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  • LE BLOG

    LE BLOG

     

    Le blog
     
    Petit lieu à la fois discret bien rangé et public,
    On y boit les paroles et les images échangées,
    On y fait des rencontres inattendues
     
    Le blog reçoit nos idées, des plus profondes aux plus farfelues
    Il accueille nos commentaires, et récompense les compositeurs,
    Lecteur ou écrivain chacun trouve son bonheur,
     
    Il est moderne et partagé,
    On se croit seul quand on écrit
    On s’aperçoit que tout le monde lit et apprécie
     
    Un commentaire   réchauffe une idée
    Une image illustre cette idée,
    Le blog est un lieu de partage unique
     
    A la manière d’un bon troquet
    Mais sans limite géographique
    Où l’on choisi le moment où l’on s’assoie
     
    Tous à la même table
    Chacun à son moment
    C’est incroyable … on n’y avait on pas pensé avant ? 
     
    Café des temps moderne
    permet à ceux qui se connaissent déjà
    d'échanger des lettres sur des sujets variés
     
    permet des rencontres inattendues
    et dévoile des secrets que chacun laisse échapper
    sans vraiment se douter, seul devant son pc, qu'il va toucher vraiment
     
    faites bien attention cependant
    on pourrait bien devenir tous dépendants
    mais cette accoutumance là
    créé des liens et fait du bien !
     
    blog2
     
    Texte de Miblou – octobre 2009
     
    Je suis vraiment ravie, heureuse, enthousiaste de découvrir de nouveaux talents chez ceux qui me sont chers ! J'ignorais celui de l'écriture chez toi, Miblou, car tu en as tant par ailleurs … Mais je te retrouves bien ici, avec des mots simples, évidents, sereins pour exprimer ce que tu aimes tant : le partage et les bons petits moments. Merci pour ce regard bienveillant que tu portes sur le monde !
     
    Tu vois, pour illustrer notre DUO, je n'ai pas réussi à départager les 2 photos. Bien entendu, je trouve la 1ère vraiment adaptée pour mettre en valeur les idées que tu donnes du blog :  lieu à la fois privé et public, les rencontres, la liberté, la découverte … Je l'ai prise dans le train en me servant du reflet des vitres. Cette femme qui écrit, ce personnage dans le fond qui lit, le paysage qui défile, bref, tous ces ingrédients m'ont rappelé ton texte, ce moment un peu à part dans le rythme de vie, comme en suspend entre un avant et un après, un petit moment volé au temps au cours duquel on en profite pour s'échapper . Comme tu dis, on crois être seul, mais finalement, nous sommes ensemble.
     
    Je dois avouer que c'est cette photo que je préfère de loin, mais j'ai eu peur d'être trop "obscure" dans mon illustration. Je te propose donc une seconde photo, bien plus simple et qui illustre de manière beaucoup plus évidente la notion de "toile internet".
     
    A toi, à vous, de choisir celle que tu préfères, celle que vous préférez !!!
  • CONNEXION

    CONNEXION

    connexion

     

    Image d'une pulsion textuelle.

    Quand les mots s'écrivent en couleurs,

    Quand les interrogations se déclament en musiques,

    Quand les certitudes résonnent en rimes ;

    Tous mes écrits peuvent prendre leur place et leur intensité

    Là au centre de la toile bleutée,

    Au clair de ma plume.

    Les regards se posent timides et indiscrets,

    Les yeux s'arrêtent soudain tendres et curieux,

    Les bouches , bées, essaient de crier.

    Les âmes perdues dans la nuit silencieuse

    Cherche le refuge étoilé et apaisant.

    Le clap clap des touches sous mes doigts fébriles ,

    La caresse sensuelle d'une lettre à choisir ,

    Rythment le silence de ma conversation, solitaire.

    A la lueur d'une lampe désuète

    J'entre en connexion avec le monde

    Votre monde , nos mondes

    Image d'une expression virtuelle 

     

    Texte écrit par Joyce(lita) – octobre 2009. 

     

    Un immense bravo Joyce(lita) pour ce texte ! J'aime vraiment beaucoup la trame que tu as choisie pour nous amener tout en douceur et subtilité vers la signification finale de l'illustration. Tu as réussi à faire d'une image froide  (le bleu-gris, l'absence de personnage vraiment identifiable, le côté impersonnel de l'ultra moderne, …), une image où l'humain, avec ses émotions et ses talents, prend toute son ampleur.

    Bref, tu as réussi à faire de la solitude un espace de partage. Il faut une sacrée dose de générosité !

  • FEMME (HOMME) AU FOYER, UNE SINECURE OU UNE TARE ?

    FEMME (HOMME) AU FOYER, UNE SINECURE OU UNE TARE ?

    femme homme
    Excusez-moi d’avoir mis les hommes entre parenthèses mais comme ils se font quand même beaucoup plus rares dans le domaine, ça me semblait plus que justifié ! Cela étant, je suis tout à fait curieuse d’avoir quelques unes de leurs réactions (tout autant que celles des femmes par ailleurs) à la suite de ce petit texte qui est, je l’avoue, d’abord l’expression de mes propres interrogations*.
     
    Tout d’abord et pour que l’on soit bien d’accord sur les termes :   j’entends par « femme au foyer », toutes les femmes qui n’ont pas de travail rémunéré… à l’intérieur ou à l’extérieur de chez elles, qui n’ont pas à se lever le matin, une horloge à la place du coeur, pour courir assumer les responsabilités qui leur incombent…

    J’insiste bien sur « travail rémunéré », car on peut très bien travailler de chez soi et être rémunéré(e) : du coup, on n’a pas le statut de « femme au foyer » mais de « travailleur indépendant ». Le pire c’est que travail – ou pas travail – rémunéré, à l’intérieur ou à l’extérieur de chez soi, tout le monde sait bien qu’une maison, à plus forte raison un foyer, s’entretient : jusqu’à maintenant, on n’a pas encore vu un frigo se remplir  tout seul ou le linge sale devenir propre d’un coup de baguette magique ! Et je n’ai pas encore parlé des enfants !!! 

    au foyer

    L’avantage de la femme au foyer, c’est qu’elle a TOUTES ses journées pour le faire (du coup la notion de « week-end » perd un peu de son charme, mais bon …J) et que, si elle se débrouille bien, elle peut avoir un peu de temps pour elle, (ce que les gens « actifs » et les retraités se reprochent de ne pas avoir !) : c’est vrai qu’une fois le mari parti au travail, les enfants déposés à l’école, il ne reste plus qu’à tout ranger, faire ses menus du jour, voire de la semaine, aller faire les courses en conséquence, mettre une machine en marche et étendre le linge qu’on a oublié hier, vider et re-remplir le lave-vaisselle (dieu merci ça existe !), éventuellement faire un peu de ménage (le grand luxe étant d’être femme au foyer et d’avoir une femme de ménage !), il reste parfois du temps pour appeler une copine, faire une (petite) sieste, enfin lire quelques pages du bouquin qui nous attend depuis des semaines, faire quelques civilités pour l’association dans laquelle on s’est engagé, éventuellement penser à commencer une grande œuvre qui nous tient à cœur, mais juste y penser car, après tout ça, il ne reste que quelques minutes avant d’aller chercher les enfants à l’école ! Une sinécure, non ?
    une sinecure
    C’est –  je m’en souviens – ce dont on rêve quand on est harassé de la course effrénée du temps que l’on passe au travail, sans voir grandir nos chers et tendres chérubins ou vieillir notre moitié (!), sans savoir de quelle couleur était le ciel aujourd’hui… C’est bien connu « L’herbe est toujours plus verte chez le voisin ». Pourtant, il faut aussi voir les inconvénients : ce n’est pas très rémunérateur (c’est le moins que l’on puisse dire : on ne fait que dépenser !), parfois pas très valorisant (ça dépend des interlocuteurs : certains vont jusqu’à dire : « Ah, vous ne faîtes rien ! ») et encore moins reconnu comme un travail (cf. notre société française en général : on indemnise les sans emplois mais pas les femmes au foyer)… Alors, imaginez-vous la réputation que vous avez si, en plus, vous refusez un service à rendre, sous prétexte que vous êtes débordée ? INCONCEVABLE !!! C’est comme ça, que vous arrivez parfois à être débordée, fatiguée et harassée par un travail que personne ne reconnaît, pas même vos enfants (bien connus pour leur ingratitude) et parfois même votre mari (trop fatigué par sa journée à LUI, autrement plus préoccupante dans son esprit, que les multiples détails dont vous l’inondez ). Et, là c’est vraiment une tare d’être femme au foyer ! 
    ou une tare
     
    Sous cette description un peu caricaturale (je l’admets volontiers) du statut de femme au foyer, tel que je le ressens en France, je tenais à revendiquer le droit de l’être, la chance de l’être quand c’est choisi et le bonheur d’avoir à assumer ce choix. Est-ce « ringard » ? Passéiste ? Peu ambitieux ? Egoïste ?
    Et vous, qu’en pensez-vous ? Votre avis m’intéresse (et la photo de Laurence aussi !!!).
     

    *Toute ressemblance avec des personnes de votre connaissance est purement fortuite et non avenue

    Texte écrit et assumé  par Marie-Laure – Octobre 2009. 

     

    Mais ma chère Marie-Laure, le fait d'être femme (homme) au foyer est toujours choisi de nos jours et en France. Car si on n'est pas femme (homme) au foyer, on est soit chômeur (rémunéré ou non, mais en tout cas en recherche d'emploi), retraité, étudiant, en congé parental, et je ne parle pas effectivement de toutes les professions qui peuvent s'exercer au domicile (du courtier en assurances à l'artiste …) Et de toutes les façons, quel que soit le statut qu'on a "à côté", on est toujours une femme au foyer – et là, je ne mets plus les hommes entre parenthèses … N'est-ce pas bien connu, que dans nos gènes, il est inscrit que l'homme est porté sur l'extérieur, la chasse  et que la femme, elle, est tournée vers l'intérieur  ? Hoho, je sens qu'un débat supplémentaire pointe son nez …

    Sinon, j'avoue que pour l'illustration, j'ai eu du fil à retordre. J'ai été tentée de faire un bon nombre de photos qui auraient pu illustrer de façon plus générique ce que tu as écrit. Mais à chaque fois, ça ne collait pas. Du coup, je me suis penchée sur les mille et une petites choses du quotidien. Bon, c'est vrai qu'ici, il n'y en a que 5, mais je n'allais quand même vous ensevelir sous 1001 photos ! J'ai essayé de trouver un point commun à ces "petits quotidiens" et la rondeur me plaisait bien … Allez savoir pourquoi …

    Mais au moins, comme ça, vous saurez que ma marque de machine à laver le linge est une Ariston, que la voiture de monsieur est une Dacia et que ma montre est une Swatch !

  • JARDIN EN SECRET

    JARDIN EN SECRET

    Jardin en secret

    Dans mon jardin en secret
    Les pétales sont des mots
    Des p'tits mots comme s'il en pleuvait
    Pour l'hiver me tenir bien chaud

    °°°
    Les allées majestueuses et lumineuses
    Sont des bras tendus généreusement
    Invitée telle une timide promeneuse
    Juste un instant, s'asseoir sur un banc

    °°°
    Dans les herbes hautes et douces
    Parsemer mes souvenir de richesse
    Ne pas attendre la lune rousse
    Pour récolter ce bonheur en promesse

    °°°
    A l'ombre d'un vieux saule – rieur
    Chuchoter mes secrets aux oiseaux de passage
    Puis savourer goulûment ce silence intérieur
    Ne retenir de ce présent qu'une image

    °°°
    Les portes de mon jardin sont ouvertes
    Il est de douces nuits sans nuages
    Ma tête , mes sens , mon coeur en alerte
    Surtout ne pas laisser l'amour en cage

    Poème écrit par Joyce – octobre 2009

     

    Merci de tout coeur Joyce – ou devrais-je dire dorénavant Jocelita ? – pour ce poème plein de fraîcheur et de générosité !

    Pour tout te dire, concernant l'illustration, j'avais l'idée de trouver une jolie allée de jardin à photographier, sous le soleil du petit matin, lorsque la rosée permet de faire des perles de lumière toutes douces. Mais avec mes histoires de changement de site, j'ai passé tout mon temps derrière mon ordi à réparer les 1000 bêtises que je faisais à chaque fois que je touchais à un truc. Et j'ai laissé passer le temps … Et le temps s'est mis aujourd'hui à la pluie … Et ils annoncent des orages toute la semaine. Finies les gouttes de rosée à travers le soleil, finies les chaudes couleurs d'automne !

    Oh, j'aurais bien pu aller farfouiller dans mes cartons de photos. Je savais d'ailleurs que plusieurs auraient pu convenir. Mais je tiens absolument à jouer le jeu et à prendre une nouvelle photo pour chaque Duo. Alors voilà …

    … Je me suis donc retournée vers ce que j'avais sous la main ! Et cette petite boîte représente ton jardin secret, avec tous ces merveilleux trésors à l'intérieur que tu veux partager !

  • QU’EST-CE QUE C’EST ?

