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- par Laurence Chellali

Retour sur le Leica Q


Il y a presque un an je faisais le grand saut avec l’acquisition d’un Leica Q. Pourquoi dis-je un grand saut ? Parce que non seulement il représentait un investissement financier non négligeable, mais aussi et surtout parce que je passais d’une focale dite « normale » (40mm) à un grand angle (28 mm), sans compter que j’échangeais un modeste Panasonic GF1 à un mythique Leica, ce qui mettait quand même une jolie responsabilité sur les épaules 😉

Alors voilà, vous avez été nombreux à me contacter pour me demander ce que je pensais de cet appareil photo, aussi j’ai envie de vous proposer aujourd’hui mon retour d’expérience avec ce boîtier.

Je ne vais pas faire durer le suspens, je vous le dis d’emblée, je suis heu-reu-se avec lui. Par conséquent, certains me diront peut-être que je ne serais pas forcément 100% objective dans les lignes qui suivent. C’est probable, encore qu’avec mon activité d’enseignement je manipule beaucoup d’appareils photo de toutes marques et j’ai donc pas mal de références sur lesquelles me baser. Il ne s’agit pas de faire des comparaisons, mais au moins je peux affirmer que mon point de vue n’est pas complètement naïf  😉

 

Voici en résumé les raisons qui m’ont fait choisir cet appareil photo :

  • Je voulais absolument un plein format pour des raisons de qualité photo et pour le flou,
  • Je ne voulais pas d’un réflex car je voulais rester légère et discrète. Je cherchais donc un appareil le plus compact possible malgré le plein format,
  • Je voulais changer ma manière de photographier,
  • Je voulais un appareil qui ne me propose pas des centaines d’options dont je ne me servirai jamais. Son ergonomie était donc très importante,
  • Je n’étais pas regardante sur le prix dans la mesure où il s’agissait d’un investissement professionnel. Par ailleurs, comme je change mes outils photographiques que très rarement, je suis donc le reste du temps très « économe » en matériel.

Première source de satisfaction : le confort d’utilisation.

Bien qu’il soit relativement compact pour sa catégorie, ce Leica Q n’est pas non plus un poids plume – la faute à sa construction vraiment solide. Pour autant, ce n’est pas pour me déplaire car j’aime bien avoir un certain poids lorsque je cadre avec l’écran arrière. Je trouve que la stabilité et la précision y gagne. Ceci dit, j’utilise peu cet écran car porteuse de lunettes pour y voir de près, je préfère largement utiliser le viseur électronique que j’ai pu régler à ma vue. Et ce viseur, quel confort ! Je n’irais pas jusqu’a dire qu’il est équivalent au réflex, mais il s’en approche vraiment ! Un bonheur ! C’est donc lui que j’utilise la plus grande partie du temps.

La mise au point

Puisque nous sommes dans la problématique du viseur, j’aimerais aborder les fonctions de mise au point.

Tout d’abord, l’objectif est équipé d’une bonnette qui permet de désactiver l’auto-focus (lequel est ultra réactif !). Comme j’aime souvent utiliser des premiers plans un peu floutés, je passe régulièrement en mode manuel. Et l’ergonomie est absolument géniale car non seulement on n’est pas obligé de quitter l’oeil du viseur lorsqu’on passe au mode manuel, mais en plus elle autorise une précision incroyable. Je m’explique … Généralement, lorsqu’on est en mise au point manuelle, on doit légèrement lever notre bras pour tourner la bague de l’objectif. Or avec cette bonnette, on conserve le bras le long du corps et on ajuste la mise au point en la tenant entre 2 doigts. Donc non seulement on gagne en précision, mais je trouve aussi que c’est toute notre attitude qui est plus naturelle et discrète, ce qui est tellement important, notamment en photographie de rue. 

Capture d’écran d’une video youtube. Vous remarquez que le fait de pouvoir saisir cette bonnette avec 2 doigts fait que tout notre corps est plus « ramassé »- donc discret et stable. De plus c’est beaucoup plus précis.

