LE DÉTAIL QUI FAIT LA DIFFÉRENCE

Le temps d’un nouvel opus pour la Boîte à photos* est arrivé, et pour cette 10ème édition, nous avons décidé de traiter du thème du DÉTAIL. Ce thème est paradoxalement extrêmement vaste. Je dis paradoxalement car qui dit détail, dit « petite chose », « élément insignifiant ». Et pourtant il y a mille et une manière de rendre un détail essentiel dans une photographie, que ce soit si on s’intéresse à la macrophotographie, si on souhaite une photographie au rendu « piqué », si on souhaite mettre en avant un détail grâce à une profondeur de champs adéquate, etc, etc, etc … Pour ma part, j’ai eu envie d’aborder assez globalement cette problématique en mettant l’accent sur LE DÉTAIL QUI FAIT LA DIFFÉRENCE.

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 Qu’est-ce que j’entends par là ?

Comme je le disais dans l’introduction, un détail est un élément à première vue qui n’a pas trop d’importance car il occupe une petite partie de la surface de la photographie, ou bien il n’en est pas le sujet, ou bien on ne le remarque pas tout de suite. Pourtant, j’aimerais vous montrer aujourd’hui qu’un détail peut faire toute la différence entre une photo réussie ou ratée, une photographie banale et une photographie qui sort du lot. La présence d’un détail peut contribuer à donner une dimension supplémentaire à notre photographie, voire même aller jusqu’à en changer radicalement le sens, ou au contraire la ruiner définitivement ! C’est dire s’il faut être attentifs et avoir l’oeil en tant que photographes à ces tous petits détails !

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Il est bien évident que selon les cas de figure, on a le temps ou non de visionner ces détails au moment de la prise de vue. Entre réaliser une nature morte en studio, immortaliser un paysage en chambre à la Hansel Adams ou effectuer un reportage sur un conflit en pleine guerre ou saisir nos bambins en train de jouer à cache-cache, il y a gouffre ! Et pourtant, les grands photographes sont de grands photographes parce que précisément (et entre autres bien entendu !) ils ont l’oeil sur le détail. Comment font-ils ? En plus de leur talent, ils travaillent, ils exercent leur oeil, ils se trompent, recommencent, …

Plus j’avance dans ma pratique photographique, plus je pense que somme toute c’est probablement une des disciplines artistiques qui demande le moins de virtuosité technique. Mais le pendant de cette relative « facilité » de réalisation est que nous devons, plus que dans toute autre discipline « mettre dans la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur » comme dirait notre Maître Henri Cartier-Bresson. Et ça, c’est extraordinairement difficile ! Cela requiert une minutieuse observation de la scène photographiée quand on a le temps, une anticipation, un repérage avant de déclencher et … de l’instinct.

Sans aller jusqu’à rechercher le génie de nos maîtres, avec de l’entrainement, on arrive à acquérir certains réflexes et à repérer certains détails qui vont agrémenter nos photographies. Commençons par les plus simples.

 Les couleurs

 La coïncidence de couleurs

Imaginons que nous sommes en vacances – oui, oui, vous savez, quand il fait beau et chaud 🙂 – et que nous ayons envie de faire quelques clichés souvenirs de l’endroit que nous visitons. Si on ouvre l’oeil, on se rend rapidement compte qu’il est très facile d’intégrer quelques éléments de la même couleur et qui vont harmoniser la photo, lui donner une unité agréable et reposante

La touche de rouge
Dans une ruelle touristique de Montpellier, il m’a semblé intéressant d’intégrer dans mon cadrage ce rideau de coquelicots dont la couleur était assez proche de la devanture du restaurant.

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Couleurs similaires et complémentaires
J’avais remarqué les volets et les bacs à fleurs rouges dont la couleur est complémentaire à celle des volets verts en face. Juste à ce moment là, le propriétaire de la maison « verte » est sorti et était habillé lui aussi en vert ! L’occasion était trop belle, d’autant qu’il a pris une pose fort sympathique en découvrant mes gesticulations

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Dans les 2 exemples ci-dessus, vous remarquerez que la coïncidence de couleurs n’est qu’un détail parce qu’elle ne constitue pas le sujet de la photo, et que sans celle-ci la photo ne perdrait pas en qualité. Par ailleurs, elle n’en occupe qu’une toute petite partie. Cependant, elle agrémente joliment l’ensemble et met un petit « piquant » bienvenu.

 La couleur isolée

Parfois, juste par la présence d’une couleur isolée, même toute petite au point de paraître insignifiante, on arrive à mettre en évidence un élément de la photo qui peut ajouter un plus à l’ambiance générale, voire à le rendre important pour la signification globale de l’image.

La pelle rouge
La couleur isolée de cette pelle par rapport aux autres couleurs de la photo m’a permis de mettre l’accent sur celle-ci, et surtout j’ajouter un petit plus : elle contribue à donner un regain de vie à cet endroit et elle vient bien compléter le chemin tracé en premier plan, signifiant aussi la peine que s’est donnée le cafetier pour déblayer un passage pour ses clients. Je dirais qu’elle humanise la scène.

