Salle des mariages, commune de Casella, Italie

Je suis heureuse de vous annoncer que ma photo « Crépuscule » a été sélectionnée par la galerie américaine Photoplace Gallery (Middlebury, Vermont) pour faire partie de leur prochaine exposition sur le thème « At the edge of the light : Dawn and dusk ».
Une fois encore j’ai une petite pointe d’orgueil en constatant que ma photo a été repérée parmi plus de 1000 qui ont été envoyées pour ce concours, et qui plus est par un photographe de bonne renommée internationale, Sean Kernan.
Cette photo est issue de ma série « Paysages de ma vie »
Voici son « juror’s statement » :
I could spend endless hours in the margin between day and night, where the concreteness of the day starts to liquify and flow away and other possibilities start to become visible and drift toward us like dreams. Or like photographs.
But of course there aren’t endless hours, and there’s something about the way the closing day urges us to act quickly and make pictures without too much thought.
Besides, things could get a bit crowded if all of those who submitted work to this show were there at the same time, running around and chasing wraiths of light.
The wonderful work in this show let’s us all go into that margin together and see so many different ways of capturing the same magic. Time and again I was moved by pictures that I’d never have thought to take…moved and instructed.
Final choices were really hard–they always are with this group–and the thing that helped me make them was knowing that it all had to mix into a single entity, a show, and not just be a group of pictures. Given the richness of the work, I was able to assemble a group of images that I think will come together in a sequence that brings the deep feelings of the evening to whoever sees it. So congratulations to everyone who made this work and brought it together.
Sean Kernan
Vous pouvez aller voir la sélection des photos ici : http://www.vtphotoworkplace.com/id218.html
Je dois avouer que pour ma part je reste assez dubitative sur certaines photos sélectionnées. Je me dis que je dois donc encore faire des progrès sur mon approche de la lecture de la photographie d’art contemporaine !
Dates de l’exposition : du 18 juin au 13 juillet 2013

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=drz2ot72pLI[/youtube]
Changement radical de cap par rapport à mon dernier article « Electro-train » : finies les banlieues déprimantes sous un ciel d’encre, bonjour le grand air en forêt sous un soleil radieux (bien qu’hivernal) ! Et le tout en mouvement …
J’ai été particulièrement ambitieuse ce jour là et je pense que j’ai frôlé l’impossible : suivre le rythme de ma fille en descendant de notre montagne, appareil photo à la main tout en marchant, vitesse lente en privilégiant les contre-jours. Je dois bien avouer qu’à plus d’une reprise je me suis dit que je faisais n’importe quoi ! Mais j’avais envie d’essayer de retransmettre cette idée de marche en forêt, quasiment de poursuite. Si le temps n’avait pas été aussi beau et du coup les lumières aussi vives, j’aurais bien aimé me mettre à la place d’un poursuivant et inventer une histoire de fuite face au danger. J’avais déjà le titre de ma série en tête, quelque chose du genre « promenons-nous dans les bois, tant que le loup n’y est pas » (alors qu’en fait le loup y était !).
Mais au final, ce qui ressort de mon expérimentation extrême, c’est plutôt très gai, enthousiaste, entraînant. Mon histoire de loup s’est transformée en histoire de joyeuse. J’ai presque l’impression qu’on suit ma fille qui nous dit « viens vite, viens vite, suis-moi, je vais te montrer quelque chose, tu verras c’est super ! ». Et je la suis, elle va vite, ne me laisse pas le temps j’ajuster mes mises au point, je prends mes photos en marchant, parfois elle prend trop d’avance et je dois courir pour la rattraper. C’est qu’elle ne m’attends pas ! Heureusement qu’il y a la tâche verte de son manteau enroulé à sa taille qui me permet de la repérer. Et quand ce n’est pas elle, c’est un point de lumière, vert lui aussi. Quelle complicité ! A la fin, on ne voit pas ce qu’elle voulait nous montrer et elle semble très déçue. Mais cela ne dure qu’un instant car ce point de lumière est toujours là. Le mystère de ce qu’elle voulait nous montrer demeure, mais ce n’est pas fini … ou si … c’est selon …

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ZNghvgLTHfs[/youtube]
Je vous propose 30 minutes de train. Trente minutes de banlieue sous la pluie, un dimanche après-midi. Après ça, ne dites pas que vous n’êtes pas contents d’être lundi !
Je suis très curieuse de connaître vos réactions …
Merci Alexandre, mon fils à moi, pour l’aide au choix de la musique !

Si, si il faut bien le dire, j’ai une pointe d’émotion en pensant que 2 de mes photos ont été jugées assez pertinentes et « vendeuses » pour pouvoir servir de couverture à des romans et j’avais très envie de partager cette nouvelle avec vous !
J’ai 2 anecdotes à ce propos …
Concernant la première couverture (Camanchaca), les couleurs de la photo originale semblent avoir été respectées, mais le graphiste a pris « un peu » de liberté quant au format … Car voici la photo originale :
Il y a eu comme qui dirait un peu de distortion, non ?
En ce qui concerne la seconde couverture, j’ai appris le même jour qu’une photo de la même série (à voir ici) avait été vendue au profit des « Photographes pour la vie » (je ne sais pas s’il souhaite que je dise son nom ici et pourtant ce n’est pas l’envie qui me manque !! …). Ma petite nièce Rosalie est désormais célèbre !!
Bonne journée à vous !!

Comme je vous le laissais entendre dans mon dernier article « Amour perdu« , j’ai eu la joie d’accueillir Caro et Spiruline pour un workshop gênois au début du mois. Nous avions prévu cette séance travail de longue date et avions choisi cette période en pensant que le beau temps, ou tout du moins le printemps serait au rendez-vous ! (pensez-vous, en avril il fait beau normalement !!). Que nenni ! Ce n’est pas tant que le beau temps soit indispensable pour faire des photos, loin de là, mais avouons quand même qu’arpenter les rues par une pluie battante n’est pas des plus agréables à la longue. Heureusement que le second jour le soleil a pointé du nez ! Mais imaginez un peu, même les arbres avaient revêtu un pull !!
Ceci dit, quand les éléments sont à ce point contre nous, c’est l’occasion de produire des images qu’on ne ferait pas forcément. Et comme nous étions bien d’accord que l’objectif de nos journées de travail n’était pas de faire du tourisme (j’avais même interdit les photos carte-postale !), nous avons décidé d’explorer les entrailles de Genova. Et tous les passages sous-terrain dans un rayon de 500 mètres y sont passés !
Sincèrement, nous avons exploré et exploité photographiquement ce premier sous-terrain sous toutes ses coutures et en usant de nombreux stratagèmes expressifs pour nous mettre en jambes … De dedans, de dehors, à l’intérieur, avec des passants, vide, au ras du sol, en pause longue … tout y est passé !
En continuant notre chemin, nous ne nous sommes par contre pas trop attardées sous le tunnel, trop venteux à notre goût …
Par contre, par contre, le sous-terrain suivant nous a bien retenues une bonne heure ! Il faut dire que le graphisme de sa décoration, l’incessant passage de personnes (il s’agit de l’accès à l’un des nombreux funiculaires de Genova), le jeu de lumières et de reflets avec sa porte d’entrée sont source inépuisable d’interprétations !
Vue classique …
… symbolique …
… expressive …
… abstraite …
… conceptuelle …
Je vous rassure, il est arrivé un moment où nous avons eu envie de sortir quand même ! Mais ça a été pour nous réfugier à nouveau dans les nombreux bâtiments historiques, y compris dans la salle de réunion de la Chambre de Commerce et d’Artisanat …
Pas très drôle ni fantaisiste, j’en conviens (personnellement, tenir une réunion ici m’endormirait immédiatement !)
Heureusement qu’il y a le Palazzo Cattaneo Adorno avec ses trompe-l’oeil magnifiques que Spiruline n’a pas manqué de photographier de manière originale !
ou encore le Palazzo Doria qui sert de siège à la municipalité de Genova
Dans cette même rue, il y a également le palazzo Rosso mais dont je ne vous donnerais qu’un petit aperçu très formel et sans autre effet que celui de la lumière magnifique qu’il y règne dans la cour. Je laisse le soin à Caro et à Spiruline de vous montrer sur leurs propres sites les images qu’elle en ont faites. Sachez toutefois qu’elles ont fait les poubelles pour le prendre en photo … je n’en dirais pas plus !
Bien entendu, en Italie il y a aussi les églises pour se protéger de la pluie divine. Ces lieux en clair-obscur permanent sont idéaux pour les pauses longues et les images expressives !
Et bien entendu, les quartiers plus populaires ont eux aussi leurs passages secrets et abrités !
Et les marchands d’objets touristiques ne s’y sont pas trompés !
Pour finir, ce week-end là était le dernier jour d’une grande exposition de Steve Mc Curry
et nous ne pouvions pas manquer cette occasion d’aller découvrir « en vrai » les magnifiques images de reportage de ce photographe extraordinaire ! Spiruline a été envoûtée par les photos et la mise en scène de l’expo. Peut-être vous montrera-t-elle les photos qu’elle en a faites ?
Voilà, mon petit compte-rendu de cette journée pluvieuse est terminé. En clin d’oeil à mon article « Amour perdu » que je vous ai cité plus haut, ces images sont tout SAUF un portfolio ou une série. Vous l’aurez compris, je n’ai fait que partager avec vous un aperçu d’une journée photo. Il n’y a aucun thème défini, aucune cohérence de formats d’images ni de rendu des couleurs. Et cela n’empêche pas au final de prendre du plaisir à visualiser ces photos ! Maintenant, j’attends avec impatience de voir comment Caro et Spiruline auront elles au final organisé, trié, rassemblé, traité la multitude de photos que nous avons prises durant ces journées. Je suis convaincue que vous aurez de très très belles surprises d’après ce que j’ai déjà vu ! Les images que je vous ai proposées ici ne sont au final qu’une mise en bouche de ce qui vous attend lorsque vous visiterez leurs sites…
Je souhaiterais profiter de cet article pour vous informer de 2 séances de workshop que je compte organiser. Une séance début juin à Genova et une autre durant la seconde quinzaine de juillet en Touraine à Bré-marin (voir la carte sur la page services). Je n’ai pas de programme pré-défini car mes workshop sont toujours à la demande et en fonction d’objectifs que nous ciblons ensemble. Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à me contacter directement ! Si vous n’avez pas d’idée précise sur ce que vous souhaitez, je suis là pour vous aiguiller. Si au contraire vous savez pertinemment ce que vous souhaitez apprendre avec moi et que je suis en mesure de vous l’enseigner, allons-y !


