En février, pendant les célébrations du Nouvel An tibétain, j’emmène deux photographes pour un voyage de reconnaissance dans ce qui est devenu, au fil des ans, ma région de cœur : le Qinghai. Malheureusement, un des participants doit renoncer pour des raisons de santé. Rien de grave, rassurez-vous, mais suffisamment gênant pour l’empêcher de voyager pendant quelques mois.
Résultat : une place se libère pour vivre une aventure hors du commun ! Et je n’exagère pas, ce n’est ni un excès d’enthousiasme, ni une formule toute faite, c’est tout simplement ce que promet ce voyage par sa rareté et son exclusivité.
Le Qinghai, terre inexplorée
Je vous ai déjà raconté à maintes reprises à quel point cette terre est « trou noir », tant sur les cartes que sur les destinations de voyage, même celles réputées rares. Déjà que la Chine n’attire quasiment pas de voyageurs indépendants, alors le Qinghai, imaginez ! À part vous lecteurs curieux et quelques experts, personne n’en a jamais entendu parler. Et je met quiconque au défi d’y croiser un seul occidental. Ou alors, ça serait un uluberlu comme moi et,… peut-être un jour vous 😉 Quant aux chinois eux-mêmes, rares sont ceux qui y vont car le Qinghai est réputé pour être la terre la plus sauvage qui soit.

Grand comme une fois et demi la France, le Qinghai est donc une terre parfaitement authentique et ultra préservée de toute influence touristique, ce qui en fait un paradis pour photographes. Mais aussi un défi pour quiconque veut s’y aventurer à cause du manque d’informations disponibles, du peu de villes et donc de structures d’accueil, de l’absence quasi totale de transports en commun. Bref, on n’arrive pas dans le Qinghai par hasard et c’est une terre qui se mérite 😉
Depuis que j’ai découvert cette région, vous le savez, je ne cesse de la parcourir et j’ai furieusement envie de la faire connaître à des photographes épris d’aventure et d’authenticité en y organisant des voyages tout au long de l’année. Mais même si je ne suis pas une professionnelle du tourisme – je suis une photographe voyageuse !- j’envisage cette activité avec le plus grand sérieux. C’est pourquoi j’avais fait en mai dernier un test m’avait permis de valider un certain nombre de points critiques pour cette saison.
Mais il me reste à valider une aventure en hiver. C’est que là haut, sur le plateau du Tibet, cette période de l’année est une toute autre histoire avec des températures qui peuvent aller jusqu’à -30 degrés ! Je l’ai expérimentée à 2 reprises mais à chaque fois nous étions restés au nord du Qinghai, avec une altitude moindre – quand même à plus de 3000 m mais sous les 4000 m- et donc des températures un peu moins extrêmes. Et aussi une géographie beaucoup plus aride et par conséquent, avec moins de neige.



Un itinéraire pour téméraires
Cette fois, je veux m’attaquer au cœur du cœur des terres tibétaines : la moitié sud du Qinghai, celle qui s’élève au-delà des 4 000 mètres, la plus sauvage, la plus rude, et sans doute la plus saisissante. Nous traverserons notamment le parc de Kekexili (Hoh Xil), là où, jadis, notre inexpérience face aux éléments nous avait forcés à rebrousser chemin. Depuis, j’y suis retournée, au printemps comme en été. Je connais mieux ses humeurs, sa géographie et surtout nous serons accompagnés de notre chauffeur tibétain, rompu à toutes les conditions. Autant dire que je pars sereine !
Je veux aussi descendre au sud vers les contreforts de l’Himalaya, traverser les zones humides figées par la glace où les plans d’eau éclatent en une mosaïque de bleus, voir les eaux rouges du Mékong se heurter au blanc immaculé de la neige, contempler les temples d’or, observer les antilopes et les ânes sauvages du Tibet, croiser des yacks sauvages, des loups, des lynx… et peut-être, qui sait, la panthère des neiges. C’est ici que Vincent Munier a tourné son film, et pour ceux qui l’ont vu, je pense qu’il n’y pas besoin de mots pour vous décrire la beauté des lieux.



La vie tibétaine en période de fête
Et puis bien sûr, je veux rencontrer les tibétains ! Et là le programme s’annonce exceptionnel. Nous voyagerons durant la période du Jour de l’An Tibétain (le Losar) et nous passerons quelques jours chez des amis tibétains, au coeur des montagnes. Ils nous dresseront une tente à côté de leur habitation trop petite pour nous héberger. C’est une formalité pour eux car durant l’été ils mènent une vie de nomades. Nous serons loin d’être seuls car cette période est celle où tout le monde rend visite à tout le monde. Les gens revêtent leurs plus beaux habits traditionnels pour se retrouver et faire la fête, chanter, danser, … Les moines aussi seront présents car au Tibet, aucune fête ne peut se faire sans cérémonies. Vivre ces festivités de l’intérieur, partager ces moments précieux, non pas en tant que touristes mais en tant qu’invités est une chance tout à fait unique. D’autant que nous y resterons 4 jours, ce qui nous laissera véritablement le temps d’entrer en profondeur dans la vie traditionnelle tibétaine. Du point de vue d’un photographe, ce genre d’opportunité n’a pas de prix !
Plus loin sur l’itinéraire, nous retrouverons aussi un groupe de jeunes tibétains avec qui j’ai sympathisé cet été. Ils veulent nous faire découvrir les endroits qui comptent pour eux, à cause de leur beauté ou des symboles qu’ils charrient.
Et puis nous verrons aussi un autre ami tibétain, chercheur en histoire tibétaine. Il adore parler de sa terre, de son peuple et il est une source incroyable de connaissance !
Et bien entendu, tout au long du parcours, nous pouvons être sûrs que nous serons accueillis comme des rois par des gens qui seront friands d’échanger avec nous !




