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UNA DONNA, UNA FOTOGRAFIA, UN LIBRO … SUITE
Comme promis, laissez-moi vous présenter mes 2 photos qui ont été sélectionnées pour cette expo.
La première est l'illustration du livre d'Arthur Golden : Mémoires d'une geisha. A l'origine, je dois avouer que je n'avais pas pensé à cet auteur, mais à la japonaise et vraiment Geisha de son état, Yuki Inoue qui a écrit un livre avec exactement le même titre. Cependant, après de multiples recherches, j'ai bien dû me rendre à l'évidence : son livre n'a pas été traduit en italien, et j'ai trouvé vraiment dommage d'illustrer un livre que la majorité des italiens ne pourrait pas lire …
Bon, vous me direz que j'aurais pu choisir une image de la femme un peu plus moderne, et je vous l'accord jusqu'à un certain point. Mais si j'ai fait ce choix, c'est d'une part parce que la Geisha est un symbole féminin très fort, tant pour les japonais pour qui elle est érigée au rang d'oeuvre d'art, que pour le reste du monde qui n'en fini d'ailleurs pas de fantasmer sur ces femmes. D'autre part, ce sont des femmes finalement très autonomes, entreprenantes et indépendantes, de véritables artistes et obligatoirement très cultivées. Enfin, j'ai choisi d'illustrer ce livre tout simplement parce que j'avais envie de faire une image "japonisante" et que je l'avais quasiment déjà en tête. Grâce à la complicité de Marie, mon éternel modèle, voici la photo actuellement exposée :
Pour le second livre, Madame Bâ d'Erik Orsenna, je vous en ai déjà parlé longuement ici et j'en avais déjà fait l'illustration. En fait, j'ai proposé cette image car je n'étais pas sûre que la 1ère soit acceptée, et dans le doute, j'en ai soumis deux. Je suis donc honorée d'avoir 2 photos dans cette expo alors que normalement il y en a seulement une par photographe … Si vous lisez l'article que je lui avais consacré, vous comprendrez tout de suite les raisons de mon choix !
Je vous souhaite à tous une excellente journée !!!
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UNA DONNA, UNA FOTOGRAFIA, UN LIBRO
Je suis heureuse de vous annoncer que deux photos dont je suis l’auteure ont été choisies pour participer à une exposition collective qui sera inaugurée demain.
Le principe de l’exposition, organisée par la Feltrinelli (un peu l’équivalent de la FNAC en Italie) est d’illustrer en une image un livre dont l’auteur ou le héros doivent être une femme. Pour ceux qui suivent ce blog, vous vous doutez que je n’ai pas été déstabilisée par l’exercice (cf, la rubrique Ma P’tite bibliothèque).
On m’a dit de ne pas dévoiler encore les images jusqu’à l’inauguration (c’est à dire demain soir …), je me tairais donc aujourd’hui. Mais je ne pouvais résister au plaisir de vous l’annoncer !
Par contre, je peux bien entendu vous montrer l’affiche, dont la photo d’ailleurs est une des miennes, mais celle-ci ne sera pas exposée … heueueueu … je suis claire ? En fait, elle sert juste pour l’affiche, quoi …
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L’AIGUILLE DU MIDI
Une photo de paysage que d’aucuns diront peut-être que ce n’est plus une photo … Et pourtant, selon moi, si …
Juste un contre-jour très fort avec une sous-exposition radicale, et l’ajout d’une texture qui est elle-même une photo de mon cru … Je vous laisse réagir !
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LE BAISER
Douceur, langueur, mélancolie,
Je ne suis qu’un regard, ailleurs et lointain,
Enfermée dans l’enfance, toute à mes envies,
Absente au monde, retranchée en mes confins.Mon père, ma mère, au coude à coude,
Tout à leur amour, à leur émoi,
Si je pleure, si je boude,
Aurai-je un peu d’amour pour moi ?Nappe ivoire, page blanche,
Un déjeuner qui s’éternise,
Au bord des lèvres, mon coeur s’épanche,
Enfant perdue qui se méprise.Il me suffit pourtant d’un sourire,
Pour attirer à moi ses bras et m’envoler,
Rire enfin et dans un souffle, offrir,
Ma joue pour un baiser.Texte : Guillaume de Fonclare – Février 2011
Très cher Guillaume,
Merci une fois encore de bien avoir voulu prêter ton talent à une de mes photos ! Je suis frappée cette fois de voir à quel point tu es entré dans cette image pour nous faire oublier que c’est toi qui écrit. Tu n’es plus spectateur, tu es devenu cette petite fille qui rêve d’un baiser, qui rêve d’exister. Son regard est devenu le tien.
Que dire de plus ? Rien … Je savoure … Grâce à toi, je découvre le secret de cette fillette …
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NOUS SOMMES INCORRIGIBLES, SECONDE PARTIE …
Ce matin, en ouvrant mon ordinateur, j'avais en tête mon petit article du jour …
Et comme d'habitude, avant toute chose, pour me mettre en jambes, je suis allée faire un petit tour chez mes compatriotes blogueurs photographes. Et qu'ais-je vu ? Plein d'histoires d'amour !!!! Comme si nous nous étions donnés le mot pour exalter, chacun à notre manière et selon nos sensibilités, l'amour ! Le vrai, le beau, l'universel !!
A mon tour de vous en proposer ma version !
Pour ceux qui ne comprendraient pas le titre de cet articles, allez jeter un coup d'oeil à celui-ci : https://www.photofolle.net/?p=2988
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UN DUO REVIGORANT !
Ce que j’aime avec Caro, c’est que concernant la musique, j’ai toujours des surprises … Et quand elle m’a envoyé ce morceau de musique à mettre en images, je ne m’attendais certainement pas à celui-ci ! Lorsque je l’ai écouté, il m’est tout de suite venu en tête la notion d’espace, de ciel, de vent, de gaité et de vitalité avec ce rythme rapide et soutenu.
Pauvre Caro, il t’as fallu attendre pas mal de temps avant que je ne réalise une série qui puisse coller avec les sentiments que m’ont évoqués ta musique. J’espère que tu ne seras pas déçue ! Mais pour tout te dire, quand j’ai enfin eu le déclic, je me suis vraiment amusée comme une petite folle en prenant ces clichés. Je n’avais pas envie de faire quelque chose de très sérieux car je n’avais pas envie de tomber dans quelque chose de prétentieux. Du coup, je dois t’avouer que j’ai réalisé ces photos de manière très décontractée, avec mon téléphone portable. Je n’ai fait aucune retouche, les images ont été prises telles quelles avec une application qui s’appelle « Hypstamatic » … D’ailleurs, j’espère bien que les puristes me pardonneront mes horizons parfois un peu penchés, et cette inscription au bas de toutes les images « GEN 81 » (ce truc, c’est n’importe quoi …).
Bref, je vous laisse découvrir maintenant notre DUO ! J’espère qu’avec Caro on vous aura fait plaisir !!
[vimeo]http://vimeo.com/50833329[/vimeo]
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UN PEU DE SOLEIL, CA VOUS DIT ?
Il parait que les anglais disent que cette semaine est la plus triste de l'année : il fait toujours froid, moche, les fêtes sont passées et il n'y a plus de vacances avant longtemps, le printemps est encore loin, …. Bref, ça serait le moment ou jamais de se coller une petite déprime.
Alors, au cas où vous soyez pris de ce symptôme, je vous présente une petite série sans prétention autre que de vous revigorer et vous donner de la chaleur ! J'ai pris ces photos la semaine dernière à Varigotti, un charmant village de bord de mer, à une heure de route de nos montagnes enneigées.
Mmmmh, sentez ce parfum de printemps, ce bleu du ciel, ces façades colorées, ces palmiers, ces orangers, ces citronniers, ces bougainvilliers … Un petit pic-nique sur la plage, en tee-shirt … On y est presque, le printemps arrive !!!!