[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=wkzUUQhtIb4[/youtube]
Il était une fois, une femme assise dans un train. Elle regardait dehors, par la fenêtre, mais c’était en elle que tout se passait. Il avait suffit d’un nom de gare pour que les images affluent. Le village de Camogli, cette placette, comment s’appelait-elle déjà ? Et ce doux sentiment d’être ensemble, simplement. Elle se souvenait de cet amour là bien qu’elle en ait vécu d’autres depuis lors. Mais celui-ci avait le gout particulier de la perte. Que s’était-il donc passé pour que cet homme parte, quel obstacle avaient-ils rencontré pour qu’il la laisse seule ? Et cette question lancinante … peut-on guérir d’une perte ?
Ce que je vous propose aujourd’hui, c’est ce qu’on appelle un portfolio. Peut-être vous souvenez-vous que j’ai très envie de travailler dans cette direction, non seulement parce que c’est ce qui est demandé aujourd’hui dans le milieu photographique, mais aussi (et surtout !) parce que c’est particulièrement intéressant et riche.
Alors quelle est la spécificité d’un portfolio et en quoi diffère-t-il d’une série ?
Cohérence du thème
Cohérence visuelle : couleur ou n&b, contrastes, format, orientation, etc …
Le portfolio doit développer une idée
L’odre des images a une grande importance. Celles-ci ne peuvent être interverties sous peine de transformer l’idée de départ
Idée documentaire : faire connaître ou découvrir l’aspect des choses
Idée narrativo-thématique : Raconter, faire connaître la complexité d’un événement, d’un lieu
Idée narrativo-artistique : Raconter, révéler, avec une réflexion esthétique et spirituelle
Idée créative : imaginer un autre monde avec la liberté artistique
Idée conceptuelle : Réfléchir à un concept avec des images
Vous l’aurez donc compris, le portfolio que je vous présente aujourd’hui est un portfolio de type narrativo-artistique. J’y ai ajouté un petit texte introductif, juste pour aider les lecteurs à suivre mon cheminement. Normalement, il n’est pas indispensable, mais à moins d’être un lecteur expert, il aurait fallu que vous preniez beaucoup de temps pour entrer dans mon monde et suivre le fil de ma pensée.
J’ai pris ces photos durant la même journée. Mais les images de ce portfolio auraient pu être prises à des moments et des lieux très différents. L’important, vous l’aurez compris, est la cohérence finale de l’aspect et de l’idée. Je ne peux absolument pas dire que j’avais déjà cette « histoire » en tête. Par contre, je m’entends encore dire à Spiruline (oui, oui, elle était là, avec Caro !) qui m’interrogeait sur le pourquoi de ces images disparates, que je me faisais une sorte de collection de photos dans le même esprit. Et ce n’est que le soir alors que nous rentrions en train et que j’ai vu cette femme plongée dans ses rêveries que mon histoire s’est mise en place. Ainsi, chronologiquement, la première photo de ce portfolio est la dernière que j’ai prise mais c’est elle qui m’a permis de raconter une histoire cohérente. Sans elle, cette « collection » serait encore peut-être sous sa forme primitive ! Décidément, le processus créatif est mystérieux et irrationnel …
Voilà, pour finir, j’ai eu envie d’accompagner la lecture de ce portfolio (comme souvent !) d’une musique que je trouve particulièrement bien adaptée à cette histoire. Ni triste, ni nostalgique mais cependant douce et assez rythmée pour laisser un sentiment positif.
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PS de dernière minute … Le week-end dernier, j’ai eu la chance de rencontrer un lecteur incroyable, Silvano Biccochi, directeur du département culturel de la fédération italienne des associations photographiques. J’ai vu cet homme à l’oeuvre et réussir à lire et à pénétrer des univers radicalement différents et pourtant à chaque fois avec une justesse qui m’ont laissée sans voix. Quelle curiosité du langage photographique !!
Second PS de dernière minute : j’avais à l’époque écrit un article relativement complet sur le portfolio suite à un workshop auquel j’avais participé. Si vous souhaitez approfondir le sujet, c’est donc ici : https://www.photofolle.net/le-portfolio/

L’association « Photographes pour la vie » connaissez-vous ? Peut-être pas (encore!), mais la « Ligue contre le cancer », très certainement !
Alors voilà, le principe est archi simple : faites-vous plaisir en aidant la recherche contre le cancer.
L’idée est donc de mettre en vente des photographies et l’argent des bénéfices va à la Ligue contre le cancer. Plutôt que de vous proposer un long texte explicatif, je vous propose d’aller directement sur le site de l’association. Tout y est extrêmement clair et vous serez à tous les coups séduits par la pertinence et la transparence du projet !
Je résume juste ici les modalités :
Quant à moi, ma contribution à ce projet ce fait sous cette forme :
Si vous désirez acquérir cette photo, il suffit de chercher Chellali parmi tous les photographes de talent qui participent !
Lien vers Les photographes pour la vie : http://www.photographespourlavie.com/boutique/

Souvenez-vous, je vous avais annoncé il y a quelques semaines ma participation à une exposition collective à la Feltrinelli de Genova. Jusque là, je n’avais pas eu le droit de vous dévoiler l’image que j’avais produite pour cette occasion, mais maintenant que l’expo est finie, je redeviens enfin maître de ma photo !
L’idée de base était de réaliser une photo avec une pointe d’ironie, de mettre l’accent sur les petits défauts et les petits vices des femmes, de se moquer de leur coquetterie notamment. Travailler sur le sujet de « la femme » me fait généralement peur car on a très très vite fait de tomber dans des clichés, drôles dans le meilleur des cas, grossiers dans la plupart des autres.
J’ai donc commencé par faire une première prise de vue. Merci à ma petite Marie, ma fille chérie qui accepte toujours de se soumettre de bon gré à mes élucubrations photographiques !
Mais bien que j’aime beaucoup les photos qui en sont sorties je n’étais pas satisfaite. Sur la première image, j’avais essayé de représenter le mythe de la licorne, souvent associée à la féminité, à l’éternité, à la beauté, l’élégance, etc … Mais bof, je crois qu’il n’y a que moi qui me comprenait … Pour la seconde, j’ai demandé à Marie de me faire un air coquin, comme si elle avait l’air de dire « voilà pourquoi je suis jolie, c’est parce que je prends soin de moi. Et voici les dessous de mon secret » Mais là encore, ça ne correspondait pas à ce que je voulais faire.
Changement de cap donc … Et si je faisais un portrait sans visage ! Juste des mains, des cheveux et un accessoire. Un tube de rouge à lèvres, pourquoi pas … Et voilà ma Marie qui se prête à nouveau à mon objectif. Comme elle est patiente ! Et c’est en ouvrant ma photo sur l’ordinateur que je me suis dit qu’on dirait la moitié d’un de ces fameux tests de Rorschach. Donc juste pour voir, j’ai essayé de mettre tout simplement le double de la photo en miroir
Etonnant, non ? En tout cas, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, cette photo a vraiment de l’impact et c’est donc celle que j’ai choisie pour participer à cette exposition.
A l’époque où je l’ai faite, l’expo n’avait pas encore de titre. Et bien avec elle (grâce à elle ?), le directeur a du coup choisi de l’intituler « Inconscient féminin ».
Depuis, je me dis qu’il y a quelque chose à faire dans cette direction. Je n’ai pas encore eu le temps de m’y pencher sérieusement, mais ça reste dans un petit coin de ma tête en idée de série à réaliser. Dans un article relativement récent, je vous avais proposé 2 photos reprenant cette technique (https://www.photofolle.net/la-non-devinette/ ). Et comme parfois les grands esprits se rencontrent, je vous invite à aller visualiser une série qu’a réalisée Ronan Joncour dans le même esprit : Jeu de symétrie

« Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître… »
Elisabeth Bishop.
On était dans un village du Sud, adossé à la pierre, en plein cœur de l’été, quand le dehors ne redevient fréquentable qu’en fin d’après midi à cause de la lourdeur accablante de l’air. Au loin, on entendait s’approcher le grondement d’un orage qui n’allait pas tarder à éclater, poussé par un vent s’agaçant. Déjà, là-bas, de petits éclairs énervés commençaient à zébrer le ciel devenu mauve.
Ca n’a pas fait grand bruit et pourtant, dans le coin, avec un peu d’attention on aurait pu assister à un bouleversement. Dans la montée vers la ville haute, un univers entier venait de s’effondrer. A l’instant, dans un fracas silencieux, le monde que des enfants avaient connu depuis leurs naissances, avait sombré corps et biens. Désormais, pour eux, plus rien ne serait jamais comme avant. Voilà une demi-heure, ils n’étaient qu’innocence et naïveté, qu’insouciance et légèreté…
Las, ils venaient de perdre le sel de l’enfance.
L’un avait annoncé à une autre qu’il ne voulait plus d’elle comme amoureuse… Elle lui avait immédiatement tourné le dos pour qu’il ne la voie pas pleurer. Elle n’a pas aimé du tout la tristesse qui lui est d’un coup tombée sur les épaules. Elle n’aurait voulu penser qu’à l’été et ses jours sans limite, sans silence à craindre, sans chaise à se contraindre, sans table où s’attacher et y poser ses coudes et son ennui. C’est de son cœur et de la peine qui y étaient entrés dont elle devrait maintenant se soucier.
Un des deux autres, entendant cet aveu, s’était aussitôt mis à espérer et à croire à un possible. Du reste il avait vaguement souri quand il avait entendu dire qu’ils étaient au bout de leur histoire. Depuis le temps qu’il l’aimait. Enfin, il allait avoir sa chance… Avec l’orage, c’est l’amour qui avait débarqué. Ce petit monde, en l’éprouvant, lui et tout ce qui va avec : ses élans, ses déchirements, ses troubles, ses chagrins, ses peines, ses emportements, ses transports et ses tourments, ces trois là, en une fraction de seconde venaient de quitter définitivement l’âge de l’enfance. Cette période où il n’y a que l’instant à vivre, où tout à l’heure ne se pense même pas. Ils ne seraient plus jamais comme ces animaux pour qui l’avenir n’est pas, qui ne savent déjà plus rien de l’heure passée, qui n’ont que l’instant à vivre… à vivre.
Pour leur vie toute entière l’insouciance si légère les avait abandonnés.
Les trois ne vivraient presque jamais plus dans le présent. Ils avaient été saisis dans ce moment singulier, épinglés comme des coléoptères sur le velours du temps. C’est quand on tombe en amour qu’on commence à vivre, avant, on existe.
A partir de ce jour ils allaient prendre le chemin douloureux qui s’impose à tous au long de la vie. Ils allaient, désormais à apprendre à perdre.
Enfin, ils allaient pouvoir monter sur le Grand Carrousel.
Le Félix du haut village, le petit blanc à queue noire qui était de passage pour la distribution de caresses mais indifférent à ces bouleversements, vaguement inquiété par les grondements de l’orage approchant et séduit d’un coup par une odeur subtile s’est déplié lentement, les a plantés là et s’est remis en route…
C’est à cet instant précis que les premières gouttes ont déferlé sur le monde.
Chri
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Ah Chri, comme je suis fière de t’accueillir ici, toi et ton talent de conteur qui nous régale plusieurs fois par semaine d’histoires courtes ou parfois plus longues, de comptes-rendus vie hebdomadaires toujours savoureux et pétillants, d’états d’âme idéaux ou de coups de gueule révoltés.
C’est un grand honneur que tu m’as fait d’accepter de réagir à cette image que je t’ai envoyée ! J’étais sûre que tu trouverais la bonne histoire, que tu y capterais tout le drame qui se jouait à cet instant. Sais-tu que ce que tu racontes avec tant de talent, avec les mots si justes, c’est exactement ce que j’avais envie de dire lorsque j’ai capté cette image ? Mais tu y as ajouté quelque chose d’essentiel : « C’est quand on tombe en amour qu’on commence à vivre, avant, on existe ». Merci Chri d’avoir donné à ma photo ta profondeur !
Chers amis lecteurs, courez découvrir le blog de Chri, vous y découvrirez un univers que j’adore parce qu’en son centre (et tout autour d’ailleurs !) il y a l’Homme avec toute sa complexité et ses mystères : C’est pour dire

Je suis heureuse de vous annoncer que la photographe Jennifer Schwartz a choisi 2 de mes photos pour le concours organisé par The Kernian Gallery (Lexington, Etats-Unis) sur le thème « Open water ».
En détail ce qui était attendu des photos envoyées :
Water has a long history as subject matter for artists. It is revered for its beauty as well as respected and feared for its unpredictable nature. Water carves our landscapes, making rivers and streams. It provides sustenance, recreation, and transport. Whether contained in swimming pools, bathtubs, or fountains, or freely flowing waterfalls, currents, and tides, The Kiernan Gallery seeks images of literal and metaphoric interpretations for Open Water.
Voici les 2 photos retenues
Et voici la conclusion du jury :
Water inspires. Water symbolizes life and mystery, hope and truth – maybe even magic. It can be willful or calm. Whether in awe of its power and strength or overwhelmed by a vast expanse of still beauty, open water draws artists of all mediums to create. In the exhibition Open Water, my aim was to select images that have a depth of feeling and power – whether bold or subtle. The theme allowed a wide variety of imagery, but the inspiration felt unified. Thank you to the Kiernan Gallery for allowing me the opportunity to be moved.
Pour ce concours, la galerie a reçu 711 photos et j’ai à nouveau ma petite pointe d’orgueil bien que ces photos feront seulement partie du catalogue et ne seront pas exposées en dur. Jennifer Schwartz devait sélectionner 25 photos seulement pour l’exposition et 35 pour le catalogue et le fait d’en avoir 2 retenues dans des conditions aussi restreintes est vraiment satisfaisant pour moi. Je vous invite à aller voir toutes les photos sélectionnées : http://kiernangallery.com/open-water/
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Cela fait maintenant 4 mois que j’ai décidé de participer à des concours et ceci pour plusieurs raisons. La première, c’est que c’est un des meilleurs moyens me semble-t-il pour s’évaluer de manière objective : le jury est toujours un professionnel (je choisis les concours aussi en fonction du jury) qui connait parfaitement le monde de la photographie, il est neutre car les photos sont présentées anonymement, et les photos pour être repérées parmi le lot doivent avoir ce petit quelque chose qui fait la différence. Par ailleurs, cela me permet de commencer à me faire des références sérieuses et à me constituer un vrai CV photographique.
Voilà, 4 mois, 8 concours, 6 sélections dont une mention honorable et deux fois deux photos sélectionnées dans le même concours. Cela commence à prendre forme et je suis en train de me dire que ces bons résultats ne sont pas seulement dus à la « chance du débutant » comme je l’ai pensé aux premiers succès. Or, pour le moment, je me « contente » de concours organisés par des galeries et je sens qu’il faut que je passe à une vitesse supérieure. Et cette vitesse supérieure passe par la constitution de portfolios. Ce sera probablement la prochaine étape de mon parcours mais celle-ci risque de prendre du temps. Je ne veux pas me brûler les ailes.
Ceci signifie que je risque d’être moins présente et surtout moins prolifique sur Photofolle. Il faut en effet que je me concentre sur ces portfolios et je dois bien avouer que le fait de vous proposer autant de photos par semaine me disperse trop. Attention, cela ne veut pas dire que je met le site en « stand-by », pas du tout, mais c’est juste que le contenu risque de changer un peu.
Bon, pour le moment j’ai encore plein de choses que je n’ai pas encore partagé avec vous et qui sont dans mes cartons alors ce que je vous dit n’est pas encore tout à fait d’actualité !
En tout cas, merci encore une fois de tout coeur pour votre soutien ! Si jen suis là aujourd’hui, sachez que c’est en grande partie grâce à vous !