    QU’EST-CE QUE C’EST ?

    main

    Que m’inspire cette photo un peu bizarre? Tout d’abord du point de vue technique ça a l’air d’un montage car le cercle blanc ne touche pas le support à gauche. Donc il y avait quelque chose (ou rien) à la place du cercle blanc qui a été rajouté. Maintenant, du coté évocateur, est-ce que tu as voulu montrer la grandeur ou plutot la puissance de la technologie qui peut emprisonner la lune, la capturer pour l’utiliser? Ou bien est-ce un ostensoir présentant une hostie dans un écrin moderne remplaçant les dorures antiques? Est-ce une définition de l’inconnu? ou de la perfection? ou du néant? ou est-ce une représentation de la vie qui a ses limites et est circonscrite de manière invisible et inconnue par la Transcendance? Ou bien est-ce une page blanche a remplir ou un projecteur ou un support pour tenir et orienter un écran? Cette photo a un grand sens philosophique et /ou métaphysique car elle superpose la terre et les humains avec les conquêtes technologiques et pose la question de ce que peut maîtriser réellement la technologie ou la science pour la signification de l’Univers. Il y a un support qui saisit quelque chose qui pose un point d’interrogation.Enfin moi c’est ce que j’y vois: un support matériel parfaitement identifié comme tel et un point d’interrogation sur ce que ce support saisit, sur son usage ou son utilité pour quelque chose qui n’est pas matériel. Le lien entre les deux c’est-à-dire le fait que la machine matérielle emprisonne ou saisit du non matériel est évocateur. Je n’ai donc pas de réponse sur l’identification de ce que représente la photo, juste quelque chose qui peut faire rêver ou réfléchir et donc ça c’est une construction intéressante. Bravo Laurence. Philippe Coiffet – septembre 2009

    Wouahou, Philippe ! Je ne pensais pas que cette image t’inspirerait autant de questionnement ! En tout cas, c’est sûr, tu n’as pas fait que la survoler et je te remercie de cette contribution haute en réflexion !! Pour répondre à ta première question, non, je n’ai rien trafiqué du tout ! J’ai pris cette photo au labo de Ryad, et la main tenait bel et bien une boule blanche. C’est vrai qu’elle a l’air comme suspendue, mais il fallait justement illustrer la délicatesse de la main. Apparemment, c’est réussi ! Sinon, c’est sûr, j’avais fait très attention à l’éclairage qui permettait de bien mettre en valeur cette délicate sphère…. Je suis bien incapable de répondre à tes autres questions ! Je crois que j’ai simplement voulu faire une image très « technologique ». Ceci dit, ce jour là, j’ai pris en photo beaucoup de robots, et j’aurais pu en choisir d’autres, tout aussi technologiques. C’est vrai que la main est, chez nous les humains, très porteuse de symbole, et c’est effectivement pour cela que j’ai voulu t’envoyer cette photo pour ce Duo. En tout cas, je serais bien curieuse de savoir ce que cette image inspire à nos lecteurs !!

  • AMBIANCE BAGDAD CAFE

    AMBIANCE BAGDAD CAFE

    Il était immanquable que je vous fasse partager quelques photos de notre périple de cet été en Californie ! Les photos de voyage sont toujours un peu délicates à présenter et à … faire. Tout d’abord, on est souvent si absorbés et fascinés par la nouveauté qu’on a tendance à prendre des vues générales où on veut y mettre le plus d’informations possible. Le résultat donne souvent des photos où règne le plus grand fouillis, et où finalement, seuls les protagonistes s’y retrouvent, et encore …Ne vous est-il jamais arrivé de vous dire en regardant une photo à votre retour « Mais qu’est-ce que j’ai bien voulu prendre, là ?« . Moi si, et souvent ! Ensuite, quand on est en voyage, on est par définition loin de nos repères habituels, et surtout on ne connait pas forcément les codes culturels des habitants. D’où une certaine timidité ou pudeur qui nous empêche parfois « d’entrer » dans notre photo. Pour ma part, quand il s’agit de prendre des photos de personnes en situation, j’ai la hantise qu’elles puissent penser qu’elles sont des « bêtes de zoo ». Bon, c’est un truc qui se soigne, et je pense être sur la voie de la guérison, mais c’est long ! Les voyages où on se déplace beaucoup sont encore un autre problème. On sait que quand on est dans un endroit, c’est maintenant où jamais qu’il faut prendre la photo. Tant pis pour la lumière, la saison, les touristes, on doit prendre cette photo de paysage ou de monument, au moins pour le souvenir. Ah, le nombre de fois cet été où j’aurais voulu avoir plus de temps de revenir à un endroit à l’aube ou au crépuscule afin de profiter au mieux de ces splendides paysages, et d’arriver à capter la lumière qui les aurait sublimés dans mes photos ! Mais arrêtons là les regrets et voyons plutôt ce que je vous propose en guise de photos de voyage ! C’est vrai que j’ai fait une longue digression mais elle m’a permis aussi de vous expliquer ma démarche sur cette petite série. Voilà, je vous présente Shoshone, un village selon le code américain, dont le « centre » compte un motel, un saloon, une pompe à essence/épicerie et une poste. Tout le reste des habitations est éparpillé sur des dizaines de kilomètres dans le désert. Nous sommes arrivés ici un soir vers 20 heures et il devait encore faire près de 40 °. Je n’aime pas les clichés, mais l’Amérique étant ce qu’elle est, je vous promets que nous étions en pleine ambiance « Bagdad Café ». Cette donc cette image de coin du bout du monde, en dehors du temps que j’ai voulu vous transmettre ici. Cette sensation de chaleur, et surtout, surtout, de silence si particulier au désert, où le moindre mouvement d’insecte s’entend.

    Alors branchez un petite chanson de Norah Jones, et laissez-vous porter !

    Arrivée à Shoshone Arrivée à Shoshone le soir, avec l’immense espoir qu’il y aura une chambre dans l’unique motel à des dizaines de kilomètre à la ronde … shoshone J’ai beaucoup aimé cette soirée passée sur le patio de la chambre. A l’intérieur, la climatisation hors d’age faisait un bruit dantesque. J’ai préféré écouter les bruits de la nuit. L'arrière du motel Le lendemain matin, en attendant que le saloon ouvre pour le petit déjeuner, j’ai fait un peut tour. J’ai compris le problème de la climatisation en voyant l’arrière du motel. shoshone4 Un peu plus loin, se tenait un vieux camion de pompier, abandonné là. shoshone61 Le saloon a enfin ouvert ses portes. Au menu, oeufs, bacon, pommes de terre, toasts et … un café … américain Départ de Shoshone 8heures du matin. A nouveau une chaleur écrasante. Nous partons pour la vallée de la mort. Petit calcul en jetant un coup d’oeil sur l’essence et vérifiant qu’on avait assez d’eau : 72 x 1,8 = environ 130 kms

  • EN V’LA UN P’TIT BOUT !

    EN V’LA UN P’TIT BOUT !

    bout

    En v’la un p’tit bout Même qu’i(l) court partout, Et moi j’suis comme lui Et moi j’ai envie,

    De manger des glaces En laissant des traces D’sauter dans les flaques Dormir en Hamac !

    En v’la un bout’chou Un qu’a plein d’atouts Il est v’nu me dire : « J’ai vu un vampire »

    J’ai ouvert mes bras J’ai r’gardé tout droit, On était plus forts A deux pour l’effort !

    On a vu les jouets On a rigolé Y’avait même un chien Qu’avait l’air coquin !

    On s’est promené Puis on est rentré Demain y’a école Ca c’est un coup d’bol !

    C’est la fête aux Lettres Les chiff(r)es vont s’y mettre C’est que du bonheur Quand y’a pas trop d’heures !

    Y’aura même histoire Et ses hommes de gloires !

    Faudra pas bouger Les dos alignés. …

    …

    En v’la un boutchou Un qui court partout !

    Texte : Marie-Anne Ambry-Zerrouk – Septembre 2009 Photo : Laurence – Juillet 2009 ——-

    Quel rythme, Marie-Anne ! Quelle légèreté !! J’ai passé un très bon moment en compagnie de ton p’tit bout !!! Tu as vraiment bien réussi à retranscrire le sentiment que j’ai eu en prenant cette photo. Comme quoi, ça marche quand même bien nos Duos ! Je voulais également ajouter que si ce p’tit bout, ou sa maman ou son papa , se (le) reconnaissait, qu’il(s) n’hésite(nt) pas à me contacter si cela le(s) gêne(nt) d’apparaître dans ces pages !

  • ARABESQUES

    ARABESQUES

    arabesque

    La vie est une suite de méandres alambiqués qui nous font, parfois, arriver à des points étranges : Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment en suis-je arrivée là ? Assoupie sur un banc public, je me suis réveillée en sursaut : croyant manger un pain au chocolat, je m’étais mordu les doigts ! J’avais rêvé… J’avais rêvé, mais j’avais la chance d’être née où j’étais, et, si j’avais faim, je savais où je pourrais me nourrir sans grande contrainte. La faim m’étant pour l’instant secondaire (une chance ou un méandre de moins !), je replongeais dans mon songe semi-éveillé. Toujours allongée sur le banc, j’observais mon environnement : les choses les plus banales prennent une autre signification quand on les regarde d’un autre angle. Et ma position m’offrait un ciel de ville pour plafond, une perspective triangulaire d’immeubles cossus, entrecoupée de pléthore de magasins et d’enseignes lumineuses comme murs, une profusion de feuilles accrochées aux arbres alignés, que le regard suit, malgré lui, comme les fils électriques ou les bandes blanches (selon où l’on regarde et .. où l’on vit) dans une voiture qui roule. J’ai refermé les yeux. Et, si j’étais née ailleurs ? Si j’étais née dans un pays où il n’y a pas de boulangerie ? Aurais-je rêvé d’un gâteau ? Comment en suis-je arrivée là ? Comment en êtes-vous arrivés là ? La vie est une suite de méandres alambiqués qui nous font parfois arriver à des points étranges… Marie-Laure Longin-Coiffet

    Merci encore une fois Marie-Laure, pour ce très joli texte qui accompagne si bien cette photo. C’est vrai que cette photo est très « alambiquée », mais c’est justement ce qui m’a plu. Tu as emprunté un chemin pour ce Duo qu’un autre n’aurait probablement pas pris ! Ah, j’adore cet exercice !! Ceci dit, le mot boulangerie est si clair qu’on ne peux s’empêcher de penser que c’est lui le fil d’Arianne qui va guider nos pensées. Heureusement, l’oiseau est là et nous permet de nous échapper chacun sur un petit sentier intime. J’ai pris cette photo cet été à Paris, dans le quartier du sentier. J’ai été très étonnée que le mot boulangerie apparaisse « dans le bon sens ». Mais finalement, c’est normal. Le reflet a tout remis à l’endroit. Oh, oh, je vois là le début d’une discussion philosophique …

  • MADAME BA

    MADAME BA

    Madame BâTout d’abord, merci Madame Bâ. Merci pour ce moment de bonheur incroyable et inoubliable que vous m’avez offert ! Tellement énorme pour ma petite personne qu’il déborde dans tous les sens. Pour le contenir et pour qu’il ne tombe pas en miettes, nous devons être nombreux à le préserver ! Il m’est donc venu l’idée de le partager ici. J’espère que j’arriverai à convaincre mes visiteurs. Votre histoire est à la fois banale et unique. Banale, car vous êtes comme beaucoup de maliens, embarquée dans le tourbillon de l’émigration vers la France. Banale aussi car votre première demande de visa a été refusée. Banale enfin car vous êtes une femme qui aimez par dessus tout votre pays et vos enfants mais que le destin vous oblige à quitter. Mais votre histoire est unique car vous êtes aussi une grand-mère qui doit se rendre en France pour sauver votre petit fils qui a été aspiré par la folie du foot. Unique, car pour obtenir votre visa, vous vous adressez au Président de la République française et répondez au formulaire 13-0021 par de longues, longues réponses. Ce sont elles d’ailleurs qui constituent tout votre récit. C’est incroyable, j’ai dévoré votre histoire, et pourtant, je ne peux pas dire que je l’ai lue rapidement ou non. Vous avez ainsi réussi à m’emporter dans le temps de l’Afrique. C’est du grand art, Madame Bâ, que vous avez fait là. Votre art ne s’arrête d’ailleurs pas là. Votre élégance m’a subjuguée, et par dessus tout, votre regard de bienveillance sur le monde m’a fait toucher des instants de vérité qui m’ont transportée ! Et pourtant, en lisant la dernière page de votre Aventure, un sentiment de grande tristesse m’a envahie. Je ne peux pas en dire plus car je ne veux pas dévoiler ici l’épilogue de votre histoire. Sachez, futurs lecteurs, que la fin nous pose beaucoup de questions justes. Bien sûr, ceux qui aiment l’Afrique sub-saharienne et la connaissent déjà se délecteront à lire votre récit. Je parle ici d’Afrique, et pourtant je répugne souvent à en parler dans sa généralité car je sais sur quels terrains glissants et malsains cela peut nous entraîner. Mais j’ai décidé de me fier à votre intimité avec elle, Madame Bâ. Pour les autres, c’est une formidable invitation à la découverte de votre peuple, les Soninkés. Enfin, ceux qui aiment la langue française liront votre histoire comme on chante une mélodie. Quelle magnifique maîtrise ! Je voulais enfin remercier votre créateur, Erik Orsenna. Depuis le 1er livre livre que j’ai lu de lui, je suis entrée dans le club très ouvert de ses « groupies ». Grâce à lui, l’Académie Française peut être fière de ses membres ! Sait-elle combien elle lui doit ? PS : Pardon, Madame Bâ, pour avoir pris comme illustration de votre récit une femme de Côte d’Ivoire alors que votre patrie est le Mali. Mais vous avez en commun la jeunesse, la beauté et la solitude car vous êtes veuves toutes deux. Et par dessus tout, vous avez en commun d’être les premières femmes du monde, ce qui n’est pas une mince affaire !

  • LA PHOTO, UN LONG LONG APPRENTISSAGE !!

    LA PHOTO, UN LONG LONG APPRENTISSAGE !!

