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- par Laurence Chellali

MARIAGE A LA CONSTANTINOISE



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J’aurais pu intituler cet article « 4 mariages et des fiançailles », tant, à Constantine, en Algérie, cet événement est entouré de coutumes sophistiquées. Je serais bien incapable de vous les décrire toutes ici, car à chaque occasion, je découvre de nouvelles pratiques. Et pourtant, ça fait un bon nombre de mariages auxquels je participe ! Mais rien n’y fait, et je dirais même que les constantinois eux-mêmes n’ont pas toujours une idée très précise du déroulement des « opérations ». D’ailleurs, je devrais dire plutôt constantinoises, car les mariages, ce sont des affaires de femmes.

 

LES FORMALITÉS

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Je vais tenter de résumer les différentes étapes, sachant que leur ordre peut être aléatoire, et celles-ci donnent à chaque fois des occasions de festivités (du « simple thé », mais pas si simple que ça car il doit être chic, à des rassemblements de plusieurs centaines de personnes !).

Etape n°1 : Je disais donc, en principe que tout commence par l’accord entre les familles (bien sûr, celui-ci intervient après des enquêtes fort poussées de part et d’autre !). Là, on en est à l’étape du « simple thé ».

Etape n°2 : la Mairie. Il s’agit là d’une simple formalité administrative, qui se déroule sans aucun tralala. A la limite, les futurs mariés y vont comme à un rendez-vous chez le dentiste. Je dis bien en principe, car c’est ce que je croyais jusqu’au « mariage » de mon jeune beau frère. Est-ce parce que cette étape s’est déroulée en France, peut-être, mais le fait est qu’il y a quand même eu une petite cérémonie avec jolies tenues, restaurant, amis, …. Vous avez remarqué, j’ai mis mariage entre parenthèses, car à ce stade, nos mariés ne sont pas encore mariés, et encore moins fiancés …

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Etape n°3 : la mosquée. Là, c’est encore un peu flou pour moi, et c’est normal, car c’est le seul moment où c’est une affaire d’hommes. Exit les femmes, ce sont les hommes qui vont à la mosquée, et je crois même que LE « marié » n’est même pas tenu d’être présent (LA « mariée », elle, n’y va pas tout court, je crois). Bref, ils doivent être représentés par des tuteurs qui sont en quelque sorte leurs témoins. Ce qu’il faut savoir, à la grande différence des chrétiens, c’est que le mariage n’est pas du tout un sacrement (en fait, la notion de sacrement n’existe pas chez les musulmans). En attendant, les « mariés » ne sont toujours pas mariés … Heureusement, pour les faire patienter, on organise une « petite fête » …

Etape n°4 (et normalement la dernière dans l’ordre) : les fiançailles (oui, oui, vous me direz que normalement c’est à l’étape n°1 ou 2, mais j’ai fini par comprendre que c’est une question de vocabulaire, que fiançailles voudrait dire mariage, et mariage voudrait dire « accord », « contrat », « fiançailles » – enfin, je crois …) Les fiançailles sont donc la fête officielle et sociale par excellence ! Et c’est celle que je vous propose de vous décrire ici en détail, accompagnée d’un diaporama et de photos !

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LES PRÉPARATIFS

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Donc, à l’étape des fiançailles, normalement, je dis bien normalement, nos mariés sont mariés à la fin de la fête (j’ai assisté à des fiançailles où les mariés n’étaient pas encore mariés, c’est à dire qu’ils ne pouvaient pas, ben, heu, vous voyez de quoi je parle, ils ne pouvaient pas encore … bref …). Pour Amine et Sorraya (je peux vous nommer, hein !), la fête a consisté en une petite réunion de famille de 300 ou 400 personnes – rien que du très normal à Constantine –  rythmée par un repas et un café. C’est nous, la famille du marié, qui nous sommes occupés du repas, le café avec les gâteaux orientaux qui l’accompagnent étant à la charge de la famille de la mariée. Olala, je crois que j’ai oublié une étape plus haut, car il arrive que ce soient 2 fêtes différentes … Bon, passons …

A vrai dire, je ne sais pas vraiment dans quel ordre je vais vous présenter les choses, mais disons que je vais essayer de les présenter par ordre chronologique, c’est à dire J-3 à peu près. Ceci est d’ailleurs profondément injuste pour ma belle-mère qui a commencé à organiser ces fiançailles bien avant, et c’est l’occasion pour moi de rendre hommage à cette femme d’un courage vraiment extraordinaire. C’est que nos tendres tourtereaux, je veux parler d’Amine et de Sorraya, n’ont laissé qu’à peine 2 mois pour organiser cette folle journée ! C’est drôle d’ailleurs de voir la différence de notion du temps entre « chez nous », en France, où les invitations doivent être lancées quasiment 6 mois à l’avance, avec cartons et demande de réponse. En Algérie, c’est le fameux téléphone arabe qui fait office de cartons officiels et de coupons-réponse.

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Donc, durant ces 2 mois, ma belle-mère à passé ses soirées à confectionner des petits bouquets de fleurs artificielles, avec enfermées dans leur coeur 3 dragées, le tout entouré de rubans (je vous rappelle le nombre d’invités : entre 300 et 400 …). Elle a également confectionné la matière première des plats qui seront servis, notamment le rachta(sortes de pâtes fraîches), trouvé une salle, des musiciens, un DJ, les voitures du cortège, s’est occupée d’aller acheter des bijoux en or pour sa future belle-fille ainsi que de lui faire faire une gandoura, et j’en passe car je suis sûre que je ne sais pas tout, et en plus, il est certain que la maman de Sorraya n’a pas été moins occupée ! Sur les plats, l’or et la gandoura, j’y reviendrais un peu plus loin.