Un voyage de reconnaissance pour aventuriers
Autant vous dire que la personne qui a dû renoncer à cette aventure est, vous l’imaginez, très déçue. Et moi aussi : elle avait le profil idéal du « bêta-testeur », ce tempérament capable de passer partout avec le sourire. 😉
Bien que je connaisse désormais très bien la région et que prépare le voyage dans les moindres détails, c’est la première fois que je vais emprunter cet itinéraire en conditions hivernales les plus extrêmes. C’est pourquoi avant de le proposer dans le futur à d’autres photographes, j’ai besoin de le tester en conditions réelles :
- Vérifier l’état des routes
- Les étapes seront-elles suffisamment bien calibrées pour la météo ?
- Le 4×4 choisi sera-t-il assez puissant, suffisamment spacieux et bien équipé ?
- Comment gérer la condensation du matériel photo ?
- Faudra-t-il par exemple fabriquer un caisson extérieur pour éviter les chocs thermiques ?
- Quels vêtements et quels protocoles recommander pour affronter ces températures ?
- …
Être « bêta-testeur », c’est accepter quelques aléas. Mais l’avantage compense largement : comme en mai dernier, je propose ce voyage à prix coûtant, c’est-à-dire que nous partageons simplement toutes les dépenses entre nous et la seule chose que je demande en échange c’est de la souplesse, de l’adaptabilité et un regard constructif pour m’aider à affiner ce futur itinéraire. Et comme si j’avais besoin d’enfoncer le clou, vous comme moi savons que vous ne trouverez jamais un voyage pour photographes comme celui-ci à ce tarif-là, n’est-ce pas ? C’est une occasion unique qui ne se reproduira pas ! Loin de moi l’idée de vouloir jouer aux marchandes de tapis, mais je pense sincèrement que c’est une opportunité à saisir 🙂
J’ignore encore exactement ce que l’hiver nous réservera, mais je sais déjà que ce voyage sera de ceux qui marquent une vie de photographe. Et j’adorerais vivre cette aventure vous ! Alors si j’ai réussi à convaincre l’un d’entre vous à être l’un des tout premiers à parcourir cet itinéraire hivernal aux confins du Tibet, contactez-moi et parlons-en directement !
En résumé
Période
Du 13 février au 1 mars 2026
Participants
– Groupe ultra réduit : 2 photographes + moi.
– Une place disponible suite à un désistement.
Objectif du voyage
Valider un itinéraire hivernal dans le Qinghai, entre 4 000 et 5 000 m d’altitude, incluant :
– le parc de Kekexili / Hoh Xil
– le parc de la Source des 3 Rivières
– les zones humides et lacs gelés,
– les rives du Mékong et du Fleuve Jaune,
– région désertique du bassin du Qaidam
Nature du voyage
Voyage de reconnaissance : possible présence d’imprévus (routes, météo, matériel).
En échange : prix coûtant et immersion totale.
Conditions hivernales
– Températures possibles : –20 à –30 °C
– Environnement d’altitude : 4 200 m en moyenne avec passages plus hauts
– Neige, vent, routes glacées
Logistique
– 4×4 conduit par un chauffeur tibétain expérimenté
– Préparation minutieuse de l’itinéraire
– Hébergements mixtes : hôtels simples + nuits en tente chez des amis tibétains
Photographie
– Animaux emblématiques (antilopes, kiangs, loups, etc.)
– Paysages extrêmes : montagnes, hauts plateaux, déserts d’altitude, glaciers, méandres et lacs gelés,
– Vie tibétaine pendant le Losar : fêtes, habits traditionnels, rituels, visites familiales,
– Zones d’exploitation du sel de potasse : photos industrielles dans un environnement désertique,
– Et bien sûr, lumières d’hiver exceptionnelles
– Je peux faire un accompagnement photo pour réaliser une série
Ce que j’attends des participants
– Souplesse, bonne humeur, esprit d’équipe et d’aventure,
– Capacité d’adaptation aux conditions extrêmes,
– Retours constructifs pour affiner le futur voyage “officiel”
Budget
– À prix coûtant : toutes les dépenses (transport, hébergements, chauffeur, nourriture, etc.) sont partagées entre nous trois.
– Budget évalué : maximum 2500 euros/personne, probablement un peu moins.
– Le billet d’avion A/R Europe Chine n’est pas inclus
Pour finir, j’aimerais partager une vidéo réalisée par mon fils lors d’un voyage que nous avons fait dans le nord du Qinghai en 2019. Certes, l’itinéraire que nous emprunterons cette année sera différent, et donc les paysages aussi pour une partie d’entre eux, mais cette vidéo permet de voir l’esprit de ce territoire en cette période de l’année. Grandiose 🙂


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