Par ailleurs, lorsque l’appareil est en mise au point manuelle, on a une aide qui s’appelle le peaking. Bon, vous me direz que la plupart des appareils modernes en sont maintenant équipés, mais pour moi qui vient d’un vieil équipement, je trouve ça génial ! Il y a également une fonction de grossissement pour l’aide à la mise au point mais personnellement je ne l’utilise pas car je la trouve très déstabilisante pour la composition finale.

L’échelle de profondeur de champ

Toujours dans le domaine de la mise au point manuelle, l’objectif comporte tout bêtement une échelle de profondeur de champ et une butée. Mais quel bonheur ! Moi qui utilise beaucoup l’hyperfocale, je peux enfin me passer de mon application sur le smartphone. Je ne comprend pas d’ailleurs pourquoi la plupart des objectifs modernes en sont désormais dépourvus. Cette hyperfocale est si pratique et nous permet d’être tellement réactifs, surtout en photographie de rue. Idem sur le fait que nombreux sont les objectifs sans butée. On tourne, on tourne, on tourne indéfiniment, on ne sait pas dans quel sens aller. Bref, la mise au point manuelle est quasiment impossible ou tout du moins … pénible. Alors qu’avec le Leica Q on ne fait qu’un demi-tour pour avoir tout les champs possibles de mise au point. C’est un gain de temps et de confort inestimable !

 

Minimalisme

Enfin, pour finir sur le confort d’utilisation, ce que j’apprécie vraiment, mais alors vraiment, c’est le minimalisme absolu des boutons et du menu. Il n’y en a pas un de trop ! Là, on est dans les fondamentaux de la photographie. Iso, ouverture (réglage sur l’objectif), vitesse. Il y a 2 boutons qu’on peut personnaliser. Le fameux FN auquel j’ai attribué le mode de mesure de lumière et un autre qui vient sous le pouce et dont je me sers pour bloquer l’exposition.  

Et pour finir, on a une molette sur le dessus pour la correction d’exposition. Voilà, simple, efficace et de bon goût (pour la première fois de ma vie un bel objet à mes yeux !)  🙂

Le menu minimaliste du Leica a le mérite d’être clair et d’aller droit au but !

 

Allez, passons aux choses sérieuses et venons-en aux photos ! 

Ce boîtier est donc équipé d’une focale fixe. Il s’agit d’un 28 mm f/1,7  et … on ne peut pas l’enlever. C’est ce qui m’avait fait beaucoup hésiter pour son achat car quand même, pour ce prix là, être bloquée à une seule focale ça me paraissait un peu bof-bof. Mais le pendant à cet inconvénient, c’est que cet objectif a donc été créé et pensé exclusivement pour le boîtier. Et puis f/1,7 c’est difficile de refuser 😉 surtout en plein format 🙂

Tout en délicatesse

Bon, je ne vais pas m’étendre sur la qualité des fichiers que ce couple procure. Elle est tout simplement à mon goût, que ce soit dans la délicatesse des détails, à la fois fins, précis mais doux aussi. Le seul mot que j’ai trouvé qui correspondrait à ma perception serait « Velouté ». Le rendu des couleurs est lui aussi génial et plus d’une fois j’ai été déstabilisée par le fait que je n’ai qu’à rajouter un peu de contraste à mes raw. Moi qui adore tripatouiller mes photos en post-production, là j’avoue que bien souvent je n’ai rien à faire. Qui sait, je vais peut-être finir par ne plus utiliser photoshop et me contenter de ce fichu Lightroom – que je continue à détester mais je n’ai pas (encore !) trouvé d’alternative en catalogage et retouches mineures – ?

Les couleurs du Leica sont vraiment naturelles et bien souvent, à moins d’intention particulière, il n’y besoin que d’un léger contraste pour corriger la « platitude naturelle » des raw.

 

 

28 mm donc, et pour la vie … Et bien figurez-vous que, contre toute attente, je trouve cette focale finalement très polyvalente et n’est pas du tout réservée à la photographie de rue uniquement ! Il suffit juste de se rapprocher, encore et toujours pour rentrer dans la photo. Ahaha, ce n’est pas toujours facile mais c’est bien ce que je recherchais en achetant cette focale, me mettre au défi de rentrer vraiment en contact avec mon sujet. J’ai pourtant beaucoup photographié au 35 mm, mais ces 7 petits millimètres font une sacrée différence !

