MON EXPÉRIENCE AVEC UN TOY LENS

Que font 2 photographes qui passent du temps ensemble ? Elles font de la photographie et souvent, elles s’échangent leur matériel, histoire de voir et de tester autre chose…

C’est ce que nous avons fait avec mon amie Anne-Laure lors de son séjour à Genova cet été et elle m’a gentiment prêté un petit objectif rigolo comme tout : un toy lens SLR Magic. Monté sur mon appareil photo micro 4/3 (ici on les appelle « mirror less »), ce 11 mm est devenu grosso modo un 22 mm, donc un grand angle. Ce petit objectif tout en plastique (à part peut-être la lentille, je ne me souviens plus …) permet de réaliser des photographies avec un effet « lomographie », c’est à dire que les distorsions, les aberrations chromatiques, le vignettage, … bref, tous ces défauts bannis par les objectifs « standards » sont au contraire recherchés.

Aujourd’hui, j’aimerais vous faire part de mon retour d’expérience.

Je ne suis pas une spécialiste de matériel, loin s’en faut ! Je n’en ai pas énormément et surtout, j’ai le même depuis des années car celui que j’ai comble tous mes besoins. Aussi, pardonnez-moi si je ne suis pas super précise et technique dans mon petit compte-rendu 🙂

[wc_fa icon= »hand-o-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Impressions générales

Le rendu que cet objectif donne à nos photos (et je pense de ces types d’objectifs en général dits « TOY ») est très marqué, et s’il est amusant à utiliser de temps en temps, je pense que sa « personnalité » est tellement forte que je ne me verrais pas l’utiliser si souvent que cela. Ceci dit, de temps en temps cela ne me déplairait pas de partir avec lui, avec en tête une idée pour profiter de ses caractéristiques « lomographiques ». Il est vrai que c’est un investissement pas trop onéreux (Anne-Laure m’a parlé d’une centaine d’euros) au regard du matériel photographique en général, alors pourquoi ne pas y penser un jour …

Dès la prise de vue, j’ai donc été frappée en tout premier par le rendu des couleurs. Peut-être que certains d’entre vous pourront m’en expliquer les raisons (à cause de la lentille plastique ?), mais les contrastes sont vraiment présents. Et malgré le fait que j’ai fait mes photos en format raw, au final je me suis rendue compte que je ne pouvais plus jouer tant que cela sur les courbes de contraste sans ruiner la qualité des photos. C’est drôle car en cela les décisions de réglage à la prise de vue se rapprochent vraiment de l’argentique où j’ai constaté plus d’une fois que même scannérisé numériquement il était ensuite délicat et limité de jouer sur les rendus de couleur ou de contraste. De la même manière, la précision de cadrage est vraiment importante mais j’y reviendrai plus loin.

toyLens 1

 

toyLens 2

 

toyLens 3

 

Je vous présente les 3 photos ci-dessus sans aucune correction de post-production. Vous remarquez à quel point elles sont « naturellement » contrastées ? Est-ce que c’est lié au fort vignettage, au flou sur les bords et à la forte distorsion qui, en comparaison avec le centre de la photo nous donne cet effet de contraste intense ? 

Je n’ai pu que légèrement modifier le contraste (et donc les couleurs) dans la photo-ci-contre

toyLens 4

 Une autre option peut consister à, au contraire, complètement exagérer le rendu original en contrastant à l’extrême la photo. Il est vrai que ce n’est pas classique et que ce ne sera certainement pas au goût de tout le monde, mais je trouve que pour ma part, lorsqu’on décide d’utiliser ce type d’objectif pour son rendu « hors normes », c’est justement pour sortir des sentiers battus. Alors, pourquoi ne pas oser, à l’image de ces photographies ci-dessous 🙂

toyLens 1 (1)

toyLens

toyLens 2 (1)

 

… Et rien ne nous empêche de faire la même chose pour les photos n&b …

 

toyLens 5

toyLens 6

 

[wc_fa icon= »hand-o-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Précision de cadrage

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cet objectif à la « qualité douteuse » nous oblige à cadrer avec une très grande précision si on ne veut pas voir disparaître tout l’effet lomographie recherché, et notamment le vignettage. Car celui-ci, bien qu’assez aléatoire en fonction de l’ouverture du diaphragme est quand même bien présent sur toutes les photos, et surtout sur la surface des plus petits côtés de la photo (en haut et en bas dans le cas d’une image au format vertical, et à droite et à gauche dans le cas d’une photo au format horizontal). Aussi, si on ne veut pas avoir « un bout de vignettage » qui traine tout seul, il faut sérieusement s’appliquer à la prise de vue car tout redressement sera interdit après.

