Voici comme promis la version « blog » de la conférence que j’ai tenue aux Rencontres Photographiques du Genevois les 12 et 13 octobre 2013.
Comme mon exposé n’a pas été enregistré (ce qui est pas mal car cela vous évitera toutes mes hésitations et mes bafouillages), je me suis dit que le plus simple et peut-être le plus didactique était de vous le proposer en 4 parties distinctes. En effet, je crains fortement que vous le présenter en une seule fois soit franchement rébarbatif sur la longueur. J’ai bien pensé par ailleurs à m’enregistrer en vous faisant défiler les slides, mais il me semble que l’écrit a cet avantage de laisser le temps à chacun d’aller à son rythme, de revenir sur une phrase ou un concept s’il ne l’a pas saisi d’emblée, de lire une première fois en diagonale et de revenir plus tranquillement ensuite … bref, je pense que l’écrit a ses vertus et qu’elles sont en l’occurrence tout à fait appropriées à notre sujet !
NB : je vais quand même suivre le même déroulement que j’avais choisi de faire par oral et vous proposer en guise d’illustration les slides que je faisais défiler au cours de la conférence.
On y va ? C’est parti !
Lorsque Contact Images m’a sollicitée pour donner une conférence lors de ces Rencontres, j’ai immédiatement eu envie de traiter de ce sujet qui me semble être au coeur même de l’acte photographique. En effet, que de fois ai-je entendu dire : « sur cette photo, je ne suis pas arrivé à reproduire ce qu’il y avait en vrai », « en vrai, c’était tellement plus beau », « ça ne rend pas exactement ce qu’il y avait en vrai », … Et à chaque fois de m’entendre répondre : « bien sûr, c’est normal, la photographie ne reproduit pas la réalité ! Au mieux, elle rend compte de ton interprétation d’une situation, au pire, elle ne fait qu’enregistrer un objet selon des paramètres inhérents à l’outil ».
De plus, je crois que c’est un discours que j’aurais vraiment aimé entendre à mes débuts. J’ai découvert la photographie il y a une dizaine d’années, et je dois dire, par hasard. Comme tout le monde, nous avions un petit appareil photo histoire de pouvoir immortaliser les souvenirs marquants de notre vie, mais rien de plus. Je savais que mon mari rêvait d’avoir un appareil photo plus performant que notre petit compact de l’époque, aussi un jour me suis-je mis en tête de lui offrir un réflex. J’ai donc acheté un « kit de départ » nikon avec ses 2 objectifs. Il était absolument ravi ! Puis, je me suis dit que j’allais quand même essayer cette bête qui pour moi était absolument étrange et qui ne me disait rien qui vaille : trop technique, plein de boutons partout, un viseur qui m’empêchait de voir correctement, etc … Et figurez-vous (je n’en revient toujours pas moi-même), après quelques essais j’ai carrément phagocyté mon cadeau : un monde s’était ouvert à moi et je devais partir à sa découverte ! Pourquoi plus à cette époque qu’à une autre, je n’en ai aucune idée. Mais il est clair que le numérique et la possibilité de voir immédiatement ce que j’avais pris en photo a été déterminant.
De plus, et ceci me permet d’expliquer pourquoi j’aurais aimé entendre un tel discours à mes débuts, je pouvais « développer » mes photos, aller au bout de mon idée, au bout de ce que « j’avais vu » !! Mais ceci a demandé pas mal de temps, car manquant cruellement de toute culture photographique, j’étais persuadée moi aussi qu’une photo devait représenter la réalité, et qu’une photo n’était que le résultat de la prise de vue sur le moment. Je faisais bien mes « petites bidouilles » sur ordinateur, mais je les gardais pour moi, avec le sentiment que je trichais, que je ne faisais pas vraiment de la photo. Et bien entendu, je me gardais bien de les montrer. C’est ainsi que je me suis empêchée pendant longtemps par exemple de faire du noir et blanc, pensant naïvement que c’était réservé à la pellicule puisque mon appareil photo ne me permettait pas de prendre directement en n&b. Et faire passer une photo à la moulinette d’un logiciel de traitement d’image, oh quelle horreur, je pervertissais la photographie !