Non seulement nous sommes le 2 avril, mais en plus un dauphin, ce n’est pas un poisson même si ça y ressemble beaucoup !

Un manque cruel d’inspiration dû à un temps d’une tristesse sans nom ! Mais, mais, mais, le coeur y est pour vous souhaiter malgré tout de joyeuses Pâques !

Un pachyderme aux ailes de libellules est arrivé un jour chez moi. Si, si, je ne plaisante pas ! Vous vous demandez quelle forme peut bien avoir un tel animal, n’est-ce pas ? Et bien figurez-vous que depuis le temps que je l’observe je n’arrive toujours pas à le décrire tant sa poésie me bouleverse Et en plus, non content de me laisser toute retournée à chaque fois que je lis ses mots, il m’offre des cadeaux. Avouez qu’il me met dans une situation embarrassante pour vous le présenter.
Aussi, je vous laisse en tête à tête avec lui …
L’inspirateur de cette poésie, c’est mon jour sombre d’il y a un temps …
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Nathanaël, merci, merci, merci !! Amis lecteurs, courez découvrir cet « Orpailleur de mots, de textes, d’instants » . Perdez-vous dans les « pérégrination d’un pachyderme aux ailes de libellule naissantes », c’est un délice pour qui l’intensité et les frissons des mots valent la musique des émotions.
Vous l’aurez compris, je suis sous le charme de l’écriture de Nathanaël qui loin de nous laisser dans une doucereuse paix de l’âme nous propose au contraire des textes et des poésies à l’hymne de la vie pour ce qu’elle est, tout simplement : une juxtaposition d’extrêmes.
Allez vous perdre dans Les pâturages du ciel . Je suis convaincue que vous y reviendrez !
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Les filles, ça aime le rose. Mais il n’est pas interdit du tout aux garçons d’aimer eux aussi le rose. Et puis il y a aussi celles qui n’aiment pas cette couleur ! Moi, de toutes les façons, je les aime toutes ! Bon, vous l’aurez compris, je vais vous parler de la couleur rose, mais comme je n’ai pas envie non plus que ça soit totalement cucul-lapraline, je vous propose de regarder ces photos en musique électronique avec Nicolas Jaar. Ça donnera un petit côté moderne à mes variations romantiques … [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=jQN-4JjTuqM[/youtube]
Voilà, entrons maintenant dans le vif du sujet ! Ça faisait très longtemps que je n’avais pas fait de macro-photo et j’avais envie de me plonger pendant un instant dans les délices des courbes, des dégradés subtils et de la douceur des pétales de fleur. Direction donc mon petit fleuriste préféré qui sait maintenant que je mets beaucoup de temps à choisir mes bouquets car il faut qu’ils m’inspirent photographiquement. Cette fois-ci, j’ai donc jeté mon dévolu sur un bouquet de Gerberas roses.
Jolie certes, mais sage et un peu trop convenue à mon goût. Enfin, quand je dis convenue, je veux dire que je ne prends pas de risque, je suis sûre que ces images plairont au plus grand nombre. Elles sont propres, harmonieuses, mais sans surprise. Certaines seraient même parfaites pour un fond d’écran …
Vous connaissez désormais mon goût pour le flou et il fallait bien que je tente quelque chose de ce côté là. Cette fois-ci, j’ai opté pour une méthode un peu différente de celle que j’ai utilisée ces derniers temps, à savoir bouger mon appareil photo en misant sur un temps de pause suffisamment long. Non, là je n’ai pas bougé, mais j’ai fait une sorte de zooming avec la mise au point. Comment expliquer cela clairement pour les néophytes ? Pour cette méthode, on n’utilise absolument pas la bague de zoom mais celle de la mise au point. En fait, j’ai fait ma mise au point normalement et je l’ai décalée au moment du déclenchement. On obtient ainsi une image à la fois nette et pas nette …
J’ai trouvé un nouveau jouet !!! Un bout d’emballage plastique de mes rouleaux d’essuie tout. Donc ici, point d’objectif spécial, ni de réflecteur, ni d’éclairages studio spéciaux. Rien que mon plastique et moi. Je vous présente mon nouveau fiancé car depuis quelques jours il ne me quitte plus tant j’apprécie le rendu qu’il donne à mes photos :

Là, la méthode est très simple à expliquer : il suffit de le mettre devant l’objectif, on peut l’éloigner plus ou moins selon l’effet qu’on souhaite ou changer son orientation selon la manière dont on veut qu’il diffuse la lumière.
Laissez-vous envelopper par cette douceur, cet entre-deux mondes, je suis convaincue que vous en ressortirez la pupille apaisée …
Ne trouvez-vous pas qu’elles sont vraiment romantiques ?
Alors, votre coeur et votre sensibilité vous portent vers quelle variation ?
PS : J’espère que vous avez pensé à cliquer sur les images pour les agrandir

Je suis fière de vous annoncer qu’une de mes photos a été sélectionnée pour « Mysterious visions : dreams, fantasies and mirages ».
Cette photo ne sera pas exposée en vrai dans la galerie américaine Photoplace Gallery et restera seulement « on line ». Elle sera toutefois incorporée dans leur catalogue.
Ceci dit, je suis malgré tout très fière pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, le jury était une photographe de renom et dont j’apprécie énormément le travail : Emma Powell . Ensuite, elle a dû choisir « seulement » 75 photos sur plus de 1200 envoyées d’après la communication de Photoplace. Savoir qu’une de mes photos a eu suffisamment d’impact pour être remarquée parmi toutes celles-ci me fait réellement plaisir. Enfin, cette photo fait partie de ma série « Continuum » que j’aimerais bien promouvoir et j’avais pris le risque d’en choisir 5 parmi elles pour ce concours.
Je vous invite à aller découvrir toutes les photos sélectionnées, la qualité est vraiment au rendez-vous ! http://www.vtphotoworkplace.com/id213.html
Et pour finir, voici la conclusion d’Emma Powell :
Juror’s Statement:
I was excited by the prospect of jurying an exhibition of Mysterious Visions, a topic that represents the range of possibilities available in photography today. In particular, it draws on photography’s ability to make visible scenes that never were or could be. It also brings together images of the real world that are seen or framed unexpected ways. For this exhibition I was drawn to images that took me into another world: some were dreamscapes, others fantasies. I strove to include images made with a variety of techniques and styles, while also creating a cohesive group of images that would speak to each other on the walls of the gallery and in the pages of the catalog. The number of incredibly striking photographs submitted made this decision process a difficult one, and I would like to thank each of you for sharing your mysterious visions.
Emma Powell, March 12, 2013

La Boîte à photos* fête ce mois-ci sa première année d’existence, aussi avons-nous voulu marquer cet événement en traitant pour cette édition d’un sujet au final assez peu courant en photographie : l’expérience.
Ah ! C’est tout un programme ! Ce qui est fantastique, c’est que tout le monde peut acquérir de l’expérience, que tout les jours nous en accumulons un peu plus et que cette aventure ne se finit jamais pour qui veut la poursuivre. N’est-ce pas un beau tour de manège et qui a de quoi encourager ceux qui se lancent dans la dance, ceux qui ont déjà fait un pas et ceux qui sont déjà dans le tourbillon ?
Que nous apporte l’expérience, en quoi est-elle un atout et pourquoi est-elle si précieuse ?
Parler d’expérience en photographie signifie obligatoirement passer par le côté technique de notre discipline. Je soutiens que c’est une technique simple car le principe est strictement identique pour tous les types de photos et d’appareils photo existants : il suffit de comprendre le couple vitesse/diaphragme. Une fois qu’on a compris comment ces 2 paramètres interagissent entre eux, qu’on sait les ajuster avec un 3ème paramètre qui est celui de la sensibilité, la technique est acquise et on est libres de faire nos petits mélanges pour obtenir l’image que l’on souhaite. Ce sont les pinceaux qui vont nous permettre de peindre avec la lumière.
J’ai remarqué qu’il y avait 2 types de photographes inexpérimentés photographiquement : ceux qui laissent leur appareil photo sur « tout automatique » et ceux qui s’engouffrent au contraire dans le « tout manuel ».
En effet, ceux qui restent sur le mode tout automatique sont rarement satisfaits de leurs photos car ils ne réalisent pas qu’un appareil photo, même le plus beau et le plus cher du monde n’est qu’un machine basique qui n’a pas de cerveau et encore moins de coeur ! Certes, leurs photos sont souvent bien exposées d’un point de vue « ingénierie », mais qu’en est-il de cette ambiance lumineuse si particulière et qui donnait une ambiance incroyable et qu’ils n’arrivent pas à retrouver dans leurs clichés ? Ceci dit, ces personnes ont pour atout de pouvoir se concentrer pleinement sur la scène à photographier.
A l’inverse, il y a ceux qui pensent qu’une bonne photo passe obligatoirement par le mode « tout manuel », et que tout occupés à contrôler l’écran en oublient de voir que le sujet qu’ils photographient est mal placé dans le cadre. Mais là aussi ces personnes mettent malgré tout un atout de leur côté : elles gagnent en connaissance du fonctionnement du trio vitesse/diaphragme/sensibilité.
Je crois pour ma part qu’on apprend mieux et plus vite en choisissant la voie du milieu : le mode semi-automatique qui rassemble les atouts de chacun et élimine partiellement les inconvénients.

