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  • UN AMOUR DE GIULIA – UN AMORE DI GIULIA

    UN AMOUR DE GIULIA – UN AMORE DI GIULIA

    Per il testo in italiano, cliccare qui !

    Il y a quelque temps, Monica, une belle et fringuante amie italienne, m'a demandé de faire quelques portraits de sa jolie petite fille, et c'est avec un grand plaisir que je me suis prise au jeu du portraitiste !

    C'est au moment du développement et du travail sur les photos que le doute s'est installé …

    Je savais que Monica voulait quelques portraits en noir et blanc, mais elle m'avait également dit qu'elle souhaitait des portraits "comme tu sais les faire". Qu'entendait-elle par là ? Des jolies photos, bien faites (ben oui, quoi, je commence à m'améliorer depuis le temps que j'y bosse !), ou alors des photos avec un style qui serait le mien ?

    J'ai donc commencé mon travail à tâtons, en privilégiant quelques photos qui ressortaient bien en NB, et en restant classique. Et puis au bout d'un moment, comme à chaque fois, ça a dégénéré, et je n'ai pas pu m'empêcher de jouer sur les couleurs, les densités, les tonalités, les courbes. Bref, j'ai fait le grand jeu avec ma petite chimie électronique !

    Bien entendu, au moment de montrer le résultat à Monica, je ne vous raconte pas le trac ! Et, Ô bonheur et soulagement, elle a adoré ! Elle m'a même dit, compliment pour moi vraiment important, qu'elle attendait précisément des photos de mon style à moi.

    C'est donc sur son insistance que je met un des portraits  en ligne. Monica est très fière de sa petite fille et de sa commande, et à mon tour, je suis très fière de vous présenter Giulia !

     

    Giulia

    Cliquez pour agrandir !

     

     

    Monica, adesso scrivo in italiano unicamente per te !!! Tu lo sai come il mio italiano può essere brutto quando lo scrivo, e quando tu e i miei cari amici italiani avrete finito di leggere, capirete perche non scrivo mai qua in italiano ! Il mio vocabulario è tanto povero, che non riesco a dire il terzo che voglio dire (e non parlo della grammatica !)

    Ok, dunque, spiego cosa ho scritto sopra in francese :

    Qualche tempo fa, Monica, una bella amica italiana, mi ha questo si potevo prendere in foto la sua piccola Giulia, e è stato con un gran' piacere che l'ho fatto !

    E al momento del sviluppo e del lavoro sulla fotografia che il dubio se stato istallato …

    Sapevo che Monica voleva qualchi ritratti in bianco e nero, ma mi aveva detto anche che voleva ritratti come "sai fare". Cosa voleva dire ? Belle foto, ben fatte, o foto con il mio stile ?

    Dunque, ho iniziato il mio lavoro piano piano, privilegiando foto che rendevano bene in BN. Ma dopo un pò, tutto ha slittato, e naturalmente, ho iniziato a giocare sulle colore, a cambiare le densite, le tonalite, … 

    Evidentemente, al momento di mostrare il risultato, ho avuto molto paura. Ma ô felicità, Monica erà molto contenta. Mi ha detto, un complimento molto importante per me, che lei aspettava precisamente questi tipi di foto fatte da me …

    Grazie Monica della tua fiducia !!!!

  • SOLITUDE

    SOLITUDE

    solitude

     

    SOLITUDE 

    La solitude , plénitude , attitude
    Délice mélancolique
    Langueur bénéfique
    Refuge des histoires à l'envers
    Asile des contes à l'endroit
    Les yeux fermés
    Pour ouvrir le coeur
    Les doigts croisés
    Pour implorer le  meilleur
    L'écoute attentive aux bémols du silence
    Le regard divagant sur les nuances lumineuses
    La fleur de peau réceptive à chaque frisson
    Le frisson d'une idée incongrue
    Le bourdon d'un instant déchu
    La chanson d'une romance inattendue
    Le voyage illusoire d'un soir
    Le bout du monde derrière le rideau de mes yeux
    Le flou m'enveloppe
    L'état cotonneux de mon âme donne au doux instant
    La légèreté des secondes … le temps en suspens ! 

    Joycelita – mai 2010

     

    Joyce, je te l'ai déjà dit quand tu m'as envoyé ce poème, j'ai eu un vrai coup de foudre  !

    C'est toujours difficile d'expliquer pourquoi on aime un texte. La première parole qui m'est venue à l'esprit pour celui-ci est l'élégance. Qu'est-ce que j'entends par élégance ? Le subtil équilibre entre l'expression libre des sentiments et la pudeur, les mots choisis pour la beauté de leur sonorité et de leur signification, la grâce et la délicatesse de ce qu'on veut exprimer.

    Tu vois, Joyce, je ne suis pas sûre que ma photo soit à la hauteur de ton poème !

     

     

  • JE ME SUIS PERDUE DANS LA FORET FANTASTIQUE

    JE ME SUIS PERDUE DANS LA FORET FANTASTIQUE

    Mardi dernier, en rentrant de ma ballade en vallée tulipane, figurez-vous que je me suis perdue dans la forêt fantastique.

    Celle-ci non plus vous ne savez pas où elle est ?

    Mais si voyons, elle est à vos pieds et se découvre par les petits matins où la rosée s'est faite généreuse !

    Regardez bien. Couchez-vous dans l'herbe, et approchez-vous … encore … encore … un tout petit peu encore …

    Voilà, vous y êtes ! Oubliez que vous êtes mouillés et perdez vos repères de géants – pour vous aider, pensez à Alice, vous savez, quand elle rétrécit au point de voir les fleurs comme des personnages monumentaux –

    Et en pensée, jouez avec les couleurs, densifiez le vert, ajoutez une pointe de rose, laissez parfois les fantaisies de la nature faire le travail comme cette goutte devenue jaune par je ne sais quelle alchimie.

     

    foret_fantastique1

    Et je vous garantis un voyage hors du commun !

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    Ah ! j'oubliais de vous dire. Pour les plus curieux, tout comme notre ballade en vallée tulipane, si vous voulez pénétrer le monde de cette forêt, il faut absolument cliquer sur les photos pour les agrandir. Sinon, d'après mon expérience, vous risquez fortement de rester à la lisière.

  • BALLADE EN VALLEE TULIPANE

    BALLADE EN VALLEE TULIPANE

    Que ce soit pour se vider la tête, s'inventer des mondes, perdre ses repères, rien ne vaut une petite ballade en vallée tulipane.

    Vous ne connaissez pas cet endroit ? Je suis sûre que si !

    Ce monde n'est pas loin, il est même à nos pieds et parfois à hauteur de main. Par contre, je l'avoue, pour y pénétrer, cela demande quelques efforts. Comme pour toute chose d'ailleurs, si on veut se donner la peine de mieux la connaître.

    Je disais donc, que pour atteindre cette vallée, il faut se pencher très très près sur une jolie tulipe (se mettre à 4 pattes est fortement recommandé en cas de fleur qui pousse en pleine terre), tourner la tête de manière à voir ce qui se passe en dessous, et ouvrir grand ses yeux. Voilà, ce n'est pas plus compliqué que ça !

    Ah ! ce que je ne vous ai pas dit, c'est que chaque vallée est absolument unique, et vous n'en verrez jamais deux identiques !

    Voici celle que j'ai découverte il y a peu. Pour l'apprécier à sa juste valeur, comme tout paysage grandiose, il faut la voir en grand. Le seul exercice qui vous sera demandé aujourd'hui est donc de faire un clic sur les photos pour les agrandir !

     

    Vallee tilupane

    Vallee tilupane

    Vallee tilupane

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    Vallee tilupane

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  • AUJOURD’HUI MON CHIEN EST MORT …

    AUJOURD’HUI MON CHIEN EST MORT …

    Ce n'est pas un jeu de mot, mon chien est bel et bien mort ce matin, à 9h.

    Et même si je joue les "fangio" en me disant que "ce n'est qu'un chien", que je n'ai pas envie de tomber dans le sentimentalisme excessif qui met parfois nos amis canidés au même niveau que nous les humains, quand même, quand même …

    Ce chien a été d'une fidélité extraordinaire, supportant toutes mes mauvaises humeurs, allant même jusqu'à apprécier les misères que lui ont fait subir mes 3 enfants durant ses 15 années de vie. Je le revois encore trottant inlassablement derrière eux, infatigable, répondant probablement à son instinct de chien de berger de garder son "troupeau" sous son oeil attentif.

    Ce chien a été de toutes les parties, préférant voyager dans des conditions incroyablement inconfortables plutôt que d'être sans nous. Jamais agressif, reconnaissant avant même qu'on s'en aperçoive ses bêtises en remuant timidement le bout de la queue et nous regardant d'un oeil coupable, toujours partant, gardant la maison même si on ne lui avait jamais demandé, oui, je dois l'avouer et le dire, j'étais quand même drôlement attachée à lui.

    Et depuis 9h ce matin, j'évite de regarder l'endroit de sa couche, parce que son absence que je sais définitive me sert le coeur.

    Alors je me suis dit qu'il méritait bien un petit hommage …

     

    ballade au lever du soleil

    Surveiller, encore et toujours !

     

     

  • TRIO ITALIANO-SUISSO-FRANCAIS …

    TRIO ITALIANO-SUISSO-FRANCAIS …

    Passer du DUO au TRIO était trop tentant !

    Et quand en plus on se retrouve à 3 filles, Mariagrazia la belle italienne, Spiruline la suissesse pétillante et mon humble personne, réunies grâce au monde virtuel (???) d'internet et surtout au goût de la photo, ça donne … un triptyque !

     

    le voeu

    Cliquez sur l'image pour agrandir !

     

    Fabriquer un triptyque est particulièrement excitant, mais aussi difficile. Il faut bien entendu que les 3 images aient un sens mises ensemble, mais en même temps, doivent-elles raconter une histoire ? Doivent-elles avoir un sens de lecture ? Ou au contraire, ce triptyque doit-il être pris comme une image unique, ce qui est le cas ici, selon moi ? Quels sont les points communs qui doivent les réunir ? Et dans notre cas de 3 auteurs différents, comment à la fois respecter le style de l'autre (des autres), et exprimer son propre ressenti et sa propre vision des choses ?

    Ici, les 3 images trouvent leur cohérence autour de l'enfance, de la casquette, des mains (celles du milieu sont centrées alors que les 2 autres sont tendues dans la même direction) et du jaune. Et en même temps, leurs différences permettent l'unité et constituent elles aussi un très grand intérêt ! La première image est un plan large, la seconde un plan serré et la troisième un plan intermédiaire. Le premier enfant descend vers la gauche alors que le dernier exprime une idée d'ascension vers la droite, et l'image du centre équilibre parfaitement ces 2 directions opposées. 

    J'ai intitulé ce triptyque "le voeu", mais c'est ma propre interprétation ! Peut-être vous inspire-t-il tout à fait autre chose ?

    Mariagrazia pourra être surprise de l'idée finale qu'a inspiré sa photo ! Spiruline, elle, a donné une interprétation finalement décisive. Et quant à moi, et bien … j'ai réfléchi pendant un bon bout de temps pour savoir comment j'allais y mettre ma touche pour ne pas casser les 2 premières photos !!!

    Cette expérience s'est révélée bien plus difficile à réaliser que je ne le pensais ! Mais quelle richesse !!! Trouver dans la différence de l'autre ce qui nous rassemble est un exercice que nous devrions faire plus souvent !

     

  • UN P’TIT CADEAU POUR … ROSALIE

    UN P’TIT CADEAU POUR … ROSALIE

    Comme je vous le disais, il m'arrive vraiment des choses très très très étranges ces derniers temps …

    Figurez-vous que les cloches de Pâques ont déposé un joli petit trésor bien singulier dans le jardin familial :

    C'était une rose …

    et dans la rose, il y avait 

    Une jolie petite fille

    Oh bien sûr, ce que je vous raconte là, c'est ce qui m'a été rapporté car je n'étais pas là pour cette belle chasse au trésor.

    Et je ne connais toujours pas cette petite fille.

    Mais je l'imagine …

    Et je fredonne de temps en temps,

    en attendant de la serrer dans mes bras,

    pour de vrai :

     

    Rosalie est jolie comme une rose,

    Elle a une bouche toute rose,

    Ses paupières sont des pétales de rose,

    Comme la rose, ses joues sont douces, douces, douces,

    Rosalie est jolie comme une rose.

     

    Et comme Rosalie ne peut pas encore entendre cette jolie mélodie parce que nous sommes trop loin pour le moment, j'ai capturé dans mon jardin une Rose toute rose, rien que pour elle !

     

    Rosalie

     

     

  • JOYEUSES PAQUES !!

    JOYEUSES PAQUES !!

    Ces derniers temps, il m'arrive des choses très bizarres, et entre autres, j'ai envie de vous souhaiter de joyeuses pâques.

    Si, si, c'est assez bizarre car pour ceux qui me connaissent, je suis loin loin loin d'être une fervente catholique & Co … et pourtant, on ne fait pas plus chrétien que cette fête – je dirais même que c'est le fondement de cette religion.

