Le front collé à la vitre, mon regard, d'abord attiré par le mouvement d'un oiseau envolé trop vite, s'est perdu dans le paysage : les arbres sont devenus flous, le ciel s'est fondu et la ligne d'horizon a disparu, laissant des tâches de couleurs aussi éparses que mes pensées…
Cheminant d'un point à un autre, voguant au gré du vent, le regard libère l'esprit du carré trop étroit de la fenêtre à moins que ça ne soit l'inverse… Mais, sans contrainte, sans barrière, sans frontière, l'esprit vagabonde et se nourrit au rythme de la perception.
Je passe du plan des yeux – qui découpent dans trop de lumière – à la chambre noire de mon coeur, où le monde fait écho. J'écoute ce silence, ou plus exactement la musique du silence qui fait ressortir d'une seule note l'émotion du moment : pensées inavouées et inavouables ont trouvé leur foyer.
A l'abri d'une vitre, à l'ombre d'un regard, tout est possible.
Marie-Laure Longin-Coiffet – Janvier 2011
Quel bonheur, quel plaisir Marie-Laure ! Tes mots, adossés à cette image, me vont droit au coeur ! En prenant cette photo, comme je te l'ai dit, j'ai fortement pensé à toi. Ce n'est pas le moment de dire ici pourquoi, peut-être plus tard, dans les commentaires. C'est vrai que c'est une image très (trop?) abstraite, mais tu vois, finalement, tu y as puisé tout ce que je voulais y exprimer, et qui plus est, quasi immédiatement ! C'est ce qu'on appelle la complicité, non ?
Dois-je dire ici comment j'ai pris cette image ? Je préfère laisser nos lecteurs/visionneurs s'imprégnier de notre DUO, et voir si tes mots auront permis de décoder la choooose …



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