Il y a quelques jours, je vous présentais une photo de reflet, Vers l’automne.
Je disais dans les commentaires que les reflets, quels qu’ils soient, c’est un peu mon dada. Et j’ai eu envie de vous expliquer pourquoi. Pour illustrer mes propos, je vais me servir de photos que j’ai prises il y a quelques semaines lors d’une sortie que nous avons faite avec d’autres photographes et où nous devions travailler sur ce thème : Genova sans équivoque. L’idée du thème est que les photos doivent évoquer à coup sûr Genova sans que ce soient des photos de monuments pris dans leur ensemble. Et pour la petite histoire, nous avons eu la bonne idée de faire ce boulot un dimanche matin alors que tout était fermé 🙁 Bref …
Je me suis donc dit que j’allais utiliser ces fameux reflets ! Pourquoi ?
Tout d’abord, ils nous permettent d’avoir les yeux là où on ne les a jamais d’habitude (sauf les mamans !), c’est à dire derrière la tête.
Ainsi, j’ai pris ces deux images sans que les gens ne s’en rendent compte ! Tout au plus ils se demandent bien ce que je fabrique mais ça ne m’affole pas du tout 🙂 Et c’est cela qui est vraiment intéressant car quand ils vous regardent, ils n’ont absolument pas conscience d’être pris en photo et du coup ils ont un air tout à fait naturel. Bon, j’espère pour notre couple que c’est un regard intrigué à défaut d’un autre type de regard ! Pour la première photo, j’étais collée au miroir que l’on voit dans la seconde photo où la jolie rousse se reflète. Et je précise pour ceux qui ne connaissent pas Genova sur le bout des ongles (m’enfin !) que la boutique « Il Baretto Gallese » est une sandwicherie historique qui existe depuis 1948. Ensuite, en post production, il n’y a qu’à retourner la photo horizontalement si besoin !
Je me suis également concentrée sur un autre type de reflet, celui des affiches, et je dois dire que ça m’a donné quelques idées qu’un jour j’approfondirais (c’est ce qu’on appelle une « To do list », c’est ça ?). En attendant, ce type de reflet est vraiment intéressant car il permet en un seul déclenchement d’obtenir l’équivalent d’une double exposition. En plus, l’affiche ne bouge pas et on a tout notre temps pour appuyer sur notre petit bouton. La difficulté par contre est de cadrer à un endroit où il n’y a pas trop d’écritures et où on ne voit pas les bords et on se rend vite compte que les possibilités de cadrages ne sont pas infinies. Par ailleurs, on devient très dépendant de la couleur dominante de l’affiche et/ou de la vitre, mais ce dernier point n’est pas pour me déplaire.
Ainsi, sur cette image, je me suis servie d’une affiche qui représente le port de Genova, son phare et les grues, dans laquelle se reflétait une des 2 gares principales de Genova, Brignole.
Sur les deux images suivantes, j’ai tenté de saisir l’équivalent en tout petit de la tour Montparnasse et un immeuble à l’architecture caractéristique :
Et pour finir, j’ai trouvé que la bouche et la main très féminine et sensuelle de l’affiche collait bien avec la représentation de l’opéra de Genova
Comme je l’ai souvent dit, je suis une amoureuse de la photographie au sens premier, où ce qui m’émeut, c’est ce fameux instant décisif où tous les éléments semblent s’harmoniser sous l’oeil du photographe. C’est pour cela que je rechigne très souvent à manipuler mes images (sauf du point de vue colorimétrique, c’est sûr, j’en use et parfois j’en abuse !) et que je suis une acharnée du cadrage et de la composition en direct. Or, photographier des reflets me permet sans manipulations post-traitement extraordinaires d’obtenir des images comme je les aime, souvent rêveuses, aux contours un peu flous.
Et vous, vous amusez-vous avec ces reflets ?








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