    Mais que voulez-vous, comment résister à toutes ces tentations "chocolatesques" dans les vitrines de ces belles boulangeries. Et puis les couleurs de la fête de Pâques sont tout simplement magiques, après ces mois de paysages en noir et blanc.

    Mmmh, rien qu'à fermer les yeux et m'emplir de jaune, de rose, de vert, de bleu, de toutes ces couleurs acidulées qui nous font miroiter de belles journées, j'en ai la peau qui frétille.

    Et c'est cela que je voulais vous souhaiter !

     

    paques

     

     

     

     

  • LE CONCOURS

    LE CONCOURS

    A force de m'être entendue dire qu'il faut participer aux concours photo, que c'est une excellente manière de progresser, de découvrir d'autres images sur un thème auquel on a soi-même travaillé, de confronter sa vision à celle des autres, … bref, je me suis lancée dans le concours interne du photo-club dont je fais partie.

    Et je me suis fait lamentablement jeter …

    Je vous explique.

    Le thème était : "Baisers de Genova". Le but de l'exercice était de produire 4 cartes postales. Le texte explicatif était très poétique, et insistait sur le fait qu'à travers ce médium, on cherche à exprimer un sentiment fugace, une pensée, un souvenir, que c'est une manière d'exprimer qu'on pense à la personne, qu'on se souvient d'elle, qu'on a envie de partager quelque chose avec elle. En tout cas, c'est ce que j'ai, moi, retenu d'essentiel et j'ai donc essayé de produire 4 images dans cet esprit. Mais visiblement, j'ai été à côté de la plaque …

    Voici les 3 premières qui ont été éjectées d'emblée pour la simple et bonne raison qu'on ne reconnait pas immédiatement que c'est Genova. Pourtant, j'aurais bien aimé, moi, vous les envoyer. La première parce qu'il y a des musées absolument fantastiques, la seconde à mon amoureux, et la troisième, même si elle exprime beaucoup moins de chose, illustre assez bien l'idée que Genova est historiquement et avant tout une ville portuaire depuis des siècles.

     

    Musei della Strada Nuova

    Ti amo

     

    Il porto antico

     

    Il y avait au total une quarantaine d'images, certaines vraiment très très belles. Mais toutes, absolument toutes proposaient des vues très générales des principaux monuments de Genova. Je m'étais bien doutée qu'il en fallait une comme ça dans cet exercice, aussi, j'avais proposé celle-ci en vue générale. Elle me plaisait bien parce qu'elle illustrait assez bien une fois de plus cette ville portuaire où les bateaux, même les plus imposants, se fondent complètement dans les habitations, la présence des montagnes derrière avec ses fameux forts. Et celle-ci a été éliminée précisément pour ces motifs …. Aaaaaaah ! Trop de confusion, on ne voit pas assez la distinction entre le bateau et les habitations !

     

    La vieille ville et le port de Genova

     

    Bref, je crois que la difficulté avant tout quand on participe à un concours, c'est de comprendre le sujet. Ensuite, même si j'ai essayé de proposer 4 images très très différentes tant dans leur style que dans leur sujet, je me demande s'il ne vaut pas mieux chercher à rester le plus sobre et le plus "consensuel" possible. Le jury, bien sûr, compte énormément. 

    Je crois que j'ai encore beaucoup à apprendre avant de "remporter" un concours !

    Ceci dit, je suis très contente d'y avoir participé car déjà, techniquement, rien ne m'a été reproché, ce qui est déjà ça ! Et puis j'ai pu voir plein de belles images, et même si celles qui ont remporté ce concours sont tellement "cartes postales classiques", elles sont néanmoins d'une excellente qualité, et effectivement, rien ne peut leur être reproché.

    Pour finir, quelqu'un est venu me voir à la fin en me montrant la photo "Ti amo" en me disant : "je suis sûr que c'est une photo de toi". Quand je lui ai demandé comment elle avait fait pour le savoir, elle m'a répondu qu'elle ne savait pas, mais qu'elle avait cru reconnaître quelque chose de moi, un style, une idée. Et figurez-vous que pour moi, ça a été un merveilleux compliment !!!

  • LE FANTOME DE L’EX-COLONIA

    LE FANTOME DE L’EX-COLONIA

    Puisque le printemps refuse d'être au rendez-vous par chez nous, je vous propose un rendez-vous que j'ai eu récemment avec un fantôme. Si, si, je vous le jure !! Je vous ai même ramené des photos … Bon, c'est vrai, on ne le voit pas très très bien, mais quand même, il y a quelques traces évidentes que vous ne manquerez pas de remarquer …

    Je vous ouvre donc les portes d'un monde parallèle, où la vie s'est retirée je pense il y a une trentaine d'années. Pourquoi, que s'est-il passé pour que tout ait été laissé à l'abandon ? Comme si une catastrophe était arrivée si soudainement que les fuyards ont dû tout laisser derrière eux.

    Seuls quelques-uns sont restés …

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    le fantôme

    le fantôme

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  • CONSTANTINE – DERNIER ACTE …

    CONSTANTINE – DERNIER ACTE …

    Si vous avez suivi nos aventures des deux derniers posts au sujet du mariage de nos amoureux constantinois, vous comprendrez que le sujet de notre bref séjour cette fois-ci n'était pas le tourisme !

    Nous avons pu néanmoins nous échapper une petite heure avec Ryad(pause café comprise !) afin de faire un tour dans la vieille ville de Constantine, car j'avais quand même très envie de vous faire visiter cette cité millénaire.

    Comme vous le verrez, elle a totalement perdu ses fastes et elle est complètement en voie d'écroulement. Malheureusement, rien n'est fait pour la conserver et j'ai bien peur que d'ici quelques années cette partie de la ville aura complètement disparu, au profit de barres à la soviétique dans la périphérie constantinoise. La faute à quoi, à qui, c'est vraiment difficile de le déterminer. J'ai quelques pistes, mais elles ne suffisent pas à expliquer cet abandon du passé.

    L'une d'entre elle serait l'exode rural massif  il y a 15-20 ans, lors de la guerre civile qui a laissé un profond traumatisme. Une autre serait la corruption et le détournement de fonds organisé quasi comme un état de fait. Une autre encore serait ce que le sociologue Pierre Bourdieu appelle l'a-culturation ou la dé-culturation de la société algérienne qui a eu lieu pendant les 150 ans de colonisation.

    Je crois pour ma part aussi que globalement le peuple algérien n'est pas un peuple de bâtisseurs. A l'origine, c'est un peuple de nomades, et qui, contrairement au Maroc par exemple, n'a pas eu de royauté pour laisser des traces de palais impériaux, de châteaux forts, etc … Ainsi, le touriste à la recherche de sensations architecturales sera déçu par les monuments quasi inexistants. A l'inverse, il sera bouleversé par les paysages grandioses et cette sensation d'immensité (l'Algérie fait 5 fois la France). Et par dessus tout, par les gens. J'aime à dire que voyager en Algérie, c'est faire avant tout des rencontres. En effet, hormis dans le grand sud où il y a des nombreuses agences de voyages organisés genre trekking dans le désert, dans le reste du pays, ll n'y a rien d'organisé et l'hôtellerie est quasi inexistante (tout du moins dans les standards internationaux). Les algériens eux-mêmes ne font pas de tourisme (ou si peu que c'est anecdotique)  et leurs déplacements se font surtout dans la famille. Et je crois que de ce point de vue là, l'Algérie fait partie de ces rares pays du monde qui n'est pas perverti par le tourisme. Pour ma part, voyager en Algérie est d'une exceptionnelle richesse humaine, et je pense que ceux qui nous ont déjà accompagné – je pense à vous Emeric et  Marie-Laure – ne viendront pas contredire cela !

    Mais je digresse, je digresse et je dois revenir à mes moutons !

    Je vous propose donc ce petit diaporama en DUO , sur une musique que Caroline est allée chercher pour animer musicalement les photos. Je dois dire que Caroline a eu une intuition assez extraordinaire en choisissant de la musique Andalouse ! Cette musique datant du temps de l'invasion des arabes en Espagne est en effet très chère à la région de Constantine et je suis très fière que mes photos aient réussi à évoquer cette source historique à Caroline. C'est vraiment un très beau et bon DUO !!!

    Alors comme d'habitude, cliquez sur le diaporama et laisser-vous emporter dans les ruelles de Constantine. Evidemment, la lecture en plein écran est fortement recommandée ! 

    A la suite de ce diaporama, je vous ai mis quelques photos légendées afin de vous donner de plus amples explications si ça vous intéresse !

     

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    Le rocher de Constantine La vieille ville de Constantine est nichée sur un rocher à la hauteur vertigineuse !

     

     

     

     

    le foot J'ai pris cette photo car depuis que l'Algérie a été qualifiée pour la Coupe du Monde de foot contre l'Egypte en remportant le match par 3 buts, les algériens n'en finissent pas d'afficher les drapeaux partout, de chanter "One, two, three, Viva l'Algeria !", et les affiches des joueurs de foot sont partout !

     

    Vieilles portes D70_5875-Modifier-(1) Certaines vieilles portes sont tout simplement magnifiques. Dans de nombreux immeubles, il reste également ces vieux carreaux de ciment qui valent une véritable petite fortune en France

     

    le quartier d'affaires ! Entrez ! Je ne sais pas vous, mais entrer ici pour aller consulter un avocat ou faire des affaires, il faut vraiment mettre de côté ses a priori !!

     

     

    les artisans D70_5881-Modifier-(1) Les devantures des artisans sont des véritables joyaux de poésie. Elles vaudraient un sujet à elles seules ! Ici, c'est la "haute couture" des robes d'avocat.

     

     

     

    le délabrement Certains immeubles sont si délabrés qu'ils semblent abandonnés. Ici, pourtant, une petite fille en sort, probablement pour aller faire une course

     

     

     

    quelques fils Le raccordement ADSL ! Le plus drôle, et ce qu'on ne voit pas ici, c'est que juste en face, il y a une échoppe qui vend du fil électrique !

     

     

     

     

    les courses les chaussures de soirée Cette partie de la ville est constamment en effervescence, et il faut vraiment jouer des coudes pour avancer !

     

     

     

    le hittiste Un des fléaux de l'Algérie est le chômage, des jeunes en particulier. Un mot a même été inventé : "hittiste" qui vient de mur en algérien, afin de décrire ces gens qui n'ont rien d'autre à faire que d'être appuyé contre un mur

     

     

     

    D70_5894-Modifier-(1) Ici, nous somme à l'extérieur de l'ancien palais du Bay, lequel, pour notre plus grande joie, est en cours de restauration. Celle-ci va d'ailleurs bientôt être achevée. Pour l'instant, les visites sont encore interdites, mais grâce au bagou de Ryad, depuis plusieurs années nous avons la chance de pouvoir le visiter "officieusement". Je n'avais pas le droit de prendre des photos de l'intérieur, mais croyez-moi, c'est un véritable petit joyau !

     

    Place de la brèche le café A la sortie (ou à l'entrée !!) de la vieille ville, il y a la place de la brèche, vestige de l'époque coloniale. Ne se croirait-on pas à Montpeller ? Ici, avec Ryad, nous avons pu apprécier un "jus d'orange d'orange" (en algérien, tous les jus de fruit sont des jus d'orange – si tu veux un jus de pomme, tu demandes un jus d'orange de pomme !). Chose absolument incroyable, c'est que le café en terrasse est mixte ! D'habitude, les cafés mixtes sont plutôt appelés "salons de thé" et on ne voit rien de l'extérieur. J'ai eu un tel sentiment de soudaine liberté que j'en ai fumé une cigarette, chose tout à fait incroyable pour une femme à Constantine ! D'ailleurs, 2 jeunes filles qui sirotaient à côté de nous leurs jus ont pouffé en voyant ça … Bon, promis, je ne recommencerai plus, je suis généralement attentive à respecter les us et coutumes des pays que je visite, mais là, c'était trop bon, avec ce doux soleil …

     

     

    J'aimerais ajouter pour finir que ce n'est pas si facile de prendre des photos, et ceci pour plein de raisons. Tout d'abord, comme je l'ai dit, l'Algérie n'est pas touristique, aussi les gens n'ont pas l'habitude de voir des énergumènes se ballader avec un appareil photo. Alors en plus quand il est gros – c'est à dire pas un un téléphone portable 🙂 – on passe immédiatement pour un professionnel, voire un journaliste. Et quand on connait l'efficacité du coup d'oeil algérien, c'est mission quasi impossible d'être discret ! Ensuite, ce coup d'oeil algérien t'identifie immédiatement comme française, et j'avoue que je n'avais pas du tout envie de passer pour une française qui revient sur les traces de son passé colonial. De ce point de vue, je n'étais pas à l'aise du tout. 

    D'un autre côté, si on avait eu le temps, je suis sûre que j'aurais pû faire des photos sur des endroits qu'on ne voit pas d'habitude. En effet, j'ai souvent été interpellée pour me demander ce qu'il pouvait bien avoir d'intéressant à photographier ! Se sont ensuivies évidemment des discussions avec invitation immédiate à rentrer chez les gens. Mais nous avons dû décliner car nous savions que ça signifiait café, gâteaux … Bref, notre escapade d'une heure avec Ryad aurait tourné en une journée complète ! Je suis sûre que Marie-Laure se souvient d'une anecdote comme ça, n'est-ce pas ?