    Me voici de retour après plusieurs semaines d’absence pour cause de … vacances ! Ce n’est pas très original, ça, en juillet et août … Bien entendu, ça a été l’occasion de refaire un plein énorme de photos que je vous ferai partager, c’est sûr ! Pour ce premier article de rentrée, je tenais à faire l’éloge d’une jeune photographe, Anne-Laure Jacquart. Véritable virtuose de l’image, elle nous propose un monde plein de poésie, de tendresse et d’intelligence. Je vous invite une fois de plus à aller visiter son site : http://aupresentdusubjectif.free.fr/ J’ai eu la joie cet été de suivre des cours de photo avec elle, et non contente d’avoir « subi » pendant 2 jours ses remarques toujours pertinentes sur mes prises de vue (pfffiu, j’étais crevée, moi, à la fin de la journée …), j’ai ré-embrayé sur des cours à distance très originaux qu’elle propose : le coaching photographique. Nous voici donc au coeur du sujet de cet article. Car je n’ai pas résisté à faire la pub de ce service vraiment instructif qu’elle propose. A tous ceux donc, qui ont envie de progresser en photo, n’hésitez pas à la contacter. Le principe est fort simple : Vous lui envoyez une photo et elle vous la commente, la décortique, la triture de manière à ce que la fois suivante, vous puissiez faire la photo du siècle (bon, en ce qui me concerne, j’y arriverai peut-être dans un siècle !). Attention, elle s’adresse à tous les niveaux et pour elle, il est évident que peu importe le matériel que vous utilisez. Je me suis dit que la meilleure façon de vous convaincre était de vous montrer un exemple concret. Excuse-moi Anne-Laure de ne pas t’avoir écoutée et de mettre en ligne ton commentaire malgré le fait que tu aies insisté sur l’aspect très personnel de ton coaching, et donc, incompatible avec une diffusion publique. Mais promis, c’est la 1ère et dernière fois ! Entrons donc dans le vif et voici la photo que je lui ai envoyée :

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    Voici le commentaire d’Anne-Laure : Pas du tout vide de sens, je la trouve au contraire pleine de bonnes choses ! (quand je l’ai envoyée, j’avais peur que cette photo ne rime pas à grand chose …) Bien sûr, les photos de détails donnent souvent l’impression qu’elles ne se suffisent pas à elles-même. C’est vrai qu’en série c’est le top, mais cela ne veut pas dire que, seule, la photo n’a pas d’intérêt. Rentrons dans le vif du sujet. Ce parti d’une vue de détail en faible profondeur de champ me plait, c’est évident !! Moi qui aime les compos assez décentrées et le flou, je suis plutôt convaincue par ton idée de cadrage et ton choix d’ouverture. Le flou est suffisamment prononcé pour ne pas être un semi-flou non assumé, mais suffisamment géré pour qu’on distingue le robinet à l’arrière plan. Et le tracé de ce robinet nous conduit jusqu’au savon ! ça c’est bien vu !! Si tout était sur le même plan, il goutterait dessus même ! La composition est assez équilibrée avec ces deux éléments + le lavabo. La limite du lavabo n’est pas centrée, c’est ok. Voyons maintenant les petits défauts qui se promènent à droite à gauche. Ton angle de vue, s’il est bien choisi pour la prolongation robinet / savon n’est pas le meilleur pour mettre en valeur le savon lui même (qui est ton point fort, ton point focal). Oh ça ne se joue pas à grand chose, je ne remets pas en cause ta vue de côté que je trouve pertinente. Mais si l’on regarde l’interaction entre le savon et le coupelle, on voit que le bord de la coupelle est « un peu devant le savon mais pas trop »… Comme je suis une pinailleuse, je remarque ce genre d’imprécision et j’essaie de les éviter. Si tu remontais ton point de vue de quelques centimètres et tu aurais la courbe de la coupelle qui se détache du savon.Tu verrais la coupelle de dessus avec sa courbe, et le savon ne serait pas recouvert, on le verrait bien en entier. Pour ce qui est des petits détails de ce genre, je vois d’autres choses : – le bord à l’avant plan, il n’y a rien à en redire et pourtant il me semble qu’il rend la photo un peu plus complexe. Un élément qui attire le regard (à cause de la brillance, du fait que le bord soit plus sombre) si près du bord de l’image, ce n’est pas conseillé. – à droite on voit le bord droit du lavabo. Si ce n’est pas bien gênant non plus, c’est encore un petit quelque chose qui fait que ton image n’est pas aussi zen, aussi simple graphiquement qu’elle pourrait l’être. – Le fond du lavabo n’est pas tout à fait horizontal, encore un tout petit détail graphique qui pourrait se corriger ça se joue, comme tu le vois à un petit cheveu à chaque fois, mais petit à petit, ces détails s’accumulent et sont des petits « moins » pour ton image. L’objectif serait d’épurer en enlevant quelques lignes ou éléments en bord d’image qui ne sont pas nécessaires et peuvent attirer le regard ou casser un peu la construction graphique. Je te propose un petit « redressage recadrage » qui corrige les différents détails cités plus haut. Ne trouves-tu pas qu’ainsi ton image gagne en sérénité ? L’image est un peu ric-rac car ton cadrage n’était pas pensé de cette manière à l’origine et le format obtenu n’est pas standard mais tu vois ce que cela donne dans le bas de l’image. Ca illustre assez bien mon propos. Quelques remarques complémentaires. J’aime bien ce rendu désaturé ! Je ne sais pas si c’est une lumière électrique que tu as corrigé ou la tonalité d’origine mais ces couleurs douces vont bien à l’image. Je regrette un peu qu’il y ait une zone plus sombre, plus irrégulière derrière le robinet. Eventuellement, tu pourrais estomper très légèrement cette zone au post-traitement. Voilà eh bien je crois que j’ai fait le tour ! Cette image originale m’a bien plu et mes remarques sont plus des points de détails que des grosses erreurs à corriger. Votre salle de bain a l’air vraiment très agréable ! Beau boulot ! Voici l’image corrigée qu’Anne-Laure propose : splaurence1salledebain Comme vous pouvez le constater, ce n’est vraiment pas simple de faire de la photo ! Alors quand on peut bénéficier de conseils pertinents, il ne faut pas hésiter !!!

  • LES POUX DE VOGUE

    LES POUX DE VOGUE

    La vogue. Connaissez-vous ce mot lyonnais qui signifie fête foraine ? Et les poux de vogue ? Ce sont tout simplement les gens qui viennent aux fêtes foraines. Quand j’étais petite, j’allais en vacances chez mes grands-parents à Lyon. Et, Ô bonheur, c’était justement à cette époque que s’installaient les vogues. Je me souviens encore de mon grand-père qui nous disait : « Et si nous allions jouer les poux de vogue cet après-midi … » Imaginez l’excitation ! Quelle joie d’être un poux !!! Et c’est exactement ce que j’ai dit aux enfants lorsqu’une petite vogue s’est installée à Casella. Nous avons eu la même exitation ! Sauf qu’ici, en Italie, le manège le plus prisé et dont j’ignore le nom en français est le « calci in culo », ce qui signifie « coups de pieds au cul » !! Explications : Le principe est d’aller attraper une balle située à 10 mètres de haut grâce à la force centrifuge du manège! Il faut donc que le partenaire de derrière lance avec son pied son partenaire de devant. Celui-ci s’envole encore plus haut pour peut-être … atteindre le ballon qui lui donnera un autre tour gratuit. En cas d’échec, il sera quand même allé au 7ème ciel ! Attention, série haute en couleurs et contrastes, à l’image des manèges qui oscillent entre machines infernales et discothèque …

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  • LA PEUR

    LA PEUR

    La peur La peur, La peur cette petite mort, Qui détruit tous les trésors, Nous éloigne du dehors, Nous aliène bras et corps. Je traverserai ma peur, Je transcenderai son leurre, Et j’y mettrai tout mon cœur Quitte à me sentir en sueur. Je guetterai tous les instants De paix et d’encouragements. Je goutterai tous ces présents Sur ma route qui s’étend. Prudence en émotion, Ecoutant les sensations Evitant trop de passion Aveuglante déraison. Et je protègerai mon âme Des grandes symphonies en pannes, Trop précieuse pour qu’elle se fane Sur un air de mauvaise gamme. J’en ferai donc mon alliée, Prévenante de mes souhaits, Quand j’irai la partager, Dans un port : la nommer. Ce port est doux et lucide Il connaît la peur qui vide Mais aussi celle qui nous guide, Déploie la vie en cascade Un partage sans attache, Un échange plein de panache, Une main qui se rapproche, Tous ces autres qui nous raccrochent A la Vie, Son fruit, son bruit, sa tristesse, son ennui, son envie, son allégresse, son pari, sa magie…

    Marie-Anne Ambry-Zerrouk, juin 2009 ————

    Merci Marie-Anne pour cette bien belle contribution ! Décidément, dans tes textes, tu pars toujours d’un point de vue assez sombre et angoissant pour finir sur une note pleine de vie et d’espoir ! J’aime particulièrement le mot final « pari ». Effectivement, pour moi, la vie est un pari, non pas au sens du jeu, car ce n’est pas un jeu (pour qui le serait-elle ?), mais au sens du risque et de la peur qu’il procure mais aussi de l’adrénaline, de la curiosité, de l’engagement. Cependant, la question reste de savoir quels sont nos moyens pour gagner ce pari. Nous ne sommes certainement pas tous égaux, mais nous avons chacun nos propres outils. Comment les utilisons-nous, comment en créons-nous de nouveau ou en perdons-nous ? Pour la plupart, c’est la religion qui apporte la réponse. Pour ma part, c’est la philosophie qui me permet de donner du sens aux choses… Concernant les illustrations, j’ai voulu aller un peu à contre-pied de l’idée plus ou moins répandue que c’est le noir qui fait peur. Je trouve que le blanc et l’éblouissement qui l’accompagne peut aussi être source d’angoisse et de stress. Dans les 2 cas de figure, on ne voit pas. J’ai donc demandé à Marie (merci ma chérie …) de se poster devant la porte et de jouer avec le soleil afin d’avoir un très fort contre-jour. J’ai ensuite accentué les images très fortement afin de n’obtenir que du noir et du blanc. Je ne voulais pas de gris. Ici, c’est donc finalement le noir qui donne forme et sens aux choses, tandis que c’est la lumière extrême qui les efface … dsc_7236-copie

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  • MISERE DE MISERE

    MISERE DE MISERE

    Cliquez pour agrandir Avant la conférence de Copenhague qui devrait renouveler le protocole de Kyoto venu à expiration, plusieurs rencontres sont prévues afin de rapprocher des points de vue éloignés. Si éloignés que la conférence qui s’est tenue à Bonn les 11 et 12 juin derniers n’a fait qu’enregistrer les divergences. La Chine et le Brésil faisant savoir qu’ils ne feront rien avant que les pays riches aient commencé à bouger. Les Etats-Unis, bien que plus engagés que sous l’administration Bush, se limitent à une baisse de 4% et le Japon propose 8% alors que l’Europe propose un minimum de 20% de réduction des émissions de CO2 par rapport à 1990.

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    La Conférence de Copenhague ne s’annonce pas bien. La conférence de Bonn, les 11 et 12 juin derniers a en fait le triste constat. « Je ne crois pas qu’il soit possible, entre aujourd’hui et la fin de Copenhague, de finaliser tous les détails d’une réponse à long terme au changement climatique pour l’après-2012 » a ainsi amèrement déclaré Yvo de Boer, qui est en charge de la Convention climat à l’ONU. Les Etats ont les yeux plutôt braqué sur leur compétitivité économique et n’ont guère fait d’effort pour limiter leurs émissions. Chacun est donc allé déposer ses propositions, qu’il sait pourtant incompatibles les objectifs fixés par les experts du GIEC. Simple effet de négociations ? Il faut l’espérer. Mais les Etats-Unis, principal pollueur mondial, est si loin de la réalité qu’il y a peu de chance de voir ses négociateurs revenir à une position plus vertueuse. D’ailleurs, le même jour, les Etats-Unis reportaient leur projet de loi intérieur sur la lutte contre le réchauffement climatique à 2010 devant l’opposition des Sénateurs et des lobbies.

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    Quelles sont les propositions ? Celle de l‘Union européenne est connue. Le paquet énergie climat, bien qu’insuffisant pour obtenir la réduction attendue par les experts, est le plus en pointe. Il repose sur le fameux trois fois vingt, 20% d’énergies renouvelables produites en 2020, une réduction de 20% des émissions de CO2 à la même époque et sur la base des émissions de 1990 et une réduction de 20% de la consommation énergétique. De moins 4% à moins 40% Malgré l’importance que Barak Obama a voulu donner à la question environnementale, les Etats-Unis se contentent de faire des propositions intéressantes pour l’après 2020, quand leurs industries auront eu le temps de se reconvertir sans perdre de leur influence. Pour 2020, il a d’abord fallu ramener les Américains à la référence commune de 1990, alors qu’ils tablaient sur 2005. Leurs propositions ainsi revues donnent un piteux 4% de réduction en 2020. Les Japonais, qui avaient déjà lancé leur économie sur une reconversion dans le sens du développement durable, sont en train de faire machine arrière pour ne pas perdre leurs positions en raison de la crise. Ils sont donc venus avec un décevant 8%.Quant au groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), ils accusent les pays riches d’être les responsables du réchauffement climatique et demandent donc que Messieurs les Occidentaux passent les premiers. Avec les propositions qu’elles avaient elles-mêmes rédigées, les ONG sont apparues comme venant d’une autre planète. Leur cahier est pourtant conforme aux demandes des experts du GIEC dont la fourchette haute fixe à 40% la nécessaire réduction sur la base des émissions de CO2 en 1990. Une nouvelle réunion aura lieu le 23 juin à Mexico. Puis les négociations de Bonn reprendront. Nul ne sait sur quelle base. 15 juin 2009, Jacques Moulins ———————— Pour ce « Duo » un peu particulier, c’est Emeric qui m’ a envoyé ce texte. Merci donc à toi de nous alerter sur des événements que nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer. Ce constat gravissime nous concerne tous. Pour ma part, je trouve que les conflits et les guerres qui secouent le monde et qui m’affectent beaucoup paraissent encore plus futiles quand on sait que d’ici quelques années, il sera trop tard pour tout simplement survivre dans un environnement qui sera devenu trop hostile. Pour illustrer cet article, je suis allée photographier une raffinerie de pétrole pas très loin de chez nous. Il m’a semblé que ça pouvait être un bon symbole. Je voulais la saisir de nuit afin de donner une ambiance encore plus glauque. J’ai choisi de traiter ces photos en simulant un traitement croisé (technique de développement particulière des films argentiques) afin de rendre ce monde encore plus étrange. D’où cette dominante verte. Pour la petite histoire, quand j’y suis allée, un orage a éclaté juste à ce moment là. J’aime autant vous dire que l’ambiance était vraiment lugubre : la nuit, l’orage, les fumées, l’odeur, le bruit assourdissant, et juste au moment où un coup de tonnerre éclatait, un homme de la sécurité a surgit derrière moi pour me dire qu’il était absolument interdit de photographier cette usine. Zone sensible m’a-t-il dit (je m’en doutais, mais j’ai joué les naïves). Tu vois Emeric, je m’en suis donné du mal pour illustrer ton alerte !!! Pour finir, j’ai quand même voulu mettre une petite note d’espoir à cet article en vous montrant une image de fleur. Elle aussi, elle est en traitement croisé, un peu étrange et ses couleurs sont loin de la réalité. Mais elle est belle – enfin, moi, je la trouve jolie …