Donc, revenons au J-3. Il s’agit là de s’occuper du repas, car si ce seront bien des cuisinières qui feront le repas sur place, il faut leur fournir toute la nourriture prête à être cuite. C’est donc dans la bonne humeur que les tantes, les soeurs, les grands mères sont venues habiter la maison pour aider à plumer et à vider les poulets fraichement tués, confectionner les boulettes de viande, faire des youyous, parler, rire, faire les 3 repas par jour pour toute la tribu devenue incroyablement nombreuse (je vous jure, je suis incapable de vous dire combien on était, l’apothéose ayant été la veille où les cuisinières sont également venues dormir à la maison pour être prêtes à 4h du matin, début de la cuisson). Pendant ce temps, les hommes étaient chargés du ravitaillement, du réglage des derniers détails concernant le cortège, ce qui est une chose très très importante ici !

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LE JOUR J : LA FÊTE DES FIANÇAILLES

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Nous arrivons maintenant au jour J !

Je vous ai donc déjà parlé du lever à 4h pour accompagner les cuisinières à la salle, je vous épargne les séances de coiffeur (j’y suis moi-même passée avec les filles, mais au bout de 10 mn, plus rien n’a tenu, la faute à mes cheveux vraiment pas faits pour les froufrous … pourtant, je crois bien que la coiffeuse a vidé une bouteille entière de laque tenue extra-forte sur ma tignasse !), et l’heure est donc venue de s’habiller pour aller chercher la mariée chez elle en long cortège de voitures scintillantes et … les plus bruyantes possible. Arrivés dans le quartier, obligation est faite de rouler le plus lentement et le plus bruyamment possible afin que tout le monde sache qu’on vient chercher une jeune fille. Et bien entendu, tout le monde de sortir aux fenêtres, les enfants de courir après les voitures, les fenêtres des voitures de s’ouvrir afin de faire entendre la musique à tue-tête. Heureusement, nous étions hors saison pour les mariages, et nous n’avons pas croisé d’autres cortèges. On m’a dit en effet que ça arrivait fréquemment que les gens se trompent de cortège et suivent celui de parfaits inconnus ! Il arrive même que des mariés se retrouvent dans la mauvaise famille !!

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Bref, bref, nous arrivons donc chez la mariée qui nous attend en robe blanche avec toute sa famille. Rencontre entre 2 mondes, les youyous fusent de toutes parts, le marié ne sait plus qui il est, les caméras se mettent en route, les téléphone portable se transforment en appareils photo improvisés, on essaye de savoir qui est qui, on s’embrasse, on se présente, on est heureux ! Puis le signal est donné de se rendre à la salle. Re-youyous incroyables, les mariés montent dans leur « carosse », et le convoi s’ébranle en fanfare vers le lieux de la fête.

Là, les musiciens nous attendent, et dès que les mariés montent les marches, ce sont les percussions qui dominent les youyous. Immédiatement, des femmes se mettent en transe, d’autres lancent des pétales de rose, et c’est au milieu d’un brouhaha incroyable mais d’une intensité extraordinaire que les jeunes mariés vont s’assoir dans les fauteuils royaux installés pour eux. Ils y resteront tout l’après-midi, seule la mariée le quittera pour aller se changer environ toutes les heures, et montrer ainsi les gandouras qu’elle possède.

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LES GANDOURAS, CES MERVEILLES DE L’ARTISANAT

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Voilà, j’en arrive donc aux fameuses gandouras qui sont spécifiques à Constantine et à Annaba (Annaba est THE ville concurrente, située à une centaine de kilomètres au bord de la mer). La gandoura est une robe luxueuse, en tissu très épais pour supporter les kilos de fils d’or dont elles sont brodées (sans compter les milliers de paillettes et  autres fils colorés). Ce sont toutes des pièces uniques, entièrement brodées à la main, et croyez-moi ce sont des pures merveilles ! Bien entendu, elles coûtent un petite fortune, et chaque femme doit en avoir plusieurs. En effet, comme elles doivent les mettre à chaque occasion et qu’elles doivent montrer leur « fortune », les femmes se changent au moins 3 ou 4 fois au cours d’une fête.

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C’est donc un véritable défilé tout au long de l’après-midi et il semble que la valse des valises n’arrête jamais. Je vous propose un arrêt sur image. Une fois, j’étais à un mariage, et on m’a dit de me comporter de la façon suivante : nous devions arriver prêtes, trainant derrière nous nos valises remplies de gandouras, de chaussures, de bijoux, tout en ayant l’air le plus hautain possible. Le truc, c’est de laisser sa valise dans un coin et de se mettre immédiatement à danser afin que tout le monde puisse nous admirer. Et attention, hein, il faut en mettre plein la vue ! Ah ! Ca a été un moment jouissif, je vous le promets !! C’était la première fois de ma vie que je voulais, et que je devais, absolument en mettre plein la vue ! Bon, la semaine dernière, je n’ai pas pu faire ça, car c’est impossible de faire ce genre de truc quand on a un appareil photo dans les mains, mais qu’est-ce que je me suis amusée à observer ce manège !