  • GESTI DI DONNA

    GESTI DI DONNA

    Bon, alors voilà, je suis quand même toute contente de vous annoncer ma contribution à une exposition collective dont le thème est : « gesti di donna », « gestes de femme » en français.

    Cette exposition est organisée par la Feltrinelli, une très grosse librairie à Genova (un peu l’équivalent de la Fnac en Italie, avec beaucoup de magasins répartis sur tout le territoire), à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme.

    Allez, comme on dit, un peu de prétention ne fait pas de mal de temps en temps … Je suis donc d’autant plus fière que parmi les photos que j’ai proposées, c’est une de celles-ci qui a été choisie pour illustrer l’affiche accompagnée d’un petit texte de ma production. Heureusement que pour ce dernier j’ai bénéficié d’excellents conseils linguistiques !

    Je vous présente donc ici l’affiche. Vous connaissez la photo, je l’avais prise pour illustrer un DUO musical avec Caroline : Private Lilly. !!

     

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    C’est ma petite Marie qui est contente elle aussi ! C’est sûr, mon petit modèle « préféré » m’accompagnera lundi pour le vernissage !

  • MARIAGE A LA CONSTANTINOISE

    MARIAGE A LA CONSTANTINOISE


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    J’aurais pu intituler cet article « 4 mariages et des fiançailles », tant, à Constantine, en Algérie, cet événement est entouré de coutumes sophistiquées. Je serais bien incapable de vous les décrire toutes ici, car à chaque occasion, je découvre de nouvelles pratiques. Et pourtant, ça fait un bon nombre de mariages auxquels je participe ! Mais rien n’y fait, et je dirais même que les constantinois eux-mêmes n’ont pas toujours une idée très précise du déroulement des « opérations ». D’ailleurs, je devrais dire plutôt constantinoises, car les mariages, ce sont des affaires de femmes.

     

    LES FORMALITÉS

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    Je vais tenter de résumer les différentes étapes, sachant que leur ordre peut être aléatoire, et celles-ci donnent à chaque fois des occasions de festivités (du « simple thé », mais pas si simple que ça car il doit être chic, à des rassemblements de plusieurs centaines de personnes !).

    Etape n°1 : Je disais donc, en principe que tout commence par l’accord entre les familles (bien sûr, celui-ci intervient après des enquêtes fort poussées de part et d’autre !). Là, on en est à l’étape du « simple thé ».

    Etape n°2 : la Mairie. Il s’agit là d’une simple formalité administrative, qui se déroule sans aucun tralala. A la limite, les futurs mariés y vont comme à un rendez-vous chez le dentiste. Je dis bien en principe, car c’est ce que je croyais jusqu’au « mariage » de mon jeune beau frère. Est-ce parce que cette étape s’est déroulée en France, peut-être, mais le fait est qu’il y a quand même eu une petite cérémonie avec jolies tenues, restaurant, amis, …. Vous avez remarqué, j’ai mis mariage entre parenthèses, car à ce stade, nos mariés ne sont pas encore mariés, et encore moins fiancés …

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    Etape n°3 : la mosquée. Là, c’est encore un peu flou pour moi, et c’est normal, car c’est le seul moment où c’est une affaire d’hommes. Exit les femmes, ce sont les hommes qui vont à la mosquée, et je crois même que LE « marié » n’est même pas tenu d’être présent (LA « mariée », elle, n’y va pas tout court, je crois). Bref, ils doivent être représentés par des tuteurs qui sont en quelque sorte leurs témoins. Ce qu’il faut savoir, à la grande différence des chrétiens, c’est que le mariage n’est pas du tout un sacrement (en fait, la notion de sacrement n’existe pas chez les musulmans). En attendant, les « mariés » ne sont toujours pas mariés … Heureusement, pour les faire patienter, on organise une « petite fête » …

    Etape n°4 (et normalement la dernière dans l’ordre) : les fiançailles (oui, oui, vous me direz que normalement c’est à l’étape n°1 ou 2, mais j’ai fini par comprendre que c’est une question de vocabulaire, que fiançailles voudrait dire mariage, et mariage voudrait dire « accord », « contrat », « fiançailles » – enfin, je crois …) Les fiançailles sont donc la fête officielle et sociale par excellence ! Et c’est celle que je vous propose de vous décrire ici en détail, accompagnée d’un diaporama et de photos !

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    LES PRÉPARATIFS

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    Donc, à l’étape des fiançailles, normalement, je dis bien normalement, nos mariés sont mariés à la fin de la fête (j’ai assisté à des fiançailles où les mariés n’étaient pas encore mariés, c’est à dire qu’ils ne pouvaient pas, ben, heu, vous voyez de quoi je parle, ils ne pouvaient pas encore … bref …). Pour Amine et Sorraya (je peux vous nommer, hein !), la fête a consisté en une petite réunion de famille de 300 ou 400 personnes – rien que du très normal à Constantine –  rythmée par un repas et un café. C’est nous, la famille du marié, qui nous sommes occupés du repas, le café avec les gâteaux orientaux qui l’accompagnent étant à la charge de la famille de la mariée. Olala, je crois que j’ai oublié une étape plus haut, car il arrive que ce soient 2 fêtes différentes … Bon, passons …

    A vrai dire, je ne sais pas vraiment dans quel ordre je vais vous présenter les choses, mais disons que je vais essayer de les présenter par ordre chronologique, c’est à dire J-3 à peu près. Ceci est d’ailleurs profondément injuste pour ma belle-mère qui a commencé à organiser ces fiançailles bien avant, et c’est l’occasion pour moi de rendre hommage à cette femme d’un courage vraiment extraordinaire. C’est que nos tendres tourtereaux, je veux parler d’Amine et de Sorraya, n’ont laissé qu’à peine 2 mois pour organiser cette folle journée ! C’est drôle d’ailleurs de voir la différence de notion du temps entre « chez nous », en France, où les invitations doivent être lancées quasiment 6 mois à l’avance, avec cartons et demande de réponse. En Algérie, c’est le fameux téléphone arabe qui fait office de cartons officiels et de coupons-réponse.

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    Donc, durant ces 2 mois, ma belle-mère à passé ses soirées à confectionner des petits bouquets de fleurs artificielles, avec enfermées dans leur coeur 3 dragées, le tout entouré de rubans (je vous rappelle le nombre d’invités : entre 300 et 400 …). Elle a également confectionné la matière première des plats qui seront servis, notamment le rachta(sortes de pâtes fraîches), trouvé une salle, des musiciens, un DJ, les voitures du cortège, s’est occupée d’aller acheter des bijoux en or pour sa future belle-fille ainsi que de lui faire faire une gandoura, et j’en passe car je suis sûre que je ne sais pas tout, et en plus, il est certain que la maman de Sorraya n’a pas été moins occupée ! Sur les plats, l’or et la gandoura, j’y reviendrais un peu plus loin.

    Donc, revenons au J-3. Il s’agit là de s’occuper du repas, car si ce seront bien des cuisinières qui feront le repas sur place, il faut leur fournir toute la nourriture prête à être cuite. C’est donc dans la bonne humeur que les tantes, les soeurs, les grands mères sont venues habiter la maison pour aider à plumer et à vider les poulets fraichement tués, confectionner les boulettes de viande, faire des youyous, parler, rire, faire les 3 repas par jour pour toute la tribu devenue incroyablement nombreuse (je vous jure, je suis incapable de vous dire combien on était, l’apothéose ayant été la veille où les cuisinières sont également venues dormir à la maison pour être prêtes à 4h du matin, début de la cuisson). Pendant ce temps, les hommes étaient chargés du ravitaillement, du réglage des derniers détails concernant le cortège, ce qui est une chose très très importante ici !

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    LE JOUR J : LA FÊTE DES FIANÇAILLES

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    Nous arrivons maintenant au jour J !

    Je vous ai donc déjà parlé du lever à 4h pour accompagner les cuisinières à la salle, je vous épargne les séances de coiffeur (j’y suis moi-même passée avec les filles, mais au bout de 10 mn, plus rien n’a tenu, la faute à mes cheveux vraiment pas faits pour les froufrous … pourtant, je crois bien que la coiffeuse a vidé une bouteille entière de laque tenue extra-forte sur ma tignasse !), et l’heure est donc venue de s’habiller pour aller chercher la mariée chez elle en long cortège de voitures scintillantes et … les plus bruyantes possible. Arrivés dans le quartier, obligation est faite de rouler le plus lentement et le plus bruyamment possible afin que tout le monde sache qu’on vient chercher une jeune fille. Et bien entendu, tout le monde de sortir aux fenêtres, les enfants de courir après les voitures, les fenêtres des voitures de s’ouvrir afin de faire entendre la musique à tue-tête. Heureusement, nous étions hors saison pour les mariages, et nous n’avons pas croisé d’autres cortèges. On m’a dit en effet que ça arrivait fréquemment que les gens se trompent de cortège et suivent celui de parfaits inconnus ! Il arrive même que des mariés se retrouvent dans la mauvaise famille !!

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    Bref, bref, nous arrivons donc chez la mariée qui nous attend en robe blanche avec toute sa famille. Rencontre entre 2 mondes, les youyous fusent de toutes parts, le marié ne sait plus qui il est, les caméras se mettent en route, les téléphone portable se transforment en appareils photo improvisés, on essaye de savoir qui est qui, on s’embrasse, on se présente, on est heureux ! Puis le signal est donné de se rendre à la salle. Re-youyous incroyables, les mariés montent dans leur « carosse », et le convoi s’ébranle en fanfare vers le lieux de la fête.

    Là, les musiciens nous attendent, et dès que les mariés montent les marches, ce sont les percussions qui dominent les youyous. Immédiatement, des femmes se mettent en transe, d’autres lancent des pétales de rose, et c’est au milieu d’un brouhaha incroyable mais d’une intensité extraordinaire que les jeunes mariés vont s’assoir dans les fauteuils royaux installés pour eux. Ils y resteront tout l’après-midi, seule la mariée le quittera pour aller se changer environ toutes les heures, et montrer ainsi les gandouras qu’elle possède.

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    LES GANDOURAS, CES MERVEILLES DE L’ARTISANAT

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    Voilà, j’en arrive donc aux fameuses gandouras qui sont spécifiques à Constantine et à Annaba (Annaba est THE ville concurrente, située à une centaine de kilomètres au bord de la mer). La gandoura est une robe luxueuse, en tissu très épais pour supporter les kilos de fils d’or dont elles sont brodées (sans compter les milliers de paillettes et  autres fils colorés). Ce sont toutes des pièces uniques, entièrement brodées à la main, et croyez-moi ce sont des pures merveilles ! Bien entendu, elles coûtent un petite fortune, et chaque femme doit en avoir plusieurs. En effet, comme elles doivent les mettre à chaque occasion et qu’elles doivent montrer leur « fortune », les femmes se changent au moins 3 ou 4 fois au cours d’une fête.

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    C’est donc un véritable défilé tout au long de l’après-midi et il semble que la valse des valises n’arrête jamais. Je vous propose un arrêt sur image. Une fois, j’étais à un mariage, et on m’a dit de me comporter de la façon suivante : nous devions arriver prêtes, trainant derrière nous nos valises remplies de gandouras, de chaussures, de bijoux, tout en ayant l’air le plus hautain possible. Le truc, c’est de laisser sa valise dans un coin et de se mettre immédiatement à danser afin que tout le monde puisse nous admirer. Et attention, hein, il faut en mettre plein la vue ! Ah ! Ca a été un moment jouissif, je vous le promets !! C’était la première fois de ma vie que je voulais, et que je devais, absolument en mettre plein la vue ! Bon, la semaine dernière, je n’ai pas pu faire ça, car c’est impossible de faire ce genre de truc quand on a un appareil photo dans les mains, mais qu’est-ce que je me suis amusée à observer ce manège !

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    Un autre lieu incroyable, c’est donc bien entendu le vestiaire ! Là, les femmes se déshabillent et se vêtissent toutes ensembles, elles se remaquillent, enfilent des gaines pour pouvoir rentrer dans leurs kaftans qui eux doivent être cintrés à la taille, ouvrent leurs mallettes à bijoux pour mettre ceux qui sont appropriés à la tenue, changent de chaussures, de sac … pour ressortir plus belles que jamais, et retourner directement sur la piste de danse afin que tout le monde les voie.

