Le temps d’un nouvel opus pour la Boîte à photos* est arrivé, et pour cette 10ème édition, nous avons décidé de traiter du thème du DÉTAIL. Ce thème est paradoxalement extrêmement vaste. Je dis paradoxalement car qui dit détail, dit « petite chose », « élément insignifiant ». Et pourtant il y a mille et une manière de rendre un détail essentiel dans une photographie, que ce soit si on s’intéresse à la macrophotographie, si on souhaite une photographie au rendu « piqué », si on souhaite mettre en avant un détail grâce à une profondeur de champs adéquate, etc, etc, etc … Pour ma part, j’ai eu envie d’aborder assez globalement cette problématique en mettant l’accent sur LE DÉTAIL QUI FAIT LA DIFFÉRENCE.
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Qu’est-ce que j’entends par là ?
Comme je le disais dans l’introduction, un détail est un élément à première vue qui n’a pas trop d’importance car il occupe une petite partie de la surface de la photographie, ou bien il n’en est pas le sujet, ou bien on ne le remarque pas tout de suite. Pourtant, j’aimerais vous montrer aujourd’hui qu’un détail peut faire toute la différence entre une photo réussie ou ratée, une photographie banale et une photographie qui sort du lot. La présence d’un détail peut contribuer à donner une dimension supplémentaire à notre photographie, voire même aller jusqu’à en changer radicalement le sens, ou au contraire la ruiner définitivement ! C’est dire s’il faut être attentifs et avoir l’oeil en tant que photographes à ces tous petits détails !
Il est bien évident que selon les cas de figure, on a le temps ou non de visionner ces détails au moment de la prise de vue. Entre réaliser une nature morte en studio, immortaliser un paysage en chambre à la Hansel Adams ou effectuer un reportage sur un conflit en pleine guerre ou saisir nos bambins en train de jouer à cache-cache, il y a gouffre ! Et pourtant, les grands photographes sont de grands photographes parce que précisément (et entre autres bien entendu !) ils ont l’oeil sur le détail. Comment font-ils ? En plus de leur talent, ils travaillent, ils exercent leur oeil, ils se trompent, recommencent, …
Plus j’avance dans ma pratique photographique, plus je pense que somme toute c’est probablement une des disciplines artistiques qui demande le moins de virtuosité technique. Mais le pendant de cette relative « facilité » de réalisation est que nous devons, plus que dans toute autre discipline « mettre dans la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur » comme dirait notre Maître Henri Cartier-Bresson. Et ça, c’est extraordinairement difficile ! Cela requiert une minutieuse observation de la scène photographiée quand on a le temps, une anticipation, un repérage avant de déclencher et … de l’instinct.
Sans aller jusqu’à rechercher le génie de nos maîtres, avec de l’entrainement, on arrive à acquérir certains réflexes et à repérer certains détails qui vont agrémenter nos photographies. Commençons par les plus simples.
Les couleurs
La coïncidence de couleurs
Imaginons que nous sommes en vacances – oui, oui, vous savez, quand il fait beau et chaud 🙂 – et que nous ayons envie de faire quelques clichés souvenirs de l’endroit que nous visitons. Si on ouvre l’oeil, on se rend rapidement compte qu’il est très facile d’intégrer quelques éléments de la même couleur et qui vont harmoniser la photo, lui donner une unité agréable et reposante
La touche de rouge
Dans une ruelle touristique de Montpellier, il m’a semblé intéressant d’intégrer dans mon cadrage ce rideau de coquelicots dont la couleur était assez proche de la devanture du restaurant.

Couleurs similaires et complémentaires
J’avais remarqué les volets et les bacs à fleurs rouges dont la couleur est complémentaire à celle des volets verts en face. Juste à ce moment là, le propriétaire de la maison « verte » est sorti et était habillé lui aussi en vert ! L’occasion était trop belle, d’autant qu’il a pris une pose fort sympathique en découvrant mes gesticulations
Dans les 2 exemples ci-dessus, vous remarquerez que la coïncidence de couleurs n’est qu’un détail parce qu’elle ne constitue pas le sujet de la photo, et que sans celle-ci la photo ne perdrait pas en qualité. Par ailleurs, elle n’en occupe qu’une toute petite partie. Cependant, elle agrémente joliment l’ensemble et met un petit « piquant » bienvenu.
La couleur isolée
Parfois, juste par la présence d’une couleur isolée, même toute petite au point de paraître insignifiante, on arrive à mettre en évidence un élément de la photo qui peut ajouter un plus à l’ambiance générale, voire à le rendre important pour la signification globale de l’image.