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Un autre lieu incroyable, c’est donc bien entendu le vestiaire ! Là, les femmes se déshabillent et se vêtissent toutes ensembles, elles se remaquillent, enfilent des gaines pour pouvoir rentrer dans leurs kaftans qui eux doivent être cintrés à la taille, ouvrent leurs mallettes à bijoux pour mettre ceux qui sont appropriés à la tenue, changent de chaussures, de sac … pour ressortir plus belles que jamais, et retourner directement sur la piste de danse afin que tout le monde les voie.

 

DE L’OR, TOUJOURS DE L’OR

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En plus des robes, il y a bien entendu les bijoux qui sont tous en or, en argent, en perles. Et il faut les mettre tous ! Et plus ils sont gros,volumineux, ouvragés, plus ils sont beaux ! Chaque femme a plusieurs gros bracelets à chaque bras, il y a également ceux qui se mettent aux chevilles (des anneaux très lourds et rigides), des colliers en or jaune et blanc, des bagues, plusieurs paires de boucles d’oreille, et bien entendu, la ceinture de Louis d’or qui s’accroche avec un fermoir travaillé avec une finesse extraordinaire. Je ne dois pas oublier non plus de vous parler de ce fameux collier, le skhab. Celui-ci est composé de perles de couleur noire, de forme triangulaire et fabriquées avec un mélange de clou de girofle et d’ambre. Le skhab sert de parfum car il n’est en effet  pas possible d’en mettre avec les gandouras, à cause des fils d’or. Tout ceci est vraiment magnifique, mais le revers de la médaille est que les femmes souffrent vraiment dans ces tenues. En hiver, ça va encore car il ne fait pas trop chaud, mais en été, je vous jure, c’est à la limite du supplice (en tout cas pour moi qui ne suis pas habituée). Imaginez que vous portez une robe très rigide, souvent en velours, avec une combinaison en dessous pour ne pas l’abimer avec la sueur, des kilos de bijoux partout là où c’est possible, des talons hauts, et tout ça à 40°…

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A mon avis, on n’est pas loin des 10 kg en exagérant un peu, mais pas tant que ça ! Et plus vous êtes riche, plus vous avez de poids !

Ah, on m’en a fait porter des gandouras et des bijoux incroyables, mais pour cette fois-ci, j’ai dit que si on voulait que je prenne des photos, il fallait que je sois le plus à l’aise possible. Je suis donc restée d’une simplicité effarante en n’enfilant qu’un simple kaftan (très très joli quand même avec ses paillettes bleues !), avec des chaussures confortables et peu de bijoux. Pfiuuu, je l’ai échappé belle ! Et pourtant, je ne suis pas juste de dire ça, car la vue d’ensemble de toutes ces femmes avec ces tenues incroyables relève presque des contes des 1001 nuits, et je serais la première à déplorer que cette tradition se perde. Je me fais penser aux gens qui sont contre la réintroduction du loup en France mais qui déplorent les massacres des lions en Afrique … Je sens qu’il faut que je fasse un point avec moi-même, là …

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LA MUSIQUE

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J’en ai donc fini de vous décrire le décor somptueux, mais je ne dois pas oublier de vous parler de la musique ! Pour ce mariage, il y avait donc comme je vous l’ai dit, un groupe de musiciens composé exclusivement de percussions et un DJ, et chacun alternait. Le raï pour l’un et la musique traditionnelle pour l’autre. C’est de cette dernière dont j’ai envie de vous parler car c’est elle qui permet aux femmes de rentrer en transe. En effet, comme vous le savez probablement, nous sommes en pays musulman, et même s’il y a de l’alcool qui circule en sous main, ce dernier est totalement interdit « moralement ». Les fêtes se font donc au son des pshiiiit des bouteilles de soda. Et pour « se détendre » comme ils disent, rien ne vaut une bonne transe et ceci, grâce à la musique. Ainsi, de 7 à 77 ans comme on dit, les hommes comme les femmes, au son d’un certain rythme qui est très codifié, commencent à balancer le haut du corps et la tête pour entrer dans cet état second. C’est étonnant de voir ces femmes si élégantes se métamorphoser littéralement, et oublier leurs parures et leurs coiffures. Généralement, il y a toujours quelqu’un qui se tient derrière la personne en transe afin de la tenir si elle tombe (ce qui arrive souvent). Certaines choisissent de se mettre un voile sur la tête afin de renforcer l’effet. Le rythme musical est vraiment puissant et va crescendo, de plus en plus rapide et répétitif. Je vous promets, c’est vraiment impressionnant, et c’est impossible de ne pas ressentir quelque chose dans cette ambiance survoltée et en fin de compte, en dehors du temps. J’ai vu comme ça une fois un homme entrer en transe et il a été très difficile de le faire « atterrir ».

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Il a fini par tomber au sol, mais rien n’y faisait, il continuait à se secouer, et il a fallu pas mal de temps pour que ses compagnons réussissent à le « faire revenir ». C’est vraiment une expérience forte !