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L’accroche-coeur
Compte-tenu du ciel livide qu’il y avait ce jour-là et des branches dépouillées de l’arbre, j’aurais tout à fait pu développer cette photo en N&B. Cependant, le fait de laisser cette feuille en couleur me permet de faire d’elle le vrai sujet de mon image. En N&B blanc la feuille aurait été noyée dans le graphisme. Ce détail coloré prend donc plus d’importance qu’on ne le pense !

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Dans l’exemple ci-dessus, on se rend compte que le choix de ce genre de détail, y compris en post-production peut se révéler essentiel pour l’interprétation finale.

 

 

 Les formes

Toujours selon notre même Grand Maître Henri Cartier-Bresson, un photographe doit être attentif et sensible à la géométrie qui nous entoure. C’est ainsi que de la même manière que nous devons exercer notre oeil à voir les similitudes et les concordances de couleurs nous devons nous efforcer de repérer les formes.

 

Des couleurs et des formes
Les coïncidences nous réservent parfois d’agréables surprises. Ce n’est qu’un détail, mais ici entre la couleur orange présente sur les éléments et les formes des roues de la bicyclette et des ronds des cheminées, tout concordait pour que je déclenche !

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Dans la photo ci-dessus la géométrie de l’architecture accompagnée du jeu d’ombres est évidente. Au delà de l’aspect formel de l’immeuble, il se dégage de l’ensemble une nette cohérence entre les diagonales et tous les angles droits formés par les cadres des fenêtres et par les toits.

Mais qui dit forme ne dit pas forcément graphisme pur comme dans l’exemple précédent. Essayons de repérer des caractéristiques de notre sujet et de voir comment elles dialoguent avec l’environnement.

Petits-pois
Le jeu des contraires : une boule de poils blancs avec des yeux ronds noirs sur une nappe noire à pois blancs.

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Coccinelle
Le jeu de la suggestion : la relation entre cette petite coccinelle et le chapeau du bambin est évidente grâce aux pois sur le chapeau. Je pense que c’est cette similitude qui nous amène à sourire lorsqu’on visualise cette photo. Sans elle, la photo serait ratée.

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 Le détail qui va faire la différence

Et oui, il y a détails et détails. Il y a d’un côté les détails insignifiants, de ceux qui présents ou non dans la photographie ne vont rien ajouter ni enlever. Et il y a les autres … Nous avons vu précédemment que les formes et les couleurs en font partie, mais il y aussi ceux qui vont donner signification à la photographie, ceux qui vont l’enrichir de sens, ceux qui vont permettre d’identifier et ceux qui vont la ruiner …

 Le détail sympathique

Quand je parle de détail sympathique, je parle du celui qui va agréablement meubler une photo, lui donner cette petite touche en plus sans lequel elle ne serait pas tout à fait pareille. Parmi ces détails, mes préférés car assez faciles à intégrer à nos photos sont les oiseaux. En y prêtant attention, vous vous rendrez compte qu’il sont vraiment très nombreux et qu’ils ne sont pas très compliqués à capturer.

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 Le détail qui enrichit la photographie

Le détail qui enrichit est plus que sympathique, il va enrichir, apporter quelque chose à la photographie, un petit supplément d’âme sans lequel la photo ne serait pas tout à fait la même, même s’il n’est pas non plus indispensable.

Les amoureux
Dans cette photo, le petit détail qui fait la différence est dans la lumière qui éclaire l’oeil et la pommette de la jeune fille. Cet éclat de lumière n’est pas indispensable car il s’agit d’un contre-jour intense, mais ici il donne ce petit supplément d’âme. Il rend la jeune fille encore plus amoureuse …

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Pasta fresca
Si vous avez bien lu ce qui précède, vous remarquerez certainement la concordance de couleurs (d’autant qu’elles sont aux couleurs de l’Italie !). Mais cette photo a un petit détail supplémentaire qui lui donne tout son charme : la trottinette. Bien sûr, elle n’est pas indispensable à la compréhension de l’image, mais avouez qu’elle donne un petit air désuet à cette photo, elle nous renvoie presque au temps de notre enfance !.

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Il ragazzo
Comme nous le verrons plus loin, les inscriptions que nous pouvons trouver sont souvent des détails très intéressants. Ici, le coeur dessiné sur le mur donne un petit air romantique supplémentaire à cette scène de jeux enfantins. Je dirais même qu’il nous fait glisser vers un monde pré-adolescent avec ses autres jeux, d’amour cette fois …

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 Le détail qui donne du sens

Parfois, il suffit d’un ou 2 détails pour qu’une photographie banale prenne une signification qui va bien au delà de ce qui est représenté. Comme toujours, l’exemple valant mieux que la théorie, je vous propose 2 photographies pour illustrer mon propos.

Mariage à l’italienne
Ici, le sujet représenté est l’officier d’état civil qui va procéder à un mariage. Rien que du très banal. Mais lorsqu’on regarde l’alignement du personnage qui est situé exactement en dessous d’un crucifix puis du portrait du Président de la République, il y a de quoi sourire sur le sens de la hiérarchie des pouvoirs en Italie. Par ailleurs, les barreaux aux fenêtres signifient clairement que c’est impossible d’y échapper. Au final, grâce à ces petits détails qui pourraient être considérés comme hors sujet, je suis parvenue à faire de ce banal cliché une photo riche de sens.