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VAGABONDAGE
Le front collé à la vitre, mon regard, d'abord attiré par le mouvement d'un oiseau envolé trop vite, s'est perdu dans le paysage : les arbres sont devenus flous, le ciel s'est fondu et la ligne d'horizon a disparu, laissant des tâches de couleurs aussi éparses que mes pensées…
Cheminant d'un point à un autre, voguant au gré du vent, le regard libère l'esprit du carré trop étroit de la fenêtre à moins que ça ne soit l'inverse… Mais, sans contrainte, sans barrière, sans frontière, l'esprit vagabonde et se nourrit au rythme de la perception.
Je passe du plan des yeux – qui découpent dans trop de lumière – à la chambre noire de mon coeur, où le monde fait écho. J'écoute ce silence, ou plus exactement la musique du silence qui fait ressortir d'une seule note l'émotion du moment : pensées inavouées et inavouables ont trouvé leur foyer.
A l'abri d'une vitre, à l'ombre d'un regard, tout est possible.
Marie-Laure Longin-Coiffet – Janvier 2011
Quel bonheur, quel plaisir Marie-Laure ! Tes mots, adossés à cette image, me vont droit au coeur ! En prenant cette photo, comme je te l'ai dit, j'ai fortement pensé à toi. Ce n'est pas le moment de dire ici pourquoi, peut-être plus tard, dans les commentaires. C'est vrai que c'est une image très (trop?) abstraite, mais tu vois, finalement, tu y as puisé tout ce que je voulais y exprimer, et qui plus est, quasi immédiatement ! C'est ce qu'on appelle la complicité, non ?
Dois-je dire ici comment j'ai pris cette image ? Je préfère laisser nos lecteurs/visionneurs s'imprégnier de notre DUO, et voir si tes mots auront permis de décoder la choooose …
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JE SUIS UNE STAR !!!!
Eh oui, vous avez bien lu ….
Je suis interviouvée par Marc, pour son blog photographique « Fotoforom« . Un grand merci Marc ! J’en profite donc pour faire découvrir ton projet Iphone (365). Il s’agit, pendant 1 an, de prendre une photo par jour avec ton IPhone et de la publier. Je te souhaite de réussir ! Allez jeter un coup d’oeil, c’est ambitieux et il y a des très très belles photos ! http://iphone365.niloo.fr/
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UNE MAIN – UN BOUQUET DE FLEURS
Alors, je continue toujours mes expérimentations de Polaroid. Petit à petit, j'apprends à maîtriser la bête, et, Ô bonheur, on y voit quelque chose sur les 5 derniers … Ceci dit, les 2 que je vous présente aujourd'hui sont encore sur-exposés. Cette fois-ci, ce n'est pas à cause de la température (c'était à l'intérieur, et j'ai un petit nid douillet !), ce n'est pas non plus parce que j'ai tardé à les mettre à l'abri de la lumière, je crois tout simplement que je dois me décider à tourner la molette d'exposition vers le bas, bien que le fabriquant de pellicule le déconseille formellement. Mais vu l'ancêtre que j'ai (l'appareil photo), peut-être il faut-il quand même que je fasse quelques corrections, car il n'est peut-être plus aussi étanche à la lumière que ça …
Pourquoi avoir tant tardé me direz-vous ? Et bien tout simplement parce que l'apprentissage, à l'exact opposé du numérique, se fait directement sur du papier qui coûte la peau des fesses. Alors j'aime autant vous dire que je ne photographie pas à la volée, juste pour voir ce que ça donne ! Non, non, chaque cliché est vraiment pensé plutôt 2 fois qu'une et entre chaque photo il y a loooongue réflexion sur ce qui va et sur ce qui ne va pas…
Sauf évidemment sur le diptyque-pola que je vous propose ici, où j'ai pris les 2 photos à quelques secondes d'intervalle, sans avoir attendu de constater que le premier était surexposé.
Peu importe, l'idée, l'esprit, l'ambiance étaient là … Peut-être que vous ne verrez pas de rapport entre ces 2 images, mais pour moi, en toute sincérité, j'ai souhaité les associer …
Un clic pour agrandir est fortement conseillé !
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FAITES UN VOEUX !!!!
Cette petite fée de papier a des pouvoirs magiques !
Regardez-la bien … encore … encore … encore …
Faites votre voeux et …
Croyez-y !
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UN SOUFFLE DE JOIE ET DE LIBERTE
J'étais à la recherche d'une photo dans mes dossiers lorsque je suis tombée sur cette série que j'ai faite cet été lors d'un petit spectacle de danse et que j'avais totalement oubliée ! En les regardant, j'ai été frappée par l'attitude des petites filles, leurs expressions de joie, de bien-être et par leurs attitudes où souffle la liberté d'expression.
C'est donc un hommage à leur professeur de danse, Anna, que je voulais rendre aujourd'hui, pour cette faculté qu'elle a de rendre le travail exigent de la danse, et plus particulièrement lors d'un spectacle, en un vrai plaisir pour ses élèves, où prime avant tout le mode d'expression de chacune, sa personnalité. Chacune a le droit d'être ce qu'elle est ! C'est rare ! Et pourtant, je peux vous promettre que, loin d'être chaotique, l'ensemble de ces personnalités a donné un vrai spectacle fait de complicité, d'unité et d'harmonie.
Super Anna !!!
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IL S’APPELLE VOMITO ET IL EST NEURASTHENIQUE …
Voilà notre problème …
Depuis 15 jours maintenant, nous avons un nouvel habitant à la maison : le poisson rouge Vomito. Arrivé dans son bocal tout rond à la demande express de Marie pour ses 14 ans, depuis, il ne bouge plus. Rien … Il reste "allongé" dans le fond et ne daigne tourner en rond que quand on tapote le verre, et encore, on doit y aller fort !
Au début, nous avons mis son apathie sur le compte de l'adaptation … Ensuite, Marie a pensé qu'il lui manquait des petits cailloux dans le fond et est allée en prendre dans la rivière à côté. Nous avons acheté de la nourriture de luxe. Marie lui a rajouté un gros coquillage, elle lui a mis son portrait tout à côté pour qu'il ne se sente pas seul dans la journée, elle lui change l'eau dès qu'elle est un peu brouillée en faisant bien attention de mettre la nouvelle bien froide, mais rien, rien, rien à faire … Il ne bouge pas et fait la gueule.
Bon, vous me direz, un poisson qui tourne en rond toute la journée dans son bocal, ce n'est pas non plus une perspective des plus enthousiasmantes. Ceci dit, il parait qu'ils ont 3 secondes de mémoire. Je me dis donc que s'il ne tourne pas trop vite, il ne devrait pas se rendre compte qu'il passe toujours au même endroit, non ? Mais entre un poisson sans mémoire et un autre qui reste apathique, je crois que je préfère le premier … Marie se fait beaucoup de souci pour Vomito et elle m'a même dit qu'elle pensait qu'un jour il se suciderait. IL Y A DONC URGENCE !!!!
J'en appelle donc à l'expertise de certains d'entre vous en matière de poissons rouges ! Y a-t-il quelque chose que nous faisons de travers ? Ceci est un appel à l'aide très sérieux …
Pour aider à votre diagnostic, je vous joins quelques photos. Merci d'avance !
Si vous cliquez pour agrandir l'image, vous en saurez d'avantage …
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NOUS SOMMES INCORRIGIBLES !
Oui, décidément, nous, les photographes, sommes incorrigibles ! Je m'explique …
Beaucoup d'entre nous ont eu la surprise de se réveiller sous le beau manteau blanc de l'hiver. Et je suis, sûre, mais vraiment sûre, que la plupart d'entre nous avons pris nos appareils photo pour, d'une manière ou d'une autre, immortaliser notre neige. Je dis cela, car hier, en allant me promener à travers les sites de mes photographes préférés, qu'ais-je vu dans tous les articles ? … de la neige … Et qu'est-ce que je vous propose moi aussi aujourd'hui ? De la neige !!!! Non mais franchement, côté originalité on se place là !