     

    DE L’OR, TOUJOURS DE L’OR

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    En plus des robes, il y a bien entendu les bijoux qui sont tous en or, en argent, en perles. Et il faut les mettre tous ! Et plus ils sont gros,volumineux, ouvragés, plus ils sont beaux ! Chaque femme a plusieurs gros bracelets à chaque bras, il y a également ceux qui se mettent aux chevilles (des anneaux très lourds et rigides), des colliers en or jaune et blanc, des bagues, plusieurs paires de boucles d’oreille, et bien entendu, la ceinture de Louis d’or qui s’accroche avec un fermoir travaillé avec une finesse extraordinaire. Je ne dois pas oublier non plus de vous parler de ce fameux collier, le skhab. Celui-ci est composé de perles de couleur noire, de forme triangulaire et fabriquées avec un mélange de clou de girofle et d’ambre. Le skhab sert de parfum car il n’est en effet  pas possible d’en mettre avec les gandouras, à cause des fils d’or. Tout ceci est vraiment magnifique, mais le revers de la médaille est que les femmes souffrent vraiment dans ces tenues. En hiver, ça va encore car il ne fait pas trop chaud, mais en été, je vous jure, c’est à la limite du supplice (en tout cas pour moi qui ne suis pas habituée). Imaginez que vous portez une robe très rigide, souvent en velours, avec une combinaison en dessous pour ne pas l’abimer avec la sueur, des kilos de bijoux partout là où c’est possible, des talons hauts, et tout ça à 40°…

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    A mon avis, on n’est pas loin des 10 kg en exagérant un peu, mais pas tant que ça ! Et plus vous êtes riche, plus vous avez de poids !

    Ah, on m’en a fait porter des gandouras et des bijoux incroyables, mais pour cette fois-ci, j’ai dit que si on voulait que je prenne des photos, il fallait que je sois le plus à l’aise possible. Je suis donc restée d’une simplicité effarante en n’enfilant qu’un simple kaftan (très très joli quand même avec ses paillettes bleues !), avec des chaussures confortables et peu de bijoux. Pfiuuu, je l’ai échappé belle ! Et pourtant, je ne suis pas juste de dire ça, car la vue d’ensemble de toutes ces femmes avec ces tenues incroyables relève presque des contes des 1001 nuits, et je serais la première à déplorer que cette tradition se perde. Je me fais penser aux gens qui sont contre la réintroduction du loup en France mais qui déplorent les massacres des lions en Afrique … Je sens qu’il faut que je fasse un point avec moi-même, là …

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    LA MUSIQUE

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    J’en ai donc fini de vous décrire le décor somptueux, mais je ne dois pas oublier de vous parler de la musique ! Pour ce mariage, il y avait donc comme je vous l’ai dit, un groupe de musiciens composé exclusivement de percussions et un DJ, et chacun alternait. Le raï pour l’un et la musique traditionnelle pour l’autre. C’est de cette dernière dont j’ai envie de vous parler car c’est elle qui permet aux femmes de rentrer en transe. En effet, comme vous le savez probablement, nous sommes en pays musulman, et même s’il y a de l’alcool qui circule en sous main, ce dernier est totalement interdit « moralement ». Les fêtes se font donc au son des pshiiiit des bouteilles de soda. Et pour « se détendre » comme ils disent, rien ne vaut une bonne transe et ceci, grâce à la musique. Ainsi, de 7 à 77 ans comme on dit, les hommes comme les femmes, au son d’un certain rythme qui est très codifié, commencent à balancer le haut du corps et la tête pour entrer dans cet état second. C’est étonnant de voir ces femmes si élégantes se métamorphoser littéralement, et oublier leurs parures et leurs coiffures. Généralement, il y a toujours quelqu’un qui se tient derrière la personne en transe afin de la tenir si elle tombe (ce qui arrive souvent). Certaines choisissent de se mettre un voile sur la tête afin de renforcer l’effet. Le rythme musical est vraiment puissant et va crescendo, de plus en plus rapide et répétitif. Je vous promets, c’est vraiment impressionnant, et c’est impossible de ne pas ressentir quelque chose dans cette ambiance survoltée et en fin de compte, en dehors du temps. J’ai vu comme ça une fois un homme entrer en transe et il a été très difficile de le faire « atterrir ».

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    Il a fini par tomber au sol, mais rien n’y faisait, il continuait à se secouer, et il a fallu pas mal de temps pour que ses compagnons réussissent à le « faire revenir ». C’est vraiment une expérience forte !

    Vous avez probablement remarqué que je parle des femmes et des hommes et non pas des gens. En effet, les mariages sont la plupart du temps non mixtes. Les hommes et les femmes sont dans la même salle, mais séparés par des paravents. Bien entendu, tout le monde peut circuler de chaque côté, mais malgré tout, cela ne se fait pas trop. En fait, comme je le disais précédemment, les mariages sont surtout des fêtes pour les femmes. Les hommes, une fois avoir fini de manger, sont dehors pour la plupart et  sont surtout là pour servir de chauffeurs à ces dames (il faut dire qu’elle transportent des millions sur elles !). Ca va peut être vous paraître étonnant, mais je dois vous avouer que ça me plait bien, cette non mixité. C’est comme se retrouver pour une virée entre filles, et c’est vrai, on se permet des choses (en paroles et en actes) qu’on ne ferait probablement pas avec une présence masculine. En plus, c’est drôle, on se sent tout d’un coup très précieuses, très convoitées, bref, très femmes. Et dehors, on sent qu’il y a vraiment des hommes, qui se sentent eux aussi probablement très virils. Pour le coup, chacun a son rôle, les femmes être belles, précieuses, danser, youyouter, et les hommes, attendre dehors, au service de ces dames, à parler politique et foot, et jeter des coups d’oeil au cas où ils apercevraient « la femme ».

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    LE REPAS

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    Concernant le déroulement même de l’après-midi, une fois les mariés installés dans leurs fauteuils, ma belle-mère a apporté un plateau d’argent à Sorraya sur lequel était posé un pain, du sucre et une fiole contenant de l’eau de rose (ou de fleur d’oranger, je ne sais plus ). Bien entendu, tout ceci sert de symbole de richesse, de fertilité, de bonheur. Ensuite, le signal a été donné de se mettre à table. Contrairement à « chez nous », les invités ne sont pas placés (normal, on ne sait jamais vraiment combien seront présents !) et on choisi sa place en fonction de nos affinités. Les plats sont servis et sont toujours composés d’une soupe (shorba), d’un plat de féculents, de viandes (souvent du mouton et du poulet), d’un plat « aigre doux » (là, ma belle-mère avait choisi de servir le chbah essafra, sortes de triangles de pâte baignant dans une sauce sucrée. Succulents !) et de fruits. Nous mangeons toutes dans le même plat, et j’adore ce moment de partage,

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    chacune étant attentive à ce que l’autre mange en ajoutant par exemple un morceau de viande de « ton côté ». Je préfère 1000 fois cette tradition à la notre où chacun dispose de son assiette, avec sa portion à soi, et je vous promets, si je pouvais le faire quand on reçoit des amis ou de la famille, je le ferais volontiers pour symboliser le partage.

    Donc, le repas se déroule assez rapidement, et contrairement à chez nous, en France en tout cas, c’est expédié en 2 temps 3 mouvements (là, pour le coup, je trouve que si on pouvait prendre un peu plus notre temps pour savourer les plats, ça serait vraiment bienvenu ! Je trouve que c’est trop rapide, et on ne rend pas assez honneur à la cuisine !) Et bien sûr, à partir de là, place à la musique et à la danse !

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    LE HÉNNÉ

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    Je disais que la mariée se change constamment, et arrive le moment, au milieu de l’après-midi à peu près, où la cérémonie du hénné a lieu. C’est généralement une femme âgée qui s’occupe de préparer la mixture (qui est verte contrairement à ce qu’on peut penser) pour l’appliquer en cercle dans les paumes de la mariée. On y ajoute un louis d’or et on laisse « macérer » le tout à l’aide de petits coussinets. Quelques heures après, quand la mariée les ôte, il reste une sorte de tatouage marron dans le creux de la paume. Bien sûr, il partira après quelques jours. C’est également à ce moment là que la belle famille offre les bijoux à la mariée – généralement des bracelets et une ceinture, et que les invités lui donnent des billets. Il arrive d’ailleurs souvent qu’avant de donner ces billets, les femmes dansent un moment avec eux au bout des doigts, signifiant ainsi leur générosité

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     – c’est d’ailleurs aussi un fort stimulant à celle qui en donnera le plus grand nombre !

    Ensuite, vient l’heure du café qui sera servi avec une multitude de gâteau « orientaux » , tous bien entendu très très sucrés, de formes et de goûts différents. Un vrai festival pour ceux qui aiment les sucreries !

    Olala, je me rends compte que je parle, je parle, vous devez en avoir marre ! Il faudrait que je laisse la place au images quand même ! Je n’ai pas été très libre de mettre toutes les images que j’aurais aimé vous montrer, car je sais qu’il y a certaines femmes qui ne souhaitent pas apparaître sur internet, et je tiens à respecter leur volonté. Aussi, vous remarquerez probablement que presque tous les visages sont coupés ou flous, sauf, sauf … ceux des mariés !

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    Alors vive les mariés et beaucoup, beaucoup, beaucoup de bonheur à nos jeunes tourtereaux !

     

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    Edit du 10 mars 2013 à cet article : Si vous êtes intéressé(e) par un service photographique pour votre mariage ou celui d’une proche, cliquez sur le lien  pour en savoir plus : https://www.photofolle.net/mariage-algerien/

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  • VIVE L’AMOUR !

    VIVE L’AMOUR !

    Ah Marie-Laure ! Il ne fallait pas me provoquer sur la Saint Valentin !

    Oui, je l'avoue, j'avais complètement oublié. Mais comment ais-je pu ? Je ne sais pas chez vous, mais ici on croule carrément sous les coeurs, de quoi t'en donner … mal au coeur (ouaf, elle est bonne celle-là !).

    Bref, au cas où vous auriez vous aussi buggé sur cette info, ou que vous ayez une mémoire de bulot attardé (genre la mienne, c'est ce que je constatais récemment),  ce qui est tout à fait grave si vous êtes en couple, et encore plus si vous en avez l'intention – c'est l'occasion ou jamais de déclarer votre flamme, n'est-ce pas – voici donc, je disais, un petit aide-mémoire !

    Non, c'est vrai, il n'est pas rock du tout, il est même carrément "has been" ( des mariés, m'enfin !) , mais que voulez-vous, j'ai trouvé ces deux amoureux tellement mignons et cucu-lapraline …

     

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  • IL GORILLO

    IL GORILLO

    J'ai réalisé que je ne vous avais jamais proposé de faire des petits tours dans Genova ! Je me devais donc de corriger cette grave erreur – si si, grave – car Genova est une ville que je trouve non seulement très jolie, mais aussi particulièrement attachante. C'est étrange, car c'est une ville qui n'est pas touristique du tout et il me semble que c'est très injuste.

    Elle souffre probablement encore de la réputation totalement erronée aujourd'hui, de ville sombre, sale et délabrée. C'est vrai, je comprends les touristes qui passent à toute allure sur l'autoroute qui la traverse de part en part pour filer dans des directions beaucoup plus connues, comme Pise ou Florence. Cette autoroute est quasiment toute sous tunnel et ne sort que dans les pires endroits ! Donc forcément, ça ne donne pas envie de s'arrêter !

    Pourtant, pourtant …

    Genova est une des villes avec le plus grand centre historique d'Italie. Elle a été en très grande partie rénovée quand elle a été capitale culturelle européenne en 2004 je crois, et les travaux continuent. De nombreux endroits sont classés patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Bref, en toute honnêteté, elle vaut vraiment la peine de s'arrêter.

    Et pourtant, pourtant …

    Si je disais plus haut que c'est une ville très attachante, c'est aussi grâce au fait qu'elle ne soit pas touristique. Du coup, on ne trouve rien de surfait, le décor proposé est un décor de vie quotidienne, typiquement italien, avec ces foisons de petits commerces de tout type qui se cotoient, des rues donc très animées. Et le centre historique ne fait pas exception, au contraire ! Il me semble que c'est ici qu'on sent le mieux l'esprit gênois.

     

    je vous propose donc aujourd'hui de visiter en quelques images un quartier que je trouve vraiment très plaisant – je crois qu'en fait c'est mon préféré. Sant'Agostino est  à la frontière entre la vieille ville et les quartiers plus récents, et je trouve qu'il respire la quiétude. Peut-être est-ce à cause du fait qu'il surplombe le port, de toutes ses ruelles, ses escaliers, ses petites places pavées, ses géraniums qui ne gèlent jamais, ses couleurs, et probablement, avant tout, grâce à ses habitants qui s'interpellent en dialecte génois et qui ont l'art de mettre leur petites touches personnelles partout. Bref, un vrai quartier à l'image de la fantaisie italienne !

    Pour le visiter, je vous propose d'écouter en parallèle THE chanteur gênois : Fabrizio De André. Attention, ce n'est pas seulement un emblème de Genova, c'est aussi un des plus grands chanteurs italiens ! Pour vous donner une idée, il me semble qu'il se situe entre un Jacques Brel  et un Georges Brassens, avec une superbe voix lui aussi. Ses textes empruntent le romantisme de l'un et la critique sociale de l'autre, et maintenant que je les comprends bien, je vous promets que c'est un véritable plaisir que d'écouter ses chansons. J'ai même vu des italiens pleurer en l'écoutant ! Bon, pour commencer avec cet artiste et pour que mes amis français ne se sentent pas perdus, je vous propose donc d'écouter une reprise qu'il a faite de la chanson "le Gorille" de Georges Brassens. Vous serez, je pense, étonnés d'entendre à quel point l'italien se prête bien à cette chanson !

