idealisteContrarie (1)

 

Me revoici avec une seconde image de ma série « l’idéaliste contrarié(e) ». La première en avait laissé certains dubitatifs, d’autres intéressés ou d’autres encore enthousiastes ! Dans quel état vous mettra celle-ci ?

Il est vrai que ce sont des photographies très très éloignées de ce que j’ai l’habitude de proposer et j’aborde un monde tout à fait nouveau pour moi aussi. Qu’est-ce qui me pousse à avoir envie de produire ce type d’image, je n’en ai aucune idée si ce n’est un farouche désir de ne jamais m’endormir sur mes lauriers !!

Je mettrai ci-dessous au fur et à mesure de l’avancée de la série les différentes photos qui la composeront. Je pense qu’ainsi il sera plus facile pour vous de vous faire une idée d’ensemble

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IdealisteContrarie

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15 pensées sur “L’IDÉALISTE CONTRARIÉ(E) #2

  1. Difficile en effet d’interpréter vos images pour moi Laurence … Le titre de cette série d’abord bien sûr ! Difficile aussi de me faire une idée sur ces deux premières photos.. J’attends donc avec grande impatience la suite ! Mais vous dire que j’admire toujours votre travail, vous avancez, vous nous surprenez toujours autant et surtout l’on sent que vous vous faites plaisir. Exprimer comme vous le faites ce que vous êtes est en continuel mouvement et j »aime ! Vos photos sont, j’ai envie de dire et cela vous paraîtra sans doute idiot, intelligentes en plus d’être esthétiques ..bref, ENCORE !

  2. Kikou folle Laurence ! lol
    Et bien écoute, j’étais dubitative mais intéressée par le concept de ton projet, et là,je suis beaucoup plus emballée par cette photo. Pourtant, je déteste les pieds, mais là, ce qui m’est venu de suite, c’est les ieds sur terre et la tête dans les nuages. Et cette ligne rouge, c’est la limite, ça me parle beaucoup, car moi, ma tête, elle est souvent dans les nuages.
    Je suis peut-être à côté de la plaque, mais c’est bien ça que ça m’a inspiré et je pense d’ailleurs que si tu n’as pas mis plus d’explications que ça, c’est certainement pour laisser aller nos impresions.
    J’aime bien aussi le fait que tu ais mis des cotons pour les nuages, c’est si doux et représentatif !
    Bref, voilà ! 🙂

  3. le fait que les pieds soient en superposition de l’image m’évoque une idée pas très drôle: quand on franchit la ligne rouge, on se retrouve à s’envoler dans les nuages…pour toujours! un peu noir ! je préférerais que cette photo me parle comme pour Marie : avoir juste la tête dans les nuages, rêver !!… Comme tu dis tout cela est loin de l’univers que tu nous proposes d’habitude mais est ce vraiment loin de ton univers perso ?? bises

  4. Aucune réticence à cette image là par rapport à l’autre. Je ne sais pas tout à fait ce qu’elle me dit mais elle me « cause » et j’aime son esthétique.

  5. La ligne rouge… à dépasser ou la limite à franchir : c’est l’impression que me fait cette photo.
    Ce que j’aime bien dans cette série, ce n’est pas tant le côté esthétique surréaliste (que je n’apprécie pas tant que ça à vrai dire) mais toutes les idées qui s’en dégagent et les différentes impressions qu’elle nous suggère : ça me fait un peu « l’effet puzzle » où je dois reconstituer une histoire et ça j’aime bien.
    Tu es dans les mêmes tonalités que pour la première, j’imagine que c’est délibéré et que tu as une intention précise pour ta série, mais je m’interroge sur la symbolique des couleurs… que tu nous dévoileras peut-être à la fin, non ? 😉

  6. J’aime beaucoup! Sans réserve, et j’aime la part d’étrange, de merveilleux, de « puzzle » à décrypter… ou pas. J’aime la regarder sans me demander vraiment s’il y a un sens qui se dégage pour moi; la beauté n’a pas forcément besoins de compréhension, cet ovale m’évoque malgré moi un miroir éteint. Je suis séduite… 🙂

  7. ah, la série avance 🙂
    en tout cas, pour l’instant c’est très cohérent visuellement.
    J’aime bien, je ne cherche pas le pourquoi du comment par contre. ça viendra peut-être ensuite, mais je ne suis pas très joueur sur ce genre de série, en tout cas pour percer des concepts. Je préfère me laisser porter par quelque chose qui doit être de l’ordre de la communication subjective. Par exemple j’ai toujours beaucoup aimé les séries de Duane Michal sans forcément chercher à les décrypter d’emblée. Bon, il y a un lien évident entre l’homme et la femme, mais après, va savoir comment tu as ficelé tout ça maintenant 🙂