Bref, j'ai donc pu admirer chez mes petits camarades la neige dans tous ses états. Paysages grandioses, photos minimalistes, personnages et animaux en tous genre sur de la neige, ensevelis dans la neige, en suspension au dessus de la neige …
Alors voilà, à mon tour de vous présenter la mienne qui, comme vous pourrez le constater, est bleue …
Bon, je vous l'accorde, en vrai, elle n'est pas aussi bleue. Ceci dit, quand on est à l'ombre, elle n'est absolument pas blanche, mais bel et bien bleue.
J'ai donc eu envie de fortement accentuer cette couleur. Du coup, j'ai fait exactement le contraire que ce que tous les manuels nous enseignent quand on veut photographier la neige : j'ai choisi une mesure de lumière sur "pondérée centrale", j'ai largement sous exposé et j'ai forcé ma balance des blancs sur très, très, très, … très froid. Après, toute la difficulté a été de trouver la ch'tite fleur plus ou moins rescapée de l'ensevelissement, à l'ombre, mais avec malgré tout des petits bouts de lumière de soleil me permettant d'obtenir ces reflets brillants auxquels je ne résiste pas (vous vous souvenez, c'est mon côté Pie !)
Et … TADADADA !!! Voilà le résultat !!! J'espère que ma neige vous plait … à moins que vous ne la trouviez quand même un peu trop étrange ?
Comme d'habitude pour les photos de macro, un clic pour agrandir est fortement recommandé !
Cht'ite fleur rescapée …
Mon pisssenlit, qui, je crois, a dit son dernier mot pour cette année …
… et les boutons d'or s'inclinent !
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UN ARBRE
Il y a 2 jours, c'était encore l'automne ici, et bien que mes montagnes liguriennes devenaient de plus en plus sombres, l'air avait encore les couleurs chaudes de cette saison. Depuis ce matin, tout a changé et nous nous sommes réveillés sous un manteau de neige … Un paysage devenu naturellement noir et blanc !
Ce n'est pas celui-ci que j'ai eu envie de vous présenter ce soir, j'aurais bien le temps dans les semaines qui viennent ! J'ai eu envie de m'attarder un instant sur la mélancolie et la douceur de l'automne.
Et vous, ressentez-vous cette poésie dans cette photo ?
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BEN POURTANT, JE N’AI PAS BU DE NEGRONI, MOI
… Et bien oui, quoi ! Je fais référence ici à l'article de ma célébrissime "duetiste" Spiruline, victime de l'effet Negroni.
J'étais pourtant bien en Italie, il y avait bien des boissons, mmm, je dirais, psychédéliques, mais pourtant, à part un breuvage à la couleur vive (même très vive, je l'admets, genre rouge, mais bien rouge hein !), je juuuuuuure, je n'ai rien bu ce jour là, c'est à dire le 31 octobre – Halloween pour ceux qui ne suivent pas l'actualité enfantine…
Je disais donc, après avoir bu ce breuvage, PAF !, j'ai vu tout en bleu !
A la seconde gorgée, ma vision s'est légèrement décalée vers le violet …
… pour, à la troisième gorgée, virer carrément sur le vert …
Le orange n'est venu que quelques goulées plus tard, et je dois dire qu'il m'a un peu rassurée …
Et quand le rouge est arrivé, là, j'ai complètement dérapé …
… et contrairement à Spiruline qui est tombée dans les bras de Morphée au lieu de s'occuper de son Romand d'amour, je ne vous raconte pas ce que j'ai fait, moi, à mon Découvreur …
Rassurez-vous, depuis les effets du breuvage se sont estompés et il ne me reste plus qu'un léger hoquet intermittent et sporadique, mais rien de bien grave.
Bon, maintenant, j'espère que tous les acteurs présents ce jour là étaient dans le même état que moi, sinon, quand je leur donnerai le film complet, ça risque d'être un choc pour eux …. Le voici pour vous en avant première !
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JE SUIS UNE PIE …
Et bien oui, je l’avoue, je suis irrésistiblement attirée par tout ce qui brille.
Et comme j’ai appris étant petite, en lisant « Les bijoux de la Castafiore » que les pies étaient voleuses, j’en déduis que je suis tel cet oiseau, chapardeuse de cristaux de lumière.
CQFD …
Les cristaux étant très volatiles, il est fortement recommandé
de cliquer pour agrandir les images -

UNE PETITE NEWS EN PASSANT …
Pour ceux qui suivent ce blog régulièrement, vous savez à quel point j’aime illustrer des textes avec mes images !
C’est ainsi que depuis 2 mois, je collabore avec une nouvelle revue scientifique de philosophie, Vita Pensata, dont je dois fournir un certain nombre d’illustrations. Ca me faisait plaisir de vous faire part de cette nouvelle !
Le numéro de ce mois-ci est assez particulier pour la famille Chellali … Non seulement une de mes photos en fait la couverture, mais en plus y figue un article de Ryad : How do humans perceive robots?
Si le coeur vous en dit, et si vous lisez l’italien et l’anglais, je vous donne ici le lien de la publication électronique : http://www.youblisher.com/p/64513-Vita-pensata-Anno-I-N-5-Novembre-2010/
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PECHER MIGNON…
Il est de notoriété publique que les femmes adooorent faire les magasins, faire du shopping, faire les boutiques, faire du lèche-vitrines et dégotter la soit-disant bonne affaire du siècle, alors, quand c'est les soldes, n'en parlons pas !
Ce jour là, succombant à ma nature profonde, je m'adonnais avec nonchalance à cette corvée, car, il faut le dire, ce n'est pas de tout repos : arpenter les rues bondées de monde (surtout des femmes d'ailleurs !), jongler entre les rayons pour trouver l'article unique le plus en solde (sans se battre), faire la queue (sans se faire « piquer » sa place) sur la seule caisse ouverte… un vrai parcours du combattant que peu d'hommes apprécient (bizarre, non ?).
Enfin, bref, je menais, tambour battant, mes achats frénétiques-mais-hautement-réfléchis, quand j'avisai soudain cette drôle de vitrine : Homme(s) à moins 30%. J'ai même poussé ma réflexion jusqu'à me demander si je me ruais ou si je fuyais… L'incongruité de la chose ne m'est apparue qu'après coup. Et là, je suis tombée de haut : Comment ai-je pu en arriver là ? Penser à ça ? Suis-je victime de la société de consommation à outrance ? Et j'ai eu beau regarder cette vitrine sous toutes ses coutures, dans tous les sens, plus rien d'autre ne m'a traversé l'esprit : aucune autre interprétation n'est venue à moi : Le VIDE.
J'espère que je n'aurai choqué personne , mais si je vous livre sans fausse pudeur le fond de ma pensée, c'est qu'il m'est indispensable (pour ma survie morale et éthique !) de savoir comment quelqu'un d'autre aurait réagi devant cette vitrine…
Prise d'un doute sans équivoque, j'ai laissé sans vergogne mes divers achats sur le trottoir, espérant peut-être que le mâle de pierre qui m'observait de haut y trouverait son bonheur et… de quoi s'habiller (!!!) et j'ai rejoins mes pénates les mains vides, le coeur gros… d'amour à donner. Car, je n'en démords pas : tout ne s'achète pas !Texte : Marie-Laure, novembre 2010
Encore une fois, merci de tout coeur Marie-Laure pour avoir bien voulu me livrer tes pensées sur une de mes photos. Il y a plusieurs choses qui me font rire ici. Tout d'abord, et ceci tout à fait en dehors du texte, je sais que tu ne parles ni ne lis l'italien et pourtant … tu as tout de suite compris qu'il s'agissait de soldes. Les – xx % sont-ils donc si universels que ça ? Sait-on toujours qu'on se réfère à des prix ? Il semble que oui !