Une anecdote me vient à l’esprit. Dernièrement nous avons eu une petite discussion au sein du groupe de photographes de la boîte à photos pour savoir qui parmi nous utilise le mode tout manuel. Et bien personne, sauf dans des conditions exceptionnelles et particulières ! Tout le monde travaille en mode semi-automatique. Pourquoi ? Tout simplement parce que notre expérience nous a montré que pour être réactif et créatif il fautqu’on se simplifie la vie et ce mode répond parfaitement à nos attentes car on ne s’occupe plus que d’un seul paramètre : l’ouverture OU la vitesse. Je veux figer le mouvement ? Je me mets en priorité vitesse. je veux au contraire un flou de profondeur de champs ? Je passe en mode priorité ouverture. Pour me reste, je laisse l’appareil photo faire les calculs.

Ceci dit, chaque appareil photo réagit différemment selon la marque, le modèle, l’objectif et/ou la longueur de la focale (par exemple un 50 mm ou un 250 mm). Et là, seule l’expérience avec votre appareil peut vous apprendre comment il se comportera dans telle ou telle situation. Un conseil donc : ne changez pas trop souvent d’appareil photo, prenez le temps de bien maîtriser et connaître les réactions de celui qui vous suit partout, vous n’en serez que plus à l’aise pour anticiper vos images.
Ceci nous amène donc à la partie la plus intéressante du sujet :
Reprenons donc ce que je disais ci-dessus, à savoir que la connaissance de votre matériel est indispensable pour vous en servir à des fins expressives. Que votre prise de vue soit anticipée (vous avez avec vous tout le matériel possible et imaginable) ou qu’elle soit improvisée avec les moyens du bord, il arrive toujours qu’on soit pris de cours un jour ou l’autre pour 1000 raisons. Je ne vais pas parler ici du manque d’inspiration car cela arrive au meilleur d’entre nous, et parfois plus souvent qu’on ne le croit ! Non, je vais parler de la situation par exemple où j’avais prévu une séance photo dehors, par un beau soleil resplendissant. Or, évidemment, ce jour là le ciel est bas, la lumière est terriblement plate et tout est d’une tristesse sans nom. Ou alors, je vais à une soirée, j’ai mon petit compact avec moi « au cas où » mais je sais bien dans mon fort intérieur que je ne pourrai rien faire avec lui de bien intéressant car il lui faut beaucoup de lumière ! Je suis convaincue que c’est avec ce genre d’expériences malheureuses qu’on apprend beaucoup. Parfois à renoncer, c’est vrai, mais d’autres fois en changeant d’idée originale et faisant des photos avec les obstacles, voire en en faisant nos alliés !
Il fait trop sombre pour mon compact. Tant pis, je monte les iso et je pense en n&b car le bruit numérique qu’il génère à haute sensibilité est horrible. Malgré cela, il fait trop sombre pour obtenir une photo nette. Qu’à cela ne tienne, elle sera floue, pourquoi pas ! Ma fille est suffisamment expressive avec son chewing gum, son tee-shirt Titi et son collier de smarties. J’aime finalement ce clair-obscur qui va à l’encontre de l’image classique de l’enfance.[/two_columns_one]
Me voilà bien ! Ce jour là, rien à faire, la lumière ne voulait pas venir et le paysage était triste comme une tombe ! A nouveau je me mets en mode noir et blanc dans ma tête et je me concentre du coup sur le graphisme de mon environnement.
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De ces expériences, j’apprends à gérer les basses lumières, à contrôler le flou, à le chercher même et à faire d’un image extrêmement banale une image un peu plus intéressante !
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Et de ma recherche des lignes et des formes, je me souviens à quel point elles peuvent être structurantes. Et de mes problèmes de lumière au compact, j’ai appris avec l’expérience à avoir la main ferme mais le doigt léger et à retenir ma respiration. [/two_columns_one_last] [divider]
Je me souviens que mon premier professeur de photographie nous avait dit que nous les photographes ne voyons pas le monde de la même manière que les autres. A l’époque, tout à fait novice en photographie, j’avais pris cela en souriant et plutôt comme une coquetterie de confrérie. Mais c’était avant que mon expérience ne s’étoffe. Car je dois bien avouer aujourd’hui qu’elle avait raison. A force de regarder et de chercher des éléments intéressants dans notre environnement, il y a une quantité de choses et de situations qu’en un autre temps je n’aurais certainement pas remarquées, ou en tout cas, certainement pas de la même manière.
C’est qu’avant j’étais spectatrice, et pas metteur en scène d’images !
C’est en cherchant toujours et encore comment mettre en valeur mon sujet que je me suis rendue compte du potentiel monumental de la composition et du cadrage. Et plus on gagne en expérience, plus on est rapide et réactif et nous intégrons sans même plus y penser des règles de base telle que la règle des tiers ou celle des successions de plans par exemple. Ce qui est un facteur primordial pour réussir des photos où le fameux instant décisif compte particulièrement.
Mais ces règles de base un jour ou l’autre on finit par ignorer exprès. Arf, car c’est encore un autre pan de l’expérience ! Tout d’abord, on prend confiance en soi. Puis, pour la plupart d’entre nous, on regarde énormément de photos. Avec l’accès à internet, c’est d’autant plus facile et on s’abreuve à loisir de toutes ces images qu’on aimerait nous aussi avoir réalisées. C’est bien, très bien. Toutes ces images qui nous touchent nous servent de modèle et d’inspiration et comme durant tout apprentissage, on essaye de reproduire ce qui nous a touché. Mais avec l’expérience, ce n’est pas qu’on se détache de ces modèles ni qu’on les aime moins, pas du tout, mais on cherche à faire autre chose, des images qui nous ressemblent vraiment et qui représentent notre expression propre. En fait, nous agissons ni plus ni moins comme les enfants qui grandissent, sauf que nous n’avons pas d’age et restons d’éternels apprentis, chaque jour plus mature certes, mais chaque jour avec de nouveaux acquis qui ne demandent qu’à être dépassés.
L’expérience nous apprend à braver les interdits, à escalader les barrières, et en photographie, elle a ceci de particulier de nous laisser à chaque fois surpris et étonnés de nos propres audaces.
L’expérience en photographie est un puits sans fond dans lequel on s’enfonce avec un immense délice !
Bonjour à tous et … bonnes nouvelles photos !
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* Pour ceux qui connaissent pas la Boîte à photos, il s’agit d’un collectif de blogs francophones parlant de photographie et qui chaque mois propose de réfléchir autour d’un thème choisi ensemble. Chacun étant libre de traiter le sujet à sa manière, cela donne une vraie richesse et diversité de points de vue que je suis certaine, vous ne manquerez pas d’apprécier !
Pour cette édition de la Boîte à photos, c’est Sébastien Fanget qui joue le rôle de site hôte et qui a donc l’énorme responsabilité de rassembler nos articles sur une même page et d’en faire la synthèse en fin de semaine. Si vous ne voulez louper aucune parution d’ici là, rejoignez-nous sur Facebook ou sur Twitter !!
Merci à Laurent Vaissade de jogg.com pour le logo

Vous êtes très nombreux, visiteurs silencieux algériens, marocains, tunisiens, à consulter un article que j’avais rédigé en 2010 sur le mariage à la Constantinoise. J’en profite par la même occasion pour remercier tous ceux qui m’ont référencée dans leurs discussions sur les divers forums consacrés aux mariages. C’est un grand honneur pour moi.
Cliquer ici pour voir l’article en question : https://www.photofolle.net/mariage-a-la-constantinoise/
Je vais passer une partie de l’été en Algérie et l’idée m’est venue de vous proposer de venir effectuer un reportage sur votre mariage (ou vos fiançailles).
Mon ambition est de vous offrir d’avantage qu’un traditionnel reportage de mariage comme on en voit tant. Bien entendu, je propose de faire des photos « classiques » et telles qu’on les attend d’un professionnel, avec tous les produits qui les accompagnent (albums, livres, CD).
[red_box]Mais j’aimerais apporter des images supplémentaires à ce moment précieux, à travers mon regard et ma touche qui feront que les photos de ce jour si important seront uniques. Pourquoi pas, pourquoi ne pas oser la différence et l’originalité ?[/red_box]
Ainsi, je me tiens à votre disposition si vous souhaitez en savoir plus sur la prestation que je me propose de vous offrir. N’hésitez pas à me contacter, étudions ensemble votre projet et rendons honneur à jour exceptionnel !
[button link= »https://www.photofolle.net/contact-2/ » color= »red »]Contactez-moi ![/button]
Si cette idée vous plait et que vous pensez à quelqu’un, n’hésitez pas à diffuser l’information. Le « téléphone arabe » n’est pas un mythe et il est d’une redoutable efficacité !