     

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  • CARESSE

    CARESSE

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    Caresse,
     
    Une brume s’étend
    Il fait gris, y’a du vent
    Dehors c’est tout mouillé.
    C’matin j’me suis levée
    De ces volets ouverts
    J’aperçus un éclair…
     
    Mais où étais-tu ? Pourquoi cette absence de mot ?
    C’est ce lourd silence qui fait tanguer mon radeau…
     
    Une larme qui se répand
    Il fait froid, c’est tout blanc
    La neige met son manteau
    Mais où sont les oiseaux ?
    La lumière allumée
    Je me suis fait un thé…
     
    Mais où vas-tu ? Moi je veux juste être avec toi,
    Me réchauffer et voir tes mains donner le La !
     
    Une caresse qui s’éprend
    Il fait doux, c’est troublant…
    C’est bon d’être touché
    On se sent exister
    La mélodie d’la vie
    Trouvée : elle me sourit !
     
    Oui c’est ça ! Le charme d’une main se fait caresse
    Elle m’éblouit et me nourrit de sa tendresse.
     
    Tant de promesse…
    Une allégresse
    De se trouver
    Se rencontrer
    Se mélanger
    Et s’extasier !
     
     
     
    Texte : Marie-Anne Ambry – janvier 2010
     
     
    Désormais, Marie-Anne, on reconnait bien ton style ! Souffler du froid pour arriver au chaud et à l'espoir, c'est vraiment une démarche récurrente dans tous les poèmes que tu nous a envoyés. Et surtout, le même thème revient, inlassablement : l'amour, la tendresse, l'envie de réconciliation avec la vie …
    De mon côté, je découvre toujours avec surprise l'interprétation que vous faites, mes chers contributeurs, de mes photos. Ici, je t'avoue, Marie-Anne, que j'étais vraiment très éloignée de ton ressenti. Pour moi, il s'agit beaucoup plus d'une image intellectuelle, où une ligne directrice, implacable, est tracée entre la branche de l'arbre et cette trace rectiligne. Mais en parallèle, il y a cet autre petit nuage, désobéissant, qui trace une courbe en zigzag, et qui nous rappelle que tout peut être remis en question, et qu'il existe des chemins non conventionnels qui permettent l'équilibre de notre monde.
    En tout cas, ce qui me réjouis, c'est de constater la liberté que nous offre nos DUOS !
     
     
  • WILT

    WILT

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    Amateurs de polars, ce livre est fait pour vous : Wilt 1, de Tom Sharpe.

    Ca faisait un petit bout de temps que j'avais envie de vous parler de ce livre franchement sympathique, drôle et haletant …

    Je ne peux pas vous en dire trop, car je dois laisser le suspens entier, mais je vous invite vivement à faire connaissance d'Henry Wilt, prof de culture générale dans un lycée technique de Londres. La quarantaine, le pauvre homme est affublé d'un manque d'ambition chronique, d'une femme complètement dégantée et d'une envie folle de la tuer. C'est après une soirée abracadabrante que le scénario du meurtre se met en place dans sa tête. Mais auparavant, il veut tester son projet et prend pour objet d'entraînement une poupée gonflable qu'il ensevelit dans un futur trou de fondation de son lycée. Et c'est là que tout dérape …

    Les ouvriers chargés de combler ce trou s'aperçoivent qu'il y a un corps à l'intérieur et sont persuadés qu'il s'agit d'une vraie personne. Or, ils ont déjà déversé quelques tonnes de béton à prise rapide et impossibilité donc d'extraire ce "corps" avant des jours et des jours de travaux pour casser ce béton. Intervention évidemment de la police. Les concours de circonstance font penser qu'il s'agit de la femme d'Henry Wilt, laquelle entre temps est partie sur un bateau avec des "amis" peu recommandables sans avoir prévenu son mari et a donc disparu. Alors bien entendu, Henry Wilt se retrouve accusé du meurtre de sa femme …

    En plus de cette histoire dont je ne vous dirai rien du dénouement, Tom Sharpe nous dresse un tableau très drôle du monde universitaire et de la police. Si vous avez envie de rire "noir", n'hésitez pas !

     

    PS : pour la petite histoire, et comme quoi ce Wilt peut nous mener très loin, j'ai pris la photo de la "couverture" dans mon jardin. Au moment où je tritouillais la poupée pour la mettre dans un trou, mon voisin est passé, et après m'avoir saluée bien poliment, il m'a lancé un drôle de regard lorsqu'il a aperçu de l'objet de mes gesticulations … 2 mn après, alors que j'étais arc-boutée au dessus de ma barbie que j'avais enfin réussi à enfouir partiellement, c'est au tour de ma voisine de découvrir que je prenais en photo une poupée, jambes en l'air, écartées, la tête dans une évacuation … Vous croyez que ça va jaser, via liggia ?

     

  • PRIVATE LILY

    PRIVATE LILY

    Oulala, nos DUOS musicaux me donnent un boulot pas possible !!!

    C'est que non seulement, je dois essayer – je dis bien essayer – de faire des photos qui me semblent jolies, mais en plus il faut que j'en fasse une petite série, histoire quand même d'agrémenter d'images tout un morceau de musique, et 3 mn, je vous jure, c'est quand même très très long, photographiquement parlant !!

    Mais en plus, on s'est rendues compte qu'avec ce concept, rien ne vaut un diaporama ! Et c'est loin d'être simple ! En effet, on dispose de nombreux outils de création de diaporama (dont Picasa, merci beaucoup Marc !), mais je n'en ai pas trouvé de gratuit qui permette de faire concorder librement le rythme des photos avec la musique. Bref, quand on veut du sur mesure, et bien, il n'y a pas à dire, il faut mettre les mains dans le camboui. J'ai donc ressorti mon bon vieux logiciel flash, et je me suis attelée à vous faire un animation simplissime, mais qui a le mérite de faire défiler les photos au rythme que j'ai choisi !

    Je vous invite donc à cliquer sur la photo ci-dessous pour découvrir notre diaporama commun à Caroline et à moi. Ne vous inquiétez pas, une nouvelle fenêtre de votre navigateur va s'ouvrir. Cliquez sur le bouton en bas pour le faire jouer. Avant que les images ne s'affichent, il se peut que cela mette un peu de temps. Patientez quelques secondes !

     

     

    Je vous indique ici aussi les paroles de la chanson, je me suis dit que ça pouvait vous intéresser !

     

    Alors encore une fois, merci Caroline, et vivent les DUOS !!!!

     

     

     

    Private Lilly

    My name is Lily
    I'm 19 years old
    No money to study,
    No boyfriend,
    I'm kind of bored
    I went to the trade fair,
    To find a job
    There I found a few guys from the army
    They told me that I was smart and pretty

    I'm goin' to war I'm goin' to war, I'm goin' to war, I'm goin' to war, I'm goin' to war
    She's goin' to war, she's goin' to war, she's goin' to war, she's goin' to war, she's goin' to war

    My name is Lily
    They told me that I could make it
    They'll pay for my studies,
    So I will graduate
    I went to the parking lot
    To meet with my recruiters
    I leave next week
    Assigned out for four years
    Six more months and I'll be ready
    To drive machines and tow M16s

    My name is Lily
    I'm 19 years old
    On my way to the black zones
    Gonna do what I am told

    I'm goin' to war, I'm goin' to war, I'm goin' to war, I'm goin' to war, I'm goin' to war
    She's goin' to war, she's goin' to war, she's goin' to war, she's goin' to war, she's goin' to war
    And she's too young

    She's goin' to war, she's goin' to war, she's goin' to war, she's goin' to war, she's goin' to war

     

    PS :

    J'en profite pour vous donner ou re-donner l'adresse où j'ai mis en ligne le diaporama de l'autre DUO que nous avons proposé avec Caroline sur la chanson des Rita Mitsuko. C'est vrai que ça vaut le coup, si vous ne l'avez pas vu, de retourner jeter un coup d'oeil et d'oreille. Il nous a semblé, à Caroline et à moi, que la chanson et les illustrations reprenaient tout leur sens. Bon, j'ai créé ce diaporama avec Picasa, c'est vrai que c'est très facile, mais le rythme des photos n'est pas toujours tout à fait bien calé sur la musique. Mais je n'ai pas eu le courage de refaire un diaporama comme celui que je viens de faire. Du coup, n'ayez pas peur, vous allez arriver sur une page Picasa et normalement, vus devriez pouvoir le visionner !

    Voici l'adresse : http://picasaweb.google.com/lh/photo/4v4j2RaYLT0tCEx280Kj_g?feat=directlink

  • DU BLEU ET DU JAUNE !

    DU BLEU ET DU JAUNE !

    Hop, hop, encore un bien beau DUO d'images !

    Je trouve que ces derniers temps, on m'envoie bien souvent des textes ou des images mystérieuses … alors comme je ne veux pas être la seule à me creuser la cervelle, et bien je vous laisse à nouveau deviner ce qui est représenté sur ce diptyque !

     

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    Bon, de mon côté, ce n'est pas très mystérieux, je vous l'accorde, par contre, Christine, là elle a fait vraiment fort ! Et de tous points de vue ! Non seulement, il me semble que si on n'est pas Suisse, on ne peut pas savoir ce que c'est, mais en plus, en termes de concordances de tons elle a fait une superbe recherche ! J'aime également beaucoup l'opposition "ronds et courbes" à la géométrie "stricte et pointue" des lignes qu'elle propose ! Et ces 2 points de lumière en commun ! Ouaip, chouette boulot, vraiment, Christine !!!

     

  • LA BELLE VIE

    LA BELLE VIE

    Je suis heureuse de vous présenter une toute nouvelle forme de DUO, le DUO MUSICAL ! Ca faisait un petit bout de temps que ça me trottait dans la tête ! Comme vous avez pu le constater, j'ai déjà commencé à mettre un peu de musique sur certains articles car je trouve que l'image accompagnée du son gagne souvent en intensité et en émotion. Elle permet de donner ou de renforcer le ton. Elle donne le "la", point de départ de l'histoire.

    Toujours fidèle à mon principe de partage d'émotions, j'ai proposé pour cette première à Caroline, passionnée de musique, de jouer la DJ !

    J'ai lui donc envoyé une série de photos prises cet hiver au bord de l'océan, et voici le "La" qu'elle lui a inspiré. C'est drôle, je ne pensais pas du tout à ce genre de chanson ! Comme quoi ces DUO sont vraiment d'une grande richesse et permettent d'élargir de bien beaux horizons !

    Pour vous faire profiter de ce DUO, j'ai bien pensé à faire un diaporama afin de faire correspondre les photos au rythme de la musique. Ceci dit, 2 choses ne m'ont pas entièrement convaincues. la première, est que techniquement, ça donne un fichier vraiment extraordinairement lourd. Bien sûr, il y a bien la méthode du streaming, mais si je ne veux pas transformer votre ordinateur en usine à gaz, on aurait dû se contenter d'une taille "You tube", et franchement, je trouve ça dommage … Ensuite, quand je reçoit un diaporama par mail, je suis la première à ne jamais l'ouvrir en plein écran, préférant passer à la photo suivante à mon propre rythme, quitte à faire des allers-retours. Et pendant ce temps, ça ne m'empêche pas d'écouter la musique …

     

    J'ai donc choisi de vous donner la liberté d'aller à travers les images tout en écoutant la chanson des Rita Mitsouko, et ceci à votre propre rythme, selon vos sensations et le tempo que vous vous choisirez.

    Alors comme d'habitude, cliquez sur la pochette du disque ci-dessous, et laissez-vous porter par la mélodie et les images ! N'hésitez pas à les agrandir en cliquant dessus !

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  • QUI SUIS-JE ?

    QUI SUIS-JE ?

    Une fois n'est pas coutume, je ne mettrais pas de photo pour le moment …

     

    Explications …

     

    Il y a quelque temps, Miblou m'a envoyé cette devinette, et je me suis dit que ça pourrait être un super casse-tête de week-end ! Comme j'ai dû longuement réfléchir à la solution et qu'après des heures de recherche mon cerveau est enfin sorti de son bug récurent en matière de devinettes, et que je suis donc désormais sûre d'avoir la solution, et que je ne veux pas influencer vos réponses en vous montrant une photo qui résoudrait immédiatement l'énigme, je vous laisse à vos réflexions !

    Les règles du jeu sont donc les suivantes :

    1. Résoudre l'énigme en donnant son point de vue
    2. Dimanche matin, je mettrai une photo pour illustrer ma propre solution
    3. Dimanche soir, Miblou nous donne la réponse ! Pas avant, hein Miblou, pour ceux qui n'ont pas le temps ou ceux qui sont un peu lents du ciboulot !

     

    Ca vous va ?

    Donc, prêts ! PARTEZ !!!