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  • DRAME A L’ECOLE DE DANSE

    DRAME A L’ECOLE DE DANSE

    Samedi soir, nous sommes allés voir la représentation de fin d’année de l’école de danse des filles. En toute sincérité, je crois bien que ça faisait bien 10 ans que je ne m’étais pas ennuyée comme ça ! Imaginez un peu : début de la séance à 20h, tiers de temps à 22h, autre tiers à 24h, et le reste … on ne sait pas, on a craqué, on est partis. En toute logique, encore 2 heures, je pense … D’autant que nos chérubines ont dansé en tout et pour tout 2 mn et demi chacune ! Je crois que ce qui nous a plombé dès le début a été la première partie de 2 h consacrée au thème de la Belle au Bois Dormant version danse classique pour débutant. Je ne suis pas hermétique du tout à danse et à la musique classiques, mais là, c’était à la limite de la cruauté … Heureusement, le théâtre où avait lieu la représentation est un vrai petit bijou, et nous étions dans une loge à 3, Ryad, Alexandre et moi. Alexandre s’est couché par terre avec son MP3 sur les oreilles, Ryad a joué avec son téléphone en mode silencieux, et moi … j’ai pris des photos et je me suis imaginé des histoires terribles … En voici une version en 6 images/6 actes : 1er acte : Mise en place du plan de situation : le lieu du drame est dans un théâtre

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    2ème acte : Roulement de tambour, le spectacle va commencer, la rumeur faiblit, tout le monde porte son attention sur le grand rideau rouge

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    3ème acte Un homme entre dans une loge et s’approche à pas de velours derrière une femme. Elle l’entend, se retourne …

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    4ème acte Pendant ce temps, le spectacle bat son plein, la musique fuse. La Belle au bois dormant vient de se piquer le doigt, la sorcière a vaincu !

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    5ème acte La loge ou était la femme en rose est vide. L’homme s’enfuit. Personne n’a rien entendu du drame.

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    6ème acte Il sort précipitamment du théâtre, laissant les spectateurs à leur ballet. Y a-t-il eu des témoins ? Oui, moi. Suis-je à mon tour en danger ?

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    Fin

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    Le rideau est retombé. Le meurtre restera-t-il impuni ? Qui sera la prochaine victime ? Pourquoi ? Voilà, je me suis fait mon film pendant ces 4 heures, et figurez-vous … je n’ai même pas pris en photo les filles en train de danser, j’avais trop peur d’en rater une seconde !

  • REVE D’AILLEURS

    REVE D’AILLEURS

    Rêve d'ailleurs

    La dernière page a été tournée.

    Mais l’histoire a laissé des traces et le laisse rêveur. Elle raisonne dans sa tête et trouve un écho dans son imaginaire. Il s’est transporté, le temps d’un livre, dans une contrée lointaine qui l’attire. Il n’arrive pas à quitter ces feuilles de papier qui le faisaient voyager. Alors, la dernière page tournée, il continue sans elles. Pour rejoindre la légende. Ou rejoindre l’émotion qui l’étreignait. C’est diffus…

    Il rêve de ne pas avoir fini pour ne pas avoir à quitter cet ailleurs qui lui plaisait tant ; il rêve de se glisser entre les pages et d’entrer dans l’histoire ; il rêve d’être un héros. Ce n’est qu’un homme… parmi d’autres…

    Et ce n’est qu’un livre.

    Fini, il rejoindra ses congénères sur les piles qui s’entassent au gré des aléas (car les bibliothèques sont toujours trop petites !) et il essaiera, tant bien que mal, de se mettre en bonne posture pour séduire un autre lecteur, histoire de se faire effeuiller à nouveau par d’autres mains, histoire de se soumettre à un autre regard… Mais il peut, aussi, terminer étouffé de poussière ou, pire, enfermé dans une malle, où les mots qu’il protège se figeront dans le temps.

    Il rêve d’être usé à force d’être lu ; il rêve de devenir doux à force d’être caressé, il rêve de voir ses feuilles jaunir par la lumière du soleil ; il rêve d’être un livre de chevet ou un livre fétiche dont on se lasse pas ; il rêve d’être un best seller. Ce n’est qu’un livre… parmi d’autres…

    Mais la rencontre a eu lieu : un homme, un livre. C’est toute une histoire, nouvelle et unique, qui commence à chaque lecture. Un rêve d’ailleurs…

    Merci Marie-Laure d’avoir si bien mise en texte la photo que je t’ai envoyée ! Il faut bien dire qu’elle n’était pas si facile que ça à interpréter, elle raconte tant de choses avec son jeu de superpositions et de transparences !

    Ton magnifique texte me renvoie à un livre dont je vous recommande la lecture : L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon. C’est l’histoire d’un livre parmi d’autres et dont un jeune homme changera la destinée malgré l’entêtement de son auteur à le faire disparaître. Je ne vous en dit pas plus, ça se passe dans le Barcelone des années 1945, c’est plein de mystères et ce récit nous transporte dans un monde mêlant fantastique et vie quotidienne.

    Pour finir, j’ai pris cette photo à Gênes. J’étais devant une vitrine plus ou moins désaffectée et ce jeune homme pensif se reflétait dedans. C’était un joli tableau !

  • AUGURI !!!

    AUGURI !!!

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    Ha ! La mamma italianna, vous savez, celle qu’on a tous en tête, ultra protectrice, voire mangeuse d’enfants. Rêve, fantasme, caricature ou réalité ?

    REALITE Petit exemple : Nous avons fêté l’anniversaire d’Inès hier, à la française, c’est à dire à la maison, en petit comité. Car il faut savoir qu’ici, chaque anniversaire est l’occasion de fêtes gargantuesques, où au minimum toute la classe du chérubin est invitée, les parents, les grands parents, les oncles, les tantes, les voisins, les connaissances, les passants. Bien sûr, tout ceci requiert la location d’une salle, des heures de préparation culinaire salée – focaccia, pizza, patatine – sucrée – torta, dolce, caramele, l’achat de décorations et de lots pour les invités. Bref, un mariage ne demanderait pas moins de travail ! Mais que ne feraient pas les mamans italiennes pour leur enfant – souvent unique et on comprend pourquoi …

    Bref, pour ma part, je me refuse à ce genre de mise en scène, je ne suis pas italienne, et même si mon amour pour mes enfants est sans limites et immense, je ne suis pas maso !

    Donc, Inès avait invité une dizaine de petits copains et copines, pour l’après-midi et j’en avais profité pour convier à finir la soirée avec nous quelques parents. Comme quoi, je me transforme un peu ! Je pensais avoir le temps, durant l’après-midi, de préparer tranquillement le repas du soir pendant que nos têtes blondes s’agitaient autour de moi, bien occupés à jouer entre eux, et où de toutes les façons les adultes sont interdits.

    Mais c’était sans compter que les mamans de ces chérubins restent elles aussi tout l’après-midi !!!! Grave erreur de ma part ! Car non seulement je me suis retrouvée à faire la conversation à quelques unes pendant plusieurs heures, mais en plus elles ont piqué les gaufres que j’avais préparées pour les enfants ! Les mamans italiennes sont aussi très gourmandes, ça c’est quelques chose qu’on sait moins …

    En plus, Ryad ne m’a été d’aucune utilité car dans ces situations, les hommes sont exclus. C’est une affaire de femmes ! A 6 heures, je me suis décidée à leur avouer que j’attendais du monde pour 7 heures et qu’il fallait que je prépare un peu le repas. Elles sont très compréhensives les mamans italiennes, à tel point qu’il leur a fallu encore une heure pour me donner des recettes, pour dire qu’il fallait effectivement qu’elles partent, pour rassembler leurs enfants et qu’elles comprenaient qu’une journée comme celle-ci demandait de l’organisation … A peine étaient-elles parties que nos autres invités sont arrivés !

    Car il faut savoir qu’en Italie, on est toujours, systématiquement, obligatoirement en retard, sauf ….. pour manger. Je vous le dis : si vous êtes invités par des italiens, n’arrivez jamais, jamais en retard ! De toutes les façons, à 19h pile, si vous n’êtes pas arrivés, ils vous appelleront inquiets pour savoir ce que vous faites … Je vous laisse donc imaginer la scène : une maison sans dessus-dessous et strictement rien de prêt pour le repas. Avec Ryad, nous avons donc pris l’option nature – de toutes les façons, nous n’avions pas le choix, et nous avons mis tout le monde au boulot !

    Heureusement, c’étaient des copains chouettes et nous avons passé une super soirée !!! Les photos ci-dessous sont les seules que j’ai eues le temps de prendre de cette journée, c’est à dire avant l’enchainement des événements ! Une jolie table, l’attente des invités, des couleurs. Bref, la sérénité d’une jolie fête tranquille …

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  • TIC TAC

    TIC TAC

    Tiac Tac

    TIC, TAC D’un infini désert il ne reste plus rien, Derrière tous ces visages les sentiments sont feints, A jouer des passions on en perd le sens, A jamais embué dans un profond silence. Une lumière rejaillit on ne sait pas trop d’où , Elle éclaire un flot bleu, nous saisie tout à coup, C’est un regard vivant qui réveille notre cœur, Il déploie un chemin devant par sa couleur. Tic Tac, Tic Tac, L’aiguille s’est arrêtée En lampadaire stoppée. D’une lumière aveuglé On est ensommeillé. Tic Tac, Tic Tac, Nos émois tout en vrac, Venez on va courir En oubliant le trac Partageons nos sourires ! Marie-Anne Ambry-Zerrouk, Juin 2009

    Cette fois-ci, c’est moi qui avais envoyé ma photo la première ! Merci donc Marie-Anne de nous avoir fait partager ton inspiration ! Et vous, que vous évoque -t-elle ?

  • L’ART DU PAPIER CADEAU

    L’ART DU PAPIER CADEAU

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    A la question : « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », j’ai souvent répondu : « Je serai assistante du Père-Noël ». Devant le regard, souvent perplexe, de mes interlocuteurs qui ne savaient pas si je me prenais au sérieux ou non, il fallait que j’explique que j’aurais bien passé ma journée à emballer des cadeaux… Je trouvais – et trouve encore – que ce serait un travail formidable !

    Superfétatoire ? Anecdotique ? Secondaire ? Négligeable ?

    Non, je ne suis pas d’accord ; le papier cadeau participe au cadeau en lui-même : c’est lui qui le rend mystérieux et magique, c’est lui qui le met en valeur et qui le rend unique. D’où l’art du papier cadeau… car il comporte toute l’intention d’amour que vous mettez à l’intérieur.

    Quel parent n’a pas eu un petit bouchon de papier journal, scotché et re-scotché, qui cachait le plus grand trésor ? Le premier cadeau de votre enfant : si bien empaqueté et ficelé, que pour un peu, on croirait qu’on n’a pas le droit de l’ouvrir ! Et pourtant, le régal de leurs yeux quand on arrive enfin à découvrir la surprise qu’il nous a concoctée, est un cadeau en lui-même.

    D’ailleurs, il me semble que l’art du papier cadeau n’est pas dans la qualité du papier que l’on utilise, mais dans l’attention qu’on y porte et dans l’intention que l’on y met. Que ce soit un papier journal, un papier aluminium ou le plus délicat papier de soie orné de rubans multicolores, l’art du papier cadeau réside dans celui qui le fait et s’adresse à celui (ou celle) à qui il est destiné : pour lui donner encore plus envie de son cadeau ; pour qu’il désire le toucher, le découvrir ; pour le rendre plus précieux.

    Mains habiles ou malhabiles, peu importe, l’art éphémère du papier cadeau participe au bonheur de l’échange et c’est une aventure dont je ne me lasse pas. Malheureusement, je n’ai toujours pas rencontré le Père-Noël, alors je me contente d’emballer les cadeaux que je fais et, du coup, je trouve qu’il n’y en a pas beaucoup… Et vous, vous faîtes comment ? Vous n’avez pas besoin d’une assistante ? 

    Merci Marie-Laure encore une fois pour ce magnifique texte ! C’était une jolie surprise pour moi !

    Alors bien sûr, je me suis longtemps demandé comment illustrer cet art ! Après divers essais dont je vous mets un exemplaire ci-dessous, aucun ne me convenait … J’ai donc choisi la simplicité extrême du papier cadeau.

    La main.

    N’est-elle pas elle aussi la toute première expression du don ?

    Et j’ai pensé que la photo devait être en noir et blanc pour affirmer le côté intemporel et universel de l’emballage de l’offrande …

    Merci à toi aussi Ryad pour m’avoir offert tes mains !