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Il Seccolo XIX
Je devais réaliser une série de photographies sur Genova. Comme je n’avais pas envie de tomber dans le cliché de la carte postale, j’ai divagué pendant pas mal de temps à la recherche d’éléments significatifs de la ville. Là, il y a une grande artère avec des arcades et dont les trottoirs sont recouverts de ces mosaïques typiques. La chance est arrivée avec cet homme qui tenait à la main LE journal de Genova et sa région : le Seccolo XIX.

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Pour la photo ci-dessus, je dois avouer que j’ai eu énormément de chance, l’action était bien trop rapide pour que je puisse anticiper non seulement mon cadrage et ma composition mais aussi la position des jambes du personnage et le journal ! Et en toute humilité ce n’est qu’en rentrant que j’ai découvert qu’il s’agissait su Seccolo XIX. Mais cela n’empêche pas que c’est ce détail qui m’a permis de remporter le concours ! Sans lui, la photographie n’aurait pas eu de sens ou disons qu’elle aurait été extrêmement banale. Souvenez-vous que dès lors qu’il y a des inscriptions écrites le spectateur va quasiment automatiquement les lire. Servez-vous de ce genre de détail pour donner du sens !

 Le détail qui ruine la photo

Eh oui, jusque là je vous ai emmené dans le monde des Bisounours où les détails à la fin apportent d’un manière ou d’une autre une plue-value à laphotographie. Mais il y a des types de détails qui vont ruiner définitivement une photo. Bien sûr, le plus connu est le cas du pylône qui sort de la tête de la personne dont on fait le portrait. Ceci m’amène à vous recommander d’observer attentivement et systématiquement l’arrière-plan avant de réaliser un portrait ! La plupart du temps les défauts d’arrière plan sont rectifiables en modifiant légèrement son angle de vue, sa position ou sa focale. Je ne vous parle pas non plus de l’horizon penché « bizarrement » (sauf si c’est volontaire mais dans ce cas ça doit se voir, s’expliquer d’une manière ou d’une autre par une recherche d’effet, etc …), et notamment l’horizon au dessus d’une surface liquide. Un horizon penché au dessus de l’eau est franchement déstabilisant, car autant la terre peut être naturellement penchée sans nous donner mal au coeur, autant l’eau, quand elle est penchée, elle coule. Ou alors elle n’est pas penchée, c’est aussi simple que ça. Ce genre de détail va au contraire de notre inclination naturelle à percevoir les éléments, et ce qui est valable pour le vaste horizon au dessus de la mer l’est aussi pour un verre de vin 😉 Pensez donc bien à vérifier votre horizontalité lorsque vous faites vos prises de vue !

Mais ce n’est pas de ce « détail qui tue » dont j’ai envie de vous parler, je vous parle d’un autre, tout aussi catastrophique : un défaut dans le sujet lui-même. Illustrons tout de suite ce que je veux dire :

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C’est une image qui se veut romantique, féminine, délicate, douce, etc … Mais ! Outre le fait que le cadrage est un peu ric-rac en bas (les perles viennent un peu trop près du bord), il y a 2 problèmes majeurs qui font qu’on ne peux pas prendre cette photographie au sérieux. Le premier, c’est l’espèce de bout de tige sans fleur que l’on voit tout en haut. Mais surtout, c’est qu’au milieu des autres fleurs il y en a une qui pendouille lamentablement. Cette photo a été d’une grande leçon pour moi, car je me souviens très bien qu’à l’époque j’avais vu sur le moment ce problème, mais ensuite j’avais été tellement accaparée par la lumière, la mise au point, la composition que j’avais fini par ne plus voir ces 2 défauts. Cela peut paraître insensé, car en plus j’ai par la suite post-traité le fichier. J’avais donc eu tout le temps que ce soit à la prise de vue (on ne peut pas dire que c’est un sujet mouvant !) et qu’au moment du développement de m’apercevoir du problème. Mais je n’ai tout simplement plus pensé ni vu ce défaut qui pourtant est majeur dans ce type de photographie, et c’est seulement quand on me l’a fait remarquer par la suite que je me suis rendue compte de cette erreur. Tout cela pour dire que parfois il y a des détails qui sont pourtant flagrants, mais qui enrobés dans un ensemble assez agréable à voir peuvent passer inaperçus à première vue. Mais attention, ça c’est du « détail qui tue » !

Je vous donne une second exemple :

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Il s’agit d’une bulle de savon posée sur des plumes. Contrairement à l’exemple précédent, compte-tenu du sujet vous vous doutez bien que je n’ai pas eu tout mon temps pour photographier la scène, même s’il s’agit de bulles un peu spéciales qui tiennent le coup un peu plus longtemps sans éclater que les bulles classiques. Je vous prépare d’ailleurs dans les jours qui viennent un article sur le sujet. Le gros problème sur cette image c’est que cette bulle n’a pas une très jolie forme et qu’elle est un peu flétrie. Ce détail à mon sens lui ôte toute la douceur et la poésie qu’elle devrait avoir, ou en tout cas que j’aimerais donner à la scène. Voilà donc encore un exemple de détail qui ruine la photo, même si celle-ci pourrait sembler rester acceptable.