     

     

    Berceau de mes pensées,
    Température ambiante à volonté
    Salle de concerts extraordinaires,
    Salle de cinéma ou défilent de magnifiques paysages,
    Que je contemple inlassablement au fil des saisons
    Et attention grand écran en trois dimensions… s’il vous plait !
    compagne fidèle, 
    Mon Jardin secret,
    Accueil bonne humeur, chant en solo
    Tristesse et morosité parfois,
    Commentaires et sourires aux semblables croisés,
    Rien ne l’arrête, rien ne m’arrête,
    No limit,
    Sécurité, repos, sas de décompression,
    Parfois lieu d’échange familial, ou tout s’anime
    Accueillant parfois les sommes de certains
    Souvent témoins de mes  projets
    Toujours docile,  souvent couteuse,
    Indispensable à ma liberté 
     
    qui suis je ?

     

    Ape

  • LA PELLE ROUGE – LE RETOUR

    LA PELLE ROUGE – LE RETOUR

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    Il y a bientôt 1 an, je vous parlais de mon ingratitude envers ma pelle rouge dans l'article intitulé "Il neige sur Casella".

    En ces temps hivernaux bien rudes pour tout le monde, j'en ai l'impression, je me devais donc de réparer mon erreur et de rendre à ma pelle rouge un hommage bien mérité.

    Car depuis quelques jours, vaillante et efficace, elle a repris du service.

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    C'est en me promenant à la recherche de jolies images, malgré ce froid et cette neige qui n'en finit pas de tomber (moi qui déteste le froid, je dois vraiment avoir un côté maso très prononcé …), je me suis rendue compte que ma pelle avait de bien nombreuses petites copines, et attention, pas n'importe lesquelles !

    D'autres belles et grosses pelles, rouges aussi pour la plupart, parfois bleues, étaient de sortie avec, à leurs manches, leurs propriétaires respectifs, respectables, et ô combien importants pour notre petit village ligurien.

    J'aimerais vous présenter avant tout la pelle du commerce le plus essentiel de Casella : le bar de la place. Son propriétaire venant juste de rentrer au chaud pour continuer sa conversation avec ses piliers sur les mérites des clubs de foot Genoa et Sampdoria, je n'ai pas pu le déranger …

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    Poursuivant mon petit bonhomme de chemin, j'ai croisé notre vénérable médecin, tout de vert vêtu, ouvrant le chemin menant vers son cabinet. C'est qu'il y tient à ses petits vieux …

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    A quelques mètres de là, la voiture de notre maire, quelque peu enfouie. J'ai eu l'idée saugrenue qu'il aurait pu y avoir une petite vengeance de la part des services municipaux lors du déneigement … Mais ce ne sont que des suppositions … une chose est sûre, c'est que notre "sindaco" pourra rendre une fière chandelle à sa pelle une fois sa voiture dégagée !

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    Maintenant, direction la place de l'église avec 2 personnages de la plus haute importance :

    Tout d'abord, Monsieur le Curé, très inquiet pour ses ouailles, et maniant sa pelle avec la plus grande dextérité afin de dégager le chemin du paradis. Au moment où je m'approchais pour prendre cet honorable homme en pleine activité, celui-ci a effectué un demi-tour soudain sur lui-même pour aller se faire une petite pause bien méritée …

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    Quelques instants plus tard surgissait un homme à la voix de ténor : le président de l'Oratorio, instance hautement active dans l'univers casellois. Ici se décide toute la politique culturelle (c'est à dire religieuse en exagérant un peu) de Casella. L'objectif de cet homme à cet instant précis : dégager l'accès à l'Oratorio afin que le soir même la fête de la chataigne grasse puisse battre son plein (je n'ai strictement aucune idée de ce que ça peut bien être !)

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    Mais laissons là les fêtes grasses – je ne sais pas vous, mais moi personnellement, je n'en peux plus ! – et continuons nos déambulations.

    Soudain, que vois-je ? Une pelle rouge, abandonnées là, seule au milieu d'une petite prairie toute jolie. En s'approchant de plus près, je m'aperçois qu'elle a permis de tracer un chemin pour mener à une cabane à outils. J'aime beaucoup la courbe qu'elle a formé …

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    Un peu plus haut se démène  notre cantonnier, homme avare en mots mais ô combien courageux ! Sa pelle rouge semble agitée de soubressauts incessants, continus, mutliples. Rien ne l'arrête, elle continue, elle avance. Pfffiu, je suis vraiment impressionnée !

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    Sur le chemin du retour – oui, franchement, je commence à avoir vraiment trop froid et l'heure du chocolat chaud arrive – je croise notre vétérinaire, qui y va lui aussi de sa pelle. Je remarque qu'il a adopté un style quasi identique à celui de notre médecin. Après tout, je trouve ça logique, les hommes de sciences sont des scientifiques (pas terrible ce que je viens d'écrire, non ? Mais l'effet du froid commençait à se faire sentir). Vous remarquerez cependant que sa pelle n'est pas rouge, mais métallique. Pour moi, je n'y vois aucun inconvénient, je ne suis pas raciste.

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    Enfin rentrée à la maison, qui vois-je s'activer frénétiquement ? Mon très cher et tendre mari, bien décidé à sortir cette foutue bagnole du bourbier neigeux dans lequel elle est salement enfoncée depuis trop longtemps. Et devinez qui l'aide ? Notre belle et splendide pelle rouge ! Ah, me dis-je, chouette, je vais pouvoir la photographier en action ! Ni une ni deux, je m'approche, je cadre … mais … mais … mais, qu'est-ce qu'il fait mon cher et tendre époux ???? Non mais je rêve, il va le faire !!!! Il le fait !!!!

    IL ME BALANCE LA NEIGE A LA FIGURE !!!!!!!!

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  • LES BONNES RESOLUTIONS

    LES BONNES RESOLUTIONS

    Bonne année à tous !!! Lecteurs, contributeurs, inspirateurs, inconnus, …

    Pour ma part, je suis vraiment contente d'être en 2010 : enfin une année paire, super facile, même pas besoin de compter et de décompter. Je vous promets que pour les gens nuls comme moi en arithmétique, c'est du pain béni ! Et j'ai bien l'intention d'en profiter car une dizaine comme celle-ci, elle ne reviendra pas de sitôt – en tout cas, à ma misérable petite échelle humaine. 

    Pour rendre cette dizaine inoubliable, j'ai donc décidé de prendre plein de bonnes résolutions :

    Ne pas m'arrêter de fumer,

    Ne pas être raisonnable à table, c'est à dire grossir,

    Remplir mon verre à chaque occasion, de la plus petite à la plus grande,

    Dépenser tous mes sous,

    Ne faire que ce qu'il me plait à chaque fois que c'est possible,

    Ne plus essayer d'être aussi bonne cuisinière que ma belle-soeur,

    Ne plus écouter les infos et surtout les hommes politiques du monde entier,

    Sentir l'air du temps …

     

    Attention, ne pensez pas que j'ai décidé de vivre en super égoïste et individualiste, hein ! Je serai en 2010 quand même une personne hautement morale qui se préoccupera du sort de son prochain. Mais l'un n'empêche pas l'autre, non ?

     

    Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions pour cette nouvelle année ?

     

    Pour clore ce chapitre des fêtes, j'ai eu envie de partager avec vous quelques images de nos agapes, et surtout rendre un grand hommage à ma super belle-soeur Marie-Laure dont je serai, je le crains, éternellement jalouse, culinairement parlant. 

     

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    Allez, encore 4 petites photos festives … C'est parce que j'adore tout ce qui brille !!

     

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  • TOUS MES VOEUX !!

    TOUS MES VOEUX !!

    Certains d'entre vous ont déjà reçu la visite de ce petit ange porte-bonheur …

    Je souhaitais cependant, pour ceux et celles qui ne sont pas dans ma "mailing list", leur formuler tous mes voeux de bonheur.

    Comme le dit ce petit ange, c'est très très important, d'être heureux, car cela suppose qu'on se sent comblé par certains instants de vie dont on se souviendra toujours !

     

     

    Le petit ange

     

    Je vous souhaite donc tous mes meilleurs voeux !

     

  • LA LETTRE

    LA LETTRE

    Une lettre , des mots …
    Une plume glissant sur le papier
    Douceur du geste , image d'une caresse
    Relire , redire , ne pas oublier , tout dire
    Et sourire …
    L'écriture rapide , attraper la pensée en plein vol
    Le dessin lent , rythme hésitant , ne pas se tromper.
    Les yeux voyagent sur ce chemin d'amour
    Un prénom … un signe
    Une lettre , des mots …
    Pliés avec précaution , glissés dans l'écrin
    Vite pour ne rien laisser filer , pour ne rien changer
    Un nom , un prénom, un lieu
    Une destination de voyage pour ces écrits
    Un coeur , un timbre , dire je t'aime , même au dehors
    Attraper son manteau , sauter sur le trottoir
    Et courir jusqu'à la boîte , aujourd'hui , elle doit partir aujourd'hui
    "Petit facteur , presse le pas ….."
    Une lettre , des mots ….

     

    Joycelita – novembre 2009

     

    lettre

     

    Vous avez lu, vu, apprécié cet incroyable TRIO !!! Parfois, le hasard fait si bien les choses et je ne peux m'empêcher de vous raconter ici les circonstances qui nous ont réunies toutes les trois.

    C'est Joycelita qui a commencé la première en m'envoyant son magnifique texte. Bien sûr, j'ai tout de suite imaginé plein de photos pour l'illustrer, mais entre temps …

    … entre temps, Christine m'a envoyé son bon saint Nicolas en train de lire une lettre, et entre temps …

    … entre temps, Joycelita a été gravement, subitement et durablement privée de connexion, et entre temps …

    … entre temps, la période de Noël est arrivée, et entre temps …

    … entre temps, les enfants ont écrit leur petite lettre au Père-Noël, et ….

    … le temps est venu qu'enfin je réunisse ces talents !

     

    Voilà donc, c'est chose faite et vous remercie du fond du coeur, Christine et Joycelita, pour avoir été si patientes !

     

     

     

  • LA ROBE DE PRINCESSE

    LA ROBE DE PRINCESSE

    Il faut bien le dire, le post d'aujourd'hui s'adresse plutôt plus aux filles qu'aux garçons…

    Attention, je ne veux pas dire, messieurs, que vous ne vous intéressez pas aux robes de princesse, et ceci pour plusieurs raisons. La première, c'est que s'il y a des robes de princesse, c'est qu'il y a des princes pour les admirer. Ensuite, vous avez probablement été prince ou chevalier au moins une fois dans votre vie, donc vous savez de quoi je parle. Enfin, vous avez peut-être une petite fille, et si tel est le cas, vous savez à quel point c'est un truc important pour elle.

    Donc voilà, j'ai eu envie de faire cet article car à l'approche des fêtes, on peut avoir envie de rêver. Bon, aujourd'hui, on ne parle plus de rêve, de romantisme et de tous ces trucs un peu gnangnan. Inès, ma fille, 7 ans me l'a rappelé : on kiffe ou on kiffe pas les robes de princesse. Donc moi, quand j'étais une petite fille, je kiffais grave les robes de princesse. Avec tout ce qui allait avec d'ailleurs : les voiles, les couronnes, le rouge à lèvres, les paillettes, les chaussures à claclac (vous savez, celles à talons pointus qui font du bruit quand on marche). Oui, oui, il faut bien le dire, j'étais très branchée robe de princesse, et comme je n'en avais pas, quand j'allais chez ma grand-mère, j'enfilais la robe de mariée de ma mère – je ne vous raconte pas dans quel état elle a dû finir, la pauvre robe … Pour moi, le top, c'était de ressembler à un sac à patates bien gonflé, le must du must étant la meringue.

    Oh, bien sûr, je suis sûre qu'il y a des filles parmi vous qui vont me dire qu'elles n'ont jamais kiffé les robes de princesse et qui préféraient jouer le rôle du prince et qu'elle avaient plutôt le look garçon manqué ; tiens, on ne dit jamais d'ailleurs "fille manquée", comme si le fait de ne pas être une totalement fille n'était jamais une perte. Olala, on a encore un paquet de boulot à faire, hein …

    Bref, bref, bref, j'arrête là de parler et je vous propose maintenant de regarder ce petit reportage photo sur la fabrication d'une robe de princesse. La musique a été choisie par Inès et c'est une variante de celle du très beau film 'La marche de l'empereur".

    Ben oui, c'est pas parce qu'on kiffe les robes de princesse qu'on ne kiffe pas les pingouins …

     

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    princesse7 princesse5 princesse8

    princesse9 princesse10 princesse16

    princesse11 princesse14 princesse18

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  • Y A DU STRESS DANS L’AIR …

    Y A DU STRESS DANS L’AIR …

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    Ce matin, nous sommes réveillés sous un soleil resplendissant.

    Je suis donc sortie sur la terrasse prendre un café, bien emmitouflée quand même car il fait froid.

    J'ai écouté les infos à la radio, crispation pour des accords potentiels à Copenhague, personne n'est d'accord, des politiques aux associations, des pays riches aux pays pauvres, …

    Pendant ce temps, j'ai levé les yeux et voici ce que j'ai vu dans mon ciel bleu …

     

     

     

    ciel ciel

     

     


     

    No comment …

     

     

  • OMBRE ET LUMIERE

    OMBRE ET LUMIERE

    Aaaaaaah !!!