Une focale assez technique

Tout d’abord, je trouve que c’est une focale finalement assez technique. C’est que ça en englobe des contrastes d’ombre et de lumière un 28 mm ! Et il faut donc miser assez juste de manière à avoir un photo équilibrée et ne pas hésiter à utiliser la mesure spot.

 

 

Par temps couvert, bien sûr, tout est plus facile 😉

 

La photo de rue

Je disais donc que je trouve cette focale relativement polyvalente. Alors bien entendu, c’est la reine de la photographie de rue à condition, il me semble, de trouver la bonne distance avec le sujet. Moi qui cherchait à renouveler mon approche photo, je suis servie ! Mais c’est franchement intéressant. J’ai l’impression qu’on a grosso modo 2 choix majeurs : intégrer un personnage au loin comme marqueur d’espace (ou point fort), ou bien faire carrément du rentre dedans en intégrant la personne de très très près. Bien entendu, il peut y avoir beaucoup des variantes, mais j’ai l’impression qu’avec cette focale plus que jamais il faut faire des choix drastiques.

le 28 mm permet de rendre justice aux échelles de grandeur

Ne pas hésiter à attendre que le personnage soit à 1m – 1,5 m de soi pour le mettre en premier plan

J’aime bien aussi cette possibilité d’intégrer un tout premier plan flou afin de contraster avec le fond net

J’apprécie tout particulièrement le fait de pouvoir m’approcher de très près tout en conservant l’environnement, ce que je ne pouvais pas faire bien entendu avec mon 40 mm. Ici, cette photo représente un jardinier en train de faire tomber la neige des arbres afin que les branches ne se cassent pas sous son poids. Nous avons eu un épisode neigeux et glacial exceptionnel et globalement la végétation de Nanjing n’est pas adaptée à ce genre d’intempéries …

 

La photo de paysage

Le 28 mm est également réputé pour la photographie de paysage et je dois dire … que c’est vrai 😉 Que ce soit du paysage naturel ou urbain, cette focale permet de bien restituer les grands espaces et sa déformation sur les bords, à condition de maintenir l’appareil bien horizontal est franchement limitée.

 

 

Quand on penche l’appareil photo, le 28 mm permet des effets de déformation vraiment intéressants à exploiter.

 

Par ailleurs, j’apprécie vraiment les opportunités de jouer franchement avec les lignes. Cette focale a le don d’amplifier et de dynamiser les compositions, et plus particulièrement les diagonales. Moi qui était plutôt une photographe « frontale », je me surprend à me décaler bien plus souvent pour profiter de ces propriétés.

 

 

 

La photo d’architecture

Donc bien entendu, pour la photographie d’architecture, ce n’est que du bonheur ! Bon, il est vrai que si on veut éviter les déformations sur les côtés, il va falloir essayer de ne pas cadrer en format portrait à moins justement de vouloir jouer avec les lignes de fuite qui amplifient la dynamique globale. Mais il ne faut pas compter sur cette focale (à moins d’avoir un objectif à décentrement) pour avoir des lignes droites !

 

 

 

En format paysage, la déformation sur les bords, et à condition encore une fois de maintenir l’appareil bien droit, est quasiment imperceptible

… À moins de vouloir jouer, encore une fois, sur les diagonales 😉

 

La photo de portrait

Enfin, pour finir mon petit tour d’horizon sur les propriétés de cet objectif, je m’attendais à ce que les portraits soient quasiment prohibés. Et bien contre toute attente, pas du tout ! Bon, comme tout grand angle, il faut quand même éviter de photographier de tout près les gens de face si on veut leur éviter l’effet « gros nez ». Mais la photo ci-dessous (prise par mon fiston, rendons à César ce qui lui appartient …) nous montre que ce n’est pas si catastrophique que ça !

 

Pour ma part, il me semble qu’à partir du moment où on réalise un portrait de profil, cet effet déformant disparait tout à fait, même de très très très près  !

 

 

Et si on y adjoint une pause un peu lente pour exprimer le mouvement, on obtient un portrait très dynamique !