Voilà, je vous disais dans mes articles précédents que ça y est, c’est le printemps (quasi !). Donc, comme chez les Chellali nous avons l’esprit contradictoire, nous nous sommes dit qu’il était urgent de profiter des dernières neiges sur nos montagnes environnantes. Nous sommes donc partis pour une petite ballade dimanche dernier sur les bords d’un lac. Et grand bien nous en a pris ! La journée était absolument splendide et le lac était encore tout gelé. C’était ma-gni-fique.
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[column size= »1-2″ last= »1″ style= »2″]Voilà, comme ça c’est dit, je ne vous fait pas le coup de la photo mystère ou je vais vous demander ce qui est représenté. De toutes les façons, je suis sûre que vous auriez immédiatement deviné.
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Lorsque je me suis retrouvée face à ce lac tout gelé, j’ai immédiatement repéré ces espèces de ronds dans la glace. Comment sont-ils apparus , je n’en ai pas la moindre idée. Peut-être est-ce quelqu’un qui a jeté des pierres, ce qui fait que ça a brisé la glace et formé ces figures. Ceci dit, il me semble que ce quelqu’un devait être sacrément balèze parce que certains ronds étaient très loin du bord. Bref, c’est quand même un peu la partie devinette de l’article et si quelque spécialiste des ronds de glace pouvait m’éclairer, je mourrai moins bête comme on dit !
Pour ceux qui suivent ce blog depuis un certain temps, vous savez que j’ai une imagination assez fertile et que j’ai une sérieuse propension à transformer ce que je vois en autre chose. Ici, je me suis retrouvée telle un cosmonaute survolant une planète étrange, constellée de cratères et avec des formes géométriques m’évoquant une activité agricole. Il y aurait donc de la vie ici !!
Comme vous l’aurez constaté, il est évident que ce ne sont pas les couleurs « naturelles » de ce lac, mais dès la prise de vue je savais que je ne resterai pas fidèle aux teintes réelles. Pour être honnête, j’avais pensé ces photos en noir et blanc très contrasté, mais au moment de les traiter j’ai trouvé dommage de supprimer certaines informations de couleurs car les photos devenaient pour le coup totalement abstraites et on perdait dans l’affaire la sensation de l’eau. Du coup, j’ai fait une sorte de mix très contrasté entre le noir et blanc et le « vert d’eau » naturel du lac.
Comme je vous le disais, cette journée était magnifique et le soleil brillait de tous ses feux. Comment résister à faire des photos de nos ombres sur cette étendue gelée ?
Ah ! le travail des ombres est absolument extraordinaire car il nous permet de jouer avec les formes de manière infinie. Regardez, j’ai même réussi à créer des personnages directement sortis de notre planète inconnue !
Je vous jure, j’avais dit que pendant cette ballade je ne prendrais pas de photos. C’est terrible quand même cette irrésistible manie !!!

[column size= »1-2″ last= »0″ style= »0″]Un piccolo articolo per annunciarvi che partecipo ad una mostra collettiva alla Feltrinelli di Genova con i miei collegi del Fotoclub Il Forte dal 4 marzo al 1 aprile 2013.
Recensione della mostra a cura di Maurizio Logiacco :
In chi ama fotografare ricorre spesso un dubbio, una domanda: come riuscire a trasmettere il messaggio che vedo o sento? Riesce questo a scatto a raccontare la storia che ho immaginato? I fotografi del Forte si cimentano con questa mostra, nel descrivere un argomento quanto mai complesso, sfumato e dalle mille sfaccettature: “l’inconscio femminile…”
La sfida consiste nel cogliere nelle donne, rappresentazioni dei piccoli gesti, delle situazioni, degli atteggiamenti naturali e dei sogni che ad essi sono collegati i piccoli vezzi, innocenti desideri, che aiutano la donna nella sua quotidianità e la rendono allo stesso tempo misteriosa; trasportando su carta fotografica, anche con un pizzico di gentile ironia, immagini che provano a raccontare uno dei lati dell’universo femminile.
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[column size= »1-2″ last= »1″]Une petite annonce pour vous dire que je participe à une exposition collective. Désormais entrée dans les moeurs, cette exposition a lieu tous les ans à la librairie Feltrinelli de Genova (équivalent de la FNAC en Italie) pour la fête de la femme . Cette année le thème est : « Inconscient féminin ».
J’aurais bien aimé vous montrer la photo qui a été sélectionnée, mais il parait que je n’ai pas le droit de la rendre publique avant l’inauguration qui aura lieu le jeudi 7 mars.
Allez, vous en avez malgré tout un petit aperçu dans l’affiche ci-dessous. Je vous en reparlerai !
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Le printemps arrive !!! Je ne sais pas par chez vous, mais ici on sent que ses premiers prémices sont à notre porte. Remarquez, je vous dit ça, mais pas plus tard que dimanche dernier nous avons eu droit à une magnifique chute de neige. Est-ce donc que je prendrais mes désirs pour la réalité. ? Peut-être, mais je m’en fiche !!
Alors, avant d’entamer cette magnifique saison, j’ai réalisé que cette année je ne vous avais pas montré une seule image de neige ! Et pourtant ce n’est pas faute d’en avoir eu et les montagnes aux alentours en sont encore pleines. Je me demande bien pourquoi je n’ai pas partagé avec vous ces images … Bizarre … Alors pour me rattraper, je vous propose un petit pot pourri de photos, souvent sans prétention, et qui ont été prises à des moments très différents les uns des autres, d’où la diversité de points de vue et de traitements ! Mais un peu de disparité de temps en temps, ça fait du bien !!
Pour commencer, je triche vous allez me dire, mais j’avais quelques images qui dataient de l’année dernière et que je n’avais pas eu le temps de vous montrer. Pourtant, je trouve que la première était assez stupéfiante par la lumière qui a semblé découper le ciel. Bien sûr, à l’oeil nu c’était difficile à percevoir, mais en contrastant bien en post-production, on voit bien les rayons de lumière. La seconde photo, je l’ai intégrée à ma série « Paysages de ma vie » et je ne suis pas sûre que je vous l’avait montrée.
Les photos suivantes sont le souvenir d’un ballade que nous avions entreprise, mais sans raquettes. En Ligurie, la montagne n’est absolument pas exploitée touristiquement ce qui signifie qu’on ne peut pas compter sur des chemins tracés par des centaines de personnes avant nous. Donc sans raquettes dans 80 cm de neige, autant dire que nous avons vite rebroussé chemin pour nous rapatrier vers une jolie piste de luge, pour le coup elle bien exploitée par les enfants !
Une autre ballade par un temps splendide avait débouché sur ce spectacle impressionnant de cette fameuse tornade. Mais laissez-moi vous montrer comme la Ligurie est magique avec ce diptyque lorsqu’on se donne la peine de gravir les pentes raides de ses montagnes. Lorsqu’on se tourne d’un côté, on découvre une superbe vue sur les Alpes et le Mont-Blanc. Lorsqu’on se retourne, il nous est donné d’apercevoir par temps très dégagé la Corse.
Allez, avant d’entamer la seconde partie de mon pot pourri, laissez-moi partager avec vous une petite photo macro …
Voilà, en ce qui concerne la neige dans la nature. Passons donc en ville. Ah ! C’est sûr que c’est très différent. Je ne sais pas, c’est comme si c’était plus triste. La neige en ville, c’est comme si ce n’était que du mauvais temps, il n’y a pas cette même magie d’une neige immaculée, de ce silence très spécial. Les 2 fois où il a neigé à Genova cette année (chose exceptionnelle d’ailleurs !), j’ai bien tenté une sortie mais ce n’était pas joli. A peine tombée au sol la neige devient sale, elle est humide et lourde. Les parcs sont fermés, les gens ne sortent pas.
Et enfin, vous reconnaîtrez, pour ceux qui suivent depuis un certain temps ce blog, mon fameux clocher « ACDC » !
Voilà, j’espère que nous avons clos la saison de la neige et que dorénavant nous aurons l’occasion de nous retrouver autour d’images printanières !

