Vous est-il déjà arrivé de voir le Miroir du Ciel ? Allez, je vous emmène l’admirer, ça vaut le coup d’oeil 😉
Le ciel est grand, donc il faut un grand miroir ! Et quoi de plus indiqué qu’un lac aux eaux calmes. Mais ça ne suffit pas. Il faut aussi qu’il ne soit pas trop profond et qu’il contienne beaucoup de sel pour sa blancheur. Idéalement, il faut que l’épaisseur du sel soit conséquente et qu’elle effleure la surface de l’eau. Et si ce lac est entouré de montagnes, bingo ! Vous avez votre miroir !

Il faut donc beaucoup d’ingrédients réunis et c’est pourquoi les miroirs sont rares. Le lac Uyuni, en Bolivie, est le plus connu, mais il y a aussi le lac Bonneville Salt Flat en Utah (USA), puis le lac Chaka, en Chine. Et bien entendu, c’est de ce dernier dont je vais vous parler 😉
Ce lac est tout petit par rapport à ses voisins. Tout juste 105 km2. Bon, je ne suis pas sûre qu’on soit nombreux à être capables d’en faire le tour dans la journée hein 😉 D’autant qu’il est haut, 3059 mètres au dessus du niveau de la mer exactement.


D’après mes renseignements, le sel de ce lac est exploité depuis 3000 ans ! Facile à extraire, disponible en quantités phénoménales et renouvelables, il a fait la richesse des peuples de la région.
Avec le développement économique fulgurant de la Chine, vous imaginez bien que l’industrie du tourisme s’y est aussi mise de la partie ! Chaque été, ce sont désormais des hordes de touristes qui viennent ici. Il faut dire qu’ils ont raison, l’endroit est de toute beauté ! Mais heureusement pour moi, lorsque j’y étais en février, c’était la saison tout à fait basse …

Mais on peut rarement tout avoir et à -18 degrés, je ne me voyais pas mettre les pieds dans l’eau pour aller plus au milieu du lac et obtenir cet effet sidérant de miroir ! Et puis le temps n’était pas tout à fait de la partie, avec beaucoup de brume et de nuages qui étaient trop « laiteux ». Aussi, impossible d’obtenir ces photos si typiques de ce genre d’endroit comme celle ci-contre. Ce n’est pas que je voulais faire de la carte postale, mais quand même, j’aurais bien aimé jouer avec le ciel …
Mais qu’à cela ne tienne, vous savez bien que ce n’est pas le genre de broutille qui arrête un photographe ! Alors laissez-moi vous faire découvrir ce paysage tel que je l’ai vu !


C’était beau quand même n’est-ce pas ? Je me dis toujours que même si la vie est dure dans ces contrées, elle doit l’être un peu moins brutalement si on peut se réveiller tous les matins devant un tel spectacle.
Allez, il est temps maintenant de repartir et je vous laisserai une dernière image de cet endroit avec des troupeaux qui paissent non loin de là.
Vous êtes sûr d’avoir envie de partir ?















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