La semaine dernière, nous avons vécu un épisode neigeux de belle intensité comme disent les météorologues.
Là où j’habite, nous avons été épargnés. Mais Genova étant construite à flanc de montagne, à peine au dessus de chez moi les habitations sont à 100 mètres d’altitude. Alors que nous avions de grosses gouttes d’eau, mes voisins du dessus eux étaient copieusement arrosés de gros flocons de neige. Ainsi, lorsque j’ai décidé d’aller traquer la tempête de neige qu’ils avaient annoncée dans les montagnes, tout était encore calme et ce n’est qu’en rentrant de mon périple que je me suis rendue compte de ce phénomène pour le moins étonnant lorsqu’on en est témoin.
Mais laissons cela car je ne souhaite pas vous montrer des photographies de Genova, mais du paysage que je m’étais mise en tête de photographier sous la neige. Vous l’avez donc compris, je vis dans un environnement montagneux, et comme on n’est jamais contents de ce qu’on a, j’ai régulièrement des envies terribles de plaine. J’ai donc pris ma voiture et j’ai rejoint un des seuls endroits que je connaisse dans ma région qui est relativement plat sur quelques kilomètres.
Sauf que … la neige s’est mise à tomber vraiment violemment, et quand je suis arrivée sur place il était déjà quasiment trop tard pour s’y aventurer sans équipements. Oh, j’avais bien les chaînes dans le coffre, mais je dois avouer que mon expérience de montage de chaîne se résume à des paroles d’encouragement criées par la fenêtre à mon cher et tendre du genre « Ca va mon chéri, tu n’as pas trop froiiiiid ??? » ou alors « Attention de ne pas trop te salir, c’est dégueulasse les roues !!! ». Donc, pas très efficace si je devais rester coincée toute seule …
Ah, si j’avais eu plus de temps, si ma voiture avait été équipée à l’instar des quelques rares véhicules qui semblaient passer tranquillement sur la route, si je n’avais pas eu peur de m’aventurer trop loin, si j’avais mieux connu le terrain pour savoir où je pouvais m’arrêter, si, si, si … Nous les photographes sommes si habiles pour nous trouver des excuses …
Pourtant j’avais quasiment pré-visualisé les photographies que je voulais ramener et si celles que je vous montre ici sont assez proches de ce que je souhaitais obtenir, il n’en reste pas moins un sentiment de désappointement car je les ai faites dans la précipitation et sans avoir véritablement choisi mes points de vue. Ce qui est étonnant, c’est qu’en visionnant mes photos en rentrant je me suis rendue compte que ma frustration était tangible dans le déroulement de la séquence. Techniquement, je suis partie d’une large sous-expositionpour finir sur une forte sur-exposition. Ainsi le paysage semble partir en fumée, disparaître, il s’efface pour ainsi dire, à l’instar de mon projet de départ …











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