La pelle rouge
La couleur isolée de cette pelle par rapport aux autres couleurs de la photo m’a permis de mettre l’accent sur celle-ci, et surtout j’ajouter un petit plus : elle contribue à donner un regain de vie à cet endroit et elle vient bien compléter le chemin tracé en premier plan, signifiant aussi la peine que s’est donnée le cafetier pour déblayer un passage pour ses clients. Je dirais qu’elle humanise la scène.
L’accroche-coeur
Compte-tenu du ciel livide qu’il y avait ce jour-là et des branches dépouillées de l’arbre, j’aurais tout à fait pu développer cette photo en N&B. Cependant, le fait de laisser cette feuille en couleur me permet de faire d’elle le vrai sujet de mon image. En N&B blanc la feuille aurait été noyée dans le graphisme. Ce détail coloré prend donc plus d’importance qu’on ne le pense !

Dans l’exemple ci-dessus, on se rend compte que le choix de ce genre de détail, y compris en post-production peut se révéler essentiel pour l’interprétation finale.
Les formes
Toujours selon notre même Grand Maître Henri Cartier-Bresson, un photographe doit être attentif et sensible à la géométrie qui nous entoure. C’est ainsi que de la même manière que nous devons exercer notre oeil à voir les similitudes et les concordances de couleurs nous devons nous efforcer de repérer les formes.
Des couleurs et des formes
Les coïncidences nous réservent parfois d’agréables surprises. Ce n’est qu’un détail, mais ici entre la couleur orange présente sur les éléments et les formes des roues de la bicyclette et des ronds des cheminées, tout concordait pour que je déclenche !
Dans la photo ci-dessus la géométrie de l’architecture accompagnée du jeu d’ombres est évidente. Au delà de l’aspect formel de l’immeuble, il se dégage de l’ensemble une nette cohérence entre les diagonales et tous les angles droits formés par les cadres des fenêtres et par les toits.
Mais qui dit forme ne dit pas forcément graphisme pur comme dans l’exemple précédent. Essayons de repérer des caractéristiques de notre sujet et de voir comment elles dialoguent avec l’environnement.
Petits-pois
Le jeu des contraires : une boule de poils blancs avec des yeux ronds noirs sur une nappe noire à pois blancs.
Coccinelle
Le jeu de la suggestion : la relation entre cette petite coccinelle et le chapeau du bambin est évidente grâce aux pois sur le chapeau. Je pense que c’est cette similitude qui nous amène à sourire lorsqu’on visualise cette photo. Sans elle, la photo serait ratée.
Le détail qui va faire la différence
Et oui, il y a détails et détails. Il y a d’un côté les détails insignifiants, de ceux qui présents ou non dans la photographie ne vont rien ajouter ni enlever. Et il y a les autres … Nous avons vu précédemment que les formes et les couleurs en font partie, mais il y aussi ceux qui vont donner signification à la photographie, ceux qui vont l’enrichir de sens, ceux qui vont permettre d’identifier et ceux qui vont la ruiner …
Le détail sympathique
Quand je parle de détail sympathique, je parle du celui qui va agréablement meubler une photo, lui donner cette petite touche en plus sans lequel elle ne serait pas tout à fait pareille. Parmi ces détails, mes préférés car assez faciles à intégrer à nos photos sont les oiseaux. En y prêtant attention, vous vous rendrez compte qu’il sont vraiment très nombreux et qu’ils ne sont pas très compliqués à capturer.
Le détail qui enrichit la photographie
Le détail qui enrichit est plus que sympathique, il va enrichir, apporter quelque chose à la photographie, un petit supplément d’âme sans lequel la photo ne serait pas tout à fait la même, même s’il n’est pas non plus indispensable.
Les amoureux
Dans cette photo, le petit détail qui fait la différence est dans la lumière qui éclaire l’oeil et la pommette de la jeune fille. Cet éclat de lumière n’est pas indispensable car il s’agit d’un contre-jour intense, mais ici il donne ce petit supplément d’âme. Il rend la jeune fille encore plus amoureuse …
Pasta fresca
Si vous avez bien lu ce qui précède, vous remarquerez certainement la concordance de couleurs (d’autant qu’elles sont aux couleurs de l’Italie !). Mais cette photo a un petit détail supplémentaire qui lui donne tout son charme : la trottinette. Bien sûr, elle n’est pas indispensable à la compréhension de l’image, mais avouez qu’elle donne un petit air désuet à cette photo, elle nous renvoie presque au temps de notre enfance !.