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  • MORT AUX CONS

    MORT AUX CONS

    Je suis heureuse de vous annoncer la création d’un nouvelle rubrique que j’ai intitulée « ma p’tite bibliothèque« . Comme son nom l’indique, elle me servira à partager avec vous des bouquins que j’ai lus et que je trouve sympas ! Et comme d’habitude, j’essayerai de les illustrer avec mes photos ! Pour commencer donc, j’ai choisi de vous faire découvrir un livre au titre percutant : Mort aux cons, de Carl Aderhold. C’est un roman polaro-philosphico (ça existe ça?) et dont le narrateur est un homme qui, ne supportant plus les cons et pour le bienfait de l’humanité, les assassine. Ca, c’est le côté polar, parce que bien entendu, il y a enquêtes. Le côté philosphique, c’est qu’il tente tout au long du livre d’élaborer une définition du con, car s’il se revendique clairement serial killer, il n’est certainement pas psychopathe et il ne tue pas à l’aveuglette ! Côté style, c’est un livre facile et agréable à lire, avec évidemment beaucoup d’humour grinçant. Les chapitres sont courts, ce qui le rend très compatible avec une lecture du soir !

    Cliquez pour agrandir l’image Je vous livre ici la 4ème de couverture sur mon édition de poche : « Contrairement à l »idée répandue, les cons ne sont pas réformables. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquilles : la peur. Je veux qu’ils sachent que le temps de l’impunité est révolu. Je compte à mon actif 140 meurtres de cons. Afin qu’ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat. » Qui n’a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quand il vous réveille à coups de perceuse ? Ou d’envoyer dans le décor l’automobiliste qui vous serre de trop près ? Mais passé les premiers meurtres d’humeur qui le débarrassent des cons de son entourage, le héros prend peu à peu conscience de l’ampleur de sa mission. Merci à Alexandre qui a bien voulu être mon modèle ! Pour info et pour ceux que ça intéresse, j’ai volontairement sur-sur-sur-exposé Alexandre afin que seuls ses yeux et sa bouche apparaissent. Ensuite, j’ai maculé de taches de sang virtuel toute l’image... Merci à mon cher et tendre Ryad qui m’a fait découvrir ce livre !

  • PETITS PLAISIRS DE PRINTEMPS

    PETITS PLAISIRS DE PRINTEMPS

    Ca y est, le printemps est bel et bien là ! Il est enfin arrivé avec tous ces petits plaisirs que nos amis des pays équatoriaux ne peuvent pas connaître ! C’est donc pour eux que j’ai voulu écrire ce petit article ! Après des mois de frustration hivernale, quel plaisir de redécouvrir tous ces menus instants emplis de fraîche douceur. La liste que je vous propose est loin d’être complète, et je pense que chacun aurait une anecdote à ajouter ! Je me suis servie de mon quotidien durant 2 journées et j’ai essayé de photographier les petites joies que m’a procuré le printemps. En voici quelques bribes !

    Le ciel bleu, ah, si bleu !

    Bien entendu, il y a les fleurs que je me suis amusée à prendre en transparence. Il faut dire que leur blancheur s’y prête tellement !

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    Toujours dans les fleurs, il y a ces petits bouquets dont nos enfants ont le secret :

    Au jardin, il y a aussi les pousses de printemps,

    les pucerons sur les rosiers,

    le linge qui sèche au soleil,

    et la tondeuse à gazon qui reprend ses offices

    Et enfin, les hommes qui montrent leurs attraits !

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    Cliquez pour agrandir les photos !

  • HOMMAGE AUX GARDIENS D’AME D’ENFANTS

    HOMMAGE AUX GARDIENS D’AME D’ENFANTS

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    Je suis à la fois le favori et le laissé-pour-compte ; l’objet de tous les désirs quand je ne suis encore qu’une image ou un rêve ; l’objet de tous les plaisirs quand je suis nouveau et que je viens d’arriver.

    Parfois, quand j’ai de la chance, on peut m’affectionner longtemps en me remisant dans une place à part : au creux d’un bras, au fond d’une poche, au milieu d’une chambre, puis d’un grenier.

    Le sort peut aussi en décider autrement et me rendre le martyr de jeux… pas toujours innocents ! Je terminerai alors en pièces, en miettes, écervelé ou démembré, désossé ou décortiqué, mais j’aurais été étudié sous tous mes angles, sous toutes mes coutures, et on aura fait de moi, ad vitam eternam ou un bref instant, le centre d’une expérience de vie ludique.

    J’ai le pouvoir de réunir toutes les civilisations de tous les continents et, pourtant, je peux servir à faire la guerre… Sous différents aspects, de formes plus ou moins façonnées ou manufacturées, à n’importe quel prix, je m’adapte à toutes les cultures, car je suis éternel dans l’âme des enfants et, parfois encore, dans celle des grands…

    Je suis un jouet et n’existe que par ce que l’on veut bien faire de moi : caillou ou Légo, brindille ou poupée Barbie, mouchoir ou pistolet en plastique… : le jouet est d’abord, et avant tout, le fruit de toutes les imaginations, alors « qu’importe le flacon, pourvu qu’on aie l’ivresse ! »

    Auteurs : Marie-Laure pour le texte et Laurence pour les photos

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    Ce jour là, Marie-Laure a dû faire un grand rangement dans la chambre d’Arthur et cela a dû lui inspirer ce joli texte ! Merci Arthur …. De mon côté, j’ai tout de suite pensé à illustrer ce texte avec des peluches, allez savoir pourquoi car Marie-Laure n’en parle pas du tout ! Peut-être parce que le doudou est le tout premier jouet qu’on offre généralement aux bébés et qu’il est unisexe !

    Il y avait une autre photo que j’ai prise au même moment, et qui me parlait tout autant. Je vous la présente donc ici aussi.

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    Dans les 2 cas de figure, j’avais en tête de vieillir et de salir ces photos, comme si elles avaient été enfouies pendant des années dans nos vieux combles. Mais elles sont là, présentes au dessus de nos têtes, imperturbables, et surtout, surtout, toujours avec le sourire !

    Et vous, avez-vous fait votre choix sur celle qui vous parle le plus ?

  • RENOUER

    RENOUER

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    Renouer….

    En traversant l’errance
    Qui de mot en absence
    N’offre que son silence
    Y aurait-il violence ?

    Isolé dans la foule,
    La journée se déroule
    Le cœur meurtri en boule
    Parfois l’anxiété saoule

    Je vous souhaite un sourire,
    L’éclat d’un grand fou rire
    Une main pour vous grandir
    Tournée vers l’avenir

    Un regard pétillant
    N’en soyez pas méfiant
    Il donne tout son vivant
    Pour renouer au présent

    Retrouvant l’espérance,
    Les mots se font présence
    En projet renaissance
    La vie retrouve un sens

    Je vous souhaite affection
    Plaisir d’une Emotion,
    Pour une vie d’attention
    Le bonheur d’ambition.

    Auteurs : Marie-Anne pour le poème, Laurence pour la photo

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    Merci Marie-Anne pour ce joli mot d’espérance ! Pour illsutrer ce poème, je me suis demandée comment faire pour que les 2 mondes que tu décris , l’un triste et l’autre plein de promesses, puissent coexister dans la même photo. Finalement, j’ai fait le choix de la seconde partie, celle de l’allégresse, celle qui se porte le plus vers l’avenir ! J’ai pris l’arbre pour l’emblème des racines, du renouement avec ce qu’on est, de ce qu’on a toujours été. Mais aussi parce qu’il change et que chaque année de nouvelles poussent arrivent. Le marronier parce qu’il a de belles bonnes grosses feuilles généreuses. C’est l’espérance et la générosité : tu nous souhaites tant de bonnes choses ! Enfin, parce qu’il me fallait du vert, beaucoup de vert. Symboliquement, cette couleur est porteuse d’avenir, d’espoir, de renouveau. J’ai voulu faire en sorte qu’il soit un vert très très frais, pour bien marquer le fait qu’il est tout nouveau, tout jeune, tout tendre. Bref, il renoue avec la vie !

  • IL A PLU !

    IL A PLU !

    c'est la fête des mères

    Il a plu

    Il a plu des bisous ce matin

    Ils sont tombés dans le jardin

    Des bisous tout fous

    Des bisous d’amour

    Doux comme du velours

    Des bisous pour toi

    Et un jour, en secret

    Je t’en ferais des bouquets.

    Signé : Marie-Thérèse pour le texte, Laurence pour la photo

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    Un grand merci à Marie-Thérèse qui nous a apporté cette jolie contribution pour cette journée que les mamans, les enfants, et … les papas adorent !

    Ca a été un régal pour moi d’illustrer ce poème ! Pour ceux que ça intéresse, j’ai pris cette photo en contre-jour et j’ai fait la mise au point sur la haie, derrière les fleurs qui bougeaient dans le vent, me donnant ainsi cette impression de pluie de pétales roses…

  • L’EXIL

    L’EXIL

    L'exil

    Devant cet immense paquebot perdu au milieu de la mer et du ciel, j’ai longtemps hésité entre l’exil et l’évasion, les deux n’étant pas incompatibles par ailleurs…

    Le cœur serré mais l’esprit exalté, toute personne sur ce grand navire fait figure d’aventurier à la conquête de nouvelles contrées, mais il faut d’abord traverser ce désert d’eau, cette immensité bleue qui relie les terres entre elles et c’est une aventure à part entière.

    Avant de rejoindre une terre connue ou inconnue, même à l’abri d’une carcasse de métal géante, il faudra se laisser porter par cette masse mouvante et parfois capricieuse ; il faudra se soumettre aux lois des vagues et de la météo ; il faudra atteindre cet horizon infini ; je suis sûre que le temps prend une autre valeur, indicible, comme suspendue au gré du vent… Et le cœur du passager -aventurier oscille entre deux terres : celle à venir et celle derrière lui…

    Car on sait toujours ce -et ceux- qu’on laisse derrière soi, une trace, parfois infime, mais indélébile, qui imprègnera notre futur où tout est à venir. Ce futur, cette autre terre à l’horizon, promesse de tant de rêves, sera-t-il à la hauteur de nos espérances ?

    Signé :

    Marie-Laure pour les textes, Laurence pour la photo

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    Merci à Marie-Laure pour avoir lancé avec moi un tout nouveau petit exercice de style et qui trouvera sa place dans la catégorie « Duos ».

    Le principe est le suivant : Quiconque a envie d’écrire un petit texte, poème, pensée pourra me l’envoyer et je tenterai de l’illustrer. De même, pour ceux qui seraient d’accord, je peux leur proposer une image que j’ai faite et à partir de celle-ci, ils me composent un texte. J’ai également mis mon amie Marie-Anne sur le projet et j’attends avec impatience sa production ! Je pense bien entendu à beaucoup d’autres personnes riches d’idées et je n’attend que leur feu vert !

    Nous avons trouvé l’idée intéressante et stimulante pour ceux et celles qui souhaitent partager des moments d’émotion et de réflexion. Bien entendu, tous les styles sont possibles, du plus poétique au plus comique.

    Alors, si ça vous intéresse, creusons-nous les méninges ensemble !

  • MANGEZ DES FRAISES !

    MANGEZ DES FRAISES !

    Ah, que ceux qui ont su attendre la vraie saison des fraises soient récompensés !!

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    Ca y est, ici, en Italie, elles déboulent sur les étals, regorgeantes de couleurs et de sucre. Du vrai bonheur printanier ! Avec mes 2 petites assistantes en chef, Marie et Inès, nous avons voulu vous faire partager ce petit instant succulent ! Armées de la passoire familiale en guise de pare-soleil et pour faire de jolis effets de lumière, nous nous sommes installées sur la terrasse pour prendre ces quelques clichés.

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    Mais il fallait faire vite, leurs papilles ayant du mal à résister à la tentation ! _dsc4585 Cliquez pour agrandir

