fantastique pour jouer avec elles ! Pour obtenir ces bulles de lumières, il ne s’agit pas comme dans les cas précédents de jouer sur l’exposition, mais sur l’ouverture du diaphragme. Ouvrez, ouvrez, ouvrez, mettez l’oeil dans le viseur et observez comment la lumière interagit avec votre sujet. Déclenchez quand ça vous plait 🙂
Petit d : l’hiver, il fait froid. On peut donc rester chez soi bien au chaud sans culpabiliser et en profiter pour photographier tout ce qu’on n’a pas le temps d’immortaliser durant les autres saisons !
Bien entendu, chaque point abordé dans les paragraphes ci-dessus mériteraient à eux seuls un article bien plus complet, et je n’ai fait ici que vous donner un aperçu des possibilités des photos d’hiver. Mon intention est de vous donner envie d’en faire !!
Je vous rappelle que cet article fait partie d’un ensemble d’autres articles, et pour approfondir le sujet et voir d’autres points de vues et approches de la photo d’hiver, je vous conseille très vivement d’aller chez Marc Charbonnier qui ce mois-ci est le blog organisateur de la Boîte à photo et qui, à ce titre, est en charge de faire un résumé de nos différentes approches.
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Je vous souhaite à tous une excellente lumière d’hiver 🙂
PS : Merci à Laurent Vaissade de jogg.com pour le logo
















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