 

La photo « macro »

Cet objectif a une fonction Macro. Bon, à mon avis c’est carrément un abus de langage. Lorsqu’il est enclenché, il s’agit en fait de proxi photo et il permet de photographier à 17 cm (en mode normal, la distance minimale est de 30 cm) . Je dois avouer que je ne m’en sert pas beaucoup, mais c’est une fonction que je devrais plus souvent utiliser, d’autant plus qu’elle est vraiment facile à enclencher. En effet, l’objectif est pourvu d’une bague qu’il suffit de tourner, et de manière très astucieuse, on peut même voir apparaître une nouvelle échelle de profondeur de champ spécifique à ce mode !

 

 

Liberté en toutes circonstances

Bon, bien sûr, je ne vais pas vous faire un dessin sur le fait qu’avec une ouverture de f/1,7 en mode normal et f/2,4 mode macro, une excellente gestion des iso jusqu’à 3200, un stabilisateur interne et un capteur plein format, je ne me pose quasiment plus la question du manque de lumière, même de nuit ! Quelle liberté ! 

2h du matin dans un gare en Chine. 200 iso – f/1,7 – 1/60ème de seconde

1600 iso, f/1,7, 1/15ème de seconde

 

Et les défauts alors ? 

 Il faut bien quand même que je lui trouve quelques défauts à cet appareil ! Après un an d’utilisation, en fait, je n’en vois qu’un majeur et qui me gêne très régulièrement. Cet appareil dispose de 2 modes de prise de vue : photo unique (S) et rafale (C). Personnellement, je ne comprend rien à ce mode rafale car il s’apparente plus au « live » des Iphone. En fait, c’est comme s’il prenait des minuscules vidéo et je n’aime pas du tout ça. Le problème, c’est que ce mode « C » arrive tout de suite après avoir mis l’appareil sous tension. Et comme c’est un bouton qui se tourne, si on ne le fait pas très délicatement (vraiment délicatement), on se retrouve immédiatement avec lui. Résultat des courses, j’ai tendance à ne pas éteindre l’appareil photo pour ne pas prendre le risque de me retrouver avec ce mode si je ne tourne pas le bouton assez doucement. Heureusement, la fonction économie d’énergie est réglable !

 Autre petit défaut, beaucoup moins gênant pour la prise de vue mais sujet à grosses angoisses : la faible autonomie de la batterie. Il faut dire que j’ai une manière de photographier très énergivore car j’ai tendance à faire mon cadrage, laisser mon doigt appuyé à mi-chemin sur le déclencheur et à attendre « le bon moment ». Et parfois, ça peut durer longtemps 😉

 Je dirais également, dans le domaine des angoisses, que je trouve franchement dommage que cet appareil ne soit pas tropicalisé. Il me semble que pour son prix, le minimum aurait été qu’il le soit. Et là où je vis, notamment pendant la saison des pluies, ça peut être tout à fait problématique. Mais même de manière plus générale, cet appareil photo qui est justement fait pour « barouder »  a un sérieux handicap de ce point de vue !

 Dernier petit reproche qui a surtout à voir avec l’aspect marketing. Leica annonce que cet appareil photo peut aussi déclencher en 35 et en 50 mm. Là, à mes yeux, Leica se moque de nous car il s’agit ni plus ni moins d’un simple crop ! En fait, si on met l’appareil sur la fonction 35 mm par exemple, on a juste un cadre dans le viseur qui nous indique les bords de la vue à 35 mm. L’appareil photo va quand même déclencher en 28 mm et il faudra cropper en post production. Bon, je veux bien que ce soit une aide à la prise de vue, mais par pitié, il ne faut pas annoncer les choses de cette manière ! Je le savais en l’achetant donc ça n’a pas été une surprise. Mais je n’aime pas la mauvaise foi 😉

 

 

Heu-reuse ! 

Voilà, je pense que j’ai fait le tour du propriétaire ! Je crois que ma plus grande satisfaction c’est qu’il répond parfaitement à une grande envie que j’avais : renouveler mon approche photo, voir différemment, découvrir de nouveaux angles. C’était un défi que je me suis lancée à moi même et je sais que j’ai encore de nombreux déclenchements devant moi avant avoir l’impression de tourner en rond comme c’était le cas auparavant. Je suis encore en plein apprentissage-découverte de cette focale et c’est un régal ! Et avec elle, j’ai l’impression d’enfin commencer à savoir photographier pour de bon. Ne dit-on pas que pour devenir un vrai photographe il faut savoir déclencher avec un grand angle ? Et bien je m’y attelle avec ce fantastique partenaire !