J’espère donc qu’avec ce petit exposé, les débutants (et tous les autres !) qui liront ces lignes comprendront à quel point, loin de pervertir la photographie, bien au contraire, développer soi-même ses photographies, que ce soit en chambre noire ou à travers un logiciel, est une acte hautement photographique et que c’est uniquement par ce biais qu’on devient le véritable auteur de sa photo.

Avant de continuer dans le vif du sujet, je vous propose de découvrir ci-dessus le plan de mon exposé et le cheminement de ma pensée. Je commencerais par essayer de décrypter le pourquoi de nos idées reçues et surtout d’analyser le rapport qu’entretient la photographie avec la réalité. Après cette première partie qui sera certainement la plus théorique (et j’espère pas trop rébarbative !), nous entrerons dans le monde plus familier de l’intention du photographe et de ses interprétations en fonction de son usage de ses outils et ceci d’une manière bien plus concrète et sur la base d’exemples !. J’espère qu’à la fin de ces articles, vous serez convaincus que le regard du photographe est un constructeur de mondes et que vous ne vous poserez plus la question « pourquoi est-ce que je n’arrive pas à reproduire la réalité ?« , mais plutôt « la représentation en image que j’ai de cette scène correspond-elle à ce que j’ai voulu exprimer ?« .
Quelles sont les idées reçues et pourquoi avons-nous ces idées reçues ?
Je vous ai fait part dans mon introduction de quelques questions qui reviennent souvent et qui selon moi découlent de ces idées reçues. Je ne vous parle même pas ici d’autres remarques largement répandues du type « ton appareil photo fait de belles photos », « si j’avais un appareil photo comme le tien j’arriverai à prendre de belles photos, avec les bonnes couleurs au moins ! ». Non, je vous parle des idées reçues selon lesquelles une « vraie/bonne photo » représente la réalité. Non seulement elle représente la réalité mais elle ne doit être ni retouchée, ni transformée (à peine si elle doit être développée ai-je envie de dire !)
Je ne considère pas les gens comme des êtres stupides et je pense qu’ils ont de bonnes raisons pour avoir ces à priori. Par ailleurs, tout le monde n’est pas un photographe aguerri, loin de là. Je dirais même que la très grande majorité des photographies prises à notre époque le sont par des personnes pour qui la photo « n’est qu’un » instantané de vie, bon pour l’anecdote, le souvenir. Et enfin, tout le monde n’est pas un théoricien de la photographie et a réfléchi à ses tenants et aboutissants durant des heures …
Bref, ce que je veux dire, c’est qu’aujourd’hui la photographie est à la portée de tout le monde et que, comme chacun sait, plus nous sommes nombreux à l’utiliser au quotidien, plus nous la connaissons et la méconnaissons à la fois. C’est ce qu’on appelle la démocratisation de la photographie. C’est ainsi que ces a priori fleurissent, avant tout par peur de la manipulation, que ce soit sur des sujets d’actualité, dans les images publicitaires ou de communication. Et comme plus que jamais chacun sait que les outils de retouche sont d’une performance incroyable, que tout le monde peut aussi y aller de sa retouche personnelle (là aussi on peut dire qu’il y a une réelle démocratisation des outils type photoshop), la méfiance s’installe. Parfois à juste raison, lorsqu’on a affaire à des photographies qui soutiennent que c’est la réalité (photos de reportages truquées, les fameuses photos des mannequins dans les magazines qui nous montrent des êtres tout sauf réels mais qui en ont l’apparence, etc …), parfois à tord lorsque l’intention du photographe n’était clairement pas de « représenter la réalité » mais de nous en montrer sont interprétation, son point de vue. La frontière est parfois difficile à cerner, elle est parfois très subtile. D’où ces idées reçues …
Le rapport de la photographie avec la réalité
La photographie est au coeur d’un processus de civilisation
Dit comme ça, cela peut paraître exagéré à première vue mais pourtant je ne pense pas abuser. D’après les historiens, l’homme est entré en civilisation en laissant des marques iconiques, synonymes d’une capacité d’abstraction et par conséquent de représentation du monde. Des peintures rupestres des grottes de Lascaux en passant par les hiéroglyphes égyptiens et les idéogrammes chinois, les représentations du monde par l’homme n’ont cessé d’évoluer et la photographie, à mon avis, au même titre que la peinture ou la vidéo en tant qu’outil représentatif affecte indéniablement notre perception du monde.