Alors comme ça, tu as choisi la fuite, laissant tous tes paquets sur place ? Rhooo, je crois que moi, au contraire, je me serais rapprochée, voire j'aurais tâté le mollet …
Et je suis comme toi Marie-Laure, je suis très curieuse de savoir ce que nos lecteurs auraient fait devant une telle scène …
En fait, j'ai pris cette photo directement dans un grand magasin de Genova où c'étaient effectivement les soldes. Bien entendu, le bellâtre n'en faisait pas partie ! Comme c'est facile avec une photo de transformer la réalité. Il suffit juste de choisir son point de vue !
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TOP !
Toujours plus haut, toujours plus de risques, toujours plus vite …
Nous sommes surement la seule espèce animale à aimer les défis inutiles. Enfin, il me semble …
La varappe en est une des illustrations parfaites. Sport de l’extrême, sa pratique bouleverse le bon sens qui est censé nous maintenir le plus sûrement en vie. Qu’est-ce qui pousse ces hommes et ces femmes à défier les lois de la pesanteur, à martyriser leurs muscles, à dépasser la peur si naturelle du vide, en y ajoutant en plus la compétition ?
Cet été, j’ai été amenée à effectuer un reportage sur une épreuve de varappe. C’était la première fois que j’entrais dans une salle dédiée à cette pratique. En fait, c’était la première fois que je rencontrais tout court des gens dont la passion est de se suspendre dans le vide et de monter, monter, monter. Tout d’abord, la première impression qui vous saute au nez et à la gorge, c’est cette odeur de transpiration intense mêlée à celle du talc, matière indispensable pour ne pas glisser. Puis viennent les sons. On entend les compétiteurs ahaner, souffler, crier gare dans leur chute, le tout recouvert par une musique électronique. Vient ensuite cette sensation de perte totale d’équilibre. Vous marchez, ou plutôt vous rebondissez sur des tapis de 70cm d’épaisseur, plus aucun mur n’est vertical, plus aucun plafond n’est horizontal et des tas de gens rampent le long de ces parois, dans tous les sens ! … En tant que photographe, vous repérez tout de suite que la lumière est catastrophique, avec des zones suréclairées et d’autres totalement perdues dans l’ombre
Bref, vous l’aurez compris, entre la buée qui se colle sur votre viseur, l’impossibilité de rester stable une seconde sur vos jambes à cause du « boing-boing » continuel du tapis qui vous fait rebondir, des gens qui manquent vous tomber dessus à tout instant, et une lumière, je dirais, capricieuse et irrégulière, ça n’a pas été facile d’aller au bout de ce reportage !
Du coup, je n’ai pas la réponse à ma première question. Par contre, j’ai ramené avec moi des sensations et une ambiance assez fascinantes, faites de surpassement de soi, de concentration intense, et de satisfaction ultime d’Y être arrivé ! La réponse est peut-être là ?…
Je vous propose ici des images tirées d’un petit diaporama que je me suis amusée a faire pour présenter ce reportage. Je vous invite à cliquer dessus pour les agrandir, et si vous en avez le temps et l’envie, n’hésitez pas à visionner ce diaporama tout en dessous, qui selon moi, avec la musique, retranscrit assez bien l’ambiance qui a régné ce jour là !
[vimeo]http://vimeo.com/50847130[/vimeo]
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UN SOIR …
Je suis heureuse de vous présenter une nouvelle contributrice aux DUOS, Susanne Klein !
Susanne est (entre autres !) une artistique photographe d'origine Autrichienne et qui a choisi la belle région du Languedoc Roussillon pour y exercer son art. Le mieux, pour découvrir son travail, est d'aller faire un tour sur son site : http://www.susanneklein-portfolio.com/ qui vous en dira bien plus long que moi sur son univers à multiples facettes !
Il y a quelque temps, Susanne m'a envoyé une photo abstraite et mystérieuse, me laissant du coup une totale liberté d'interprétation. Je n'ai pas trop envie de détailler et d'expliquer ici pourquoi je l'ai complétée de cette manière, car je crois que je ne sais pas moi-même de manière très claire ! Je préfère laisser la place à la spontanéité de mon choix.
J'espère que ce Duo vous parlera et que vous y comprendrez les associations d'idées !
En tout cas, merci Susanne pour m'avoir donné l'occasion de réagir à ton image !!!
Clic quasi obligatoire pour apprécier ce diptyque !
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JUSTE UN PEU D’AIR
Elle ne demande rien , juste un peu d’air
Poussez – vous , partez !
Y’a rien à voir d’ailleurs
Que voulez vous ?
Que cherchez vous ?
Les sirènes ont hurlé si fort
Vous approchant un peu plus près d’elle
Elle et son mal-être
Toucher un ptit bout de malheur
S’en nourrir
Mais vous l’étouffez , allez , du vent !
Elle veut respirer , elle en a trop dit
Elle veut se retrouver
Bazardées les lourdes valises
Bouzillés les vieux carnets
La route moins ombragée, moins sinueuse soudain
Elle part avec le meilleur
Un « amour » de jamais
Un AMOUR à jamais
Un amour ? peut être
Elle avance mais ne demande rien
Juste un peu d’airTexte : Joyce Cesbron – Septembre 2008
Et bien Joyce, je dois t’avouer qu’illustrer ton texte m’a donné du fil à retordre ! Va savoir pourquoi ? Exprimer en même temps la tristesse, la révolte, le retour sur soi … Je ne sais pas si j’ai réussi …
Pour éclairer nos amis lecteurs, j’ajoute juste le petit mot d’explication que tu m’as envoyé en même temps que ton poème : « texte écrit il y a 2 ans (…) pour deux amies, deux princesses au coeur blessé, au vague à l’âme « .
Merci Joyce pour m’avoir emmenée sur des sentiers inconnus !!
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UN P’TIT CADEAU POUR … MARIE
… Marie qui m’a reproché de ne pas la prendre assez en photo ces derniers temps …
C’est vrai ma chérie, mais si tu savais à quel point c’est difficile de prendre en photo ceux qu’on aime ! La photo n’est jamais assez belle, ne saisit jamais assez bien cette âme que l’on connait si bien, ne dit jamais toute sa merveilleuse complexité.
Alors pour te montrer comme c’est difficile mais que j’y met tout mon coeur, j’ai ressorti ces quelques photos (dont certaines sont très très très récentes, tu le sais, hein !)
J’espère que tu te retrouveras dans ma lubie du noir et blanc …
Et aujourd’hui, c’est toi la star et en musique !!!!!!
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SENS DESSUS DESSOUS ?
Sens dessus dessous,
Avec dessus et sans dessous ?
Dessus et en-dessous
Ou dessous et au-dessus ?
Sans dessus dessousTu plonges, tu sautes ?
Quand tu plonges,
Je saute ?
Est-ce que tu plonges
Est-ce que je saute ?Cabriole par dessus-tête
Je m'envole vers le sol
Je tombe vers le ciel
Je tombe, je vole ?
Cabriole, je perds la têteEst-ce mes bras, est-ce tes jambes,
Qui me portent, qui me soutiennent ?
Suis-je le dessus ou le dessous ?
Suis-je le dessus, suis-je le dessous ?
Je tiens le sol, tu tiens le ciel ?Cabriole dans l'arc-en-ciel,
Atteindrons-nous jamais le ciel ?
Si toi tu tombes et moi m'envole,
Où est le ciel, où est le sol ?
Cabriole à court de cielDans nos enfances désordonnées
Toucherons-nous jamais le ciel ?
Sens dessus dessous
La vie est toute bouleversée
Jouons, jouons, sans dessus dessousPoème : Guillaume de Fonclare – 19 septembre 2010
La légèreté. La légèreté, voilà le mot qui me vient à l'esprit à la lecture de ton texte Guillaume ! Peut-être est-ce à cause de tous ces points d'interrogation ? Peut-être est-ce parce que ton texte nous fait perdre la tête, le nord, le haut, le bas ? Merci de tout coeur pour avoir si bien mis en paroles ce diptyque, et d'avoir établit une telle complicité avec ces images !!!