L’exemple ci-contre est assez parlant : la photo originale est de travers et le vignettage super limite en haut de l’image. Impossible donc à redresser si je veux le garder « intègre ». Il ne me reste plus alors qu’à contraster à l’extrême pour le faire disparaître. Mais le résultat final est plus que bof car la scène apparait selon moi de manière très déséquilibrée dans le cadre.

 toyLens (2) toyLens (1)

Un peu dans le même ordre d’idées, je crois qu’en utilisant ce genre d’objectif pour faire de la photographie d’architecture, il faut s’attendre et accepter le fait que tout soit déformé, et surtout tout ce qui est près du bord ! Ainsi, lignes et graphisme seront soumis aux aléas des déformations. Pour ma part, ce n’est pas pour me déplaire et cela peut donner un effet intéressant.

toyLens (8)
Les lignes sur les bords de l’image sont singulièrement déformés
[wc_fa icon= »arrow-circle-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] À propos du vignettage

Cet objectif est entièrement manuel ce qui veut dire que c’est au photographe de décider de l’ouverture et de la mise au point. En ce qui concerne le vignettage, ce qui est très intéressant c’est que celui-ci change d’aspect en fonction de l’ouverture du diaphragme.

  • Si celui-ci est complètement fermé, vous aurez un vignettage comme dans la photo ci-dessus, c’est à dire avec une frontière très nette entre l’image et la zone noire.
  • Si au contraire il est très ouvert, le vignettage sera alors beaucoup plus adoucit, voire quasiment invisible si vos bords de l’image sont déjà dans une zone sombre. Seules alors apparaîtront les déformations de l’objectif.

Dans les exemples ci-dessous je ne peux malheureusement pas vous donner les valeurs d’ouverture car cet objectif ne permet pas la mémorisation des exifs de ce point de vue. Je le fais donc de mémoire, et il se peut qu’elle défaille. Attention donc à ne pas prendre au pied de la lettre ce que je vous communique 😉

 

toyLens 1 (2)
Il s’agit probablement d’une ouverture moyenne, voire assez grande – je dirais aux alentours de f/4
toyLens 2 (2)
Ouverture maximale (f/1,4) et j’ai accentué le vignettage en post production
toyLens 3 (2)
Probablement une grande ouverture compte-tenu du peu de vignettage et surtout de la mise au point sur le lointain. Avec une petite ouverture, j’aurais probablement eu une mise au point sur l’ensemble de l’image
toyLens (6)
Objectif fermé au maximum (ou presque à mon avis). Vous remarquerez au passage que les italiens ne plaisantent pas avec les panneaux d’interdiction de stationner 😉

[wc_fa icon= »arrow-circle-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Un effet inattendu

Si quelqu’un peu m’expliquer ce qui s’est passé dans le cas de ces 2 photos je suis preneuse. Pourquoi est-ce que j’ai eu cet effet de « quadrillage » dans les 2 photos ci-dessous ? Je dois avouer que je ne m’en suis pas rendue compte sur le moment (j’ai pensé que mes photos étaient tout simplement floues …) et donc je ne peux pas dire quels éléments particuliers sont intervenus. La lumière n’était pas particulière, son angle par rapport à moi ne me semble pas problématique … Alors, qu’est-ce ? 😉

toyLens 1 (3)

toyLens 2 (3)

 

[wc_fa icon= »hand-o-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] La mise au point

De même que le contrôle de l’ouverture et de la fermeture du diaphragme est manuel, la mise au point l’est également. Pour ma part, ce n’est pas un souci puisque j’ai l’habitude de réaliser mes photographies en mise au point manuelle lorsque je suis avec mon réflex. Par contre, avec mon micro 4/3 et l’objectif que j’utilise toujours dessus (un 20 mm f/1,7, soit plus ou moins un 40 mm) je ne suis jamais en mise au point manuelle car la bague de cet objectif est tout simplement intenable tant sa course est longue et surtout ne s’arrête jamais. Avec ce petit objectif, ce n’est pas le cas du tout et la mise au point s’effectue vraiment bien. Par contre … par contre … où faire la mise au point ?