 

 Le cas particulier de la photographie minimaliste

Par définition, une photographie est dite minimaliste lorsqu’elle comporte très peu d’éléments. En soi, elle n’est donc composée que de « petits » détails. Ce n’est pas de ceux-ci dont je veux vous parler, car pour le coup ils deviennent le sujet principal, mais du soin et de la rigueur avec lesquels vous aurez composé votre image. En effet, étant donné que votre photo est composée de très peu d’éléments formels il faut que ceux-ci soient parfaitement disposés dans votre photographie. Bref, là je vous parle de rigueur avec un grand R et c’est le détail que vous apporterez à votre cadrage et à votre composition qui fera la différence.

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Dans les 2 photos ci-dessus j’ai pris un très grand soin à placer exactement au milieu mes éléments afin de renforcer l’effet de graphisme. En post-production j’ai légèrement recadré les photos afin que la composition tombe parfaitement au centre.

Rotonde
Dans cette image, en plus d’essayer de centrer parfaitement cette rotonde dans le cadre, j’ai fait très attention à être placée exactement au centre, sous la verticale. Mais il n’y a pas que cela. Il faut également veiller à ce que l’appareil photo soit à l’horizontale, sous peine de créer des distortions de perspective.

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 En conclusion

Je crois que finalement la conclusion s’impose d’elle-même : il n’y a au fond pas vraiment de petits détails. On dit que la photographie est language. Ainsi, pour faire un parallèle, j’aurais envie de dire que les détails sont l’équivalent de la richesse et de la subtilité du vocabulaire dans un texte alors que le cadrage et la composition en seraient la clarté et l’élégance. Bien entendu, ce n’est pas que cela, mais cela nous donne une piste.

Ainsi, nous devons, tant que faire se peut, prêter attention à tout ce qui entre dans notre cadre. Comme je le disais au début de l’article, c’est compliqué car il y a souvent des milliers de choses à penser en même temps, et souvent on en dispose d’ailleurs de peu! Mais certains automatismes se mettent en place au fur et à mesure et si nous commettons certaines erreurs, celles-ci finissent par se corriger. Pour tirer profit de celles-ci, je vous encourage vivement à visualiser longuement vos propres photos et à essayer de prendre le recul nécessaire comme si vous étiez une personne extérieure qui les observe, quite à les regarder longtemps après les avoir prises. Bien entendu, je vous encourage également à visionner les photographies des grands maîtres et à prêter attention à tous les éléments contenus dans leurs photos, des plus visibles aux plus cachés. Vous vous rendrez compte de l’infinie richesse de leurs photographies. Enfin, même sans appareil photo essayez de repérer dans votre vie quotidienne des similitudes, des rapprochements de formes, de couleurs, de situations, c’est un formidable exercice d’entraînement sans pression ni obligation de résultat. Bref, du « training » 😉

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Pour ceux qui connaissent pas la Boîte à photos, il s’agit d’un collectif de blogs francophones parlant de photographie et qui tous les 2 mois environs propose de réfléchir autour d’un thème choisi ensemble. Chacun étant libre de traiter le sujet à sa manière, cela donne une vraie richesse et diversité de points de vue que je suis certaine, vous ne manquerez pas d’apprécier !

Pour cette édition de la Boîte à photos, c’est Laurent Breillat de Apprendre la photo qui joue le rôle de site hôte et qui a donc l’énorme responsabilité de rassembler nos articles sur une même page et d’en faire la synthèse en fin de semaine.

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Merci à Laurent Vaissade de jogg.com pour le logo

  1. Bonsoir,
    Ce sujet sur le détail est très intéressant et je vais le relire en profondeur car il a l’air d’être une petite mine de bons conseils.
    Je veux aussi signaler une faute d’orthographe. Il est écrit dans le titre d’un chapitre « j’entend », il faut « j’entends ».
    Encore merci pour les conseils
    Bien cordialement
  2. Merci pour ce bel article, les propos sont très bien illustrés!
    On ne s’en rend pas forcément toujours compte mais il est vrai que la photographie demande beaucoup de précision, un détail peut tout changer, en mal comme en bien. Parfois lorsque je rentre de sortie et que je visionne mes photos sur l’ordinateur je remarque des choses que je n’avais pas vues lorsque je prenais la photo, parfois et par chance cela amène un gros plus, et parfois au contraire cela gâche tout…
    Je suis bien d’accord sur ta conclusion et sur le fait de regarder d’autres photos. Je suis allée voir l’exposition Cartier-Bresson à Paris et j’étais vraiment en admiration devant ses compositions, des centaines d’images prises sur le vif de prime abord mais dont la composition n’est sûrement pas laissée au hasard, quelle leçon! J’ai eu l’impression d’en apprendre beaucoup juste en regardant… Après, les transposer dans la réalité est une autre histoire.
    En tout cas, ouvrons l’oeil 😉
  3. Je rejoins Christine, tu as un dont pour expliquer les choses très clairement, c’est très agréable de te lire ! Et en plus, l’article est très intéressant !

    Depuis que je m’intéresse à l’oeuvre de HCB (avant d’aller voir son expo), j’essai de faire attention à la géométrie de ma composition, mais bien souvent j’oublie l’importance que peut avoir le texte dans une image, alors merci de me le rappeler ^^

    Quant aux couleurs, je ne court pas après puisque je préfère shooter en N&B, mais lorsque je tombe dessus, c’est une bonne excuse pour shooter en couleur 🙂

    Merci pour ce bel article !