Certaines personnes s'étonneront de cette image. En fait, c'est tout simple. Ce sont 2 photos que j'ai associées en diptyque, mais pas de manière horizontale comme c'est la plupart du temps le cas. Celle du dessous, je l'ai simplement retournée. Quand à la transition entre les 2 images, j'ai mis la photo du haut en dessous de l'autre et j'ai gommé les effets de bordure.
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AME VAGABONDE
Jeudi 16 septembre sera un grand jour pour moi ! Eh oui, ce sera l’inauguration d’une exposition que je prépare depuis plusieurs mois, et dont le titre est : Âme Vagabonde. Pour lire le texte de présentation en français, cliquer ici .
Giovedi 16 settembre sarà un gran giorni per me ! Eh si, sarà l’inaugurazione de una mostra che preparo da qualche mese. Il titolo è : Anima Vagabonda. Per leggere il testo di presentazione in italiano, cliccare qui .
Pour voir directement les images – per vedere direttamente le immagine, cliccare qui .
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L’idée d’illustrer des états d’âme m’est apparue alors que j’étais en intense réflexion sur un tout autre sujet. Ce qui m’a frappée, c’est cette capacité que nous avons de nous abstraire de nos préoccupations de l’instant pour nous perdre dans des sentiments si multiples que nous n’en maîtrisons même pas l’apparition.Comment ! J’étais en train de réfléchir à un problème de comptabilité important, et tout à coup, je pense à cette minuscule fleur qui serait si jolie photographiée en contre-jour. Mon âme, décidemment, refuse de se laisser emprisonner dans une tâche unique, ignore les bonnes manières, transgresse toutes les règles et se moque bien du temps qui passe.
C’est ainsi que l’exposition « Âme vagabonde » est née …
Oh bien sûr, il a bien fallu structurer un peu ce bouillonnement. Le plus simple était de se servir de catégories que les hommes ont inventées pour décrire notre âme, et la dizaine d’expressions françaises qui la désignent était un bon départ.Neuf, c’est ridiculement peu je vous l’accorde, mais avec un peu de stratagème, j’ai réussi à obtenir 36 photos, ce qui est seulement un tout petit peu mieux, et auxquelles j’ai ajouté un titre afin de vous guider sur le chemin de mon vagabondage. Mais celui-ci ne sera probablement pas le vôtre, et à la vue de ces photos, vous serez certainement emportés vers vos propres horizons. Certaines photos vous évoqueront des sentiments ou des aspirations très différents des miens. Je le sais, et je dirais même que je le souhaite !
J’aimerais finir cette présentation par un poème de Joyce Cesbron qui nous invite au voyage intérieur avec ses mots qui accompagnent si bien notre « Âme vagabonde ».
La solitude , plénitude , attitude
Délice mélancolique
Langueur bénéfique
Refuge des histoires à l’envers
Asile des contes à l’endroit
Les yeux fermés
Pour ouvrir le coeur
Les doigts croisés
Pour implorer le meilleur
L’écoute attentive aux bémols du silence
Le regard divagant sur les nuances lumineuses
La fleur de peau réceptive à chaque frisson
Le frisson d’une idée incongrue
Le bourdon d’un instant déchu
La chanson d’une romance inattendue
Le voyage illusoire d’un soir
Le bout du monde derrière le rideau de mes yeux
Le flou m’enveloppe
L’état cotonneux de mon âme donne au doux instant
La légèreté des secondes … le temps en suspens !Joyce Cesbron, poétesse française
Je tiens à remercier de tout coeur tous ceux qui m’ont aidée à réaliser cette exposition : l’Alliance Française pour son soutien matériel, le Fotoclub Il Forte avec sa Présidente Renata Cervia, son Directeur artistique Roberto Lanza et Mitsuko et Hector Cullen qui n’ont eu de cesse de m’encourager, Anne-Laure Jacquart pour son soutien artistique, Marie-Laure Longin-Coiffet et Christine Keller pour leurs idées, bien entedu Joyce Cesbron pour son magnifique poème, et sans oublier Davide Merlo du Studio New Imaging pour l’impression de très haute qualité des photos. Et un grand merci à tous les autres qui ont cru en ce projet !!
L’idea di illustrare gli stati d’animo mi è venuta mentre stavo riflettendo su tutt’altro argomento. Mi colpì questa capacità che abbiamo di fare astrazione delle proprie preoccupazioni del momento per perderci in sentimenti molteplici di cui non controlliamo neppure la comparsa.
Come ?! Ero concentrata su un importante problema di contabilità quando, all’improvviso, mi misi a pensare a questo piccolissimo fiore che sarebbe venuto così bene se fotografato in controluce. Evidentemente la mia anima rifiuta di lasciarsi imprigionare in un unico compito, ignora le buone maniere, trasgredisce ogni regola e se ne infischia del tempo che passa.
E’ così che è nata la mostra « Âme vagabonde » …
Certo, tutto questo fermento andava un minimo strutturato. La cosa più semplice per rappresentare la nostra anima era usare la suddivisione fatta dagli uomini stessi per descriverla, e per farlo la decina di modi di dire francesi costituiva un buon inizio..Nove, è un numero ridicolo lo ammetto, ma con qualche stratagemma sono riuscita ad ottenere quaranta fotografie, il che è leggermente meglio, alle quali ho aggiunto un titolo per guidarvi attraverso il mio vagabondaggio. Ma questo mio percorso probabilmente non sarà il vostro e, vedendo le fotografie, ognuno di voi verrà certamente portato verso i suoi orizzonti. Alcune fotografie vi faranno provare sentimenti o aspirazioni molto diverse dalle mie. Azzarderei anche dire che me lo auguro !
Vorrei finire questa presentazione con una poesia di Joyce Cesbron che invita ad un viaggio interiore con parole che accompagnano alla perfezione la nostra « anima vagabonda ».
Solitudine, completezza, attitudine
Delizia malinconica
Languore benefico
Rifugio delle storie al contrario
Asilo delle favole dritte
Gli occhi chiusi
Per aprire il cuore
Le dita incrociate
Per augurarsi il meglio
L’ascolto attento dei suoni del silenzio
Lo sguardo che vaga sulle sfumature di luce
Il fior di pelle sensibile ad ogni brivido
Il brivido di un’idea incongrua
Il ronzio di un istante decaduto
La canzone di una storia d’amore inaspettata
Il viaggio illusorio di una sera
La fine del mondo dietro ai miei occhi
Lo sfocato mi avvolge
Lo stato ovattato della mia anima regala ai dolci momenti
La leggerezza dei secondi… il tempo sospeso!Joyce Cesbron, poetessa francese
Volevo ringrazziare di tutto cuore tutti che me hanno aiutato a realizzare questa mostra : l’Alliance Française per il suo sostegno materiale, Il Fotoclub Il forte con la sua presidente Renata Cervia, Roberto Lanza il suo Direttore artistico e Mitsuko e Hector Cullen per loro incorragiamento di sempre, Anne-Laure Jacquart per il suo sostegno artistico, Marie-Laure Longin-Coiffet e Christine Keller per loro idee, e naturalmente Joyce Cesbron per la sua poesia, senza dimenticare Davide Merlo di New Imaging per la stampa di alta qualità delle foto. E un grandissimo ringrazio a tutti i altri che hanno creduto a questo progetto !