  • L’ARGENT, LE NERF DE LA GUERRE

    Je ne suis pas économiste, loin de là, et pardonnez-moi si j'écris des choses qui peuvent paraître simplistes aux yeux de certains. Je vous livre ici simplement ma perception des choses telles que je les ai vues et vécues, notamment au cours de nos rencontres véritablement fructueuses avec les acteurs économiques d'Assikoi. Citons pour commencer les différentes catégories socio-professionnelles. Dans ce pays principalement agricole, les planteurs viennent bien évidemment largement les 1ers. Je n'ai pas les chiffres, mais j'ai eu l'impression que la quasi-totalité des habitants était planteur. Il y a ensuite les commerçants, les artisans. Il y a également les fonctionnaires représentés par le personnel médical et les enseignants. Je ne sais pas s'il y a de police, mais en tout cas je n'ai pas rencontré de policier clairement identifié (…) Il n'y a pas encore de Mairie, donc pas de personnel communal. Par contre, il y a une sous-préfecture, mais je ne sais pas si le personnel vit sur place, à Assikoi. A chaque fois que je suis passée devant le bâtiment, celui-ci me semblait fermé, et d'ailleurs nous n'avons pas pû rencontrer la sous-préfète car elle n'est jamais venue durant toute la durée de notre séjour. Je vais commencer par décrire la situation des planteurs car il me semble, ou plutôt, je suis convaincue, que c'est à partir d'eux que tout le reste de l'économie locale découle. LES PLANTEURS Comme tous les planteurs de Côte d'Ivoire, ils cultivent essentiellement du café et du cacao (la Côte d'Ivoire est un des 1ers producteur mondiaux). C'est un travail très difficile car il est réalisé avec pour seul outil une machette. Nous sommes en zone tropicale, la nature est donc impitoyable. Les plantes poussent sans cesse tout au long de l'année, il fait extrêmement chaud et humide. Les champs peuvent être situés très loin des habitations car il faut les laisser se reposer entre les récoltes. Que de fois je les ai vus revenir si fatigués de leur journée ! Je garde en tête cet homme que nous avons rencontrés un soir alors qu'il rentrait de son champs. On lui demande "les nouvelles" et il nous répond qu'il est fatigué de travailler tout au long de la journée et de ne pas manger le soir, ou si peu. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il ne vit pas de son travail qui l'occupe pourtant à 100% de son temps. Il n'est tout simplement pas rémunéré décemment. Parce que le prix de la vente de sa production dépend des fluctuations boursières. Parce qu'ils dépendent des intermédaires car ils n'ont pas l'argent pour payer une taxe d'accès direct au port d'où partira leur marchandise. Parce qu'ils produisent de moins en moins car ils n'ont pas d'argent pour acheter de l'engrais. Avec Ryad, nous pensons qu'il y a des solutions et nous oeuvrons actuellement pour voir comment les mettre en pratique. Par exemple, pourquoi ne pas penser à la filière du commerce équitable ? C'est une activité qui se développe de plus en plus, et même si les parts de marchés restent secondaires, elles augmentent et elles sont bien réelles. Mais nous devons aller plus loin car cette solution ne suffit pas en elle-même. Nous pensons qu'il faut également apporter de la valeur ajoutée à ce café et à ce cacao. Pourquoi ne pas le torréfier directement sur place ? Ainsi, nous aurions un produit fini. Ne trouvez-vous pas étrange que nous, en Europe notamment, nous payons toujours le café au même prix ? Ca veut bien dire que les intermédiaires prennent de l'argent au passage, non ? Si les planteurs n'étaient plus tributaires des hauts et des bas de la bourse, ils pourraient enfin compter sur des revenus relativement stables. Le marché intérieur de Côte d'Ivoire est totalement squatté, sur le café, par … Nestlé ! Notre cher Jonathan nous a même écrit que peu d'Ivoiriens pouvaient se permettre le luxe de boire du café le matin ! Parce qu'une fois torréfié, effectivement, il prend enfin de la "vraie" valeur ! Les débouchés pourraient donc être nombreux localement et à l'exportation -via, concernant les pays riches, une filière de commerce équitable. Mais on peut penser aussi à d'autres marchés d'Afrique, comme l'Algérie par exemple, grande consommatrice. Reste à voir la qualité du café et du cacao produits sur les terres d'Assikoi. Avec Ryad, nous avançons donc sur ce sujet, et nous sommes bien entendu à l'écoute d'idées et de suggestion sur ce sujet … Une famille de planteursUne femme revient des champs

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    LES COMMERCANTS ET LES ARTISANS Pour illustrer ce qui va suivre, je vais commencer par un exemple très concret qui vient juste de se produire : Dernièrement, le village était censé fêter Pâques. Les commerçants se sont préparés à cette période où la population consomme le plus (avec celle de Noël) en faisant des stocks. Ils pensaient pouvoir faire des bénéfices conséquents. Or, au même moment les cours du café ont chuté. Du coup, les habitants ont beaucoup moins consommé que d'habitude, non par morosité, mais tout simplement parce qu'ils n'avaient pas d'argent ! Résultat : moins de bénéfices pour tous les commerçants (bistrots, restaurants, coiffeurs, couturiers, marchands de chaussures, etc…). Et c'est donc tout le village qui en a pati. Si les planteurs ne gagnent pas d'argent, le village ne pourra jamais sortir de sa pauvreté. Les commerces seront toujours aussi misérables, aussi peu achalandés, les artisans n'auront toujours pas de commandes donc pas les moyens d'acheter des outils, la santé sera toujours aussi mauvaise parce que les gens n'auront pas les moyens de se soigner, les enfants iront toujours aussi peu à l'école parce qu'ils devront vite travailler, et ainsi de suite. Quand je parle de commerces misérables, je ne veux pas être méprisante. Mais il faut bien reconnaître qu'ils n'ont aucun stock ! Il y a le marché, où les assikoiens et d'autres venus d'Adzopé (la "grande ville" située à 15 km) vendent quelques produits : du poisson séché (toujours séchés, uniquement séchés car il n'y a pas de réfrigérateurs …), des fruits et légumes. Sur ce marché, il y a aussi des "quincailleries", des "drogistes", des marchands de tissus, de chaussures, cordonniers (oui, oui, le plastique chinois se répare très bien !) , etc… bref, tout ce qu'on peut imaginer trouver sur un marché de la vie quotidienne. En commerces "en dur", avec boutique, on trouve également quelques épiciers, coiffeuse, tailleurs, menuisier, maquis (bistrots), retaurant. Je pense que les photos parleront d'elles-mêmes sur l'achalandage. Et pour cause, et j'en reviens encore au 1er point, les principaux clients sont … des planteurs ! Images du marché : Etal sur le marchéMarchande de tissus sur le marché Marchande de savonsMarchande de "plats à emporter"

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    Marchande de cacaoPetit marchand de noix de cocomarchande sur le marché Images de commerces : Le tailleur et son ouvrièreAu maquis Une épicerieLa coiffeuse

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    LE SYSTEME BANCAIRE J'ai été étonnée de voir autant de tirelires en vente. J'ai vite compris qu'effectivement, quand on est pauvre, on n'a pas accès aux banques (il y en a à Adzopé, y compris avec distributeur). Alors, les prêts, n'en parlons pas ! Et pourtant, il suffirait parfois de peu pour lancer une personne désireuse de lancer une activité. Je repense à cette femme que nous avons rencontrée et qui nous disait qu'elle avait envie de fabriquer du savon pour le vendre sur le marché. Acuellement, ce sont des adzopéens qui viennent le vendre sur le marché d'Assikoi. Cependant, cette femme n'a pas l'argent pour acheter la matière première. Et la solidarité familiale ne joue qu'en cas de coup dur et grave, par exemple le financement en commun d'une sépulture, mais visiblement pas sur l'aspect économique. Le système bancaire : la tirelire Cliquez pour agrandir Ici aussi, nous pensons qu'il y a moyen d'aider de petits projets en apportant la mise de départ. Notre association souhaite d'ores et déjà approfondir ce thème du micro-crédit et les associations de jeunes sur place se chargent de rassembler divers projets. Affaires à suivre ! En conclusion, cet article n'est qu'un petit tour d'horizon de la situation. Il est clair que je n'ai pas tout dit, et je pense que ceux qui connaissent bien le sujet réagiront en apportant leur vision des choses. N'hésitez donc pas à compléter mes propos dans les commentaires. Ensemble, nous y arriverons ! En cliquant sur le lien : http://www.chellali.net/Document(52).jpg, Robert Mondange, de l'assoication des Amis du Pays d'Assikoi nous livre un schéma très intéressant de l'historique de la situation actuelle.

  • OEUFS EN FOLIE

    OEUFS EN FOLIE

    Voici un nouveau petit article que je me devais de diffuser car il est le résultat d’une collaboration très fructueuse entre un éleveur de poules et d’oies (Alain), un écrivain magnifique (Marie-Laure) et un artiste photographe inconnu (Emeric peut-être ?). Je vous livre donc toute la splendeur de la chose ! ——————————————

    Ce n’est plus Pâques… mais c’est encore une histoire d’oeufs !
    Il y a certes les oeufs de Pâques, en chocolat, en sucre et autres gâteries, mais ça, c’est du passé !
    Il y a aussi les oeufs de poules, d’ oies, de pigeons et autre gallinacés : la Gâtinaise, la Bourbonnaise, la Houdan, l’Ardennaise, le cou nu du Forez, la Marans…
    Dans ce galimatias (excusez du peu !) de noms, un novice a de quoi s’y perdre. C’est sans compter sur Alain, qui, armé de ses boîtes remplies d’oeufs variés et divers, nous a fait tout un cours un soir de grand vent et il est de mon devoir de le faire partager au plus grand nombre.
    Donc sur ces photos, vous pouvez observer :
    – la richesse des oeufs de poules de Marans, roux caramélisés presque dorés, parfois mouchetés de paillettes brunes.
    – la délicatesse blanche d’un oeuf de poule naine dont j’ai oublié le nom (pardon, Alain !).
    – la générosité sans fard d’un oeuf d’ oie et la petite plume accolée, témoin de l’origine de la chose (qui croyait que les oies étaient blanches ?)
    Enfin, pour terminer cette aventure pittoresque, il était prévu de tester la résistance de ces merveilleuses coquilles dans les soutes à bagages entre le Maine et Loire et la Ligurie, mais oubliées sur la table par inadvertance (ou par prudence peut-être ?), il faudra remettre à plus tard cette expérience dont d’avance je me réjouissais… Dommage !
    De ce point de vue, Internet est un messager autrement plus fiable , mais vous ne pourrez en voir que la couleur… Quant à la saveur, pour ceux qui ont eu le plaisir d’en manger, ce fut un régal. Pour les autres, en attendant que les gôuts et les odeurs puissent se transmettre par ce biais, j’espère vous mettre l’eau à la bouche !
    Marie-Laure
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    Je précise juste pour ceux qui n’ont pas très bien suivi – soyez attentifs s’il vous plait – que le 4ème artiste qui se proposait de tester la résistance des oeufs dans la soute à bagages n’était autre que mon mari adoré, Ryad …
  • L’APOSTROFO E L’ACCENTO

    L’APOSTROFO E L’ACCENTO

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    Petit moment particulier de la journée qu’est celui des leçons du soir. Pour les enfants, c’est l’ultime concentration, le dernier effort, ouf, avant de se détendre vraiment. Pour les parents, c’est aussi temps où on tente de percer les petits secrets de la journée, car les enfants ne nous racontent rien !

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  • LA VIE EN ROSE BRUYERE

    LA VIE EN ROSE BRUYERE

    En fait, mon titre est en partie faux car il n’y a pas que du rose bruyère dans les images que je vous présente … Il y a aussi du bleu, du jaune, du gris, du marron, du doré, de l’argenté… Bref, une palette de couleurs de début de printemps dans nos montagnes liguriennes. Et comme lors de cette ballade nous étions à une altitude assez élevée, nous avons eu droit au frémissement du printemps, à ses toutes premières jeunes pousses. Voici donc quelques extraits de ce souffle de liberté. Commençons par la vue générale : _dsc3792_dsc3785

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    Dans les bois de conte de fées :

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    Et maintenant, à ras du sol, avec un objectif 35 mm vraiment pas fait pour la macro ! Mais finalement, je trouve que le résultat est intéressant. J’ai converti les photos originales en noir et blanc très contrasté, et là aussi, le résultat m’interpelle. Entre les deux, mon coeur balance. Et vous, que préférez-vous ?

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    Et pour finir,

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    En fait, tout ceci n’était qu’un prétexte pour faire un clin d’oeil à Marie-Thérèse, Roland, Marie-Laure, Arthur et Inès !

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  • LE PETIT JESUS EST PHOSPHORESCENT

    LE PETIT JESUS EST PHOSPHORESCENT

    Les contrées chrétiennes s’apprêtent à fêter Pâques. Et j’ai bien l’impression que plus que nulle part ailleurs l’Italie s’y prépare. Donc, ce midi, je suis allée chercher Inès à l’école, publique je précise, et voilà tous ces chérubins sortant fièrement avec leur petit Jésus sous le bras, empaqueté dans un film transparent et accompagné d’un rameau d’olivier. Lequel rameau d’olivier a été béni hier par le curé au sortir de la messe la plus longue de l’année m’a-t-on dit. Heureusement qu’Inès a de bonnes copines qui ont bien voulu s’y coller et lui en ramener une branche ce matin, sinon, poverina, elle n’aurait pas rapporté ce rameau demandé expressément par la maîtresse sur le cahier de correspondance. Non, vraiment, ces italiens ne reculent devant rien quand il s’agit de religion catholique ! _dsc3714 Même pas devant le kitch. C’est tellement fort que je n’ai pas résisté à prendre une heure pour vous faire partager ce pur moment d’exaltation devant l’objet. Voyez vous-même ce Jésus de plastique vert crucifié sur une croix recouverte de grains de café et vernis. Et surtout … surtout … fort, fort phosphorescent ! Car la maîtresse a bien dit qu’il fallait le suspendre dans la chambre pour le voir aussi la nuit ! C’est sûr, avec un tel objet devant les yeux, nos chérubins seront marqués à vie, imprégnés de visions fantasmagoriques que seule la confesse pourra soulager !

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    Bon, maintenant, pouvez-vous me dire ce que j’en fait de cet objet ramené avec enthousiasme par ma petite Inès ? J’en parlerai au curé, car je sais qu’il va passer prochainement pour bénir la maison en échange de 5 euros pour cause de tradition pascale. Le problème, c’est qu’il me laissera aussi et encore une image pieuse. Alors avis aux collectionneurs, lots à céder !

  • J’AI PIQUE LES BARBIES DE MA FILLE

    J’AI PIQUE LES BARBIES DE MA FILLE

    Je me suis souvent demandée pourquoi mes filles ont toujours préféré jouer aux barbies plutôt qu’au baigneur. Ce qui m’interpelle, c’est que pour moi aussi, c’était cette poupée là qui avait largement la préséance dans tous mes jeux de petite fille. Est-ce pour autant que je suis une mauvaise mère, n’ayant eu aucun entraînement au biberon et à la couche, et ayant préféré m’incarner en blondasse (à l’époque elles étaient toutes blondes) et fantasmer sur des succès fulgurants et imparables auprès de princes – lesquels d’ailleurs étaient souvent du recyclage de barbies moches … Bref, j’ai piqué les barbies d’Inès pour jouer à la photographe portraitiste. Le côté pratique, c’est qu’elles sont très photogéniques, et savez-vous pourquoi ? Car toutes les parties de leur visage sont exactement symétriques, qu’elles ont les zygomatiques hautes, elles sont déjà maquillées, et surtout, surtout, elles ne bougent pas un muscle ! Voici donc un petit exercice que je me suis imposée par jeu. Tout d’abord, une série en noir et blanc fortement contrastée. Commençons par un portrait très premier plan. Le très premier plan, c’est quand on ne voit qu’une partie du corps qui est supposé être un ensemble. Ensuite, passons au premier plan, où là, on voit tout le visage. Les angles bien entendu, peuvent varier : dsc_3623dsc_3673dsc_3658dsc_3675 Ce qui est intéressant ici, c’est que tous ces portraits sont pris d’une poupée qui est totalement inanimée et figée. C’est donc seulement en variant les angles de vue et l’éclairage qu’on arrive à changer les expressions. On passe du regard langoureux à un autre pensif et à un autre provocateur. C’est drôle, non ? Passons à la série « high key » ou haute lumière dsc_3640dsc_3685dsc_3688dsc_3696dsc_3689 Sacré changement de décor et d’ambiance, non ? Laquelle préférez-vous ?