  8. Ce que je trouve extra et que j’admire chez toi Laurence, c’est ce désir ou cette envie de sortir des sentiers battus ou de sa zone de confort et d’emprunter diverses avenues photographiques, faire des choix et de les assumer! Tu m’impressionnes par rapport à ça, pour de vrai!
    Comme Marie-Laure, ce que je trouve intéressant dans cette série, c’est qu’elle ouvre l’imaginaire et qu’elle joue avec les symboles… Mais encore une fois, je suis moins sensible à ce genre photographique. J’ai peut-être une vision de l’art photographique trop étriquée ou classique??!

  9. Quand je disais la dernière fois que je ne savais pas trop quoi penser, c’est que je cherchais à trouver le fil conducteur de cette nouvelle série. Essayer de définir avec mes mots ce que je comprends de ta vision de « l’idéaliste contrarié(e) ». Pour le moment, je ressens l’aspect idéaliste dans la réalisation, méticuleuse, et la contrariété dans le fait que tu t’appliques à briser l’idée de « perfection » qu’on pourrait avoir. Et dans les nuages: j’en vois 5, comme sur une face de dé. Et il en manque un. Et dans le fil rouge, entre ciel et terre, avec un pied qui empiète, alors qu’on le voudrait bien rangé à côté de son voisin…

  10. Coucou Laurence, je me lance dans quelques réflexions sans avoir pris connaissance des commentaires de mes camarades pour ne pas être influencée. Comme je te l’ai dit, j’étais vraiment curieuse de découvrir la suite de ta première photo, pour essayer de comprendre comment tu allais articuler cette série qui, pour le moment, s’avère bien étrange. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle surprend et qu’elle prête à réflexion. On est loin du 1er degré ici.Te connaissant, je te vois sourire d’un air satisfait 😉 Premier dénominateur commun entre tes deux images, ce cadre brun, comme une sorte de passepartout qui confère un petit côté vintage à ta série. As-tu voulu brouiller le temps? On ne sait pas vraiment dans quelle époque on se situe avec ces photos. Deuxième constat, le corps humain semble être au centre de ta thématique. Après le dos, tu mets l’accent sur les pieds, mais là où tu nous fais perdre nos repères, c’est en les faisant, non pas reposer sur terre, mais flotter, par un subtile jeu de transparence, dans un ciel étrange lui aussi. Noir parsemé de nuages en coton placés exclusivement de l’autre côté de la ligne rouge où sont situés les pieds… Pfff. pas facile tout ça. J’aurais tendance instinctivement à y voir la tentation de se laisser partir dans une autre dimension,comme par exemple des personnes malades qui, à un moment donné de leur maladie, auraient envie de se laisser mourrir. Elles sont encore en vie mais plus vraiment présentes, elles flottent hors de leur corps et hésitent à franchir cette fameuse ligne rouge au-delà de laquelle il y a … le ciel. VOila, mon interprétation vaut ce qu’elle vaut. Je ne vois pas vraiment le rapport entre mon ressenti et de l’idéalisme et vais subito aller lire le point de vue des autres commentateurs pour vérifier si je suis la seule torturée de l’équipe 😉 A bientôt l’artiste.

  11. Bonjour à vous !

    Tout d’abord un grand merci pour vos interventions extrêmement intéressantes. Il est vrai que ce genre d’image ne se laisse pas aborder comme ça, à brûle pourpoint. Pourtant, à vous lire, vous êtes assez unanimes sur le fait qu’au moins elle ne vous laisse pas de marbre et qu’elle vous interpelle, au delà de son esthétique formelle. Je suis vraiment contente car c’est ce que je recherche.

    Maintenant, il est tout à fait vrai que chacun y met de sa perception et de son histoire pour l’interpréter, même si ce n’est pas avec des mots et un raisonnement à l’instar de Ronan, Véronique et Cécile. Et d’ailleurs, je ne suis pas sûre qu’il faille formaliser à tout prix les messages qui sont imbriqués. La preuve, vos différentes interprétations, de la plus optimiste comme celle de Marie ou au contraire la plus angoissante comme celle de Christine. Toutes ont absolument leur valeur car les acteurs de cette photo, ce ne sont pas les éléments formels qui la composent mais vous, nous, moi.

    En même temps, les analyses d’El padawan et de Spiruline, les puzzles de Marie-Laure me montrent la richesse de vos interprétations et de vos analyses, et même si vous trouvez le message compliqué à déchiffrer je sens que vous avez éprouvé du plaisir dans l’énigme.