La photographie est dans tous les domaines de notre vie et nous l’utilisons à de multiples fins : que ce soit du domaine que j’appelle affectif (l’anniversaire du petit dernier, les vacances à la mer) en passant par une finalité informative (qui deviendra documentaire et historique par la suite), pour des aspect purement pratiques (photos d’identité, science, justice) ou encore pour la communication et bien entendu dans le domaine artistique, la photographie fait intégralement partie de notre civilisation. Créatrice d’oeuvres d’art bien entendu, mais surtout créatrice d’icônes et de symboles, la photographie est le socle de nos représentations mentales que nous nous faisons de ce qui nous entoure. Bien plus qu’un texte ou qu’une peinture, la photographie nous permet en un seul regard d’englober une situation complexe. Quel journal aujourd’hui se passerait d’illustrations, quelle publicité éviterait de nous montrer le produit qu’elle souhaite nous vendre, quel homme politique se passerait d’une photographie ? La fonction de l’image dans notre civilisation n’est dont plus seulement de montrer, mais elle a aussi des répercussions sur le monde économique, politique et social. C’est dire l’importance à accorder sur son rapport à la réalité et à l’idée que nous nous en faisons !
Et, il n’est donc certainement plus besoin de légitimer la photographie pour en reconnaître la place essentielle dans notre civilisation, voire d’en être un acteur indéniable d’un certain « devenir culturel » par sa capacité à créer ces icônes.
Note
Durant la conférence, je suis passée assez rapidement sur cet aspect, d’une part par peur du manque de temps, et d’autre part car il fait appel à des concepts disons philosophiques, et je craignais qu’ils soient un peu rébarbatifs dans le cadre d’une conférence « grand public ». Je profite donc de cette version écrite pour développer d’avantage cette idée très théorique certes, mais néanmoins fort intéressante, voire essentielle à la compréhension de notre chère discipline.
La photographie comme processus de dé-réalisation
Paradoxe du réel et de la réalité
Et si nous commencions par définir ce dont nous parlons et que je vous explique pourquoi j’utilise le mot réalité plutôt que réel.
Il est courant (et normal !) de faire la distinction entre la réalité et le réel. Je ne vais pas nous plonger dans un cours de philosophie et de psychologie, mais je dirais dans les grandes lignes (très grandes lignes !!) que le terme « réel » désigne ce qui est, ce qui est extérieur à nous, indépendant de nous. Or, ce réel, qui est là, est dans le même temps invisible car la personne qui le regarde ne peut le voir, elle ne peut que l’interpréter car ce que nous percevons est un espace, une temporalité faite d’une infinitude d’éléments que nos capacités cognitives et affectives ne peuvent pas englober toute à la fois. Nous n’avons donc d’autre choix que de rendre compte d’une partie du réel sous forme d’interprétation. Et à partir du moment où on va interpréter, nommer, décrire ce réel, et encore plus tenter de le représenter, nous entrons dans la phase symbolique qu’on appelle la réalité. Je trouve pour ma part formidablement excitant intellectuellement de se dire que la photographie nous interpelle précisément sur ce paradoxe car elle se situe à la fois dans le permanent (ce qui est) et l’invisible (un réel trop complexe), le captable (ce que je peux enregistrer avec mon appareil photo) et l’inaccessible (ce que je ne verrai jamais). La photographie puise sa matière première dans le réel et pourtant elle ne peut le représenter puisqu’il nous échappe. Le réel apparait différent si on est un géant tel Gulliver ou un microbe infinitésimal pour lequel une molécule est une planète. Qui n’a pas été saisi de vertige lorsqu’à l’école, en cours de physique, on nous a appris que le « monde », ce qui est, le réel, est en première instance fait de vide ?
« On bavarde autour (de la photographie), nous dit Henri Vanlier dans Philosophie de la photographie, à la fois pour échapper à la panique du réel qui gît là, et pour alimenter la réalité défaillante ».