  • LA SANTE CHEZ LES PAUVRES

    LA SANTE CHEZ LES PAUVRES

    Pardonnez mon titre provocateur, mais aujourd’hui, le politiquement correct n’est pas ma tasse de thé. Attention, n’y voyez pas de message moral ou culpabilisateur ! Nous avons un merveilleux système de santé et nous n’avons pas à en rougir. Mais il n’en demeure pas moins vrai qu’à Assikoi, il vaut mieux avoir une bonne santé et pas d’accident … Le centre de santéAccueil Le personnel Ici, il y a donc un médecin avec quelques infirmier(ères), une sage femme et un pharmacien. Le médecin est fonctionnaire et est nommé à ce poste pour une durée déterminée. Celui que nous avons rencontré est bien entendu jeune, avec beaucoup de bonne volonté, mais surtout celle de partir dès qu’il aura les moyens de monter son propre cabinet. Je ne lui jette pas la pierre, tout un chacun souhaite améliorer ses conditions de travail et de vie, et il n’y a aucune raison que cet homme échappe à ce désir. Mais forcément, ce genre de système apporte son lot d’inconvénients, et en premier lieu la non implication et le risque de détournement de fonds. A l’opposé, Assikoi a un médecin dont les tarifs sont plus que raisonnables. Mais même à des tarifs très bas, quand on est pauvre, c’est trop, et bien malheureusement de nombreux assikoyens n’ont pas les moyens d’avoir accès aux services de santé. Le médecin, la sage femme et l'infirmier en chefLe pharmacien Un centre de santé dépourvu de moyens Le centre de santé compte 2 bâtiments : l’un réservé aux consultations et aux soins, l’autre à la maternité. Tous les 2 sont équipés de façon extrêmement sommaire. Lors de notre visite, il y avait très peu de monde et je vous promets que j’ai eu l’impression d’un centre de santé fantôme : des pièces quasi vides, des salles d’intervention sans aucun équipement même élémentaire, une pharmacie plus que minimaliste. Dans ces conditions, c’est sûr que c’est difficile d’exercer son métier de médecin, de pharmacien ou de sage femme. Les cas plus sérieux sont envoyés à l’hopital d’Adzopé quand l’ambulance est là. Cette dernière a été donnée par un assikoyen qui vit en Europe. Jusqu’à quand tiendra-t-elle ? Heureusement, les ivoiriens sont les champions de la mécanique et il est à parier que cette voiture bravera les plus terribles des ornières des 15 km de piste. l'ambulancechambresalle des premiers soins La maternité est équipée du plus strict minimum : une table d’accouchement, un pèse-bébé, une toise. Je crois sincèrement que c’est à peu près tout. La chambre : un grand et un petit lit. Les draps sont ammenés par les familles, ainsi que la nourriture. L’accouchée ne reste pas longtemps, grosso-modo juste celui de rassembler la somme pour payer « la prestation ». Seule une femme sur 2 accouche à l’hôpital. Par ailleurs, il semblerait que les grossesses de très jeunes filles soient de plus en plus nombreuses. Et il est vrai que je ne compte pas le nombre de très jeunes mères que j’ai pû croiser. La contraception est bien entendu quasi inexistante à cause du coût. Les femmes connaissent la pilule, mais il semble que ce soit le système des injections qui soit le plus développé car le moins onéreux. Pour ma part, je n’en n’avais jamais entendu parler. Et pour cause. Après quelques recherches sur internet, j’ai découvert que ce moyen de contraception n’est à utiliser que s’il n’y a pas d’autre solution car les effets secondaires concernant l’ostéoporose sont importants, sans parler du fait qu’il faut en moyenne attendre entre 9 et 18 mois après l’arrêt de ces injection pour un retour aux cycles normaux, une prise de poids très importante, et j’en passe … chambre de la maternitésalle d'accouchementle plan de travail pour l'accueil des nouveaux nésjeune fille de 15 ans en consultation de grossessejeune femme et son bébé qui a 2 heuresjeune mère de 17 ans qui me présente son deuxième enfant Une médecine d’urgence Les gens attendent souvent le dernier moment avant de consulter, quand tout a été tenté avec les moyens du bord. Parfois l’issue est fatale. Comme cette histoire de ce petit garçon décédé quelques jours avant mon arrivée. Tombé d’un arbre, il n’a rien dit à ses parents de prime abord. Mais les jours ont passé et il est allé de plus en plus mal. Ammené à l’hôpital, il est mort d’une lésion interne. Il avait 8 ans. Mais il arrive aussi que les choses s’arrangent, comme ça a été le cas pour ma petite voisine. Brulée très fortement à la jambe avec de l’eau bouillante, du talon jusqu’à l’aine, elle a été soignée à la biaffine, sans aucune consultation. Durant tout mon séjour, elle a boité, incapable de tendre ou de plier la jambe. Quand je suis partie, les croûtes commencaient à se former, la blessure n’était pas inffectée et la cicatrisation était en bonne voie. A 10 ans, elle sait qu’il faut être fort face à la douleur parce qu’il n’y a pas le choix. le médecin nous rejoint dans la maternitéA l'entrée, liste des patients qui sont en dette La vaccination Les moyens, l’argent, c’est tout ce qui manque à ces gens y compris pour la vaccination de leurs enfants. Notre association a financé une campagne juste avant mon arrivée. 800 enfants ont ainsi pû être vaccinés. Dans le même temps, le gouvernement ivoirien a également initié des vaccinations contre la polio, financées en partie grâce à des ONG. Sans tous ces dons, ces vaccinations ne pourraient pas se faire. Aujourd’hui, seule la solidarité permet à ces enfants d’échapper à des maladies mortelles ou handicapantes. Nous devons continuer cet effort de partage ! campagne de vaccinationfinancée par de nombreuses ONG La médecine traditionnelle Je dois vous dire que j’ai souvent pensé, face à ce dénuement de moyens financiers et matériels, à ce qu’était devenue la médecine traditionnelle. Cette pensée m’est venue lors d’une rencontre avec une jeune femme qui allait de maison en maison avec une bassine remplie de boîtes de médicaments usagées. Bien entendu, elle en ignorait probablement tout. Au meilleur des cas, il restait encore la notice et on pouvait espérer qu’elle pouvait la lire avant de vendre le comprimé. Au pire, elle distribue ces pastilles et sirops à l’inspiration. Comment en est-on arrivé là ? C’est une grosse carence de ma part que de n’avoir pas plus approfondi le sujet. Car quand je pense que l’Académie des technologies française a signé un accord de coopération avec l’Académie chinoise de médecine traditionnelle, je me dit qu’il y a vraiment des choses à faire, à (re)découvrir dans ce sens. Quand je pense à tous ces chimistes occidentaux qui vont dans les coins les plus reculés d’Afrique à la rencontre des médecins « traditonnels », qu’on appelle je ne sais pas pourquoi « guérisseurs », et ceci pour en savoir plus sur leurs connaissances des plantes, des pierres, des animaux et que sais-je encore ? Jusqu’à quel point, pour reprendre un terme de Bourdieu, l’a-culturation ou la dé-culturation a-t-elle fait des ravages ? Pharmacie de médecine traditionnellepharmacie de médecine de charlatans —————————————— Je suis seule responsable des propos tenus ici. Mon opinion ne reflète pas nécessairement celle de l’association ASSIKOI.

  • J’AI CRAQUE POUR UN BOUQUET DE RENONCULES

    J’AI CRAQUE POUR UN BOUQUET DE RENONCULES

    Ce matin, en prenant mon café devant un joli bouquet de renoncules, j’écoutais France Inter. Annonces. France : 30 % des jeunes sont touchés par le chômage, PIB en recul. Europe : le sud de l’Espagne manque d’eau, Le Pen va peut-être présider le 1er conseil de l’Europe. Monde : renfort de troupes en Afghanistan, vente d’hélicoptères de combat en Irak. Météo : mauvais temps annoncé. Et là j’ai craqué, j’ai tout éteint, je suis allée au soleil sur la terrasse et je me suis replongée dans la contemplation de mon bouquet. Et je ne l’ai plus quitté des yeux pendant un bon bout de temps. Je me suis évadée dans les rondeurs des boutons sur le point d’éclore, perdue dans les vallées des pétales épanouis, promenée dans les nuances exquises des couleurs de printemps : le jaune et le rose, en passant par le mauve, l’ocre et le vert tendre. Ah, quel bonheur ! Histoire de souffler un peu, j’ai voulu partager avec vous cette petite éternité avant de me replonger dans un prochain article sur Assikoi qui aura pour thème la santé. Cela me paraissait nécessaire pour reprendre un peu de forces et se requinquer avant la prochaine bataille ! En regardant à nouveau ces photos, je me rends compte que le rendu des couleurs est assez violent, en tout cas, dense ! Pfff, quelle journée ! Comme quoi le démarrage est important car il peut influencer tout le reste. La prochaine fois, promis, je donnerai dans le pastel …

  • L’ECOLE, A QUOI CA SERT ?

    L’ECOLE, A QUOI CA SERT ?

    Et bien oui, j’ai envie de poser cette question, car au delà d’apprendre à lire, écrire, compter, comprendre le monde dans lequel on vit, d’où on vient et où on va, ça donne aussi des désirs, des rêves, des espérances, bref, des ambitions. Je ne veux pas dire que c’est uniquement par ce biais qu’on accède à ces sentiments, loin s’en faut. Car l’école provoque également beaucoup de désillusions et de déceptions. Et c’est de ce constat ambigu que j’ai envie de vous parler concernant l’enseignement en Côte d’Ivoire et à Assikoi en particulier. Un des bâtimentsDans la classeDans la classe Il faut savoir tout d’abord que la Côte d’Ivoire ne compte pas moins de 60 langues différentes. D’un village à l’autre on peut ne pas se comprendre. Car d’après ce que j’ai pu saisir, ce sont véritablement des langues à part entière avec leurs structures grammaticales propres. La solution pour ce très jeune pays était de garder l’héritage de la colonisation française et de laisser le français en tant que langue véhiculaire. Donc, à l’école, on parle, on écrit et on lit en français, et à la maison, on parle l’Attié (la langue d’Assikoi). Vous me direz, je suis bien placée pour dire que cela n’est pas un problème : je suis mariée à un algérien qui a fait toute sa scolarité en français mais qui parlait arabe dès la sortie de l’école. Nos propres enfants vont à l’école en italien et on parle français à la maison. Sauf que, sauf que … J’ai constaté à Assikoi, et pour les enfants comme pour les adultes, que s’ils comprennent assez bien le français, ils ne le parlent pas très bien, voire parfois, pas du tout. Et pourtant, tous les enfants sont supposés aller à l’école. Quelle explication donner ? La timidité par manque de pratique courante me semblerait être une des raisons. En classe, ils sont environ 50, et il est sûr que certains parmi eux ne disent quasiment jamais un mot. Dans la classeL'orthographe Par ailleurs, dans la journée, alors que tous ces enfants sont supposés être en classe, on en voit beaucoup dans les rues. Quand je leur demandais pourquoi ils n’étaient pas à l’école, pour les uns le professeur n’était pas là, pour les autres il fallait qu’ils soient plus propres, pour d’autres encore ils devaient travailler. C’est qu’il me semble que tous ne sont pas égaux dans l’accès à l’enseignement, et notamment pour des raisons économiques. Bien que l’école soit gratuite et que le gouvernement fournisse quelques fournitures et livres scolaires en début d’année, les besoins sont beaucoup plus importants. Je dis beaucoup car pour une famille dont le souci principal est de trouver de quoi se nourrir, l’achat d’un livre, d’un cahier, de craies, de stylos n’est pas un acte anodin, d’autant que leurs enfants sont nombreux, très nombreux. Et souvent, il y en a quelques uns qui sont sacrifiés au profit de frères ou de sœurs. En feuilletant les cahiers et les livres scolaires des enfants, j’ai constaté que le niveau général demandé est paradoxalement très élevé. Certains enseignements sont très pointus pour leur age. Mais il est vrai que beaucoup arrêtent l’école à la fin du primaire. C’est une course contre la montre. Mais comme je comprends que pour certains ce soient des difficultés insurmontables ! Que de fois j’ai entendu « c’est mon frère, c’est ma soeur qui va à l’école, moi, je travaille ». Pourquoi lui ou elle est sacrifié, qu’est-ce qui a justifié cette décision ? Et puis il y a la faim. Beaucoup ne mangent presque pas de la journée car bien entendu il n’y a pas de cantine scolaire et certains habitent trop loin pour rentrer chez eux le midi. Comment garder les idées claires et l’esprit alerte avec le ventre vide ? Comment avoir envie d’apprendre avec la perspective d’une journée entière dans un classe surchauffée ? Ceux qui y arrivent sont sont rares… Le bureau du maîtreAu moment de manger … Puis ils vont au collège. Ah le collège, quelle aventure ! Car pour le moment, il n’y en a pas encore à Assikoi. En principe, l’année prochaine, il devrait en sortir un de terre. Donc pour le moment les enfants vont à Adzopé, à 15 km de là. Bien entendu, il est impensable de faire le trajet tous les jours. D’abord, ces 15 km sont relativement éprouvants car c’est une piste. Je l’ai connue par saison sèche. Quand les éléments se déchaînent à la saison des pluies, on m’a dit qu’il arrivait qu’elle soit absolument impraticable. Si les gens d’ici le disent, il faut leur faire confiance … Ensuite, ça reviendrait trop cher. Donc ces enfants restent toute la semaine à Adzopé. Mais ne vous imaginez pas qu’ils sont dans un pensionnat avec un encadrement d’adultes. Non, il faut qu’ils se débrouillent. Certains vont en famille, d’autres chez l’habitant et enfin il y a ceux qui louent un local en commun avec d’autres enfants et ils se débrouillent seuls. On grandit vite ici. Je revois encore Willy, un jeune garçon de 6ème qui est venu me dire au revoir le dimanche soir avant de partir sur Adzopé. Il avait les yeux plein de larmes. Pourquoi ? Et quand il s’est éloigné, il m’a paru si petit, si jeune, si vulnérable. J’aurais tellement aimé savoir qu’il ne prenait pas un bus dont on ne sait pas comment il roule encore, qu’il n’allait pas se retrouver seul avec d’autres enfants pour se faire à manger, laver ses vêtements, faire ses leçons, se réveiller, faire quelques courses. J’aurais tellement aimé que ça soit moins dur pour lui. Les leconsles leçonsles leçons Je ne pouvais pas finir cet article citer le répétiteur d’Assikoi, je veux parler de Yul. Yul, comme Yul Bruner. Les habitants lui ont donné ce surnom et je n’ai pas réussi à en connaître les raisons. C’est un jeune homme dont le dynamisme est contagieux. Rien ne lui échappe, il est partout, il s’occupe de tout, il supervise les chantiers et surtout, surtout, il a une classe. Tous les soirs, de 18h30 à 21h30, il donne des leçons de rattrapage à une vingtaine d’élèves de tous les niveaux de primaire. Pourtant, Yul n’est allé que jusqu’à la 3ème du collège. Il n’a pas eu son examen. Son rêve est de rassembler suffisamment d’argent pour pouvoir un jour retourner au collège, passer son examen et ensuite continuer ses études pour être enseignant. Mais seul un élève sur deux paye ses cours. Alors, bien sûr, c’est difficile d’économiser. Mais il continue car il nous dit qu’il « aime tellement ça ! ». 100% des élèves qui passent par sa classe vont au collège. Yul, le répétiteurLe cours du soirLe cours du soirLe cours du soir Une fois le collège terminé , il y a le lycée, et après le lycée, il y a la fac, et après la fac, il y a le chômage, la débrouille, l’expatriation. La désillusion. Combien sont-ils ces jeunes qui ont réussi à franchir toutes les barrières culturelles et économiques pour se retrouver à ouvrir un commerce de misère à Abidjan ? Combien sont-ils pour lesquelles leurs familles se sont sacrifiées et que ces jeunes ne peuvent pas aider en retour ? Combien sont-ils à tenter l’ailleurs, et notamment les pays francophones occidentaux ? Beaucoup partent, peu en reviennent. La côte d’Ivoire se vide de ses intellectuels. Elle forme à perte et enrichit ceux qui sont déjà riches. Est-ce cela l’ambition des dirigeants de ce pays ? En Côte d’Ivoire, l’école ne tient pas ses promesses. L'école offre-t-elle un avenir ?