     

    Comme je suis contente qu'enfin une amie italienne veuille bien participer à nos échanges ! Ce n'est pas trop tôt !

    C'est incroyable cette timidité qu'ils ont !! On ne croirait pas, hein ! Et pourtant …

    Avant toute chose donc, il faut que je vous présente Mariagrazia, une belle italienne comme on aime les imaginer, fougueuse et impétueuse, un éternel sourire aux lèvres et d'une gentillesse extraordinaire !  Et quand elle parle français, ah, c'est toute la chaleur méditerranéenne qui résonne à nos oreilles !

    Alors pour cette première, nous avons joué à ce petit jeu des diptyques, la partie la plus facile ayant été pour moi car je n'ai eu qu'à envoyer ma photo à Mariagrazia.

     

    Et voici l'image que ça lui a inspiré :

    feuilleNB

     

    "le foglie e il sole o le ombre come  protagonisti…"

    Les feuilles et le soleil ou les ombres comme protagonistes …

     

    J'aime bien la géométrie qui se dégage de ces 2 photos prises par deux personnes différentes, à des moments différents, des heures différentes.

    Bref, j'aime quand la différence réunit …

  • EXERCICE DE STYLE

    EXERCICE DE STYLE

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    4 5 6

    7

     

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    Exercice pour le week-end :

    – Trouver l'idée hautement philosophique que j'ai voulu illustrer avec ces images accompagnées de cette musique. Pour cela :

    1. Cliquer sur le morceau de musique,
    2. Visualiser attentivement les photos en les agrandissant. 

    Pour ceux qui auront été trop pressés et qui auront déjà effectué ces opérations avant de lire ces instructions, merci de recommencer en suivant l'ordre que j'indique ci-dessus, car vous serez probablement passé à côté que quelque chose d'essentiel.

    – Argumenter en quelques lignes efficaces et qui vont droit au but.

    – Vous avez exactement 5,48 minutes pour effectuer cet exercice, le temps du morceau de musique.

    – Un bonus sera attribué à celui ou celle qui trouvera une citation ou une référence

     

    Correction

    Par égard pour ceux qui ne seront pas disponibles avant samedi soir minuit pour cause d'emploi du temps surchargé, je ne ferai la correction du devoir que dimanche. Je ne ferai donc aucune intervention durant cette période. 

    Alors à vos claviers, ouvrez vos yeux et vos oreilles, soyez perspicaces, et … passez un bon moment !


  • MEMOIRE

    MEMOIRE

    Parfois ma mémoire me joue des tours.

    D'un naturel plutôt gai et optimiste, j'aime partager des moments légers. Mais il faut bien avouer que je suis aussi soumise à des états d'âme qui me rendent intensément triste. Il est rare que je les partage en dehors d'un cercle extrêmement intime.

    Mais aujourd'hui, 2 décembre, est une date qui n'appartient pas qu'à moi, et même si la douleur que je ressens au creux de mon être me semble unique, il m'apparait que d'autres peuvent l'éprouver, chacun à leur manière, à l'évocation de la disparition de ma mère.

    Je ne m'étendrai pas sur mes sentiments, par pudeur pour ceux qui subissent des épreuves bien plus insoutenables. Pauvres de nous, humains, qui avons inventé le concept de justice pour mieux en éprouver son absence.

     

    Je veux juste ici, en cette date, rendre un joli hommage à ma mère que j'aimais tant.

     

    Memoire

     

     

     

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  • A.U.G.U.R.I

    A.U.G.U.R.I

    Ce que j'adore, avec l'italien, c'est que ça me permet de découvrir ou de redécouvrir, ça dépend des cas, notre vocabulaire français.

    Auguri (prononcer aougouri) signifie voeux, et même si à priori il n'y a aucun rapport entre ces 2 mots, pourtant, intuitivement, on comprend ce que veut dire auguri. Ne parle-t-on pas d'augure : "oiseau de mauvais augure, j'augure une bonne fin, c'est de bon augure" … On voit bien qu'en français, ce terme peut être positif ou négatif puisqu'il signifie prédiction. En italien, c'est toujours positif.

     

    Cette petite introduction pour vous mettre en conditions  pour que vous accueiillez (accueillasse, accueilliassiez, acceuillassates … olala, je crains, mais je vous jure, je ne sais pas …),  de manière positive et enthousiaste les photos que je vous présente ici mais qui, techniquement parlant, sont toutes ratées. Mise au point inexistante, composition douteuse, … et pourtant … j'ai tellement adoré la lumière qu'il y avait à ce moment là, que je n'ai pas résisté à essayer de la saisir et de la partager avec vous.

     

    Alors, explications du ratage. Comme vous pouvez le constater, il s'agit de bougies d'anniversaire (voui, ma jolie Marie a fêté ses 13 ans !), et comme nous sommes en Italie, elles sont en italien, d'où auguri (ça fait bizarre au début, mais on s'habitue vite …). J'ai donc photographié "AUGURI" sur un gâteau au chocolat. Or, j'étais très pressée car :

    • et d'une, il y avait une flopée de damoiselles (ragazze) qui attendaient de pouvoir le dévorer,
    • et de deux, pour avoir cette jolie lumière, j'ai dû le mettre au soleil. Je vous raconte pas l'état de mon glaçage au chocolat après cette séance,
    • et de trois, … heu, je ne sais plus, mais ça devait être vachement important, sinon je n'aurais jamais raté ces photos …

    En fait, j'ai été totalement fascinée par tous ces points de lumière qui apparaissaient dans le fond. Jamais je n'aurais imaginé que le chocolat pouvait avoir de tels reflets … blancs … Vous ne me croyez pas ? et bien regardez, je ne mens pas !

    A u2 g

    u r I

    bougie

     

     

    Ah si, je me souviens maintenant de mon troisième point ! J'étais super émue ! Car figurez vous que je savais que ce gâteau serait super bon car je l'avais expérimenté 2 jours plus tôt (pour la vraie date d'anniversaire de Marie). Il n'y a pas de quoi en faire un fromage, me direz vous, mais quand on connait mon lourd passé en matière de gâteau au chocolat, on peut dire qu'enfin, j'ai atteint mon nirvana. Si si, je le reconnais, j'en ai étouffé plus d'un avec mes tentatives. J'ai même une peine de sursis sur la tête qui court encore (celui pour l'anniversaire de Ryad, 3 jours plus tôt, que j'ai lamentablement foiré. Pourtant, c'était pas du gâteau au chocolat, mais une focaccia… J'ai bien crû que cette fois, j'avais décimé toute ma famille. Heureusement, ils s'en sont remis, sinon, c'était la prison direct …)

    Alors vous savez quoi ? Je suis tellement heureuse que je vais vous la donner cette recette !

    Ingrédients :

    • 200g de chocolat noir patissier (moi j'en mets un peu plus parce que j'adore le chocolat et qu'en Italie, ils ne vendent pas de tablettes de 200 g, mais de 150 g, alors, c'est trop tentant d'en mettre quelques carreaux de plus … c'est à cause des 2x 150g que j'achète)
    • 150g de sucre en poudre (moi, j'en ai mis 110 g parce qu'il y a déjà du choc en plus et puis sinon, c'est trop sucré, je trouve …)
    • 150g de beurre (pile poil)
    • 50 g de farine (pile poil aussi)
    • 3 oeufs

    Préparation :

    • Dans une casserole, faire fondre le chocolat avec un tout petit peu d'eau, à feu moyen sans cesser de remuer. Réserver (woawou, vous avez vu un peu le vocabulaire de cuistot !)
    • Dans un saladier, mette le beurre ramolli. Rajouter le sucre et bien mélanger. Rajouter les oeufs un à un en alternance avec la farine (attention, là j'ai fait une petite variante, j'ai battu les oeufs en neige, j'avais lu quelque part que ça rendait le gâteau moins étouffant, alors rapport au sursis, vous comprenez …) Rajouter le chocolat fondu et bien mélanger le tout.
    • Mettre dans un four préchauffé à 150° pendant 25 à 30 minutes.
    • Une fois prêt, on peut saupoudrer le dessus de sucre glace. Là aussi, j'ai fait une petite variante. J'ai retourné mon gâteau, et j'y ai mis un glaçage (c'est pas moi qui l'ai fait, j'ai acheté le truc tout fait). Ensuite, j'y ai mis plein plein plein de mini crottes de chocolat (ce sont elles qui brillent sur la photo).

    Dégustez !!!

    Je ne vous demanderais qu'une faveur. Si un jour l'un d'entre vous décide de le faire sans battre les oeufs en neige, qu'il me dise ce que ça donne. Car moi, dorénavant, je suis super coincée. Ca a marché comme ça et je ne peux plus essayer autrement (à cause du sursis …)

     

    Pour finir, il me vient une idée en tête diabolique : j'espère que vous ne pensez pas que je suis devenue une cinglée qui veut étouffer tout le monde à distance  avec du gâteau au chocolat. Je vous vois bien vous dire : "haha, elle n'a pas réussi à zigouiller sa famille alors elle s'en prend au monde entier. En plus, à distance, comme ça, elle ne peut pas être accusée, rapport à son problème de sursis, etc… Je vous jure que je ne suis pas une psychopathe et que je ne vous veux que du bien !

     

    Ceci dit, je suis quand même un peu inquiète. Une fois avoir testé la recette de ce gâteau, laissez-moi un petit message, juste pour me dire que tout va bien, ok ?

  • L’ESPERANCE

    L’ESPERANCE

    Esperance

     

    J’ai rêvé d’une caresse sur ta peau ce matin,
    D’y dessiner un rêve murmuré en refrain,
    En ce désir de toi je me sens plus vivante,
    J’aime quand ce bonheur pétille et, je le chante !
     
    Voilà que tu te fermes, voilà que tu dis non !
    Tu choisis la colère pour te donner ton nom !
    Moi je veux fuir la haine elle détruit trop les cœurs,
    Je veux choisir l’espoir pour quitter la douleur !
     
    Allons danser ensemble sur le rythme de l’être !
    Mettons nos beaux chapeaux, ouvrons donc les fenêtres,
    Méfions nous des semblants, du pouvoir du paraître !
     
    La force de l’espérance est bien plus lumineuse
    Son épée en puissance s’offre bien plus précieuse
    Et puis de toutes façons elle nous fait plus radieuses !
     
    Marie-Anne Ambry-Zerrouk – novembre 2009
     
     
    Voici un bien joli poème que nous envoie Marie-Anne. Et comme d'habitude, il sonne à la fois le chaud et le froid, pour finir sur une note plus légère !
     
    Illustrer de tels états d'âme n'est vraiment pas la chose la plus facile : il faut à la fois exprimer le désir, la résignation, la sensualité, la féminité, la joie, l'ouverture, la pudeur … J'espère que j'aurais réussi ici avec ce portrait …
  • COPENHAGUE 2009

    COPENHAGUE 2009

    Climat

     

    Du 7 au 18 décembre prochain se tiendra à Copenhague, la conférence de l’ONU pour le climat. Les dirigeants des pays du monde entier statueront sur les mesures à prendre afin d’enrayer les changements climatiques et de diminuer nos impacts sur notre environnement. Un rendez-vous de grande importance pour la santé de la planète et indirectement pour la biodiversité, elle aussi menacée par les changements climatiques ! À l’initiative de nombreuses ONG environnementales, cet appel résonne pour qu’un engagement fort des États soit pris en faveur du climat. Pour ajouter votre voix à celle de 320 000 autres citoyens du monde, signez l’ultimatum climatique et agissez pour l’avenir de notre planète ! 

    Signer l'appel : http://www.copenhague-2009.com

     

    Merci Agnès de nous rappeler cette actualité, ô combien importante, d'autant que ce mois de novembre particulièrement doux sonne comme un écho inquiétant à la préparation de ce sommet.

    Oui, bien sûr, nous devons signer cet appel pour encourager nos dirigeants à prendre en compte cette problématique cruciale. Nous devons les encourager en leur montrant que nous savons bien que c'est un changement global de mode de vie auquel nous sommes prêts. Il n'y a pas le choix …

    Et même si ça ne nous fait pas plaisir de renoncer à tant de confort … Un malade qui doit se faire opérer sait qu'il n'a pas le choix. Ce n'est pas une partie de plaisir, par contre, il sait qu'il en va de sa survie. Nous sommes dans la même situation. Et nos dirigeants doivent se comporter comme le chirurgien : ils ne vont pas nous faire du bien immédiatement, mais sur le long terme, ils auront bien agi.

    Encourageons nos dirigeants à aller au delà des sirènes de la popularité et de l'électoralisme.

    Je me fais également le relais du site qu'Agnès veut nous faire connaître et qui recèle des mines d'informations. Il s'appelle "Bio diversités". Je vous encourage vivement à le visiter ici : http://www.agisavecnoe.org/Front/index.php

  • ZE MYSTERIOUS DIPTYCH

    ZE MYSTERIOUS DIPTYCH

    Hello everybody !!

    Bon, j'arrête là mon fabuleux anglais pour vous présenter plus simplement un nouveau travail que nous avons élaboré avec Christine en DUO ! Cette fois-ci, c'était à mon tour de trouver une image qui vienne compléter la sienne.