  4. Bonjour !

    Je suis ravie que cet article vous ait intéressés et je vous remercie pour vos retours 🙂

    DCP : merci à toi d’avoir pris le temps de me laisser un petit mot !

    Thursday : Oh que oui la photographie demande de la précision !!! C’est vraiment ceci qui est difficile. Mais comme tu le dis bien, le temps du retour à la maison est toujours très excitant, car même si on a essayé de faire du mieux qu’on peux durant la prise de vue, il nous reste encore à découvrir plein de surprises … bonnes ou mauvaises 😉 Cartier-Bresson prenait des centaines de photos, et je me souviens qu’il disait qu’il partait souvent avec 10 pellicules (36 poses, soit 360 photos !!), et que s’il en rentrant il en avait 1 de bonne il considérait qu’il avait réussi sa séance de prises de vues. C’est dire s’il travaillait et que ses photos n’étaient pas que le résultat de son talent !! On sait donc ce qui nous reste à faire 😉

    Hashka : je suis heureuse que ces « petits détails » t’aient intéressé !

    Christine : Merci Christine, c’est vraiment gentil de ta part 🙂 Je ne sais pas si j’ai un talent didactique, mais je trouve que quand on prend le temps de décortiquer un peu les choses elles se clarifient souvent 🙂

    Thomas : Oui, il n’y a pas que la géométrie dans la vie 😉 !! je comprend ton point de vue quand tu dis que tu préfères le n&b. Ceci dit, tu dois quand même y faire attention à la prise de vue car en n&b il y a aussi une histoire de contrastes et les couleurs, même si on ne le voit plus, ressortent dans une gamme de tons gris du plus clair au plus sombre. Il faut donc en tenir compte, quoi qu’il en soit. Merci à toi !!

    Muriel : je suis ravie que cet article t’inspires !! Taaaannnnt mieux !!!!!!! Il est exactement fait pour ça. Quant au livre, tu n’es pas la première à me le demander, c’est vrai, mais pour le moment, ce n’est pas dans mes cartons. En tout cas, pas ce genre de livre. Mais qui sait, un petit « Blurb », ça pourrait faire son chemin dans ma tête 🙂

    Merci à vous tous !

  5. Bonsoir Laurence, et merci pour cet article (encore une fois) très intéressant qui contient de précieux conseils à avoir toujours en tête ; d’ailleurs, je n’hésiterais pas à y revenir de temps en temps 🙂
    Et même si la pratique de la photo reste quelque chose de très rigoureux, je reste sur les aspects positifs de ta conclusion 🙂
  6. Bonjour,
    Tes articles sont toujours intéressants.
    Il y a c’est vrai, ce que tu appelles le détail qui tue. L’erreur, le « point noir sur le nez » que l’on a pas vu. Oui, ça reste un détail.
    Par contre, le détail peut vite devenir plus qu’un détail.
    Le cas de ta trottinette est un bon exemple. C’est comme l’élément décoratif et goûteux que le bon cuisinier va ajouter à son assiette.. Plus qu’un détail.

    J’aime bien ce que tu dis, le training. Il y a une part d’instinct dans la photo qui permet à certaines personnes de voir ces détails, ces choses qui font la bonne photo. Même si je ne me considère pas comme un bon photographe, je suis étonné parfois de constater qu’une photo, souvent de façon inconsciente, s’impose.

  7. Très bon article, comme toujours !

    Comme thursday, je suis allé voir l’exposition sur Henri Cartier-Bresson au Centre Pompidou… un vrai régal pour les yeux ! On se rend compte qu’il était un maître de la composition, toujours attentif au moindre détail, ce qui souvent fait la force de ses photos.

  8. Quel article ! Impossible pour moi de tout lire. Mais sur le sujet du détail, il est pour moi naturel de l’intégrer quelque soit le sujet, quelque soit le moyen utilisé. Même en écriture, le détail à son importance, si on veut diriger le récit, il faut des balises, de virages, des lignes droites. Le détail est une forme de manipulation. Beau travail sur le sujet Laurence.
    Jonas
  9. Bonjour !

    Marie : Oui, mais je crois que la rigueur dans la réalisation d’un projet, quelqu’il soit, est une source de vrai plaisir. Elle permet aussi de grandir 🙂

    Dominique : Bien sûr, il y a détail et détail et à la fin, on ne sait même plus si ce qu’on prenait pour un détail en est encore un 😉 Et bien entendu, très souvent on ne maîtrise pas tous les éléments visuels, en tout cas consciemment, au moment de la prise de vue. Cela fait aussi partie du plaisir de la photographie et de son défi. Le moment de la prise de vue ne se suffit pas en soit, il y a ensuite ce qu’on appelle l’editing et ce qui te fera choisir une photo plutôt qu’une autre.

    Le P’tit Nicolas : oui, je crois qu’il n’y a rien à ajouter à ce que tu dis sur HCB 🙂

    Jonas D. : Oui, je crois que de ce point de vue nos « disciplines » se ressemblent énormément. Le détail d’une virgule bien ou mal placée, le détail du son d’un mot, le détail de sa nuance sémantique, tout cela contribue à la fin à orienter le lecteur. J’aime bien cette idée : « le détail est une forme de manipulation ». C’est tout à fait cela !

