Avant de venir vivre à Nanjing, vous imaginez bien qu’une des premières choses sur lesquelles je me suis renseignée, c’est le climat qu’il y fait !
J’ai ainsi appris qu’il s’agit d’un climat sub-tropical, marqué par des étés extrêmement chauds et humides, un automne et un printemps quasi inexistants (entendez par là que ces 2 périodes durent à peine un petit mois) et des hivers relativement frais mais sans excès. Je confirme pour l’été. Quand on est arrivés en août, il faisait 38-40º avec une humidité suffocante. L’automne, je ne l’ai pas vu en effet. Par contre, l’ hiver, celui-là, je l’ai senti passer !!!
Pas trop froid ? Mais qu’est-ce que les climatologues entendent par pas trop froid ? Au dessus de -5º ? Pour moi c’est glacial ! Je sais, je sais, nos amis canadiens francophones qui visitent ce blog doivent bien rigoler, mais que voulez-vous, en vieillissant, ma carcasse demande du chaud, du vraiment chaud et ma limite supportable pour être seulement tout juste bien c’est 15º. En deça, je me rabougris, me ratatine, je rapetisse, voire me statufie …
Bref, tout cela pour vous dire qu’il est urgent que je vous montre quelques photos vraiment hivernales, car depuis 2 semaines, nous vivons la période yoyo du printemps, à savoir que l’on passe des gelées matinales à une douceur quasi-estivale d’un jour à l’autre ! Et c’est à une véritable explosion de fleurs à laquelle nous assistons. Un régal ! Mais les photos, ce sera pour un prochain article, place à l’hiver encore un peu.
J’ai envie de vous faire simplement découvrir un endroit phare de Nanjing : le lac Xuanwou
Et en musique … Le morceau que j’ai choisi pour accompagner cette petite ballade n’a rien de chinois, mais il pourrait l’être par certaines intonations. Alors on y va, cliquez sur le morceau de musique et … couvrez-vous bien !
[wc_fa icon= »hand-o-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Le lac Xuanwou
Nanjing est une ville d’eau ! En plus du Yantse (le Fleuve Jaune) qui la traverse, elle possède un nombre incalculable le lacs, de rivières, de sources d’eau chaude. Parmi eux, il y en a un qui se distingue car il est en plein centre ville, mais surtout par sa surface : 4,44 km² (heu, ça fait combien de circonférence ? 4,44×4 ? 17,76 km ? 😉 En tout cas suffisamment grand pour qu’on n’aie pas encore réussi à en faire le tour. La prochaine fois ! ). Il est également appelé le Lac des 5 continents à cause des 5 îles qui le jalonnent et qui, dit-on, représentent le monde. C’est typiquement asiatique n’est-ce pas, cette manière à la fois de miniaturiser le monde et de le conceptualiser par une approche concrète.
On trouve ainsi sur une des îles un endroit que j’affectionne beaucoup. Les gens viennent en effet adresser leurs messages aux esprits sous forme de petites plaquettes rouges ou de rubans (toujours aussi rouges) et ils les accrochent partout où c’est possible. Le principe est qu’il faut qu’il y ai toujours un peu de vent pour aider à transporter les messages.





En continuant notre chemin, on rencontre sans arrêt, et par surprise au détour de petits bosquets, des bâtiments dont je ne sais malheureusement pas l’utilité car rien n’est indiqué autrement qu’en chinois. Arf, je vous assure que l’analphabétisme, pour le vivre au quotidien, est le plus sûr moyen de rester ignorant !
C’est au détour d’un de ces endroits que j’ai pu réaliser la photo que je vous ai montrée dans un des articles précédent à propos de la « chance du photographe« :
C’est incroyable comme un paysage enneigé peut changer les perspectives. Cette partie du lac que j’ai découvert en été pour la première fois était luxuriant et surtout, il regorgeait de toutes sortes de nénuphars (nénufars ?). Ce jour là, une ambiance toute autre et bien plus austère m’attendait. Ceci dit, la même sensation de tranquillité et de paix y régnait. Pas un souffle de vent, un silence incroyable, de très rares personnes. Difficile de croire qu’on est en plein centre ville !
Un peu plus loin, on quitte cette partie plus intimiste d’une des îles du lac pour déboucher sur une autre île de laquelle on a une vue assez dégagée. De là, on peut apercevoir la pagode du temple de Jining, ainsi que l’emblème des Jeux Olympiques. En effet, Nanjing a accueilli ceux des jeunes en 2014.
De l’autre côté, c’est une vue sur la Montagne Pourpre qui s’ouvre à nous. Il faudra que je vous en reparle car il s’agit d’une autre fameuse enclave verte et historique en plein coeur de la ville
Et enfin, un peu plus loin, on peut voir la Zifeng Tower qui d’après ce qu’on m’a dit est le 10ème gratte-ciel le plus haut du monde avec ses 450 mètres. À ce moment là, un phénomène météo assez impressionnant est venu jouer avec la lumière du lac. Jusque là, comme vous pouvez le constater sur les photos, le temps était plus que maussade. Mais tout à coup, il y a eu une percée du soleil qui a littéralement illuminé le lac alors que tout le reste était encore plombé par les nuages, paraissant encore plus sombre par contraste. Ca n’a duré qu’un instant, mais quel instant ! Encore un coup de « la chance du photographe » n’est-ce pas ? 😉
Le lac est fermé sur sa partie ouest par une muraille qui date de 1368 et qui est la plus grande muraille urbaine du monde qui subsiste encore. Il est vrai qu’il faut faire plusieurs kilomètres pour la parcourir ! Elle aurait été érigée en 21 ans par 200 000 ouvriers …
Voilà, ainsi s’achève la petite ballade hivernale autour du lac Xuanwu. Fatiguée, congelée surtout, le temps s’est remis à la neige et j’ai donc décidé de tracer mon chemin et de rentrer me mettre les pieds au chaud. J’avais pris ma décision : j’attendrai le printemps avant de remettre le nez dehors !
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PS : Chers amis, je vous invite à ne pas lire cet article comme si vous étiez sur Instagram. Utilisez le clic de la souris pour agrandir les photos. C’est tellement mieux !!






















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