Vous avez probablement remarqué que je parle des femmes et des hommes et non pas des gens. En effet, les mariages sont la plupart du temps non mixtes. Les hommes et les femmes sont dans la même salle, mais séparés par des paravents. Bien entendu, tout le monde peut circuler de chaque côté, mais malgré tout, cela ne se fait pas trop. En fait, comme je le disais précédemment, les mariages sont surtout des fêtes pour les femmes. Les hommes, une fois avoir fini de manger, sont dehors pour la plupart et  sont surtout là pour servir de chauffeurs à ces dames (il faut dire qu’elle transportent des millions sur elles !). Ca va peut être vous paraître étonnant, mais je dois vous avouer que ça me plait bien, cette non mixité. C’est comme se retrouver pour une virée entre filles, et c’est vrai, on se permet des choses (en paroles et en actes) qu’on ne ferait probablement pas avec une présence masculine. En plus, c’est drôle, on se sent tout d’un coup très précieuses, très convoitées, bref, très femmes. Et dehors, on sent qu’il y a vraiment des hommes, qui se sentent eux aussi probablement très virils. Pour le coup, chacun a son rôle, les femmes être belles, précieuses, danser, youyouter, et les hommes, attendre dehors, au service de ces dames, à parler politique et foot, et jeter des coups d’oeil au cas où ils apercevraient « la femme ».

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LE REPAS

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Concernant le déroulement même de l’après-midi, une fois les mariés installés dans leurs fauteuils, ma belle-mère a apporté un plateau d’argent à Sorraya sur lequel était posé un pain, du sucre et une fiole contenant de l’eau de rose (ou de fleur d’oranger, je ne sais plus ). Bien entendu, tout ceci sert de symbole de richesse, de fertilité, de bonheur. Ensuite, le signal a été donné de se mettre à table. Contrairement à « chez nous », les invités ne sont pas placés (normal, on ne sait jamais vraiment combien seront présents !) et on choisi sa place en fonction de nos affinités. Les plats sont servis et sont toujours composés d’une soupe (shorba), d’un plat de féculents, de viandes (souvent du mouton et du poulet), d’un plat « aigre doux » (là, ma belle-mère avait choisi de servir le chbah essafra, sortes de triangles de pâte baignant dans une sauce sucrée. Succulents !) et de fruits. Nous mangeons toutes dans le même plat, et j’adore ce moment de partage,

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chacune étant attentive à ce que l’autre mange en ajoutant par exemple un morceau de viande de « ton côté ». Je préfère 1000 fois cette tradition à la notre où chacun dispose de son assiette, avec sa portion à soi, et je vous promets, si je pouvais le faire quand on reçoit des amis ou de la famille, je le ferais volontiers pour symboliser le partage.

Donc, le repas se déroule assez rapidement, et contrairement à chez nous, en France en tout cas, c’est expédié en 2 temps 3 mouvements (là, pour le coup, je trouve que si on pouvait prendre un peu plus notre temps pour savourer les plats, ça serait vraiment bienvenu ! Je trouve que c’est trop rapide, et on ne rend pas assez honneur à la cuisine !) Et bien sûr, à partir de là, place à la musique et à la danse !

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LE HÉNNÉ

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Je disais que la mariée se change constamment, et arrive le moment, au milieu de l’après-midi à peu près, où la cérémonie du hénné a lieu. C’est généralement une femme âgée qui s’occupe de préparer la mixture (qui est verte contrairement à ce qu’on peut penser) pour l’appliquer en cercle dans les paumes de la mariée. On y ajoute un louis d’or et on laisse « macérer » le tout à l’aide de petits coussinets. Quelques heures après, quand la mariée les ôte, il reste une sorte de tatouage marron dans le creux de la paume. Bien sûr, il partira après quelques jours. C’est également à ce moment là que la belle famille offre les bijoux à la mariée – généralement des bracelets et une ceinture, et que les invités lui donnent des billets. Il arrive d’ailleurs souvent qu’avant de donner ces billets, les femmes dansent un moment avec eux au bout des doigts, signifiant ainsi leur générosité

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 – c’est d’ailleurs aussi un fort stimulant à celle qui en donnera le plus grand nombre !

Ensuite, vient l’heure du café qui sera servi avec une multitude de gâteau « orientaux » , tous bien entendu très très sucrés, de formes et de goûts différents. Un vrai festival pour ceux qui aiment les sucreries !

Olala, je me rends compte que je parle, je parle, vous devez en avoir marre ! Il faudrait que je laisse la place au images quand même ! Je n’ai pas été très libre de mettre toutes les images que j’aurais aimé vous montrer, car je sais qu’il y a certaines femmes qui ne souhaitent pas apparaître sur internet, et je tiens à respecter leur volonté. Aussi, vous remarquerez probablement que presque tous les visages sont coupés ou flous, sauf, sauf … ceux des mariés !

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Alors vive les mariés et beaucoup, beaucoup, beaucoup de bonheur à nos jeunes tourtereaux !

 

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Edit du 10 mars 2013 à cet article : Si vous êtes intéressé(e) par un service photographique pour votre mariage ou celui d’une proche, cliquez sur le lien  pour en savoir plus : http://www.photofolle.net/mariage-algerien/

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Laurence

Laurence

Côté rêvesJe dis souvent que je ne photographie pas ce que je vois, mais ce que je ressens. Grâce à la photographie, je peux modeler le réel et y imprimer mes sentiments en organisant les formes, les couleurs, les contrastes tels qu’ils me parviennent pour en faire émerger mon monde émotionnel. Côté pratique … Je gagne ma vie en vendant des photographies à des agences et à des collectionneurs, mais aussi en dispensant des cours de photographie dont vous pourrez trouver toutes les modalités dans la rubrique « Cours« . Plus apparentée à une « coacheuse photographique », j’aime pousser mes élèves à trouver leur propre chemin et leur style personnel.