    Chri : mais de rien 😉

    Merci à vous pour vos interventions !! Elles sont riches 🙂

  10. J’aime particulièrement tes articles de la boîte à photo, car comme dit plus haut c’est très bien expliqué et didactique. Le détail, je pense qu’on essaie tous de l’intégrer. J’apprécie ta façon de les distinguer, il est vrai que parfois il est essentiel à la photo et d’autres fois c’est un plus. D’ailleurs ça m’arrive parfois d’être déçue de mes photos car il manque ce fameux détail, et qu’à la prise de vue, parce que je trouvais beau ce que j’avais devant moi « en vrai » ce n’était pas si flagrant.
  11. Merci beaucoup pour cet article très intéressant. J’aime beaucoup vos photos que j’aurais aimées faire (l’accroche-coeur, il ragazzo, il seccolo XIX…). Je m’abonne pour continuer à m’inspirer et à me former le regard !
  12. Bonjour Lucie et Lilimans !

    Lucie : Il est indéniable que parfois on sent clairement qu’il manque quelque chose à la la photo, qu’il y a quelques chose qui lui manque pour être « achevée », complète. Ce n’est pas forcément indispensable, mais ça manque … Je me répète peut-être, mais avec de l’entraînement on arrive de mieux en mieux à voir ces détails, à les intégrer ou bien à les éliminer ! Courage Lucie !

    Lilimans : Et bien alors bienvenue à toi et … à très bientôt donc 🙂

    Merci de tout coeur à vous deux pour vos messages !!

  13. Dans votre mariage à l’italienne, j’y vois plus de choses encore qui la renforce de plus en plus, car elle se lit certes de haut en bas, mais vraiment jusqu’en bas.
    au sol, un damier, celui sur lequel il faudra se déplacer dans sa vie, comme un jeu d’échec, pour arriver à trouver et maintenir sa place et échapper peut-être un jour aux barreaux. Celui qui représente l’autorité dans cette photo y est déjà parvenu partiellement : il a déjà suffisamment de pouvoir pour être en capacité de poser ses pieds non plus dans une case mais à leur intersection, ce qui agrandit considérablement ses capacités de positionnement et de déplacement… Les pieds dans les case auraient inversé le message : lui aussi était définitivement prisonnier. Cette photo est donc véritablement exceptionnelle malgré son apparente banalité
  14. Je poursuis sur la même photo du « mariage à l’italienne ».
    En haut, le ciel, ici tout de barres horizontales entrecoupées de néons lumineux tout aussi horizontaux, contrastant, par la même avec le carrelage et ses cases/croisillons noir/blanc au sol : le ciel réservé aux élus, comme sa lumière, vous sont interdits : pas d’élévation autorisée (vous avez juste droit à la lumière artificlelle et blafarde des néons…). A l’inverse, il vous appartient, c’est votre liberté, certes limité, de jouer avec les cases au sol pour vous démarquer ou vous positionner dans la grande course humaine. Serait-ce la signification profonde du mariage : améliorer ses chances en pratiquant ette course à deux ?
    Une touche pourtant quasi verticale : l’écharpe, blanche de l’élu, montrant une fois de plus combien il se rapproche, lui, de la récompense des élus, le droit à s’élever, grâce à l’écharpe dont il est déjà ceint.
    Montant des fenêtres verticales. Mais pas d’ouverture à espérer de ce côté, sa lumière en est inaccessible puisque de solides barreaux en limitent définitivement l’accès, verticaux certes, mais pour signifier l’interdit.
    Cette image rassemble un ensemble symbolique impressionnant ; une profusion de détails se répondant les uns les autres sur des axes symétriques qui plus est. J’aurais eu à la juger dans un concours sur cette thématique, je ne vois pas bien quel concurrent aurait pu la battre à mes yeux, bravo. J’aurais été fier de la réaliser.
  15. Superbe article, Laurence. Je suis ravie de revenir de vacances et à la lecture de ceci, je vais traquer les détails de mes photos… Je pense effectivement qu’en art, on a tellement à apprendre du ou des détails… C’est une qualité d’ailleurs pour artiste d’être méticuleux, d’avoir le sens du détail. Bien souvent, c’est de ce petit quelque chose remarqué et mis en valeur par une composition, un cadrage, un contraste… que va naître une oeuvre remarquable. En musique aussi, bien entendu, le détail à son importance: un petit changement de rythme, une note inattendue, la mise en valeur d’un mot pour ne citer qu’eux. Il me semble que le détail parle beaucoup de la personnalité de l’artiste, quelle que soit la pratique artistique choisie. 😉 Ce n’est pas pour rien qu’on y trouve même le diable…
  16. Bonjour !

    Ramel : et bien quelle analyse approfondie de cette photographie ! Sincèrement, toutes mes félicitations à toi ! C’est extrêmement intéressant. Je crois aussi que c’est une belle leçon d’analyse que tu nous offres : comment aller plus loin dans la lecture d’une image, examiner en détail ce qui est signifié grâce aux éléments et en déduire le signifiant. Je pourrais ajouter (on me l’a fait remarquer) qu’à cause du sol en damier il y a une sorte « d’effet special », comme si le maire était en apesanteur. Décidément, cette photo n’a pas fini de nous surprendre ! Cependant, je dois dire en toute humilité que je n’ai bien entendu pas pensé à tout cela au moment de la prise de vue ! J’ai essayé de faire un cadrage rigoureux afin de bien traduire cette rigidité et de bien aligner au centre cette hiérarchie. Mais il est indéniable cependant qu’il y a une part de subconscient, et dans le mien, je sais au fond de moi-même que je suis relativement « anti-conformiste », pas mal « anti-système » et tout à fait « anti-cléricale ». cette photo en est peut-être le révélateur !