     

    final

     

    Grâce à elle, et une fois n'est pas coutume, j'ai pu m'essayer sur une image en noir et blanc. Pour le reste, je ne vous en dis pas plus, car je trouve que cette image est assez mystérieuse pour en profiter et  faire … une devinette.

    Si, si, je sais bien que vous aimez ça, vous creuser la cervelle …

    Sauf que là, je pense que si vous arriverez assez aisément à reconnaître ce que j'ai pris en photo, celle de Christine, par contre ???

    Haha, que celui ou celle qui trouve devienne le super champion de la semaine !!!

    Et si, en plus d'avoir trouvé, vous pouviez nous dire pourquoi j'ai mis mon image en face de la sienne, alors là, vous seriez le super méga illustrissime champion !

    Ze game is on !

     

  • TREMBLEZ SIMPLES MORTELS …

    TREMBLEZ SIMPLES MORTELS …

    mortel11

    Oui, tremblez simples mortels, car il est une demeure dans les noires montagnes de Ligurie qui veille sur vous …

    Isolée dans un parc, persiennes closes, murs décrépis et pierre suintant l'humidité, cette bâtisse, immense, semble comme abandonnée.

    mortel6 mortel4

     

    Et pourtant … Pourtant, il y a des présences étranges, inquiétantes, observatrices, comme gardiennes d'une âme errante.

    mortel2 mortel1

    mortel9 mortel10

    Peu d'indices m'ont été dévoilés ce jour-là pour connaître un peu mieux l'histoire de ce lieu fantomatique.

    Même le silence, quasi absolu, comme suspendu entre deux mondes, ne m'a rien appris.

    Ah, comme j'aimerais savoir quel crime a eu lieu ! Car c'est certain, une chose de terrible s'est produite ici …

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    Y aurait-il quelqu'un parmi vous pour m'aider à percer ce mystère ?

    mortel8

     

     

     

  • SLAM

    SLAM

    Déjà le week-end ! Il est donc temps de penser à la détente … Vu le temps et la saison, que dites-vous d'un bon petit livre ?

    Je viens de finir "SLAM" écrit par Nick Horbny, et comme je l'ai trouvé franchement sympa, je souhaite bien entendu vous en parler ! De manière à vous donner envie de le lire et de le passer aussi à vos adolescents d'enfants, neveux, petits-enfants, amis, copains de vos adolescents, bref … ce livre est aussi fait pour être lu par les jeunes !!! Car en plus d'être une histoire finalement assez moralisatrice sans en avoir l'air du tout, le style est franchement dynamique, enjoué, drôle et on pourrait vraiment croire que l'auteur est lui aussi un teenager !

    Voilà, Sam, le héros, est un adolescent de 15 ans, passionné par le skateboard, et bien sûr … par les filles. Bien entendu, il vit une petite vie tranquille de jeune, entre le lycée et les copains, et bien entendu, il tombe amoureux. C'est tout ce qu'il y a de plus normal me direz-vous , sauf que sa petite copine du même âge que lui tombe enceinte et décide de garder le bébé. 

    Ca, c'est donc la trame de l'histoire. Mais au fond, ce roman raconte le désarrois de ce jeune homme, face à la "vraie" vie et comment il tente d'y faire face, avec des réflexions à la fois drôles et naïves, et en même temps d'une grande maturité. Quel père sera-t-il, quelles relations gardera-t-il avec sa copine, quel avenir aura-t-il ? Autant de questions qui se posent lorsque tombe ce "pépin" sur la tête d'un ado.

    Pour illustrer ce roman, j'ai pris mes 2 adolescents de la maison, Alexandre et Marie, et je les remercie de tout coeur pour avoir bien voulu faire les modèles, ce qui a été plus facile pour Marie vu qu'elle est en train de lire ce livre, et qu'elle … adore ! Il ne faut pas que j'oublie Inès qui a bien voulu prêter son baigneur . Merci ma Nini !!!

     

    slam

     

  • 1+1=1

    1+1=1

    Je suis heureuse de vous annoncer qu'une toute nouvelle forme de "DUO" vient d'être mise en place !

    Vous connaissiez ceux avec un texte et une photo, cette fois-ci, c'est avec 2 photos 

    Le principe est toujours le même :  nous sommes deux à jouer, à nous compléter, nous répondre, avec nos approches et sensibilités différentes. La grosse différence aujourd'hui est que ce DUO se transforme en diptyque, et voici ce que ça donne !

    diptyque

    Cet exercice est vraiment difficile, et je crois qu'il faut vraiment saluer le talent et la persévérance de Christine qui s'est si bien prêtée au jeu. Car pour ma part, j'ai eu la facilité absolue : je n'ai eu qu'à aller chercher dans mes archives et trouver une photo que j'avais envie de vous montrer.

    Christine, elle, tout comme vous mes contributeur écrivains, a dû faire cet effort incroyable de s'imprégner, de regarder, d'analyser, de décortiquer et … d'imaginer.

    Or, la photographie, contrairement au texte qui a une infinie palette de mots et d'associations possibles pour nuancer et affiner son idée, a en fin de compte une certaine part de brutalité. Le photographe, quand il déclenche son appareil, n'obtient finalement rien d'autre qu'une image à l'exact reflet de l'existant. Et tout son art consiste à appuyer sur son bouton au moment précis où les éléments qui lui conviennent se mettent en place.

    Attention, je ne suis pas en train de dire qu'écrire est plus facile ! Mais l'écriture étant abstraite, nous pouvons nous échapper de l'existant en toute liberté et c'est d'ailleurs l'usage de cette liberté qui rend la chose si difficile. Au contraire, la photo nous ancre irrémédiablement dans le concret d'où cette forme de "brutalité".

    Alors voilà, j'ai donc envoyé ma photo de ce petit bonhomme mangeant une belle pastèque. Je l'ai prise en début d'été, au moment où les feuilles sont du plus beau vert, la chaleur était au rendez-vous, sans réaliser que nous sommes en novembre, qu'en Suisse où vit Christine, le temps est aussi automnal que partout, et que du coup je lui imposais une gageur pour retrouver cette ambiance !!!  Mais elle a réussi à trouver des couleurs complémentaires, le fil conducteur de l'enfance et des lunettes.

    Un grand grand bravo donc !!!!

    ————

    Si questo ragazzo si riconosce e che non vuole apparire in queste pagine, o i suoi genitori, puo prendere contatto con me, e togliero subito la sua photo …

  • CIVILITE

    CIVILITE

    civilite

     

    En découvrant cette photo, j’ai tout de suite pensé : « Attention, enfants ! », comme un réflexe de conductrice avertie, comme un écho au panneau signalétique que nous connaissons tous (en France).

    Sauf que là, ce n’est pas un petit panneau triangulaire, comme ceux qui bordent les écoles, jardins publics et tout autre lieu (plutôt plus que moins) fréquentés par des enfants. Ces fameux panneaux qui sont sensés nous avertir et donc nous faire réagir en conséquence, notamment quand on conduit un bolide à moteur, monstre de fer face à la fragilité d’un corps humain, David contre Goliath …

    Là, la signalétique est incrustée dans le sol. Est-ce ainsi en Italie ? (Je n’en ai pas souvenir). Mais,  le fait que ce soit peint sur le bitume me semble d’autant plus marquant : je m’insurge souvent devant l’incivilité des conducteurs qui ignorent ces petits panneaux triangulaires et continuent leur course contre la montre au mépris de la sécurité des êtres, et je me demande quel impact aurait cette signalétique qui allie l’avertissement à la symbolique des conséquences … Mais, le paradoxe, c’est que, quoiqu’il arrive, lentement ou trop rapidement, il faut écraser le dessin pour passer !

    Et, parce que la symbolique de l’image me dérange,  je ne peux supporter ce paradoxe : Est-ce à dire qu’il faut suggérer le malheur pour en prendre conscience ? Doit-on faire subir cette épreuve (et mon mot est sciemment choisi) à ceux et celles qui en ont déjà conscience ? 

    Le pouvoir de l’image est fort, très fort : rappelez-vous (et ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres) les campagnes de sécurité routière où il faut nous montrer des accidents de la route pour que l’horreur nous fasse réagir à être plus prudents. Là, ce n’est qu’un dessin…mais dont la signification est telle qu’il me semblerait difficile de rouler dessus tous les jours. Suis-je formatée par le code de la route ? Est-ce un mal nécessaire ? Est-ce efficace en terme de réduction de vitesse et donc, normalement, d’accidents ? A-t-on  besoin d’écraser (symboliquement) tous les jours un enfant pour faire preuve de civilité ?!

    Je serais curieuse d’en savoir plus sur les conditions de cette photo qui, décidément, m’interpelle …

    Texte : Marie-Laure – Novembre 2009

     

    Le pouvoir de l'image est-il, comme tu le dis, si fort ? Nous vivons dans un monde d'images, et pourtant, malgré le fait que certaines d'entre elles peuvent être vraiment très violentes, indécentes, laides, … et bien cela ne change rien aux actes que peuvent produire les hommes. J'ai bien l'impression qu'illustrer nos plus vils défauts ne fait qu'alimenter notre voyeurisme, mais pas vraiment notre envie d'améliorer les choses … 

     J'ai pris cette photo dans une rue parisienne, et ce qui m'a incité à déclencher, ce sont les failles qui se creusent sous les pieds des enfants, et qui me donnent effectivement l'impression que leur traversée est fragile, périlleuse. Un pigeon est passé à ce moment là, alors, clic ! j'ai vite appuyé sur mon petit bouton … Ce n'est pas tout le temps qu'on peut voir une âme d'enfant s'envoler !!

     

     

     

  • 1, 2, 3, PARTEZ !!!

    1, 2, 3, PARTEZ !!!

    Allez, le week-end arrive, vous avez envie de vous détendre, et bien, c'est l'occasion !

    Voilà, je vous propose aujourd'hui un rébus. Il est super facile, et je suis sûre que vous allez trouver rapidement !

    Regardez bien les trois photos, et le premier qui trouve, et bien … C'EST LE CHAMPION !!!!

    A lundi pour la réponse !

     

     

    rebus

  • SAINT HALLOWEEN

    SAINT HALLOWEEN

    citrouillePourriez-vous m’aider à répondre à une question que je me pose depuis un petit bout de temps ?

    Halloween se fête-t-elle en France ?

     

    Pour ma part, avant de partir pour l’Italie, je n’y ai jamais connu un vrai engouement. Pourtant, selon Wikipédia (attention, leurs infos sont à prendre avec prudence), la fête a connu un succès important et aurait connu son apogée en 2000. D’après eux, tout serait parti de France Télécom qui aurait lancé un téléphone portable orange (logique quand on s’appelle Orange …).

    intro

    Avec grand renfort de publicité et battage médiatique, France Télécom aurait donc réussit à faire de cette fête le 3ème événement commercial après Noël et le jour de l’an ! Je n’en reviens pas, j’ai vraiment dû passer à côté …

    Bon, pourquoi pas, mais alors comment m’explique-t-on son succès en Italie ? Car ici, c’est devenu une fête vraiment attendue des jeunes et bien suivie par les parents et grands parents qui n’hésitent pas à jouer le jeu. Magasins décorés, organisation de fêtes de villages, déguisements, bonbons à l’effigie des sorcières et des monstres, gâteaux-citrouille … Bref, comme disait une amie, bien que l’adoption de cette fête soit récente, les italiens, dès lors qu’il s’agit de faire la fête, ont vite fait d’adopter cette coutume pourtant pas très catholique …

    dents  bonbon

    Samedi en fin d’après midi donc, nous avons été invités avec notre fille Inès à célébrer cet événement dans un petit village voisin. Pendant ce temps, nos 2 adolescents Alexandre et Marie visionnaient, déguisés et maquillés, des films d’horreur chez leurs copains. Nous voilà donc partis avec obligation d’être vêtus de noir et si possible avec un chapeau pointu (ce qui en l’occurrence n’a pas été possible … sauf pour Inès bien entendu !), prêts à accompagner les enfants de maisons en maisons afin qu’ils récoltent leurs bonbons en n’oubliant pas de crier « dolce o scherzetto » (un bonbon ou une petite blague – normalement, en anglais traditionnel ce serait plutôt un bonbon ou un sort, mais ils sont vraiment gentils ces italiens …).

    don

    Mais ce qui a été drôle, au delà de l’ambiance bon enfant dont les italiens ont vraiment l’art, c’est que cette fête, d’origine païenne et surtout, selon certains, consacrée au « satanisme », s’est déroulée dans une jolie petite église désaffectée prêtée par le curé local, sous les yeux de je ne sais quel saint ! Ah, ces italiens ! Heureusement, l’autel avait été caché aux yeux des citrouilles, sorcières, vampires, revenants. L’honneur a été sauf et personne n’a fait de cauchemars !

    saint

    PS : Les conditions de prise de vue étaient exécrables : de la pénombre, des enfants qui courent partout, les quelques lumières étaient de toutes les températures imaginables, mon entêtement à ne pas utiliser de flash… Bref, j’ai sauvé ce que j’ai pu !