Là, je dois avouer que j’aurais encore besoin de l’avoir en main (Anne-laure, quand reviens-tu à Genova 😉 ) pour y comprendre mieux. Je vous donne tout de suite un exemple pour illustrer mon « désarrois » :

toyLens (3)

 

 

C’est sûr que j’étais à pleine ouverture car il s’agit d’une statue à l’intérieur d’un palais et le vignettage est suffisemment estompé pour que je puisse l’affirmer sans me tromper. Je devais également être très près de la statue car l’effet grand angle amplifie largement les jambes du sieur. On voit bien que j’ai fait la mise au point précise sur les yeux de la statue mais il me semble que compte-tenu de ma proximité et l’ouverture du diaphragme, les genoux auraient du être bien plus flous, un peu comme le tronc et le chapeau. Or, les jambes sont presque au point, ce qui défie toute logique photographique : comment peut avoir une mise au point en même temps sur 2 parties éloignées différemment l’une de l’autre, sachant que l’ouverture du diaphragme est maximale ? J’ai remarqué ce même phénomène sur plusieurs autres photographies mais celle-ci est vraiment significative. Quelqu’un aurait-il une réponse à me donner là aussi ?

[wc_fa icon= »arrow-circle-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] La technique du « centré-décentré » ne fonctionne pas bien

La plupart du temps, j’utilise ce qu’on appelle la technique du « centré décentré », c’est à dire que je fais la mise au point au centre puis je compose et je cadre ma photo en décentrant mon sujet mis au point. Or avec cet objectif, mis à part le problème étonnant soulevé plus haut, la zone de netteté se trouve essentiellement au centre de l’image ! Donc, pour les adeptes comme moi du décentrage extrême, gare aux erreurs de mise au point ! Ci-après un autre exemple pour illustrer ma déconvenue :

 

toyLens (5)
Arf ! J’ai oublié que mon petit personnage que je souhaitais net allait se retrouver sur les bords de l’image et donc tout flou !!!
toyLens (7)
De la même manière, je n’ai pas réussi à obtenir mes 2 écrans nets alors que d’après mon souvenir ils étaient quasiment sur le même plan. En fait, il s’est produit exactement le contraire qu’avec ma statue plus haut …

Enfin, dernier petit souci mais qui n’est pas lié directement à l’objectif, c’est la précision de la mise au point à travers l’écran. Bien que celui de mon appareil photo soit assez grand et lumineux, il reste cependant qu’on ne voit pas toujours très bien et surtout avec précision les zones de netteté, surtout quand on est à grande ouverture. C’est ce qui m’est arrivé dans le cas de la photo ci-dessous où ma mise au point est légèrement décalée (sur les chaises en premier plan et non pas sur la jeune femme et l’homme la regardant arriver). C’est ici qu’intervient d’ailleurs la familiarité avec son matériel : lorsque je suis avec mon 35 mm manuel et mon reflex, je connais tellement bien ce couple que je perds finalement très peu de temps à faire la mise au point car j’ai parfaitement intégré les zones de netteté. Je crois d’ailleurs que c’est pour cela que j’apprécie tellement les focales fixes : j’élimine finalement énormément de choix possibles au profit de la réactivité.

toyLens (4)

[wc_fa icon= »hand-o-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] En conclusion

J’ai vraiment passé un très très bon moment avec ce petit objectif, bien que seulement quelques jours pour l’apprivoiser ne m’ont pas été suffisants. Il faut dire aussi qu’avec Anne-Laure nous sommes de grandes bavardes et que nous n’avons donc pas pris non plus le temps de décharger les photos sur l’ordinateur pour pouvoir les visualiser correctement et tenir compte des erreurs flagrantes.