Ame vagabonde – Anima vagabonda
Etat d’âme – Stato d’animo
Rendre l’âme – La dipartita
Vendre son âme – vendere la sua anima
Vague à l’âme – La malinconia
Corps et âme – anima e corpo
Âmes perdues – Anime perdute
Il n’y a pas âme qui vive – non c’è anima viva
L’âme en peine – Anima in pena
Ame vagabonde – anima vagabonda
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UN P’TIT CADEAU POUR … ALAIN
Un jour, dans le Nord de la France, sur une plage tout près de la baie de Somme, deux vieilles personnes assises sur un banc conversaient tendrement, complices de la mer, du vent, du soleil, le dos tourné à cette placette qu'ils connaissaient par coeur et qui avait été le témoin de leur amour et de leur projet …
– "Notre petit bonhomme est aujourd'hui devenu grand" dit la vieille dame
– "Tu te souviens du bon temps que nous avons passé ensemble pour le … mmh … fabriquer ?
Le silence est revenu entre eux. Enlacés, ils ont pensé à tout le chemin parcouru …
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BILAN DE VACANCES
Et bien la presque promesse que j'avais faite avant mon départ en vacances n'a pas été tenue …
Je n'ai été capable ni de mettre en ligne quelques photos glanées de ci, de là, ni de répondre à vos commentaires, ni parfois de répondre à vos mails et encore moins de suivre vos travaux photo !
Encéphalogramme plat depuis plus d'un mois !!!
A ma décharge, c'est parce que toute mon énergie est descendue tout tout en bas, au niveau de mes pieds …
Et après toutes ces aventures, quel plaisir de vous retrouver !!!
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CAP SUR L’EVASION !
Check list :
Vêtements légers : OK
Chaussures confortables : OK
Papiers : OK
Sous : OK
Ordinateur portable : OK
Et bien sûr appareil photo : OK
J'ai vérifié, tout y est, prête pour partir en vacances et rejoindre mes désirs d'enfance.
Arriverais-je à proposer des photos régulièrement pendant cette période ? Rien n'est moins sûr … Je fais effectivement partie de ces personnes qui quand elles ferment la porte de leur petites habitudes ont une capacité extraordinaire pour les oublier … Mais c'est pour mieux les retrouver à leur retour !
Ainsi, je vous recommande à tous de profiter pleinement de cet été, quoi que vous fassiez !
PS : En fait, je suis très curieuse et j'aimerais beaucoup savoir ce que vous prévoyez, vous, pour cette période estivale …
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CIRCUIT VITAMINE !
Comment dire ?
Je suis franchement heureuse, fière, honorée, intimidée, étonnée de ce nouveau DUO. C'est que ce n'est pas rien de recevoir ici une grande photographe comme Anne-Laure Jacquart ! Alors de tout coeur, merci Anne-Laure de bien avoir voulu prêter ton talent et ta créativité à ma modeste photo :
Un clic sur l'image est indispensable pour apprécier pleinement ce DUO !
En ce qui me concerne, j'ai eu la partie plus facile* puisqu'il m'a suffi d'envoyer ma photo … Anne-Laure, elle, a réagi comme à son habitude, de manière créative ! Avez-vous remarqué toutes ces subtilités :
Du point de vue colorimétrique : son orange rappelle le cercle de couleur de mon image
Du point de vue graphique : le cercle de son orange rappelle sans conteste tous les cercles présents dans mon image, mais en plus, les nervures du fruit nous renvoient immédiatement aux rayons du vélo
Du point de vue sémantique : on peut lire ce diptyque de 2 manières qui non seulement ne s'opposent pas mais se complètent. La première consiste à prendre ces 2 images dans leur succession : je prend mon vélo pour aller chercher des oranges. Je vais tellement vite qu'il y en a une qui s'échappe de mon panier et qui tombe dans l'image suivante. La seconde manière de lire est de prendre ces 2 images comme une seule. L'ordre n'a plus d'importance, nos yeux font sans cesse l'aller-retour, comme s'ils balayaient une seule image. Ainsi, on a un message presque publicitaire qui dirait "on a tout à gagner à prendre notre vélo, ça nous donne du peps" ou alors "mangez des fruits, vous serez en forme !"
C'est cette dernière version qui m'a inspiré le titre !
Merci encore Anne-Laure !
* Quand je dis que j'ai eu la partie la plus facile, c'est sans compter que je viens de finir avec Anne-Laure une séance de formation sur photoshop (si, si, Anne-Laure, j'en profite pour te faire un petit coup de pub sur cette prestation que tu fais à merveille). Or donc, je crois qu'Anne-Laure m'en aurait beaucoup voulu si je n'avais pas appliqué ses précieux conseils en terme de correction des teintes, de mélange de calques, etc… Pfiuuu, j'ai vraiment essayé d'accorder mes teintes aux siennes ! Ca n'a donc pas été si facile !!!
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UNE HISTOIRE D’AMOUR
Aujourd'hui, je ne dirais rien …
Je laisse parler les fleurs et leurs histoires d'amour …
Donnez-vous la peine de cliquer pour agrandir les images, je pense que vous ne le regretterez pas
Cet article fait suite au précédent (comme c'est intelligent ce que je dis !) concernant mes essais de photo floue. Les images que je vous présente ici sont au moins à 90 % floues, et je me suis appliquée à faire une mise au point sur un endroit précis. Mais pour moi, ce ne sont plus des photos floues …
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LE DOUTE
Ceux qui me connaissent savent bien que c'est facile de me déstabiliser dès lors qu'il s'agit d'une production personnelle de type "artistique".
La photo que je soumet à votre opinion aujourd'hui en est l'illustration parfaite …
Depuis quelque temps, je m'essaye dans mon petit coin à la photo floue, exercice Ô combien difficile et dont les résultats sont vraiment très aléatoires. Parfois ça fonctionne, et d'autres fois, pas du tout. Je n'ai pas encore réussi à en analyser les raisons et je n'arrive toujours pas à établir une recette.
Bref, dans le cadre de ces expérimentations, j'ai photographié dernièrement cette petite fille au cours d'un spectacle de fin d'année (encore un !!), et je dois vous avouer que j'étais globalement très contente de mon résultat. L'aspect très étrange de cette photo assez irréelle où tout est entre deux : le flou bien entendu, mais aussi le cadrage (pas tout à fait de face), le regard qui ne regarde pas, la luminosité très forte du tee-shirt opposée au côté très sombre du reste, les bras étrangement coupés (par un voile rouge que portait cette petit fille). C'est donc essentiellement pour l'ambiance que restitue cette photo que j'étais satisfaite, et j'ai été confortée par 2 opinions enthousiastes. Jusqu'à ce que …
2 opinions tout à fait contraires viennent ébranler cette auto-satisfaction … et pour exactement les mêmes raisons que celle évoquées plus haut !
Et voici le doute, évidemment, qui s'empare de moi …
Alors voilà, je voulais juste savoir ce que vous en pensez, vous …
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VIVANT !
C’est dans le vent, un matin de juin, que naquit l’envie d’être autrement, différent d’une simple chose animée et bégayante, plus qu’un animal sale et bruyant. Allongé dans l’herbe d’une pâture accrochée à flanc de coteaux, le regard au-delà de l’azur du ciel, j’ai saisi, noyé que j’étais dans la litanie de mes songes, la vanité de ma vie, ses infimes grandeurs et ses immenses faiblesses ; j’ai compris là, dans les parfums du printemps, que l’immatérielle poussière de mon âme serait soufflée bientôt dans l’océan des étoiles. Quelques nuages rythmaient de pas blancs la procession du firmament, les bruits de la plaine lui faisant cortège ; je fus soudain glacé de solitude. Cela ne dura qu’un tressaillement, et de me sentir partie de cet immense manège me fit frémir d’un bonheur absolu. Enfin, j’étais vivant ; et les mains tendues vers le ciel, j’ai souri, respirant d’un souffle neuf.
Texte : Guillaume de Fonclare – juin 2010
Et bien je dois bien avouer qu'illustrer un texte comme le tien, Guillaume, a rarement été aussi difficile, et ceci pour plein de raisons.