En me rendant à l’aquarium de Genova, contre toute attente, je me suis fait un nouveau pote en la personne d’un joli Colibri. Oui, vous avez bien lu, à l’aquarium de Genova il y a des oiseaux (et je ne parle pas seulement des pingouins qui sont également représentés) et normalement des papillons, mais pour le coup, je n’ai pas réussi à en voir.
Revenons donc à notre petit colibri avec qui j’ai eu une conversation passionnante ! Tout d’abord, lorsqu’on pénètre dans la serre qui est censée reproduire un monde tropical en miniature, on doit se donner la peine de trouver notre petit animal, ce qui n’est pas forcément évident de prime abord.
Vous l’avez trouvé ?
Puis on doit tendre l’oreille car par intermittences, on entend un joli son cristallin qui sort des entrelacs de branches. Moi, ça m’a bien plu et à mon tour j’ai commencé à faire piupiupiupiupiu histoire d’amadouer notre hôte et surtout d’éveiller sa curiosité, voire son intérêt. N’étant pas une colibrette, je savais que j’avais bien peu de chances … Et c’est lorsque j’ai eu fini de chanter « coucou hibou » (la seule chanson-oiseau que je connaisse) que mon bel oiseau s’est décidé à sortir de sa cachette.
Il a commencé par aller directement vers un panneau m’expliquant en langage humain qui il est et où il vit en temps normal. Je lui suis gré de cette attention car ainsi je peux partager avec vous toutes ces précieuses informations !
Je vous ai mis les images plus grandes que d’habitude pour que vous puissiez lire ce qu’il y a d’écrit. Je m’excuse pour le cadrage pas vraiment adapté pour la lecture, mais je n’ai pas osé demandé à mon Flower Kisser de refaire la prise de vue …
Donc une fois avoir fait plus ample connaissance, mon ami est allé se poser sur une branche et c’est alors qu’il a entamé son numéro de charme ;
Il m’a dit « tu es prête, tu m’écoutes ?
Puis s’est envolé à nouveau pour me montrer avec quel brio il fait battre ses ailes à une vitesse allucinante !
Ici, j’ai figé mes mouvements de ses ailes, mais à l’oeil nu on ne les voit plus tant elles battent vite. Exceptionnellement, j’avais pris avec moi mon réflex que j’appelle « ma grosse bertha » car je me doutais bien que les conditions lumineuses dans l’aquarium seraient trop spéciales pour mon compact. Bien m’en a pris, il m’aurait été impossible de faire une rafale telle que celle-ci (c’est d’ailleurs aussi exceptionnel lorsque je fais une rafale !)
Je ne pouvais pas vous épargner une photo d’identité de mon ami,
Mais si je devais retenir 2 images de notre rencontre, ce seraient celles-ci :
Pourquoi ? Parce que malgré le fait que cette volière soit assez grande, que cet oiseau semble très bien traité, que ses bacs à nourriture son pleins et propres, il reste un oiseau en captivité, dans un environnement complètement artificiel.
Bref, j’aurais aimé pour mon flower kisser la liberté, tout simplement …

Ne jamais dire fontaine je ne boirais pas de ton eau
Une expression qui me laisse perplexe et que je trouve à la fois réaliste et très effrayante
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Edit pour les gens perplexes
C’est vraiment drôle que cette photo vous ai laissé aussi étonnés. Bon, je me doutais bien qu’elle n’était pas si facile que ça à lire, du coup, je lui ai donné un titre qui me semblait très simple et descriptif : « Fontaine », car il s’agit bel et bien du haut d’une fontaine, archi connue à Genova et photographiée des milliers de fois. Je vous la mets ci-dessous :
Cette photo ressemble tellement à tout ce que j’ai déjà vu que je n’avais pas du tout envie de vous montrer ça. Voyez-vous, moi aussi je fais des photos banales au démarrage d’une prise de vue. J’espère que maintenant que vous pouvez visualiser la scène ma première image vous laisse un peu moins perplexes !
Revenons-en à ma première image. Après avoir cherché comment je pourrais me servir de cette eau qui jaillissait, j’ai décidé de supprimer du cadre tout ce qui pouvait nous rappeler concrètement cette fontaine. Et comme en ce moment j’ai en tête des images qui pourraient rappeler des notions de légèreté, de fluidité, cette eau en l’air m’a semblé intéressante.
J’ai pensé à un moment retourner mon image (c’est plus logique que l’eau tombe !), mais la présence de l’oiseau ne colle du coup plus du tout parce qu’il se retrouvait à l’envers.
Je vous l’accorde, c’est vrai que c’est une image déstabilisante (mais c’est pour cela qu’elle me plait !!) et qui ne se laisse pas voir ou regarder sans prêter attention. C’est peut-être un tord. Ceci dit, je trouve qu’elle illustre parfaitement ce dicton que j’ai cité « Ne jamais dire fontaine je ne boirais pas de ton eau ». En travaillant mon image, j’avais ce dicton en tête et plus j’avançais, plus je trouvais que ma sensation désagréable se concrétisait dans cette image. Car si ce dicton s’applique à une morale qu’on se forge soi-même idéalement, dans les faits concrets, ce n’est pas la même histoire ! Je ne suis objectivement et honnêtement pas capable de vous dire quelle pourrait être mon attitude face à une situation de souffrance extrême (physique ou psychologique peu importe). Ainsi, la question de ce que je suis capable de faire ou non ne se pose même plus. Jusqu’à un certain point (mais lequel ?), je suis sûre de moi. Mais au delà ? Et mon impression du coup très inconfortable vous en conviendrez, est exactement à l’image de cette photo où quelque chose ne va pas alors que pourtant tout est à sa place, logique et évident. Le noir et blanc que j’ai choisi durcit considérablement la scène et rend l’eau très irréelle. Le ciel n’est plus bleu il est noir. L’oiseau semble fuir quelque chose de très puissant, prêt à jaillir (jaillissant même) et menaçant. Bref, comme le dit très très bien Cathy B, cette photo raconte véritablement plus qu’elle ne décrit le drame de cette expression et nos noirceurs profondes.
Voilà mes explications sur cette photo et cette expression qu’on utilise d’ailleurs couramment et souvent de manière assez légère. Mais quand on y regarde de plus prêt, brrrr, ça donne des frissons !