Il ragazzo
Comme nous le verrons plus loin, les inscriptions que nous pouvons trouver sont souvent des détails très intéressants. Ici, le coeur dessiné sur le mur donne un petit air romantique supplémentaire à cette scène de jeux enfantins. Je dirais même qu’il nous fait glisser vers un monde pré-adolescent avec ses autres jeux, d’amour cette fois …
Le détail qui donne du sens
Parfois, il suffit d’un ou 2 détails pour qu’une photographie banale prenne une signification qui va bien au delà de ce qui est représenté. Comme toujours, l’exemple valant mieux que la théorie, je vous propose 2 photographies pour illustrer mon propos.
Mariage à l’italienne
Ici, le sujet représenté est l’officier d’état civil qui va procéder à un mariage. Rien que du très banal. Mais lorsqu’on regarde l’alignement du personnage qui est situé exactement en dessous d’un crucifix puis du portrait du Président de la République, il y a de quoi sourire sur le sens de la hiérarchie des pouvoirs en Italie. Par ailleurs, les barreaux aux fenêtres signifient clairement que c’est impossible d’y échapper. Au final, grâce à ces petits détails qui pourraient être considérés comme hors sujet, je suis parvenue à faire de ce banal cliché une photo riche de sens.
Il Seccolo XIX
Je devais réaliser une série de photographies sur Genova. Comme je n’avais pas envie de tomber dans le cliché de la carte postale, j’ai divagué pendant pas mal de temps à la recherche d’éléments significatifs de la ville. Là, il y a une grande artère avec des arcades et dont les trottoirs sont recouverts de ces mosaïques typiques. La chance est arrivée avec cet homme qui tenait à la main LE journal de Genova et sa région : le Seccolo XIX.
Pour la photo ci-dessus, je dois avouer que j’ai eu énormément de chance, l’action était bien trop rapide pour que je puisse anticiper non seulement mon cadrage et ma composition mais aussi la position des jambes du personnage et le journal ! Et en toute humilité ce n’est qu’en rentrant que j’ai découvert qu’il s’agissait su Seccolo XIX. Mais cela n’empêche pas que c’est ce détail qui m’a permis de remporter le concours ! Sans lui, la photographie n’aurait pas eu de sens ou disons qu’elle aurait été extrêmement banale. Souvenez-vous que dès lors qu’il y a des inscriptions écrites le spectateur va quasiment automatiquement les lire. Servez-vous de ce genre de détail pour donner du sens !
Le détail qui ruine la photo
Eh oui, jusque là je vous ai emmené dans le monde des Bisounours où les détails à la fin apportent d’un manière ou d’une autre une plue-value à laphotographie. Mais il y a des types de détails qui vont ruiner définitivement une photo. Bien sûr, le plus connu est le cas du pylône qui sort de la tête de la personne dont on fait le portrait. Ceci m’amène à vous recommander d’observer attentivement et systématiquement l’arrière-plan avant de réaliser un portrait ! La plupart du temps les défauts d’arrière plan sont rectifiables en modifiant légèrement son angle de vue, sa position ou sa focale. Je ne vous parle pas non plus de l’horizon penché « bizarrement » (sauf si c’est volontaire mais dans ce cas ça doit se voir, s’expliquer d’une manière ou d’une autre par une recherche d’effet, etc …), et notamment l’horizon au dessus d’une surface liquide. Un horizon penché au dessus de l’eau est franchement déstabilisant, car autant la terre peut être naturellement penchée sans nous donner mal au coeur, autant l’eau, quand elle est penchée, elle coule. Ou alors elle n’est pas penchée, c’est aussi simple que ça. Ce genre de détail va au contraire de notre inclination naturelle à percevoir les éléments, et ce qui est valable pour le vaste horizon au dessus de la mer l’est aussi pour un verre de vin 😉 Pensez donc bien à vérifier votre horizontalité lorsque vous faites vos prises de vue !
Mais ce n’est pas de ce « détail qui tue » dont j’ai envie de vous parler, je vous parle d’un autre, tout aussi catastrophique : un défaut dans le sujet lui-même. Illustrons tout de suite ce que je veux dire :
C’est une image qui se veut romantique, féminine, délicate, douce, etc … Mais ! Outre le fait que le cadrage est un peu ric-rac en bas (les perles viennent un peu trop près du bord), il y a 2 problèmes majeurs qui font qu’on ne peux pas prendre cette photographie au sérieux. Le premier, c’est l’espèce de bout de tige sans fleur que l’on voit tout en haut. Mais surtout, c’est qu’au milieu des autres fleurs il y en a une qui pendouille lamentablement. Cette photo a été d’une grande leçon pour moi, car je me souviens très bien qu’à l’époque j’avais vu sur le moment ce problème, mais ensuite j’avais été tellement accaparée par la lumière, la mise au point, la composition que j’avais fini par ne plus voir ces 2 défauts. Cela peut paraître insensé, car en plus j’ai par la suite post-traité le fichier. J’avais donc eu tout le temps que ce soit à la prise de vue (on ne peut pas dire que c’est un sujet mouvant !) et qu’au moment du développement de m’apercevoir du problème. Mais je n’ai tout simplement plus pensé ni vu ce défaut qui pourtant est majeur dans ce type de photographie, et c’est seulement quand on me l’a fait remarquer par la suite que je me suis rendue compte de cette erreur. Tout cela pour dire que parfois il y a des détails qui sont pourtant flagrants, mais qui enrobés dans un ensemble assez agréable à voir peuvent passer inaperçus à première vue. Mais attention, ça c’est du « détail qui tue » !