  • ETINCELLES NOIRES

    ETINCELLES NOIRES

    Je suis membre de l’association à but humanitaire « ASSIKOI« . Cette association a pour vocation d’aider au développement d’un village de Côte d’Ivoire qui s’appelle … Assikoi. Inauguration de la librairieNous avons déjà financé une campagne de vaccination et la construction d’un bâtiment qui doit prochainement accueillir une librairie, ainsi que d’autres petits commerces. L’objectif de cette librairie est double : d’une part fournir aux enfants les plus démunis des livres scolaires gratuitement (partie humanitaire), et d’autre part, favoriser l’autonomie économique à une ou plusieurs personnes dans une activité qui elle, sera lucrative. C’est donc pour l’inauguration de ce bâtiment que je suis allée une semaine dans cette petite ville de 6 000 habitants et située dans l’est du pays, à environ 120 km d’Abidjan. Je ne connaissais presque rien d’elle, mis à part ce que notre Président, Daniel Brou, m’en avait raconté, lui-même y ayant grandi. Durant ce séjour, nous avons beaucoup travaillé. Grâce à une équipe formidable de jeunes fortement impliqués dans le développement de leur village et avec qui nous agissons en fort partenariat, nous avons pu rencontrer la plupart des acteurs politiques et économiques : la chefferie, les planteurs, les commerçants, les femmes, les artisans, les enseignants et les représentants religieux. J’ai également voulu profiter de ce séjour pour prendre des photos bien évidemment. Ce sont quelques unes d’entre elles que je souhaite vous faire partager. Nous nous en servirons comme supports visuels lors de conférences et de manifestations que nous organisons. Alors, en attendant qu’Assikoi ait son propre site internet, je vous soumets ici ce reportage photo. J’ai fait un semblant de classement, et je vous promets d’étoffer mes explications et de mettre d’avantage de photos dans la rubrique « Assikoi » au fur et à mesure du temps. Commençons donc par le thème de la santé, objectif qui est cher à notre association. J’ai pu visiter le centre de santé, et je pense que les images parlerons d’elles-mêmes sur la situation. Pour plus d’explications, référez-vous à la rubrique « santé » dans la catégorie Assikoi. dsc_1130copieLe pharmacien et sa pharmacieLe plan d'accueil des nouveaux nésLa salle d'accouchementUne chambre de la maternitéUne chambre de la maternité Une future très jeune mère L’école est un autre thème cher à notre association. Ce n’est pas la peine de faire de longs discours sur la nécessité de l’instruction. Pour plus d’explications, référez-vous à la rubrique « école » dans la catégorie Assikoi. La classeLa classeAttenteLe cours du soirLes lecons Le développement de l’activité économique nous semble bien entendu essentiel. C’est par elle que le pays connaîtra un essor sur le long terme. De ce point de vue, Assikoi est un village agricole dont l’activité principale est la production de café et de cacao. Malheureusement, pour des raisons que j’explique dans l’article « agriculture », les paysans ne vivent pas de leur travail, et leur pauvreté rejailli sur tout le reste du système économique. C’est très simple : ils n’ont pas d’argent pour consommer dans les commerces. Du coup, les commerces aussi sont pauvres, et ainsi de suite … Une famille de planteurs revient des champsRetour du champUn enfant vend ses noix de coco sur le marchéLa tirelire, le système bancaire d'AssikoiUn épicierLe couturier et son ouvrièreEtallage sur le marché Il me reste maintenant à vous expliquer pourquoi j’ai intilué cet article étincelles noires. En fait, il n’y a pas besoin de longs discours, regardez tout simplement les expressions de ces enfants. Leurs regards sont si pénétrants et lumineux que durant tout mon séjour, j’ai tenté de saisir par la photo toutes les espérances et les joies qu’ils transportent.Ils comptent sur nous, les adultes, pour leur préparer un monde meilleur. Travaillons-y, il ne faut pas que ces étincelles s’éteignent ! dsc_1780-copie dsc_2530-copie Je suis en train de compléter cet article par d’autres plus complets que vous pourrez retrouver dans la rubrique « Assikoi« . Ils comportent également plus de photos. En effet, je n’ai pas voulu trop surcharger cette page par peur du temps de téléchargement qui pourrait être trop important pour ceux qui n’ont pas le haut débit ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter où à laisser un commentaire. Je vous répondrai ! Par ailleurs, ces photos ne sont pas libres de droits. Merci de me contacter avant toute utilisation.

  • CORIANDOLI AZZURI

    CORIANDOLI AZZURI

    J’adore le mot italien coriandoli qui signifie confettis. Et ce mot français est si joli lui aussi ! Impossible de choisir ! Coriandoli m’inspire des mots tels que farandole, coriandre, coriolis. C’est gai, doux et fort à la fois. Confettis m’inspire la fête, l’explosion, le frétillement. C’est aussi très gai, enjoué et mutin . Le mois de février est le mois des carnavals, et bien entendu, plus que nulle part ailleurs, en Italie on se doit de se déguiser. Casella, notre petit village, fait 3 fêtes différentes au cours desquelles bien entendu, nos enfants endossent leurs plus beaux costumes. Princesses, papillons, coccinelles, lapins, batmans, cowboys se mettent en scène pour nous éblouir et se transformer le temps d’un après-midi en personnages de contes de fées. J’ai donc choisi de vous présenter quelques images prises au cours d’une de ces fêtes. J’ai eu envie de conserver cet aspect féérique, et c’est pourquoi j’ai pris le risque de traiter ces photos en bleu. Ais-je eu raison, je ne sais pas. Mais dans nos rêves, tout n’est pas vraiment comme dans la réalité, non ? Alors voilà, je vous présente donc un petit songe … Carnaval à CasellaCarnaval à CasellaCarnaval à CasellaCarnaval à CasellaCarnaval à CasellaCarnaval à CasellaCarnaval à CasellaCarnaval à CasellaCarnaval à CasellaCarnaval a CasellaCarnaval a CasellaCarnaval a Casella

  • ESCAPADE EN TOSCANE

    ESCAPADE EN TOSCANE

    Quelle mouche nous a piqués pour choisir ce lugubre week-end de novembre pour aller faire un petit tour en Toscane ? C’est que penser qu’il fait toujours beau en Italie relève du pur fantasme ! Et pourtant, c’est enthousiastes que nous sommes partis dans cette magnifique région de Montepulciano, persuadés que le soleil serait au rendez-vous. Et … ce ne fut pas le cas … Dans nos contrées chrétiennes, le 1er novembre est souvent synonyme de mort, de tristesse et de mémoire. Et quand le ciel s’en mêle et vient accentuer ce sentiment, il n’y a plus qu’à se laisser porter par cette ambiance. C’est pourquoi, et bien que pour moi, fondamentalement, cette date ne m’évoque rien de particulier, j’ai choisi de traiter nos photos prises ce jour là sous l’angle de la mélancolie avec un soupçon d’étrangeté. Du traitement croisé, du noir et blanc, quelques photos aux couleurs quasi absentes, voici quelle a été ma vision de cette partie de la Toscane. Je voulais faire ressortir les sillons de cette terre grise, sombre, parfois illuminée de trainées claires. Et le travail de l’homme. Car la Toscane ne serait pas ce qu’elle est sans cette intervention humaine qui remonte à une tradition séculaire. En effet, chose très intéressante, Montepulciano est au cœur d’un parc « naturel et culturel ». La faune et la flore y sont préservées au même titre que les travaux de labour ou la plantation de cyprès sont encouragés selon des traditions bien précises, donnant à cette région un paysage unique, et il faut bien le dire, connu dans le monde entier. Voici donc nos quelques clichés rapportés malgré une lumière qui avait décidément choisi de rester dans d’autres contrées

     

     

    MontepulcianoMontepulciano MontepulcianoMontepulcianoMontepulcianoMontepulcianoMontepulcianoMontepulciano MontepulcianoMontepulcianoMontepulcianoMontepulcianoMontepulciano

  • IL NEIGE SUR CASELLA

    IL NEIGE SUR CASELLA

    _dsc0455Que de neige cette année ! Dommage que je n’aie pas pensé à photographier mon instrument de sauvetage : ma pelle rouge ! Elle a pourtant été à l’honneur et de toutes les sorties. Sans elle, nous n’aurions jamais pu avoir un vie à peu près normale. Je me devais de lui rendre hommage. Ah ! de quelle ingratitude récurrente fait preuve le genre humain ! Grâce à elle, je disais donc que j’ai pu sortir parce que voyez-vous, quand il neige, c’est un peu spécial. Même si on a froid, si le ciel est bas et gris au point qu’il nous confisque toutes les couleurs, et bien on sort. _dsc04791_dsc0483_21_dsc0496_dsc0488 _dsc0501_dsc04801_dsc05171 _dsc0512_dsc05011 Parce que quand même, ces jolis flocons vous appellent pour aller voir ce qui est en train de se produire. Et stupeur ! Tout change ! Où sommes-nous, où sont passés nos repères ? Le chemin qui était là n’est plus, le trou sur le trottoir qu’on s’évertue à éviter a disparu …

    Notre corps ne nous fait plus mal quand on tombe. On provoque même la chute pour voir si on ne rêve pas.

    Et l’odeur … la neige a une odeur, avez-vous remarqué ?

    Et les sons ! Eux aussi subissent l’assaut de la touffeur des flocons. Vraiment, j’aime quand il neige, parce qu’enfin … il se passe quelque chose !

    _dsc0532

  • DES COULEURS ET DES VITAMINES POUR L’HIVER

    DES COULEURS ET DES VITAMINES POUR L’HIVER

    Y- en a marre de cet hiver qui n’en fini pas ! Alors pour nous donner un peu de peps en attendant le printemps, j’ai eu envie de nous offrir des vitamines et des couleurs ! mmm ... ces clémentines !_dsc0565une pomme à croquer

  • PORTRAITS IMAGINAIRES

    PORTRAITS IMAGINAIRES

    Pourquoi portraits imaginaires ?por_3

     

    Parce que j’aime ce qui se devine, quand tout n’est pas donné d’emblée, qu’à partir d’une image je peux imaginer une histoire, un état d’esprit, un sentiment.

    J’ai donc fait cette sélection de portraits à partir de ce qu’ils laissent entrevoir. La difficulté pour moi a été de me détacher de la charge émotionnelle que certaines de ces images représentent pour mon petit coeur de maman, de tata et d’épouse, et de tenter de ne retenir que des représentations « universelles ». J’espère avoir réussi et que ces images vous parleront pour ce qu’elles sont, des portraits imaginaires… _dsc4525 dsc_0043AlexandreLa jolie bouche d'Inèspor_12por_10por_13por_17por_18por_191por_20por_21por_27