30 Commentaires

  •    Répondre
    Quel scintillement ! Je pense, Laurence, que tu as trouvé les bons mots en parlant du conte des mille et une nuit : c’est ainsi que, j’imagine, les princesses s’habillent… ça fait rêver. Et, même si tu nous donne le revers de la médaille, à regarder, on ne souffre pas de porter ces atours somptueux : on s’en délecte. :love:
    •    Répondre
      Dignes de la jet set de la zone.

      Que dire des sourires, de la joie, des bijoux, robes un vrai défilé de mode et un grand rassemblement qui malgré le froid a réchauffé pas mal de coeurs.

      En ce qui me concerne je n’ai jamais vu un catalogue aussi fourni.Je decerne la palme d’or à la mariée : arrachée dans les dernières secondes à la fameuse robe verte fluor, le clou de la fête.

      Bonheur aux nouveaux arrivés dans le club, Longue vie à tous et surtout aux organisatrices de cet évenement.

  •    Répondre
    Bonjour Laurence,

    Milles merci de m’avoir transporté là-bas et puis un grand bravo pour ton reportage, très bien réussi, je dirais même que je n’aurais pas pu m’exprimer comme tu l’as fait (malgré qu’il y a encore beaucoup de choses à dire, j’en suis sûr).

    Meilleurs vœux encore pour nos tourtereaux.

    PS: Ha! J’ai reconnu quelques personnes, même sans visage!!

  •    Répondre
    Quel pavé maman ! Comme on dit sur les forum Pavé César ! Mais bon le tien est super bien écrit et nous fait tout de suite comprendre comment se déroule un mariage à Constantine En plus il est illustré avec des magnifique photos…. Bravo ! :woot:
  •    Répondre
    Oups la faute: forums ! :whistle:
  •    Répondre
    Pourquoi, nous on était pas invité à cette superbe fête. C’est pas juste !!!!!
    Ton reportable est très bien. Quand, je divorcerais, je veux aller me marier là bas, mais je veux, non, j’exige tous les bijoux, en or. Dis à mes futurs beaux parents de ne pas les prendre trop larges, j’ai des poignets fins…….Je veux aussi pleins de robes qui soient assez larges pour planquer mon bide !
    Je te charge d’organiser tout çà, et ne me déçois pas. Je compte sur toi.
    Tu seras ma demoiselle d’honneur… Par contre la séance du thé, çà peut se remplacer par du rosé ? Les gâteaux, je ne suis pas fana, je préfèrerais un bon camenbert !!!
    Je te donne carte blanche pour tout…..
    T’embrasse.
    Titi.
  •    Répondre
    Que de choses! Que de flashs (back!). Je ne sais pas par quoi commencer. L’article et long et il ne dit pas tout, mais je vous rassure, l’essentiel y est. Je n’ai pas envie de jouer les senseurs, les connaisseurs. De toutes les façons, comme l’a dit Laurence, c’est une affaire de femmes:les hommes accompagnent le mouvement comme je le fais en écrivant en écoutant ‘La gochi’, un DJ sétifien qui fait des petites merveilles pour danser; je pense qu’il est gaucher d’où le surnom (à prononcer qvec l’accent) et il n’existe pas sur INTERNET. Donc je reviens à l’article. Je vais essayer d’y répondre en plusieurs fois. Du point de vue de la chronologie des mariage. D’abord il manque plusieurs étapes importantes : la phase 1 est la détection. En général le marié (appelons le A) découvre une perle (appelons la S). La découverte peut avoir lieu par hasard, l’université, sur INTERNET, ou simplement dans la rue. Alors A lance des messages du type SMS-P: S’il te plait Maman miss S me Plait. Comme son nom l’indique, le message est codé. La Maman s’arrange alors pour trouver une fête (généralement un mariage) pour voir à l’oeuvre S. La chronologie du mariage commence en fait par un mariage. Voilà Laurence est perdue avec la chronologie. En fait, il faut comprendre une chose: à Constantine c’est le temps qui se plie aux désirs des gens. Ce n’est pas l’axe menant du big bang à l’infini temporel. A Constantine il devient malléable. Ce n’est plus une droite, c’est une surface faite de tissus qui plie au gré du mouvement des robes dorées. Il ne dicte plus sa loi, il s’adapte. Ce postulat physique est capital: tout en découle après et la lecture des événements devient plus fluide pour celui qui le prend en compte. Donc voilà notre hypothèse de travail posée.
    Après le mariage chez le cousin ou la cousine. Le contact est établi. Une enquête préliminaire est effectuée. Pas de traces de CV ni de choses comme ça. Une fois le tour fait, monsieur A reçoit le feu vert. Miss S pareil. Les négos s’entament. Que des femmes en action: une visite à l’occasion d’une fête, et voilà les familles tombent d’accord. Une fois fait, on informe les hommes de ce qui se trame. On leur indique alors le jour et lieu où ils peuvent aller à la mosquée ou ailleurs (ce n’est pas une obligation) pour sceller l’union entre les deux familles. La suite est décrite par Laurence. L’ordre importe peu une fois que socialement l’union est déclarée publiquement. Par contre, le nombre d’étapes est important, surtout pour la femme. Plus il y a d’occasions et plus les parents du gars offrent des bijoux et pleins d’autres trucs. Je m’explique: tant que le voyage de noce n’a pas eu lieu (en d’autre termes pas de consommation), à chaque fête il faut un ou des cadeaux et des gâteaux pour la mariée. Et puis ainsi de suite jusqu’au bout, et le point de vue de Laurence est assez fidèle. Dans la suite je raconterais le point de vue des hommes. Qu’est ce qui se passe pendant que ces dames dansent.
    A+
    Ryad
  •    Répondre
    Ah ! J’ai oublié de dire deux choses très importantes et ce sont Amel et ma tante Titi qui m’y font penser …
    La première, c’est qu’effectivement, une femme peut parfaitement être identifiée rien qu’à sa gandoura. Je vous le rappelle, ces robes sont des pièces uniques et n’ont qu’un seul propriétaire ! Quand je pense que mon frère m’a demandé si elles les louaient, je crois qu’elle auraient une crise cardiaque rien qu’à cette idée ! Non, non, elles sont bel et bien à elles, et pour la vie … Ce qui ne les empêche pas de s’en faire faire des nouvelles de « temps en temps ».