Non, en fait, pour une seule Vraie raison : c'est que je n'avais pas le droit me me dérober à tes paroles si empreintes de vérité et de sincérité. Comme tu le sais, j'ai hésité à parler de ta situation, mais après réflexion, nous avons quand même décidé de fournir cette clé essentielle à la compréhension complète de ton texte. Amis lecteurs, vous la trouverez ici, sur le site du nouvel observateur : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091224/16670/dune-guerre-lautre.
J'espère de tout coeur avec cette photo avoir réussi à approcher et à toucher du bout du doigt l'intensité de ta certitude. Pardonne-moi, Guillaume, si je n'y suis pas parvenue, je ne suis qu'une enfant trop gâtée par la vie, incapable d'en comprendre vraiment la fragilité.
Enfin, remercions Alexandre pour avoir bouleversé le chemin de la lumière grâce à sa main !
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22 VACHES QUI COURENT APRES UN CHOU !
Mon grand père, vu de sa fenêtre, disait qu’on dirait 22 vaches qui courent après un chou !
Allez les gars… c’est une image….
Le foot est un sport tout à fait complet, il permet le développement de multiples capacités :
Capacités physiques : Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir des chevilles complètement bloquées à 90 degrés, De ne pouvoir rien faire d’autre dans la journée que d’être prêt pour le match de 2 x 45’. Capacités linguistiques : Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir un vocabulaire suffisamment élaboré pour pouvoir « qualifier » de tous les noms d’oiseaux ses adversaires !
Le tout n’est pas de me foutre d’eux !
Je les aime bien les footeux…Capacités théâtrales : Le bon joueur de foot, doit savoir faire semblant, c’est important. Faire semblant d’avoir mal pour grignoter du temps ou faire une pause déguisée. Savoir faire semblant d’avoir été poussé ou tiré par le maillot afin de gagner un coup franc ou mieux un pénalti. Le joueur de foot doit réussir à faire croire que c’est l’autre qui a mis le ballon en touche, tout un art !
Capacités mnésiques : Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir suffisamment de mémoire pour re-décrire chaque passe, chaque position, chaque faute, chaque erreur de l’arbitre central ou chaque « abus de drapeau » de l’arbitre de touche surnommé chef de gare quand il abuse des hors jeux ! il n’est pas donné à tout le monde de revivre chaque instant avec un détail époustouflant… en un mot : il n’est pas donné à tout le monde de « refaire le match » !
Refaire le match… ça, je me demande si ce n’est pas plus important que le match en lui-même parfois, en effet c’est là où tout commence, je parle de la 3ème mi-temps ! Peut être les footballeurs ne sauraient pas quoi se raconter ? alors ils refont le match plusieurs fois en sirotant des bières, en mangeant un gros sandwich de pâté, quelle que soit l’heure !
Et puis comme par magie, le temps s’écoule et n’a plus aucune importance ! le footballeur est alors capable de refaire le monde, si si je vous jure !
Capacités sociales : Si vous êtes là a ce moment, là , vous le spectateur, aucun problème vous faites partie de l’équipe ! c’est vrai le footballeur est très respectueux de ses supporters.
Etre supporter, c’est aussi quelque chose , vous pouvez être passionné de foot et vous allier à vos joueurs, critiquant sans aucune retenue l’autre équipe voire même l’arbitre (celui là j’en parlerai plus tard) ce supporter là il fait vraiment partie de l’équipe et les footballeurs le considèrent et le respectent.
Et puis il y a une deuxième catégorie de supporter (la mienne), celui un peu plus touriste qui va voir le match quand il ne sait pas quoi faire ou s’il fait beau, et qui papote avec ses copines , capable de rester assise au même endroit pendant des heures ne s’apercevant même pas que c’est la mi-temps ! Ces supporters sont incapables de donner le résultat final, mais s'ils montent au « foyer » après le match, laissent passer les 2 premières heures (vous savez celles où le match est refait), et bien ils ont toutes les chances de se retrouver intégrés au sein de la FAMILLE.Quelle que soit la catégorie de supporters à laquelle vous appartenez, si toutefois un derby est annoncé (comment ça vous ne savez pas ce qu’est un derby ?) donc une rencontre avec un club voisin, alors là…. Plus de catégorie de supporters, tout le monde est allumé, banderoles, noms d’oiseaux, tout est permis, mais cela ne déborde pas tant que ça ….je vous assure.
Capacité à arrêter le temps : Le footballeur est dans son monde, Si vous ne partagez pas ça , vous ne comprendrez jamais pourquoi il rentre à 20 h ou 22 h alors que le match est terminé à 17 h , vous ne comprendrez jamais pourquoi il n’est pas possible d’aller chez votre maman le jour même de la fête des mères, si ça tombe un dimanche !
Le footballeur est le seul blessé à 17 h un dimanche, capable de se pointer « aux urgences » au mieux 3 heures après !!!!L’Arbitre, ha celui là aussi est étrange, quel homme (et oui je n’y ai jamais vu femme i). Souvent en noir ou en gris, inexistant au monde des couleurs de clubs, rémunéré certes, mais dites donc il faut aimer ça car son rôle est ô combien ingrat ! Ce qu’on peut presque lui souhaiter ,c’est au moins qu’il soit sourd, ça pourrait le sauver !
Je suis obligée de m’arrêter car j’en ferais des pages,
Etre footballeur c’est un style de vie !!!!
Texte : Miblou – juin 2010
Ne pas taper du pied dans l'écran, mais faire un clic délicat pour agrandir l'image …
Chose promise, chose due !
Il y a quelque temps, on se rendait compte, nous les filles, que peu d'hommes intervenaient sur le blog, surtout dès lors que l'on parlait de choses un peu subtiles, pardon … je voulais dire sentimentales. Nous nous sommes donc dit qu'avec le foot ces messieurs seraient peut-être plus bavards ? C'est ce que nous allons voir …
J'espère, messieurs, que vous vous rendrez compte de l'exceptionnelle délicatesse dont nous avons fait preuve, d'avoir attendu ce jour d'ouverture de Coupe du Monde de foot pour rendre hommage à vos extraordinaires capacités !
Le coup des 22 vaches qui courent après un choux, ce n'est pas nous, c'est le grand-père de Miblou, de la gent masculine. Si vous y voyez donc une moquerie, ce n'est pas de notre faute …
Ne voyez non plus aucune ironie dans les photos qui accompagnent ce billet. Je souhaitais illustrer de manière significative la prodigieuse richesse des sentiments qui vous animent quand nous abordons le sujet du foot, et le ballon à la place du cerveau explique votre capacité de concentration unique en son genre.
La question que nous posons, maintenant, est de savoir si Miblou et moi avons omis quelques particularités qui seraient inaccessibles à notre esprit féminin ?
A vous la parole, messieurs !
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LA PHOTO DE CONCERT
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Dans le monde de la photo, les prises de vue de concert sont un univers à part pour cause de … gestion de lumière. Enfin, j'imagine …
Comment arriver à gérer tous ces spots multicolores qui changent constamment de direction, de couleur, les fumigènes, le noir, le contraste extrême, ces chanteurs et musiciens qui changent tout le temps de position et d'expression, les têtes devant soi (qui, en cas de musique rythmée bougent de manière hystérique !), et j'en oublie certainement !
Pour ma part, j'ai résolu le problème et je vous livre ici mon astuce :
Inscrivez votre dernier rejeton à une chorale, et vous aurez alors accès à un concert réservé à l'élite (entendez par là, les parents des rejetons, les grands parents, les oncles, les tantes, éventuellement les frères et soeurs – mais il y a peu de chance que ça les intéresse, et … je crois que c'est à peu près tout.