Ce que la photographie désigne donc pour nous n’est jamais la nature fondamentale et en quelque sorte brutale des phénomènes du réel, mais bien plus des signes que nous reconnaissons : la photographie établit un rapport de ressemblance avec le réel, au même titre d’ailleurs que la peinture. Pourtant, dans le même temps, elle capte, conserve une empreinte, une trace physique de ce réel au contraire de la peinture qui est une création ex nihilo.
La photographie comme rupture du temps
A la différence du cinéma, la photographie dans son essence technique est … fixe. Dit comme cela, c’est évident, et pourtant là aussi cette simple réflexion peut nous emmener très loin. Car il ne s’agit pas de la même fixité que la peinture dont la staticité de l’objet représenté (objet au sens scène ou sujet) n’y est pas du même ordre : la fixité d’une photographie se présente comme une rupture d’une dynamique. La photographie est par définition un instantané et représente un arrêt du temps (la fameuse expression « arrêt sur image »). Si la photographie nous présente une réalité, c’est donc d’emblée par une dé-réalisation, une réduction de la dynamique temporelle de la vie à l’espace physique de l’image. Bien entendu, à ce stade nous pensons tous au fameux instant décisif de Cartier Bresson sur lequel je reviendrai plus en avant. Cette rupture de la dynamique est-elle arbitraire ? Non répondront les photographes qui mettent un point d’honneur à capter le « meilleur moment », le moment « exact », oui nous diront les physiciens pour qui le temps est un continuum relatif.
Mais à quelle temporalité avons-nous à faire ? « Tout ce qui concerne le regardeur se trouve dans le présent, la simultanéité concrète de Bergson ; tout ce qui concerne (la scène photographiée) se trouve dans l’espace temps à quatre dimensions, dans la simultanéité abstraite d’Einstein » (Henri Vanlier). Il y a ainsi entre le temps réel et le temps de la réalité un véritable conflit dont la photographie est le lieu : une réalité phénoménale (que nous percevons, organisée dans un espace et que nous comprenons) qui s’oppose à un réel inaccessible aux sens, en quelque sorte a-phénoménal et irreprésentable encore une fois.
Par ailleurs, la photographie a ce pouvoir d’exprimer le temps de bien des manières différentes alors que dans la réalité celle-ci s’exprime de manière que l’oeil par définition ne peut saisir. Ainsi, toute photographie existe dans le présent de son exposition mais travaille des temporalités d’une grande diversité : temps exprimé, temps symbolisé, temps suggéré, temps de lecture, temps figuré, temps de la découverte. Le temps d’exposition pour qu’une photographie s’imprime sur notre capteur ou la pellicule est différent du temps réel. Le temps photographique est une de-réalisation du temps de la vie.
Enfin, la réalité que nous percevons est infiniment plus complexe que ce que nous prenons en photographie : les stimulis extérieurs à l’image qui s’imprime sur notre rétine, tels que le son, la sensation de chaud, de froid, les odeurs, le vent, la moiteur et que sais-je encore, et qui participent à notre perception de la réalité sont radicalement éliminés : au mieux la photographie va suggérer ces stimulis, les symboliser. Là encore, nous sommes face une fois de plus à la problématique de la dé-réalisation du continuum existentiel et de l’espace-temps.
La photographie comme violence faite à la réalité
À l’origine, le développement de cette idée n’était pas incluse dans ma conférence, mais une réflexion d’Olivier Föllmi lors de la conférence qu’il a donnée au cours de ces Rencontres et la discussion qui s’en est suivie avec mon amie Spiruline m’a fait gamberger. Il nous a expliqué que lorsqu’il photographiait, il ressentait de l’amour pour son prochain et qu’il était en harmonie avec le monde. Pour ma part, lorsque je pense avoir une bonne photo, je suis plutôt dans l’excitation du chasseur qui a eu sa proie, même dans le cas de photos posées où le fameux instant décisif est moins délicat à attraper (et pourtant je vous promets que je suis une grande pacifiste !). Je pense que le message de Föllmi est une vision extrêmement romantique et qu’il cherche plus à entretenir son look de bouddhiste converti puisqu’il n’a plus rien à prouver en photographie plutôt que de nous livrer les détails et les secrets de ses prises de vue. Je m’explique.