Laurence

Laurence

Côté rêves ...Je dis souvent que je ne photographie pas ce que je vois, mais ce que je ressens. Grâce à la photographie, je peux modeler le réel et y imprimer mes sentiments en organisant les formes, les couleurs, les contrastes tels qu'ils me parviennent pour en faire émerger mon monde émotionnel. Côté pratique ... Je gagne ma vie en vendant des photographies à des agences et à des collectionneurs, mais aussi en dispensant des cours de photographie dont vous pourrez trouver toutes les modalités dans la rubrique "Cours". Plus apparentée à une "coacheuse photographique", j'aime pousser mes élèves à trouver leur propre chemin et leur style personnel.

13 Commentaires

  •    Répondre
    Merci Laurence pour ce retour d’expérience et l’on se laisserait bien tenter par cet outil! Si toutefois, « le prix s’oublie et la qualité reste », l’investissement est non négligeable… Ce qui me plaît le plus, c’est « l’élagage » de toutes les fonctions inutiles et la qualité des images! Bonne continuation
    •    Répondre
      Bonjour ! C’est vrai que l’investissement est loin d’être négligeable, mais comparé aux appareils pros, finalement il est relativement modeste alors qu’il fait un vrai travail de pro !!! On ne compte plus les reporters qui l’utilisent au quotidien 🙂 Des bises cher Patrick !!
    •    Répondre
      Bonjour Laurence et merci pour votre retour d’expérience. J’ai moi même fait l’acquisition d’un Leica Q en février dernier. Je partage votre avis pour la qualité des photos. Si je le compare à mon Nikon D750 et ses optiques pourtant lumineuses il vraiment haut dessus. Après je fais quand même les 2/3 de mes photos avec le Nikon qui reste quand plus pratique compte tenu du parc optique que j’ai autour. Mais pour balader léger c’est l’idéal. Je pars bientôt à Londres et je vais tenter d’emmener que le Leica Q. En revanche pour mes shooting mariage, sport et paysage ça ne pourra jamais être LE boîtier de référence.
      Je suis comme vous agacé par le bouton d’allumage mais aussi par la molette d’exposition qui ne comporte aucun repère. La bague du diaphragme un peu trop molle à mon goût. Elle peut très vite se dérégler si on ne fait pas attention.
      Bien cordialement.
      Yves
      •    Répondre
        Bonjour Yves ! ( ) et merci de votre apport dans ce retour d’expérience ! Je suis tout à fait d’accord, si j’étais photographe de mariage ou même « corporate » je l’utiliserai peu juste à cause de sa focale fixe qui ne permet pas la souplesse des zooms, indispensable dans ces situations. Le 28 mm est définitivement orienté « street » et ses corollaires (photo documentaire, architecture). Je suis bien plus nuancée en ce qui concerne le paysage car je trouve que le 28 mm permet des compositions extrêmement dynamiques, même si c’est parfois un peu plus compliqué à mettre en oeuvre.
        C’est vrai que cette molette d’exposition aurait pu être graduée, c’est une bonne idée. Ca n’aurait rien gâché car de toutes les façons on ne peut pas la personnaliser.
        Merci encore et … plein de bonheur à Londres !
  •    Répondre
    Merci Laurence pour ce retour d’expérience !

    Je me suis prise à y songer parce que mon reflex et mes différents objectifs pèsent lourds et que je commence à ne plus le supporter en voyage ou même lors de balade (dos fragile et envie de voyager léger).

    Ce n’est pas forcément un achat pour tout de suite, je me laisse le temps de la réflexion (ça me permet d’économiser en même temps). Je me dis qu’une nouvelle version tropicalisée sortira peut-être, c’est vraiment le plus gros défaut que je lui trouve sur le papier.

    La seule chose qui me fait peur c’est que je suis loin d’avoir ton niveau et que j’ai peur de ne pas réussir à m’adapter à cette focale.