Je vous donne une second exemple :
Il s’agit d’une bulle de savon posée sur des plumes. Contrairement à l’exemple précédent, compte-tenu du sujet vous vous doutez bien que je n’ai pas eu tout mon temps pour photographier la scène, même s’il s’agit de bulles un peu spéciales qui tiennent le coup un peu plus longtemps sans éclater que les bulles classiques. Je vous prépare d’ailleurs dans les jours qui viennent un article sur le sujet. Le gros problème sur cette image c’est que cette bulle n’a pas une très jolie forme et qu’elle est un peu flétrie. Ce détail à mon sens lui ôte toute la douceur et la poésie qu’elle devrait avoir, ou en tout cas que j’aimerais donner à la scène. Voilà donc encore un exemple de détail qui ruine la photo, même si celle-ci pourrait sembler rester acceptable.
Le cas particulier de la photographie minimaliste
Par définition, une photographie est dite minimaliste lorsqu’elle comporte très peu d’éléments. En soi, elle n’est donc composée que de « petits » détails. Ce n’est pas de ceux-ci dont je veux vous parler, car pour le coup ils deviennent le sujet principal, mais du soin et de la rigueur avec lesquels vous aurez composé votre image. En effet, étant donné que votre photo est composée de très peu d’éléments formels il faut que ceux-ci soient parfaitement disposés dans votre photographie. Bref, là je vous parle de rigueur avec un grand R et c’est le détail que vous apporterez à votre cadrage et à votre composition qui fera la différence.
Dans les 2 photos ci-dessus j’ai pris un très grand soin à placer exactement au milieu mes éléments afin de renforcer l’effet de graphisme. En post-production j’ai légèrement recadré les photos afin que la composition tombe parfaitement au centre.
Rotonde
Dans cette image, en plus d’essayer de centrer parfaitement cette rotonde dans le cadre, j’ai fait très attention à être placée exactement au centre, sous la verticale. Mais il n’y a pas que cela. Il faut également veiller à ce que l’appareil photo soit à l’horizontale, sous peine de créer des distortions de perspective.
En conclusion
Je crois que finalement la conclusion s’impose d’elle-même : il n’y a au fond pas vraiment de petits détails. On dit que la photographie est language. Ainsi, pour faire un parallèle, j’aurais envie de dire que les détails sont l’équivalent de la richesse et de la subtilité du vocabulaire dans un texte alors que le cadrage et la composition en seraient la clarté et l’élégance. Bien entendu, ce n’est pas que cela, mais cela nous donne une piste.
Ainsi, nous devons, tant que faire se peut, prêter attention à tout ce qui entre dans notre cadre. Comme je le disais au début de l’article, c’est compliqué car il y a souvent des milliers de choses à penser en même temps, et souvent on en dispose d’ailleurs de peu! Mais certains automatismes se mettent en place au fur et à mesure et si nous commettons certaines erreurs, celles-ci finissent par se corriger. Pour tirer profit de celles-ci, je vous encourage vivement à visualiser longuement vos propres photos et à essayer de prendre le recul nécessaire comme si vous étiez une personne extérieure qui les observe, quite à les regarder longtemps après les avoir prises. Bien entendu, je vous encourage également à visionner les photographies des grands maîtres et à prêter attention à tous les éléments contenus dans leurs photos, des plus visibles aux plus cachés. Vous vous rendrez compte de l’infinie richesse de leurs photographies. Enfin, même sans appareil photo essayez de repérer dans votre vie quotidienne des similitudes, des rapprochements de formes, de couleurs, de situations, c’est un formidable exercice d’entraînement sans pression ni obligation de résultat. Bref, du « training » 😉
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Pour cette édition de la Boîte à photos, c’est Laurent Breillat de Apprendre la photo qui joue le rôle de site hôte et qui a donc l’énorme responsabilité de rassembler nos articles sur une même page et d’en faire la synthèse en fin de semaine.
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