    Seconde chose, et c’est Titi qui me le rappelle, ce qui est génial, c’est qu’il FAUT justement avoir des formes généreuses pour remplir ces robes ! Là, exit les fluettes … il faut de la poitrine, du ventre, du popotin !!!

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    Merci pour ce bel article et une fois de plus, toutes mes félicitations à nos chers Amine et Soraya.
  •    Répondre
    Couleurs ,satin ,velours et brillant partout….ça donne envie de toucher (ou d’effleurer si ça ne se fait pas.).. un réel tourbillon des sens déjà à travers les photos… alors en vrai, qu’est ce que ça doit être! je ne prétends pas avoir ce qu’il faut là où il faut pour porter ces beaux atours mais j’essaierais bien quand m^me histoire de réveiller des souvenirs de princesse… pas un jour où il fait 40° (instinct de préservation)…. en ce qui concerne l’austérité protestante , elle en prend un sacré coup avec l’étalage de tout cet or!!
    blague à part, je tire ma révérence à Laurence pour tout son talent et merci de nous faire partager tous ces moments … c’est avec un grand plaisir que nous avons admiré (et écouté!)tous ces clichés et la beauté des mariés!!
    Ryad, tu le sais déjà mais la ressemblance avec ton petit frère est SCOTCHANTE!
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    Et bien j’ai tout lu, avec beaucoup d’intérêt! Merci Laurence de nous transporter dans un ailleurs géographiquement pas si lointain finalement, mais si dépaysant dans ses traditions. Quelle belle fête ça a dû être… Et j’imagine qu’il n’a pas été si simple de prendre des photos dans cette foule, en mouvement de surcroît.
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    Che bella festa! E che bella coppia!
    W gli sposi!
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    LAURENCE ,
    fantastique
    tu nous invites au MARIAGE
    on part en VOYAGE !
    il faut vraiment s’y arrêter , c’est magnifique de récits , couleurs , odeurs , traditions et joie !
    j’aime bcp ton récit qui se veut au départ très organisé et qui finalement perd un peu pied tant il y a a raconter.. j’adore
    en tous cas c’est génial de savoir , de comprendre même si certaines choses nous paraissent plus étranges ..
    j’aime moins l’idée de la non-mixité même si c’est tout à fait respectable , en fait ce que je n’aime pas c’est quand tu décris l’idée de la femme qui se doit d’être belle et désirable et l’homme en attente juste viril ….voila , par contre j’aime tellement ton idée du partage dans le plat ! pourquoi ne pas essayer chez nous ? après tout , qui ça gênerait ?
    j’ai bcp aimé aussi et surtout j’ai été effarée par le passage de la « transe » , c’est incroyable !! il faut sortir de soi pour en arriver la !
    merci laurence ,c’est superbe , le montage photo musique a fini de m’emporter … que de beautés ! j’t’ai vu , ryad aussi , les enfants aussi …bisous laurence
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    Quel magnifique billet ! J’ai pris un plaisir incroyable en le lisant. C’est presque dommage qu’il n’y ai pas davantage de photos (que je chipote !). Et une « petite réunion de famille de 300 à 400 personnes »… j’ai adoré :woot: ! Merci mille fois !
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    Marie-Laure : C’est vrai qu’il y a comme un rêve de petite fille avec ces tenues et ces bijoux, et je suis vraiment contente de t’avoir séduite, toi qui pourtant n’aime pas le brillant ! Quelle gageure :woot:

    Amel : C’est vrai que tu nous a manqué à ce mariage ! J’aurais vraiment aimé te voir dans ces atours … Elles sont comment, tes gandouras, à toi ?

    Titi : ma tante Titi est vraiment incorrigible. Penser à divorcer maintenant … Pour l’organisation de ton remariage, je ne suis pas sûre d’être la personne la plus appropriée. je pense que ce sera ta belle-mère qui s’en occupera, ça sera plus prudent :sick:

    Ryad : Ah, la notion de temps … je repense constamment à cette citation d’un touareg qui s’adressait à un « occidental » et qui lui disait : « vous, vous avez l’heure, nous, nous avons le temps ». Mon article en est une excellente démonstration !