Je trouve que l’acte photographique, par sa technicité est un acte brutal : le bruit du déclencheur, l’appareil porté comme une arme, le viseur, sa précision à la limite de la vivisection, tout contribue à lui conférer la rigueur d’une exécution en règle. Non seulement la photographie rompt le mouvement de la vie et l’emprisonne dans la fixité de l’image, mais le photographe agit comme un véritable prédateur, tous les sens aux aguets afin d’attraper pour l’éternité un moment déjà mort dès lors qu’il est passé (Serais-je en train de dire que le photographe se prend pour un Dieu, ayant droit de vie et de mort sur ses sujets et leur octroyant parfois l’éternité ? Henri Cartier Bresson serait peut-être d’accord : « La photographie peut fixer l’éternité dans un instant » )
Les termes utilisés en photographie sont des termes de chasse (voire guerriers) : prendre, tirer, rafale, objectif, mire, collimateur, viser, … Jusqu’à l’accrochage de nos photos dont nous ornons les murs tels des trophées peut trouver son corollaire dans le monde de la chasse ou de la guerre.
Dans l’acte photographique, il y a une violence originelle unique par rapport à toutes les autres pratiques « esthétisantes », une sorte de mise à mort de la vie, une brutalité sans égal. Et je suis convaincue que les déclarations telles que celles de Föllmi sous le masque le plus généreux qui soit et avec les toutes intentions poétiques que l’auteur peut y mettre sont au fond d’une grande hypocrisie et masquent la violence originelle de l’acte photographique. Comment est-il possible de soumettre le monde et sa complexité à la précision mathématique d’une mécanique sans lui faire violence ? Fondamentalement, et même dans les pratiques photographiques les plus respectueuses, les plus pacifistes, les plus contemplatives qui soient, il y a ce moment crucial du choix du déclenchement, une sorte de vivisection de la réalité. Quel photographe peut renier ce sentiment de toute puissance lorsqu’il a réussi à soumettre la réalité à sa volonté ? Ce sentiment de toute puissance, cette impression qu’on a réussi à faire plier les éléments visuels à notre conception et à notre interprétation de la réalité tel que nous l’avons décidé, aidés d’une mécanique implacable, est selon moi une disposition à faire violence à ce qui nous entoure. Le photographe n’est pas un contemplatif, le photographe est un chasseur au regard aiguisé et aux sens en alerte qui veut soumettre le monde qui l’entoure à ses propres désirs.
Conclusion
Voilà, maintenant que j’ai posé les bases théoriques de notre réflexion, j’espère que vous aurez déjà entrevu que la photographie, par son essence même ne peut pas représenter la réalité et encore moins le réel ! La réalité est trop fluctuante et dépend exclusivement de celui qui la perçoit. Dans son rapport à la photographie intervient bien entendu également le spectateur de la photographie pour qui, la réalité représentée peut ne pas coïncider avec la sienne. Mais je n’aborderais pas maintenant ce sujet qui en lui même demanderait au moins une autre conférence !
Je vous propose de nous retrouver dans quelques jours pour la suite (le temps de me laisser rédiger!) où nous nous pencherons sur ce qu’est UNE photographie (et non pas LA photographie!) Je vous promets une partie bien plus pratique.
Bien entendu, ces réflexions ne sont pas sorties « toutes seules de ma tête » et je me suis appuyée sur une bibliographie dont je vous mets la référence au pied de cet article si vous avez envie d’approfondir le sujet.
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Ci dessous les liens directs avec les différents articles de ce sujet :
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Photographie et réalité : brisons les idées reçues
I partie : Le rapport de la photographie avec la réalité
II partie : Qu’est-ce qu’une photographie ?
III partie : L’acte photographique : de l’intention à la photographie
IV partie : Photographie et réalité : le regard du photographe est un constructeur de mondes
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- BIBLIOGRAPHIE
- Alexandre Rotdchenko . Ecrits complets : sur l’art, l’architecture et la révolution
- Henri Vanlier : Philosophie de la photographie
- Christiane Vollaire : Trancher dans le vif : sur les fonctions esthétiques de la photographie (revue de l’École des philosophes)








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