    Cécile : je suis ravie que pour un retour de vacances cet article ne t’aie pas rebutée !!! Car traquer le détail, c’est tout le contraire du « farniente » des vacances 🙂 Je suis bien entendu d’accord avec toi que le détail fait partie d’un tout ! Et en musique, naturellement une fausse note, ou même une note un peu moins juste ou dans le ton, c’est quelque chose qui va faire « tiquer » à un moment donné le spectateur et au final, ça sera moins bien. Il n’y a rien de pire à mon sens que de parler de « bon ensemble général ». Pour moi, cela veut dire tout simplement : peut mieux faire …

    Merci beaucoup à vous et à très bientôt !!

  17. Ravi que cette analyse te convienne, mais je ne mérite aucune félicitation, je n’ai fais que regarder ce que tu as vue, puis montré, que ce soit consciemment ou non.
    Pour ce qui est du regard du photographe au moment ou il appui sur son déclencheur, bien sur que nous ne sommes pas conscient de tout, c’est même une fonction du cerveau de filtrer ce qu’il renvoie à notre conscience afin que nous ne soyons pas bombardé constamment de centaines de milliers d’informations qu’il reçoit de toute façon. C’est l’expérience et la grande pratique du photographe qui font que son regard, même de façon subliminale, capte ce dont il n’est même plus forcément conscient, lorsqu’il appuie sur le déclencheur. Nous souvenons nous consciemment de tous ce que nous faisons lorsque nous conduisons, ne serait-ce que pour changer de vitesse ? C’est intégré, assimilé, digéré, et notre conscience n’a plus besoin de notre réflexion et de notre décision en pleine connaissance de cause, donc lucide et consciente, avec la maitrise que procure la volonté décisionnelle de l’acte a accomplir pour que cela soit possible. Nous avons appris un jour, maintenant nous savons (ou parfois croyons savoir…) et il devient inutile d’encombrer notre conscience avec ces futilités désormais…
    Enfin c’est comme cela que le cerveau de tout un chacun fonctionne afin d’éviter de nous maintenir en ébullition en permanence, à gérer des quantités phénoménales d’informations qui nous parviennent constamment par tous nos sens, ce qui serait tout simplement invivable…
    Fait-il toujours bien, et dans sa décision de ce qu’il envoi à notre conscience pour répondre à nos sollicitations volontaires, a t’il toujours raison et fait-il toujours le bon choix de ce qu’il conserve par devers lui ? Cela est un autre débat…
    Il revient donc, dans le domaine qui nous occupe, au photographe, de revenir ensuite sur son cliché, de réfléchir au sens de son image au delà de ce qu’il a cru voir sur le moment, d’interroger son cerveau comme s’il s’agissait d’un interlocuteur externe, étranger et étrange (ce qu’il est en réalité…) afin qu’il restitue au mieux le foisonnement de signaux contenu dans l’image et qu’il, (que nous ?) avions perçu sans même le savoir. Analyser ses propres images, en nous donnant du temps pour cela (magie de la photo qui fige l’instant…), c’est la meilleure des prises de distance pour partir à la découverte de soi-même, à la découverte du sens, à la recherche de ce que nous cherchons parfois à nous dire sans même le savoir. Découvrir ainsi un peu mieux l’étranger que nous sommes à nous même, et ainsi mieux maitriser ce que nous communiquons aux autres, du monde qui nous entoure, mais aussi de nous même, lorsque nous montrons nos clichés.
    Ainsi, cette photo constitue une brillante illustration et révèle bien en effet tout ce que tu avais à nous dire, mais aussi à te dire à toi-même sur ta vision du monde.
    C’est quasiment un cas d’école :), encore une fois bravo.
    « Connais-toi toi même et tu connaitras l’univers et les dieux » est-il inscrit au fronton du temple de Delphes…
    1. Bonjour Ramel !
      Encore une fois je te remercie sincèrement de cet échange extrêmement intéressant 🙂
      Ta comparaison avec notre état de conscience lorsque nous conduisons est tout à fait juste et illustre parfaitement bien la part consciente et inconsciente (ou disons intégrée, digérée) de nos actes.
      C’est dans ce sens que j’insiste sur le fait qu’il n’y a qu’en pratiquant qu’on arrive à être de plus en plus réactif devant une situation et à intégrer ou éliminer des éléments.
      Puis, comme tu le soulignes également, il est primordial ensuite de faire un retour sur nos images et de les analyser de manière plus froide, plus détachée. Le moment du choix est un moment très important. Avec le numérique qui nous autorise à multiplier les prises de vue de manière hallucinante, ce choix devient parfois très difficile mais il faut prendre tout son temps malgré tout.

