Eh oui, chez les Chellali, on n’a pas des mollets de coq ! La preuve en images : on a osé s’embarquer dans les Dolomites avec sacs à dos, tentes, bâtons, réchauds, brosses à dent, chaussettes et enfants. Je vous en avais donné un aperçu il y a quelque temps (cliquer ici pour le voir !), mais alors j’avais eu un problème de faiblesse mentale, de la Paréidolie selon Cath 🙂 Non, là ce que je vous propose c’est du sérieux, du dur, de la sueur, du danger, de l’émotion brute !!! Cependant, en préambule, il faut savoir que les Dolomites en été, c’est plein à craquer et que pour se la jouer Into Ze Wild, il faut pas mal marcher et surtout, surtout, s’éloigner de toute remontée mécanique et des chemins

Ceci étant dit, nous pouvons entrer dans le vif du sujet ! Nous avons appris dès le premier soir qu’il faut savoir résister à la tentation de planter la tente devant un superbe paysage, sur un superbe, magnifique, haut et fort dénudé promontoire.

Car quand la nuit vient et que l’orage fait corps autour de nous, sur nous, voire en nous, que les éclairs nous permettent de voir notre ombre et quand on visualise mentalement et avec une précision extrême toute la vaisselle métallique laissée dehors … et bien on n’a plus qu’à croiser les doigt de pieds parce que de toutes façons on n’a pas le temps de compter entre l’éclair et le coup de tonnerre. Le lendemain, on se sent un peu comme des héros qui auraient survécu à un événement titanesque, surtout quand on rencontre un berger qui vit dans ces montagnes depuis 75 ans et qui nous avoue n’avoir pas essuyé d’orage aussi fort depuis bon nombre d’années ! Bon, avouons que c’est un berger des temps modernes, car bien qu’il n’ait pas de tente et qu’il se contente d’une bonne couverture (respect quand même !), son troupeau de moutons, il l’élève dans ces hauts pâturages pour les marocains et leur fête de l’Aïd (sic). Ah ! Si Heïdi voyait son grand-père !!

Bref, après ces considérations fort terre à terre, nous avons commencé à gravir les sommets, pour de vrai ! Plus haut encore !


Si, si, toujours plus haut, là où il n’y a plus un arbre ni un brin d’herbe qui pousse, là où c’est très très très pentu, qu’il n’y a que des cailloux qui glissent et que le sac à dos pèse vraiment lourd, là où on est tout petit petit petit (regardez bien, les 2 taches c’est Chellali senior et Chellali junior), et forcément le temps qui se couvre et qu’on se dit qu’on va à nouveau se taper un orage

Et tout ça pourquoi ? Pour passer ce col on ne peut plus hospitalier ! Alors tant pis pour les jambes de Lucky Luke, on ne va quand même s’attarder ici (je vous avais prévenus, il y a de l’émotion !)


N’allez surtout pas penser que nous avons vécu un séjour où nous avons seulement eu peur et sué et pris des orages sur la tête ! Non, non, non, nous avons eu nos moments de récompense, avec de superbes paysages, tout en douceur et en lumières et où j’ai même réussi à voir en couleurs !


Enfin, pour finir, je vous donne l’adresse de mon coin à paréidolie. C’était là :


Voilà pourquoi nous n’avons pas des mollets de coq chez les Chellali !

J’ai très envie de vous proposer d’écouter ce morceau de musique pendant que vous visualisez les images en grand. Je le trouve top !


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