    Rima : Je ne te connais pas, mais je suis sûre à 99% que tu es une cousine ! Car en Algérie, c’est comme le temps, les familles sont à dimension très variables et chacun se trouve être le cousin ou la tante de l’autre 😀 . En tout cas, je suis vraiment honorée que tu aies apprécié ce petit reportage, car qui mieux que vous pouvez juger de la qualité !

    Maryse et Alain : C’est sûr qu’on est vraiment très loin de l’austérité protestante ! Ah, comme j’aimerais, Maryse, te voir danser avec ces femmes !!!

    Christine : Comme tu le supposes fort bien, ça n’a pas été facile de prendre des photos, et d’ailleurs, techniquement parlant, il y en a peu de réussies. Peu de lumière, des forts forts contrastes, du mouvement constant, tant de monde avec évidemment peu de recul … Bref, finalement, je ne m’en suis pas mal sortie, mais avec un taux de « déchets » vraiment important :sick:

    Federico : Sono molto contenta si questo reportage ti ha piaccuto ! Soppratutto tu che sei un uomo, e dunque, forse, un po meno interressato per i vestiti … Ma, come sei un artista, hai questa sensibilità 😀

    Joycelita : Toujours aussi enthousiaste ! C’est tellement stimulant de te lire ! Concernant la non mixité, tu sais, sur le fond, c’est comme « chez nous » mais en plus exacerbé, cette notion de séduction. Ceci dit, cela développe chez les gens un don tout bonnement extraordinaire et que j’appelle « le coup d’oeil algérien ». Je te jures, nous sommes à côté d’eux totalement aveugles ! En une fraction de seconde, les gens peuvent tout te décrire d’une personne par le menu, ils sont capables, quand on croise une voiture dans le bouhaha citadin, et ceci à 100 km/h, de dire que telle personne était dans telle voiture, que le rendez-vous qu’on est en train d’attendre ne va pas tarder car on a vu dans la rue à 500 mètres sa voiture garée. Bref, j’en reste constamment interloquée ! Il faut le vivre pour y croire ! Concernant la transe, c’est effectivement très impressionnant de voir à quel point les gens peuvent rapidement se plonger dans un monde parallèle. Je ne sais pas ce qui nous, « les français », nous empêche d’être à ce point naturels, et qu’il nous faille souvent le prétexte de l’ivresse pour s’abandonner, comme si quelque part, ce n’était pas notre faute. Bizarre …

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    Oups ! J’étais justement en train de rédiger ma « réponse précédente » quand entre temps Picwick est venu nous rendre visite. C’est pour moi l’occasion, tout d’abord de te remercier à mon tour d’avoir pris le temps de lire ce trèèèèèèèèèèèèèèèèèès long article et d’avoir regardé les photos, mais aussi de faire de la publicité sur ton très bon site dédié à la littérature. Les articles sont vraiment bien écris, tes critiques sur les livres que tu lis ou a lus me paraissent pertinentes, et en plus, c’est une très belle porte ouverte à tout le monde de l’écriture et de la lecture avec ses concours, ses challenges, etc…

    Je conseille donc à tous ceux qui Aiment lire d’aller s’inspirer chez Picwick à cette adresse : http://lemondeselonpickwick.unblog.fr/
    :love:

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      Ohhh !!! C’est adorable Laurence ! Je suis très touchée, tes compliments me vont droit au coeur ! J’ai l’impression que mon blog fait encore pâle figure à côté de plein d’autres (que j’ai mis en lien)… j’ai pris une grosse dose de bonne humeur et d’encouragements grâce à toi ! Merci beaucoup !
      Et longue vie à ton blog aussi, je l’adore et il me permet de ‘voyager’, moi qui n’en ai pas beaucoup l’occasion… Merci encore donc !
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    Alf mabrouk Sosso
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    Coucou à tous,

    Merci Laurence pour ce superbe flash-back de la journée la plus importante de notre vie (du moins, sensée l’être :p )
    N’ayant pas de connexion internet à la maison suite à notre déménagement, j’ai du faire du copier coller pour faire lire ce magnifique récit à ma chère personne S :lol:!! on a eu beaucoup de plaisir à le lire et à se replonger dans cette belle journée…Par contre Soraya, n’a pas encore vu la diapo des photos…Ce que je regrette, c’est d’avoir raté l’After (il faut dire qu’on avait un long voyage à faire, et d’autres paysages à contempler)…Ce que j’appelle l' »after » c’est tous ce qui se raconte après la cérémonie, pour récapituler tous ce qui a était dit et fait et que le coup d’œil de certains a pu rater…
    Enfin ce qui est marrant aussi, c’est que j’ai découvert un bon nombre de ces traditions avec Laurence, pendant son enquête qui a duré plusieurs années (je pense qu’on n’a pas encore tout compris néanmoins!!)…c’est dire que tout ce ceci n’est qu’affaires de femmes.. 😉
    En tout cas un grand merci à toi chère belle sœur, et à tout les autres pour les vœux!! j’aurai surement plus de choses à dire dès que la vie..euh je veux dire Internet sera opérationnelle à la maison
    Grosses bises de Nantes
    Amine