    Il est indéniable Céline que ces photos ne sont pas classiques dans l’univers photographique auquel nous sommes habitués. Par contre, elles sont en plein dans le monde de la photographie conceptuelle (attention, à ne pas confondre avec la photographie abstraite !) et de ce point de vue là elles ne sont pas très originales en tout cas dans le message qu’elles véhiculent. Ici, je parle de la relation de l’homme avec le monde, de l’idée de ce qu’il se fait de la vie, de ses souhaits, de ses désirs, de ses frustrations, … bref, au final ce que j’essaye de faire (comme de très nombreux autres ont fait et ceci depuis la naissance de la photographie !) c’est de mettre en image ma conception philosophique du monde (un aspect de la condition humaine en l’occurrence avec cette photo). Ce qui te déstabilise peut-être ici c’est que ces images sont à la fois très épurées et denses, qu’elles ne représentent pas le monde « réel » mais seulement une idée. Toute référence au monde « réel » est quasiment gommée et il n’en reste plus plus que sa substance abstraite. Et je continue à dire que tu as tout à fait le droit de ne pas être sensible à cette forme d’expression et que ce n’est pas pour autant que tu es fermée ou étriquée comme tu le dis !!!

    Je vois quand même que vous aimeriez d’avantage d’explications de ma part. Tout d’abord la relation avec le titre. Pour moi, un idéaliste n’est pas forcément un optimiste. Un idéaliste, c’est quelqu’un qui se fait des idées du monde dans lequel il vit, un rêveur et surtout, quelqu’un qui a envie de voir le monde d’une certaine façon et au final de manière très personnelle voire égocentrique. Pour moi donc, un idéaliste est forcément contrarié : il aimerait que le monde soit tel qu’il le rêve ou le pense mais il se heurte à une multitude de contrariétés parce que le monde est tel qu’il est. D’où l’idéaliste contrarié comme titre.

    Dans cette photo, j’ai souhaité illustrer ce fameux danger du franchissement de la ligne rouge, le risque que l’idéaliste va prendre pour atteindre ses rêves ou ses désirs. Il est à la lisière de ce fil, prêt à le franchir mais on ne sait pas au final s’il l’a fait ou non. Ce fil rouge est incontournable (il occupe toute la longueur de la photo), et même si les 2 espaces qu’il sépare sont infinis (les pieds d’un côté et les nuages de l’autre débordent complètement du cadre), il y a un moment où on décide de franchir cette ligne ou non. J’espère que vous avez remarqué que le vrai titre de cette photo est « the red line » : c’est elle qui est un contrariété fondamentale pour l’idéaliste, car dans son monde, elle n’existe pas.

    Pour finir ce (trop) long commentaire, j’ai bien l’impression que cette série ne sera pas très optimiste (au vu de ce que je suis en train de préparer et surtout des idées qui me viennent !!). Je voulais juste préciser que j’aimerais obtenir une vingtaine de photos mais que celles-ci, à par le fait d’avoir un rendu homogène et d’illustrer bien entendu une « contrariété », n’auront pas un fil narratif. Il s’agira donc d’une série et non d’un portfolio 😉

    Merci encore une fois de tout coeur pour avoir pris le temps de vous arrêter ici et la peine de me laisser vos précieuses idées !!

    1. Merci Laurence, j’ai envie de dire: « en plein dans le mille! » concernant tes réflexions par rapport à mon ressenti… Tu viens de mettre des mots sur mes pensées!! 😉

  12. Bonjour,
    Plus que vouloir échapper à « dormir sur tes lauriers », je trouve intéressant cette démarche là. L’impression que tu cherches à créer des images qui laissent le champ libre à l’imagination (j’aime ce mot lorsque l’on parle de photo). J’ai l’impression que l’esthétique n’est plus le point fort de la « recherche ». C’est drôle je suis en train de lire un ouvrage sur l’image et les signes. La sémiotique, pour employer le terme qui revient toujours dans ce bouquin. Le livre propose des images sur la page de droite, en posant la question, « que voyez vous » et au dos de cette page, il y a ce que l’artiste a voulu montrer.
    J’ai l’impression qu’avec ta ligne rouge, il faudrait un livre pour recueillir les avis.

    1. Bonjour Dominique !

      Je ne sais pas si on peut dire que je mets de côté l’esthétique. Celle « traditionnelle », certainement et pour cette série, j’ai envie d’images « qui grincent ». En tout cas, tu as tout à fait raison, du point de vue purement formel, c’est le message avant tout qui compte plus que son esthétique.

      Merci de tout coeur pour ton apport !

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