Bref, dans ce genre de concert fort discret, vous n'aurez pas à gérer ces lumières affolantes, des chanteurs hirsutes qui bougent sans cesse, des spectateurs impossibles. Non, non, au contraire, vous aurez tout le temps de peaufiner votre cadrage, au son de jolies voix cristallines, le pianiste est scotché à son siège et ne risque pas d'effectuer un saut de l'ange impromptu et au pire des cas les spots sont roses (régler en conséquence sa balance des blancs). Et bien entendu, les têtes des spectateurs ne bougent pas, seules leurs lèvres imitent les paroles des chérubins, ce qui simplifie considérablement le choix de l'angle de vue.
Je ne dirais donc qu'une chose : vive la photo de concert de chorale !
J'espère que vous avez pensé à faire votre exercice de "clicage" pour agrandir les photos, en commençant par l'image du haut de l'article qui vous délivrera la musique que, paradoxalement, durant tout le temps de ce concert, j'avais en tête. Il nous arrive de drôles de choses parfois, à nous, parents ! Et après, nos enfants nous reprochent de ne pas les écouter … ils n'ont pas toujours tort, je dois l'avouer …
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AU PLUS NOIR DU NOIR DES NUEES
Au plus noir du noir des nuées,
Au plus profond du tréfonds de nos âmes,
Dans le silence obscur d’entre les tombes,
Dans la douleur qui trésaille sous la peau,
Dans le regard du forçat qui geint,
Au soleil noir des corbeaux,
Au ciel des plaines arides,
Sous l’astre d’argent qui crie,
Dans le hurlement de l’océan qui s’emporte,
Aux vagues d’écumes des mers assassines,
Dans le ressac des nuits d’après tempête,
Au front plissé du supplicié,
Sur les lèvres salées du condamné,
Même dans tes mains ouvertes et qui saignent,
Même dans un cœur d’enfant à jamais blessé,
Et dans le sanglot hébété d’une mère pour son fils,
Et dans les larmes brisées d’un père pour sa fille ;
Cherche, au plus noir du noir des nuées,
Guette, au plus profond du tréfonds de ton âme,
Et déchirant le ciel,
En éclairant la plaine : l’Espoir.Sullian – Juin 2010
Un grand, un immense merci à toi Sullian pour avoir réagi de manière magnifique à la photo que je t'ai envoyée ! Quelle force du verbe ! Il m'est difficile d'exprimer avec justesse le grand bonheur que tu me procures tant j'ai l'impression que je peux toucher du doigt tes mots : la tension que tu exprimes en regard de mon image est tout simplement palpable. Que dire de plus pour exprimer mon émotion ?
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AMOUR, PROSAC ET AUTRES CURIOSITES
Ca faisait un bon bout de temps que je ne vous avais rien proposé dans "ma p'tite bibiothèque". Cinq mois exactement. Cinq mois durant lesquels, malgré une lecture assidue de toutes sortes de livres, je n'ai pas eu le coup de coeur au point de vous le faire partager !
Je commençais à désespérer quand j'ai été – enfin ! – transportée par plusieurs livres d'affilée. Le premier d'entre eux que je vous propose donc est : "Amour, Prosac et autres curiosités" de Lucia Etxebarria.
Je ne connaissais pas encore cette auteur qui pourtant est une célébrité en Espagne, et la lecture de ce premier livre me donne vraiment envie de découvrir d'autres romans.
Venons-en donc à nos moutons …
Quand on lit la 4ème de couverture de la version poche (10-18), on s'attend à un roman déjanté et drôle dans lequel évoluent 3 soeurs que tout sépare : une nymphomane droguée à l'ecstasy et autres substances, une business-women qui n'a que son ambition professionnelle en tête, et enfin la mère de famille que seul son cocon familial intéresse.
Et bien moi, au contraire des critiques de "Madame Figaro" et de "Elle", je ne l'ai pas trouvé drôle du tout.
Remarquablement écrit, ce livre raconte si bien un moment de vie de ces 3 femmes, avec une si profonde sincérité, justesse et honnêteté que j'ai trouvé qu'il fallait être bien superficiel pour ne s'attarder que sur les situations cocasses (et encore, il n'y en a pas tant que ça !). Je ne peux m'empêcher ici de faire le parallèle avec le monde d'Almodovar.
Au départ donc, tout sépare ces 3 soeurs qui ne se côtoient que par obligation familiale et dont la mère est le pivot. Mais au fur et à mesure de l'avancée du récit de chacune, on sent naître une sincère acceptation de l'autre dans sa différence, la découverte de points communs sous des formes radicalement opposées. Au final, c'est une merveilleuse description des liens filiaux et de leur intimité, et un appel à la tolérance qui m'ont beaucoup touchée.
Bref, si vous voulez ressortir nourris de la lecture d'un livre, je vous le recommande vivement !!!
PS1 : dans le même genre mais dans un style tout autre, je vous recommande le livre de l'américaine Barbara Kingsolver : "Les yeux dans les arbres". J'ai vécu avec ce livre des moments exceptionnels !!
PS2 : comme d'habitude, j'ai réinventé la couverture du livre avec une de mes photos. Ne cherchez pas la même image en librairie, vous ne la trouverez pas !
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LE LEG DE L’ENFANT ADOPTE
Le legs de l’enfant adopté.Il était une fois deux femmesQui ne s’étaient jamais rencontrées :Une dont tu ne te souviens plus,L’autre que tu appelles Maman.Deux vies différentesDans l’accomplissement d’une seule, la tienne.L’une fut la bonne étoile,L’autre est ton soleil.La première te donna la vie,La seconde t’apprit comment la vivre.La première créa le besoin d’amour,La seconde était là pour le combler.L’une te donna tes racines,L’autre t’offrit un nom.L’une procura la graine du talent,L’autre te proposa un but.L’une créa l’émotionL’autre calma les angoisses.L’une reçut le premier sourire,L’autre sécha tes larmes.L’une t’offrit en adoption,La pauvre, c’est tout ce qu’elle pouvait t’offrir…L’autre pria pour avoir un enfantEt Dieu la mena vers toi.Et maintenant, quand en pleurant,Tu me poses l’éternelle question :De qui suis-je le fruit,Génération ou Education ?Ni de l’une, ni de l’autre, mon enfant,Tout simplement de deux formes différentes de l’Amour.Adaptation d’un poème en anglais affiché à l’entrée de la Fondation KBF de Manille.
Il y a quelque temps, Marie-Laure m'a envoyé ce texte en se demandant si ça m'inspirerait pour nos Duos. Bien entendu Marie-Laure ! Le sujet de l'adoption m'est particulièrement cher pour plein de raisons que ceux qui me côtoient connaissent. Ce poème est vraiment joli, et il serait tout à fait complet si les pères y étaient évoqués. Mais finalement, il en faudrait un autre rien que pour eux. Eh oui, les papas et les mamans sont différents, on ne leur dit pas la même chose, on ne leur pose pas les mêmes questions.
Alors maintenant, il faut que j'explique pourquoi j'ai pris cette photo pour illustrer ce poème ! En fait, il s'agit d'un hasard, d'une rencontre. Dans mon jardin impossible à tondre pour cause de pluie, ce qui, pour nous les photographes, est une bénédiction, je me suis retrouvée nez à nez avec ce bouton d'or en plein épanouissement et ces petites graines juste à côté ! J'ai tout de suite pensé à ces 2 mamans, l'une qui est la source, la graine, et l'autre qui est l'épanouissement, la fleur. La graine et la fleur sont toutes deux au bout de longues tiges bien plantées dans la terre, et toutes les deux se côtoient. Elles sont les fondations de la vie de l'enfant adopté. Et comme le dit si bien le poème : "elles sont deux formes différentes d'amour"
Voilà Marie-Laure mon interprétation en image de ce très beau texte !




















































































































