Je n’ai pas réussi de grandes photos et j’ai plutôt été en mode « découverte », me laissant surprendre par différents essais. Est-ce à dire que j’en achèterai forcément un ? Je ne sais pas … Mais si l’occasion se présente, je risquerai fortement de me laisser tenter car ce qui est bien avec ce genre de matériel « cheap », c’est qu’il y a une décomplexion totale du point de vue des normes communément admises. 

toyLens 2 (4)
Je fais même des oreilles de lapin à Anne-Laure, c’est dire si le ton est à la fantaisie avec cet objectif 😉

Allez, plus sérieusement, je vous souhaite une excellente journée ! Et encore une fois, si mon compte-rendu est incomplet ou erroné, n’hésitez pas à faire les remarques qui s’imposent ! C’est au contraire constructif pour tout le monde 🙂

A la revoyure 🙂

toyLens (9)

 

 

[wc_divider style= »dashed » line= »single » margin_top= » » margin_bottom= » »]

Le site d’Anne Laure : http://annelaurejacquart.com/

  1. Bonjour Laurence,

    un plaisir de lire ton article, puisque j’ai moi-même un Toy lens, mais pas tout à fait le même: le mien est un 26mm (52mm donc), ouvrant également à 1,4. J’ai constaté aussi la difficulté à jouer avec les couleurs, et cela m’avait d’ailleurs un peu déçue.
    J’aime beaucoup ton analyse pertinente et fine (comme toujours) de ton retour d’expérience; pour ma part je n’ai pas utilisé cet objectif depuis fort longtemps.
    Tu signales très bien les contraintes et limites de l’objet, avec lequel paradoxalement on peut cependant aussi très bien s’amuser.
    Ça me donne envie de refaire des essais, maintenant que je suis plus familière du mode M… 😀 Bonne journée, et merci pour ce bel article!

    1. Bonjour Cécile,

      Je crois que concernant les couleurs, il faut faire un peu comme je l’ai dit, se mettre dans la peau d’un film argentique avec lequel tu auras le rendu choisi (kodak, fuji, velvia, etc …). Pour moi, ce n’est pas vraiment un problème, il faut juste anticiper un peu. Après, tu peux toujours en faire un beau noir et blanc 🙂

      Les contraintes, c’est normal qu’il y en ait et je dirais que cela fait partie du jeu. Alors, ça veut dire que bientôt on va voir des photos avec ce 26 mm ? 26 mm, ça doit être quand même sacrément différent car c’est une focale plus de 2 fois plus courte que celle que j’ai essayé. L’effet de flou et de vignettage n’est pas trop envahissant du coup ?

      1. Pas impossible qu’on voit un de ces 4 des photos… Mais je voudrais d’abord parler de mes pâquerettes 😉 (sisisisi!!!) et puis il y a pas de photos d’Italie… c’est que je me disperse!!!

        L’effet de flou peut être envahissant, étant plus avancée en photo désormais, peut être que je saurais mieux quoi en faire… A suivre, quoi!

  2. Bonjour Laurence. J’ai moi même acheté un objectif de ce style (toy lens Holga) pour mon reflex, et pour une somme dérisoire, mais je ne l’ai pas encore utilisé ! Enfin si ,j’ai fait quelques essais peu concluants en intérieur, ce qui m’a laissé dire qu’il valait mieux l’utiliser en extérieur pour bénéficier d’un minimum de lumière…
    En regardant tes images, qui me plaisent beaucoup, ça m’a donné envie de le tester de manière plus approfondie !
    1. Bonjour Pascaline !

      Tant mieux si mes essais t’ont donné envie de reprendre ce « toy lens Holga ». Je ne sais pas du tout ce que ça peut donner concernant la lumière en effet, car s’il est fidèle à la « politique » du Holga, tu ne dois pas avoir de choix d’ouverture (ou alors seulement 2 : ouvert au max ou fermé au max – beau temps – pas beau temps …). Je me trompe ?

      Je crois que de manière générale, comme je l’ai aussi mentionné dans l’article, il est vraiment important de prendre le temps de se familiariser avec son matériel, que celui-ci devienne un outil à notre service et non pas l’inverse comme c’est souvent le cas lorsqu’on le découvre. Il faut pour cela faire de très très nombreuses tentatives. Alors vas-y, fonce !! 🙂

  3. Ca bouleverse en effet les codes généralement admis! Mais c’est un joli gadget qui permet de créer de véritables images, capables de rendre l’émotion!
    Merci pour cette démonstration convaincante.
    1. Bonjour et merci de ton passage Gine !