    Très contente pour toi que ta relation avec le Leica Q soit au beau fixe 🙂

  •    Répondre
    Enfin le retour d’expérience 🙂 Merci !
    Cet appareil m’a beaucoup tenté à sa sortie. Je suis même allé jusqu’à l’essayer.
    Je n’ai finalement pas franchi le pas à cause du prix mais aussi l’encombrement que je trouve encore trop important pour un compact. J’aime bien trimballer mon appareil la ou je vais et je me voyais mal le faire avec celui la.
    Dommage aussi qu’il ne soit pas étanche, du moins tropicalisé. A ce prix là, ils pourraient faire un effort.
    Sinon tout le reste est top et ton retour d’expérience est très instructif.
    Bonne continuation !
    •    Répondre
      Bonjour ! Arf, c’est sûr que je ne pourrai jamais retourner aux reflex (à moins d’un projet bien spécifique). Tu as raison, il ne s’agit pas du tout d’un compact, mais il n’y a pas de miracle, il faut bien de la place pour loger un grand capteur. Ceci dit, je l’ai tout le temps dans mon sac à main (qui est grand, je l’avoue 😉 ) et il passe complètement inaperçu. Je pense que seuls les connaisseurs en photo le remarquent, pour les autres personnes, ils pensent quand même à un compact et je n’ai strictement jamais noté de gêne lié à l’intrusion que provoque les réflex. Et puis comme je dis dans l’article, la prise en main est beaucoup plus ferme qu’avec un tout petit appareil, beaucoup plus stable 🙂
  •    Répondre
    Toujours du plus bel intérêt ce blog… Bravo Laurence.
    Je twitte…
    Amitiés.
  •    Répondre
    Et peut-être que Mr Leica va vous lire et changer ce qui doit l’être. Je suis content pour vous de cette relation harmonieuse!!!
    •    Répondre
      Bonjour Que monsieur Leica le lise et tienne compte de mes remarques est une chose, que Monsieur Leica veuille bien me laisser tester d’autres appareils gratuitement me ferait aussi très très très plaisir ! 🙂 🙂 🙂
  •    Répondre
    Bonjour et merci pour votre article. Je suis quant à moi utilisateur d’un M240 qui est excellent mais reste assez lourd et encombrant. Du coup je lorgne vers le Q mais’j’ai Peur que certaines optiques me manquent.
    Aviez-vous envisagé l’achat d’un M et pour qu’elle raison?
    •    Répondre
      Bonjour ! Merci à vous pour votre présence ici 🙂
      Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas du tout une spécialiste Leica et ce Q est mon premier pas dans la marque. Comme vous avez pu le lire, j’y trouve tout mon bonheur. Ceci dit, en effet, le 28 mm peut être limitatif si vous n’avez pas de boîtier à côté. Mais si vous avez déjà un M240 et des objectifs, tout va bien ! J’aurais envie de dire que vous pouvez très bien considérer le Q comme votre boîtier principal et le M240 et ses différentes focales pour des utilisations plus spécifiques ? Par contre, est-ce que vous allez franchement gagner en encombrement et poids avec le Q, je n’en suis pas sûre. Le Q n’est quand même pas un compact 😉

      Quant à savoir si j’ai envisagé l’achat d’un M, pas du tout à l’époque. Mais maintenant que j’ai tâté du Q (excusez-moi, mais franchement Leica aurai pu attribuer une autre lettre à l’appareil 😉 ) je commence à lorgner sur les autres appareils de la marque. Pour plein de raisons, et notamment et surtout pour justement diversifier les focales. C’est qu’il est vrai qu’une fois qu’on a mis le pied dans le monde de Leica, mmmm, c’est difficile d’en sortir j’ai l’impression. Mais leur prix reste un gros frein car je pars de zéro – pas de boîtier, pas d’objectif … Donc avant de me lancer, j’aimerais essayer pendant une semaine un M, pour voir si vraiment le jeu en vaut la chandelle, si je vais aimer la visée télémétrique, quelle focale choisir, etc … Mais pour ça, il faut que je trouve quelqu’un qui veuille bien me le prêter, ou un revendeur, voire pourquoi pas, directement Leica. Ca fait partie de mes sujets de la rentrée de septembre 😉

      J’espère que j’aurais répondu à vos questions 🙂 🙂 Je vous souhaite une très bonne journée !

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