      Enfin, en tant qu’acte créatif la photographie est indéniablement un révélateur de ce qu’on est, voire de ce qu’on voudrait être 😉 Et elle n’est pas seulement la manière dont on voit le monde, mais surtout de comment on est dans ce monde, comment on se situe dans celui-ci. La création puise sa source dans le créateur, elle n’est pas extérieure à lui, et en conséquence elle est forcément révélatrice d’un état d’être très intime finalement. C’est à la fois un acte très égocentrique et généreux. C’est pour cela à mon sens qu’il faut chercher à exprimer des choses de manière extrêmement personnelle, à proposer une vision du monde qui est la sienne et non pas celle qui ressemble à celle d’un autre. Mais pour cela, le chemin est long. Ce qui ne veut pas dire qu’il est « imparcourable »

      Merci encore Ramel !!

      1. Je vois que nous sommes sur la même longueur d’onde ; peut-être, en moins, pour moi, la présence d’un créateur, athée total que je suis puisque l’explication d’un dieu sous-jacent me parait inutile lorsqu’on ne cherche plus à combler à tout prix son angoisse face à l’incompréhensible.
        Je te suis parfaitement bien dans ta démarche pour la photo que je partage totalement.
        Ancien président d’un club photo, c’est bien cette direction constante à expérimenter, cerner, trouver son propre regard forcément personnel que j’incitais les adhérents à rechercher autour d’eux et surtout en eux. La seule trace, mince, pour ne pas dire infime, qu’il en reste, est le site de l’exposition que nous avions réalisé au mois de juin l’année dernière, à l’adresse :
        http://www.souillacimages-se-montre.eklablog.fr
        Je remontais ce club en perdition pour lequel on m’avait appelé au secours. Et en effet, un an après, au vu de l’expo et ses vingt exposants, le club était sauvé. C’était bien l’essentiel avec cette question du sens à la fois collectif et pour chacun que j’avais tenté de lui insuffler.
        Immédiatement après, des raisons de santé m’ont obligé à quitter le club photo qui poursuit sa vie sur, je l’espère, cette trajectoire que j’avais essayé de tracer.
        Tes photos en tout cas reflètent bien cette même démarche et ta voie (voix) me plait beaucoup.
        Je ne connaissais pas ton site, le découvrant par hasard à l’occasion de la synthèse « 10ème boite à photo ».
        Ton regard, ta façon de le décrire, ses multiples nuances si belles et souvent poétiques me plaisent beaucoup. J’aurais surement aimé que l’on se rencontre et qu’on puisse travailler parfois ensemble par regards croisés. Je suis certain que cela m’aurait aidé à progresser de mon côté, à défaut de pouvoir t’apporter quelque chose.
        Au fait, mon prénom, c’est Jean-Paul.
  18. Bonjour Jean-Paul 😉
    Je me suis mal fait comprendre : quand je parle de créateur, je parle d’individu de chair et de sang et non pas d’une puissance-dieu. Je voulais dire que c’est dans notre « moi » intime qu’on trouve la source de la création, et il ne m’est pas venu à l’idée que celle-ci pouvait provenir d’une « inspiration suprême ». Il me semble donc que là aussi nous sommes bien sur la même longueur d’onde !

    L’histoire que tu racontes est très touchante et j’espère de tout coeur que ce photo-club est sur la bonne pente. Il faut beaucoup d’énergie pour animer (ré-animer) un groupe de personnes. Je connais assez bien ce genre de situation ayant fait partie moi-même d’un photo-club ici à Genova dans lequel j’ai essayé d’apporter ma petite contribution. J’y ai appris que la seule bonne volonté ne suffit pas et qu’il faut souvent donner aussi de sa personne. J’espère de tout coeur que tes problèmes de santé se résoudront et que tu pourras à nouveau apparaître parmi ces personnes !!

    Je te remercie infiniment pour tes mots qui me vont droit au coeur ! Je suis convaincue que nous nous nourrissons tous les uns des autres d’une manière ou d’une autre. Ainsi, je suis sûre que j’aurais certainement beaucoup appris moi aussi de toi !

    Longue vie au photo-club de Souillac et longue vie à toi surtout !!

  19. Autant pour moi, mon interprétation était en effet abusive concernant le créateur…
    Le club photo, à ce que j’en sais fonctionne aujourd’hui très bien, et a su m’oublier, ce qui était la meilleure chose qui pouvait lui arriver pour assurer sa pérennité.
    Quand à mes problèmes de santé, j’y travaille, et ne désespère pas.
    Mon allusion à l’impossibilité d’échange concernait la distance géographique conséquente qui nous sépare, rien d’autre…
    Je persiste à admirer le travail que tu fais et la transmission que tu en donnes, ta volonté de partage et ton désir d’échange, dans lequel tu n’hésites pas à prendre des risques, notamment ceux d’être critiquée, raison pour laquelle je me suis abonné à ton site pour continuer d’être informé de son actualité passionnante et peut-être y réagir ou pourquoi pas y contribuer dans le futur. Cela demeure possible sans pour autant être évident.
    Ton nouvel opus, « le fond et la forme » signalé aux abonnés, titille déjà mes neurones ; il n’est pas improbable que j’y réagisse bientôt…
    http://www.photofolle.net/le-fond-et-la-forme/
    1. Merci Jean-Paul, c’est vraiment gentil de ta part et cela me touche énormément ! A tout bientôt dans le « fond et la forme » alors, je l’espère !
    1. Bonjour Yann ! Je suis contente que cet article t’ai plu et surtout qu’il te donne l’occasion d’enrichir tes photos de petits détails 🙂 Merci à toi pour ton passage !

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