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      Ah, c’est vrai Amine, tu as tout à fait raison de rappeler que cet article est le résultat de plus de 10 ans d’enquête pour arriver à percer les secrets d’un mariage constantinois ! Et je ne suis pas au bout de mes peines, je le sais !!! Et pourtant, je suis une femme, donc j’ai normalement accès au plus secret des secrets. Ceci dit, n’étant pas née à Constantine, je ne bénéficie pas du « non-dit-parce-que-c’est-évident » dans lequel les petites filles sont baignées … Du coup, je rame … Mais foi de gauloise, j’y arriverai !!!!!
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    Marie-Thérèse 5 mars 2010 à 21 h 29 min
    J’arrive un peu « à la fumée des cierges » comme on dit chez nous nous! En fait, je ne savais pas quelle tenue mettre pour être à la hauteur de l’évènement. Bon, tant pis, on me prendra comme je suis, comme d’habitude!C’est une cérémonie qui ne ressemble en rien à la française quoique au début comme au final: c’est une belle histoire d’amour qui doit durer toujours!!!
    « L’amour guérit tous les maux
    A la fois ceux qui les donnent
    Et ceux qui les reçoivent »
    Tous nos meilleurs voeux de bonheur! : :love:
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    Ton récit à attiré toute mon attention. Tu décris parfaitement tout le déroulé des préparatifs du mariage. C’est très émouvant! Des gateaux aux fleurs artificielles, vous n’avez rien négligé! Toutes mes félicitations aux mariés et à votre famille.
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    d’abord felicitations aux mariés, ensuite merci laurence car je crois que j’en avais bien besoin car je suis algerienne mais KABYLE et je suis fiancée à un constantinois dont la famille me semble trés traditionnaliste (en tout cas selon ses dires à lui)
    comme je vous l’ai déja dit je suis Kabyle avec des traditions pas differentes mais en meme temps tellement loin de tous ca n’etant pâs une fana de traditions
    je ne dit pas ca pour critique loin de la car je trouve tres admirable d’etre resté aussi attaché aux traditions et coutumes d’avant amis ca me fait peur peur d’etre et de paraitre differente de faire ce qu’il ne faut justement pas faire et de faire honte a ma belle famille ou meme a mon mari qui est lui tres comprehensible je le sais il ne m’envoudra pas me connaisant et sachant comment je suis
    mais sa famille je ne sais pas trop car je sais qu’il voulais qu’il epouse une constantinoise qui soit comme elles et je dit bien ELLES car les hommes ne sont pas un probleme ce sont plutot les femmes qui sont tres »protocolaires » à constantine comme partout ailleures
    enfin ca va peut etre m’aider a mieux voir les choses et essayer de les comprendre afin d’entrer dans la danse mais sans pour autatnt perdre mon coté Kabyle dont je suis tres fière et que je ne voudrais nullement changer
    enfin je voualis te dire marci et que cc’est tres beau
    beaucoup de bonheur aux mariés
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    en effet … les broderies, les couleurs .. les tissus ! j’aime
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    Bonjour, j`aimerai attirer votre attention sur une chose que tout le monde a oublier …..est ce que vous avez penser a la femme pauvre a constantine , comment qu`elle peut avoir tous ces bijoux surtout …..alors il y a des familles qui mande la journee et rien le soir …
    alors , alors soyez realiste les riches descendez sur terre nous aussi les pauvres ont veu aussi se marier ..alors please nous nous privez pas de ca …..les riches egoistes …
    •    Répondre
      Je suis entièrement d’accord avec ce que tu dis Ahmed et ça a d’ailleurs donné lieu à de nombreuses discussions véhémentes. C’est vrai que toutes ces tenues, tout cet or sont magnifiques, voire magiques, mais combien s’endettent à vie pour pouvoir se marier (quand ils le peuvent). Et tu as raison de rappeler que cette tradition, comme toutes les traditions d’ailleurs, a un côté totalement absurde et injuste. Merci pour ton intervention !
  •    Répondre
    Comme le monde est petit, je suis la cousine de Soraya 🙂 la mariée en question , je vous ai reconnue grace a votre nom de famille !
    Bravo les photos sont magnifiques ! vous avez réusssie a capturer le magie de nos tenues traditionnelles , je présume que vous étiez la jeune femme au superbe appareil phot ^^ bonne continuation, ça fait plaisir de tomber sur vous par le plus grand des hazards
    ps : j’ai trouvé ce lien sur facebook 🙂 et les commentaires sont tous positifs ^^
  •    Répondre
    Bonjour Benmamar ! Merci de tout coeur pour votre si gentil mot qui me va droit au coeur ! Et qui sait, peut-être nous re-croiserons-nous à une prochaine festivité ?
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    Super reportage, et les détails des gandouras sont fantastiques !
    Je souris en me disant que tu as dû un peu galérer pour les cadrages, mais le résultat est vraiment une grande réussite.
    •    Répondre
      Bonjour Pastelle,

      Effectivement, pour les cadrages ça n’a pas été très facile. Mais je dois dire que pour de nombreuses photos j’ai « recadré » en post-production. A vrai dire, je ne m’attendais pas à un tel succès sur la toile de cet article et c’est à la suite de toutes ces visites qu’il m’a semblé important de rendre leur « anonymat » à toutes ces dames.
      Je suis heureuse que ce reportage t’ai plu !!

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