      En fait, je dirais que tout le matériel est du gadget si je suis ta pensée car il y a des magnifiques photographies qui sont prises avec un simple trou dans un boîte. L’important, je n’arrête jamais de le répéter, c’est la vision que le photographe a, le reste, ce n’est que de la technique 🙂

  4. Le quadrillage ? Probablement une très grande fermeture du diaphragme, à F/13 ou plus encore (f/22 ?) qui engendre une forte diffraction transversale de la lumière sur les cellules du capteur, que la qualité de l’objectif ne contribue pas à atténuer, bien au contraire.
    Ce pourrait donc être les reflets de la trame des cellules du capteur au fond du boitier qui seraient renvoyés à l’arrière de l’objectif et enregistrés comme éléments à part entière de la photo.
    C’est une hypothèse bien sur…
    1. Bonjour Jean-Paul,

      Je suis heureuse de te lire ici ! Je ne sais pas jusqu’à quel point cet objectif peut être fermé, mais l’hypothèse que tu avances est plausible effectivement. Peut-être aussi que les conditions de lumière étaient telles (16h30 en juin par un très grand soleil du sud) n’ont fait que renforcer cet effet. En tout cas, ce sont les 2 seules photos qui l’ont eu … Et comme je ne peut pas vérifier ni reproduire, cela restera une hypothèse pas encore scientifique 😉

      Un très grand bonjour chez toi !!

    1. Merci Aurore pour ton petit mot ! Magique, je ne sais pas si je pourrais aller jusque là quand même, mais cela a le mérite de me faire très très plaisir !!
  5. Excellent et très exhaustif compte rendu ma chère Laurence. Merci pour toutes ces info. Je ne suis pas sûre d’avoir envie d’investir dans un tel objectif même s’il n’est pas onéreux. Je ne suis pas super fan du rendu sauf pour les images qui portent vraiment ta patte comme la dernière par exemple. Je te souhaite un très bon w-e et me réjouis d’en apprendre un peu plus sur le lancement de la tournée de tes photos à Roms 😉 Bises.
    1. Bonjour Christine !

      Tu sais, j’ai mis ici les photos que j’ai réalisées surtout pour illustrer les différents « effets » que j’ai pu obtenir en fonction de l’ouverture surtout. Et si je n’avais pas rédigé cet article, je peux t’assurer qu’il n’y en auraient eu que 2 ou 3 que je vous aurais présentées.
      Je vous en avais d’ailleurs déjà montré une sans préciser qu’elle avait été prise avec cet objectif : http://www.photofolle.net/clin-doeil/ . Je ne pense pas qu’ici c’était évident car effectivement j’avais ultra contrasté l’image. Il n’en demeure pas moins qu’il y a un certain flou, une sorte d’incertitude de netteté que je trouve très intéressante (peut-être que l’image est trop petite sur mon site pour qu’on s’en rende compte). Bref, ce que je veux dire, c’est que cet objectif ne donne pas que des photos « caricaturales », j’en suis sûre. Il faut juste le temps de l’apprivoiser, ce que je n’ai pas vraiment fait …
      Merci de ton passage très chère cop’s !!

  6. Bonsoir Laurence,
    J’aime beaucoup le « si mon article est incomplet » 😀 Je pense que c’est déjà pas mal ! Comme pour tous tes articles, tu as traité le sujet à fond.
    Mon ressenti est le même que celui de Christine. J’aime les photos qui à la base ont « ta patte » (le lampadaire bien cadré, la voiture jaune, la dernière, …) et l’objectif ajoute un plus. Pour les autres, c’est marrant, mais l’effet doit devenir assez vite « lassant ». Un peu comme un « preset » en post-traitement qu’on appliquerait systématiquement.
    Bon WE (et désolée de passer si rarement (en fait, je passe, mais trop vite pour écrire un petit mot)).
    Bises
    1. Bonjour Véro,

      Olala, ce n’est pas bien de te moquer de moi 😉 En fait, si je prend de telles pincettes, c’est parce que je ne fais jamais d’articles techniques (je crois que c’est la seconde fois après un que j’avais écris sur le polaroïd). Je ne suis donc pas à l’aise dans cet exercice et comme je vois qu’il y en a qui font ça très bien, je trouve que je suis une pâle imitation de leurs « comptes-rendus ».

      Concernant le rendu, effectivement, il faut bien se dire que c’est un objectif « à forte personnalité ». Aussi, je le recommanderais seulement si on a une idée précise en tête pour faire une série et en aucun cas en objectif principal. Et encore … après, tout dépend ce que l’on en fait à vrai dire. Comme tout matériel, il faut l’apprivoiser.

      Merci en tout cas d’avoir pris le temps de t’arrêter quelques minutes du coup 😉

  7. Comme si, Toi, Laurence, avait besoin d’un bout de plastoche pour comme tu le dis « avoir une décomplexion totale du point de vue des normes communément admises.  »

    Les photos que tu nous montrent là, sont « signées » « photofolle ».. Elles ont le même charme que d’autres faites avec de vrais objectifs.

    Ton « imaginaire » (j’aime ce mot là, à ton propos) est assez fertile pour ne pas être coincé par des performances optiques. C’est ce qui m’a séduit chez toi, dès le début. Déjà quand tu nous montrais tes photos faites avec des « vieux machins »

    Et puis, même si parles trop avec ta copine, je trouve qu’il y a là beaucoup d’images, dont certaines me plaisent beaucoup

    1. Bonjour Dominique ,

      Oui, tu as raison, je n’ai pas besoin d’un bout de « plastoche » comme tu dis pour être décomplexée. En fait, ce que je voulais dire, c’est qu’en utilisant ce type d’objectif, il ne faut justement pas avoir peur !

      Toutes les photos que je montre ici sont loin d’être des chefs d’oeuvre et je peux t’assurer que si je n’avais pas écris cet article, il n’y en aurait eu peut-être que 2 ou 3 qui auraient passé la barre à mes yeux.

      Tu soulignes très bien qu’en utilisant ce type de matériel, il faut ouvrir sa vision (son imaginaire comme tu dis) peut-être différemment que lorsqu’on est avec des objectif plus standards.

      Merci de tout coeur pour tes mots si sympathiques et encourageants !!!

  8. Coucou,
    Un toy lens entre tes mains, et on revoit définitivement et complètement la manière dont on peut utiliser ces bestioles ! Bravo et merci !
    (Bon perso je n’y suis jamais arrivé, j’ai abandonné et revendu le mien pour une trentaine d’euros, dommage, si j’avais su, je te l’aurais laissé pour rien, tant tu es capable de me faire rêver avec tout ce qui prend une photo !)
    Perso je suis sous le charme de la photo juste en dessous de « Bonjour tristesse », juste dommage qu’il manque un oiseau dans le ciel comme tu as pourtant l’habitude de les inclure 😉
    et les quelques photos de flaques à la fin.

    Me semble d’ailleurs reconnaitre le lieu où tu as pris cette photo démente de reflets à profusion avec toi qui fait un coucou au fond (le dernier tirage que je t’ai acheté), c’est juste ?

    1. Héhéhé, tu es vraiment trop gentil Seb F !!! J’ai quand même bien tâtonné et je ne vous livre que des « expérimentations », sans trop de queue ni tête. Il n’en reste pas moins que tes compliments me font réellement plaisir et que je rougis bien à ce que tu dis 🙂

      Concernant les photos de flaques et bien non, il ne s’agit pas du même endroit 😉 Le tirage que tu as chez toi a été pris au « Palazzo Rosso ». Il s’agissait bien d’un reflet par terre, mais c’était une sorte de fenêtre au sol. Les reflets de cet article ont été pris dans l’enceinte de la Préfecture, un magnifique palais lui aussi. Arf, si tu ne connais pas Genova, tu ferais bien de venir car cette ville est truffée de merveilles 🙂

      Je te souhaite une très très bonne journée !!

  9. Intéressant ce test ! Je vais peut-être essayer aussi, vu que l’on a également acheté un lensbaby à bascule dans mon club photo :-p

    J’aime bien cet effet qui focalise le regard au centre de la photo grâce au vignetage et au flou périphérique.

    1. Bonjour le P’tit Nicolas !
      J’aimerais bien essayer moi aussi ce lens baby à bascule car je dois avouer que pour une adepte du « décentrage » comme moi, la netteté seulement sur le centre de l’image m’a chagriné à plus d’une reprise. Tu nous raconteras ?

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