Bon, je me suis dit qu’il était temps d’alléger un peu l’atmosphère qui règne dans ces pages depuis un certain temps et j’ai très envie de partager avec vous une autre histoire, mais celle-ci bien bien bien plus légère que les précédentes !
Quoi que … J’aurais pu intituler cet article « In memoriam », en souvenir de notre fougueux « Bav l’escargot » dont la fin tragique reste encore gravée dans nos esprits. Mais quand même, il y en a marre des titres en latin ! Car entre VIXI et CONTINUUM, je ne sais pas ce qu’il m’arrive ces derniers temps et je ne voudrais pas que vous pensiez que ça y est, je me suis vendue aux romains ! Non, non, non, je suis gauloise (bien que de manière très parcellée et vraiment par hasard n’en déplaise à certains) et je le reste !
Bref, revenons à nos moutons. L’histoire que je vais vous raconter parle bien de notre héros Bav l’escargot, mais alors qu’il était jeune, bien plus jeune, à l’heure des rencontres amoureuses et où il était capable de braver les pires difficultés pour rejoindre sa belle. Voici donc une de ses petites aventures dont j’avais à l’époque pris quelques photos et noté les dialogues, et qui surtout est à l’origine de sa légende !
Elle : – mais où est-il encore passé le bougre ? Je m’ennuie moi ici toute seule !
Elle : – Tiens, j’entends du bruit, c’est peut-être lui ? Ouhouuuuu, c’est toooiiii Jules ??? (à l’époque il n’avait pas encore pris son nom d’artiste et s’appelait encore Jules)
Elle : – Ah bien oui, c’est bien toi. Mais qu’est- ce que tu fabriques à la fin ? Dis-donc, tu as une drôle de tête, qu’est-ce que tu as fabriqué ? Bon, tu te dépêche un peu s’te plait, j’en ai marre d’être perchée ici moi… Attention !!!! Non, non, ne fais pas ça, prends par là. Non !! A gauche !!! Bon, finalement, ne te dépêche pas, tu vas encore te fouler quelque chose
Lui : (essoufflé mais courageux). J’arriiiiiiive ma chérie !!!
Lui : hop , youhou !!! Ca c’est du sprint, ça c’est de la montagne russe !!!
Lui : ola, ola, qu’est-ce que c’est que ce bin’s ? Ma montagne a chaviré !! Chérie, chérie, j’arrive !! Gngngngn … plus que quelques sauts et j’y suis !
Lui : ouhou, ma chérie, je suis là, juste en dessous ! Ben quoi, tu m’fais la gueule ? Eh oh, je suis là !
Elle : non, non … Mais j’en ai marre que tu sois toujours parti par monts et par vaux.
Elle : … dis, tu m’aimes ?
Lui : meu voui je t’aiiime. Viens là ma poule que ton Jules t’embrasse
(Bon, là j’ai volontairement supprimé la photo du baiser car seuls des escargots sont à même de supporter la vision d’un baiser baveux, vraiment baveux. Et comme je suis sûre qu’aucun escargot ne lira mon histoire, je vous ai épargné ce passage que seuls des gens malades, mais vraiment malades pourraient apprécier) A la place, je vous propose une image très soft.
Elle en reprenant son souffle : – Dis-donc Jules, j’ai une idée, et si tu prenais comme nom de scène « Bav l’escargot ». Ca serait tellement sexy !
Et c’est ainsi que la légende de Bav l’escargot est née ! Ah l’amour ! Quelle formidable source d’inspiration !!
PS : je ne vous en voudrais pas si vous trouvez mon histoire nulle et mes photos pas terribles. Mais on ne peut pas toujours être au top, n’est-ce pas … Merci de votre infinie patience avec mes élucubrations en tous genres !

[youtube]http://youtu.be/FRI-hByNmQc?t=44s[/youtube]
Il s’agit d’une histoire intime. Très, très intime. Peut-être trop, peut-être qu’elle vous semblera étrange, inaccessible. Ou bien, ou bien, vous vous fabriquerez votre propre histoire, votre propre chemin en visionnant cette série. Comme j’aimerais le connaître ! Vous me le raconterez ?
Voici la mienne … Un voyage, très court, trop court. Illustré par 17 photos. 17 parce que ce nombre est le symbole de l’équilibre des choses et rétablit l’harmonie après les luttes de l’existence. Il est l’image de l’initié qui a réussi son mariage intérieur. Écrit en chiffre romains, XVII est aussi l’anagramme de V I X I qui signifie « j’ai vécu ».
L’ordre de la séquence n’est donc pas hasardeux. Il y a bel et bien un début et une fin et chaque image possède son symbole que je me suis approprié. Je suis bien consciente que toutes les photos ne sont pas forcément « belles » en soi mais il faut les considérer comme faisant partie d’un ensemble. Ces images sont incertaines, prises de manière instinctive, avec pour moteur une intuition ténue mais puissante, fondamentalement ancrée dans mon être.
Ainsi, l’âme chemine de la terre vers l’eau, de la pierre vers le bois, les arbres avec leurs racines et leurs branches sont l’élément fondateur de ce voyage. Une fois le pont franchi, la terre cède la place à l’eau. Le périple, bien que fugace semble s’étirer en longueur. Nous ne sommes pas pressés de dire au revoir. La dernière image est ma préférée parce qu’elle est paisible, sereine … et parce que c’est la dix-septième.

Un drôle de titre n’est-ce pas ? Mais je n’ai rien d’autre qui m’est venu à l’esprit …
Douce parce que c’est une photo macro toute douce ; Vieillerie parce que la tonalité sepia que j’ait donné à cette photo n’évoque pas pas particulièrement la fraîcheur de la jeunesse.
Je vous souhaite à tous un excellent week-end !

Je suis ravie de vous annoncer que ma photo « Trough my eye » a été sélectionnée par Seth Resnick pour faire partie de la prochaine exposition « Color story » de la galerie américaine Darkroom Gallery.
Voici ce que le juré attendait des photos :
If a confident use of color defines your work, we want to see it. There is infinite potential for an exhibition such as this, which crosses subject, theme, and genre; we are equally enthusiastic to see realism and abstraction, and the not-so-gray areas that balance between. There is also limitless possibility for your choice of color story: every hue, tint, and shade applies, where it is used to characterize, describe, communicate and celebrate your subject or concept.
Et voici celle que j’ai proposé et qui a été retenue !
J’ai hésité à reproduire ici le compte-rendu du jury à cause de la longueur du texte mais il m’a semblé vraiment intéressant et pédagogique. Alors à vos lunettes !
I have over the years judged many contests. Normally, when I am asked to select fifty plus images for a contest, I have trouble because it is usually tough to find fifty that would truly pass my own criteria. With this contest I was caught off guard for a very different reason. I started off with 719 images and I was easily able to eliminate 300 plus images from the contest without hesitation and I will talk about that in a bit. The next 250 or so was a bit tougher because I was really seeing some strong imagery but was able to carefully go through them and one at time eliminate additional submissions. At this point it got much tougher and continued until I was down to 91 images. Never as a judge have I seen so many excellent images and I think a show of 91 would have been an fantastic show by any standard. I went back through every single image, noting things I liked or didn’t like about each one and eventually narrowed it down even further. In the end I ended up with 82 images that were truly winners in my mind. Gallery space allows for 62 images so I still needed to eliminate 20. I was able to do so but I want to reiterate that all 20 that I eliminated were well qualified in my mind to be in the show and if you were one of those photographers you should be very proud.
There are several things that strike me and I feel that it is important for the photographers who entered the contest to understand some of these feelings. I am looking for a fresh look and fresh viewpoint with strong color aesthetic and technical appeal. The images need to be well composed. As a photographer you are responsible for everything in the frame.
As someone who has worked with Adobe in development since the very early days of Photoshop and Lightroom, I have a broad understanding of how the product works. Today since most images are shot digitally, virtually all images are adjusted in Photoshop, Lightroom or a similar product. Therefore, Photoshop automatically plays a part in the process. That said the concept of « Photoshoping an image » means different things to different folks. This isn’t simply a matter of technical merit but also a personal perspective on Photoshop. Understanding my feelings on this may better help you understand why I chose one image over another. This is not simply a matter of right or wrong but there is a lot of subjectivity involved as well. I personally dislike images that use Photoshop to change tone and color as a means of distracting you from the image being out of focus for example. With my roots in photojournalism, working for both newspapers and magazines I always felt the image simply had to be sharp. I also personally dislike images that look like Photoshop is the first thing you noticed when viewing an image. I saw a lot of images that were over processed and especially so when photographers were utilizing HDR techniques. In my mind Photoshop should enhance an already dramatic image. I also expect basic Photoshop skills like cropping out or cloning out distractions, dust removal, and proper use of curves and adjustments.
I would urge photographers to take more time refining their entries. Again as a judge I must consider the usage of Photoshop and there were many entries that would have placed or at least placed higher up if there was more attention paid to the technical merits of the image. Generally and I hate to generalize, but there were a lot of images that had blown out whites as well as a loss of detail in the shadows and blacks or were poorly cropped or had horizon lines that are out of kilter. When they are purposely distorted that is fine but some were just out enough to be annoying and they could have easily been fixed. Other Photoshop related issues were images overly sharpened and many where some parts warranted selective sharpening while other areas would have benefited from selective softening. Be especially mindful of triangles forming in the corners. Triangles in the corners. Learning exactly what lens to use and where to stand and how to frame a shot is a challenge for many photographers. When we are attracted to a subject we tend to look towards the center of the viewfinder and rarely pay attention to the periphery. It is in the periphery where we find things that detract from the image. It may be a branch sticking in or a pattern of color. These extra-unwanted items tend to exist in the corners of our images forming triangular patterns. If you have a triangle in the corner of one of your images and want to determine if it adds to the photograph or detracts from it, cover up everything except the triangle and if the triangle is important, keep it in. More than likely the triangle will be an area of black or white or a branch and by itself is anything but a good image. In this case crop the image and remove the triangles. As an exercise when you are framing an image take your eyes and glance to the periphery in the viewfinder. Look for triangles being formed and if you see them it is a good indication that you need to move in tighter on your subject. Space is defined and determined by shapes and forms. Positive space is where shapes and forms exist; negative space is the empty space around shapes and forms. For images to have a sense of balance positive and negative space can be used to counter balance each other
I certainly do not mention any of the above to be overtly critical and hope my criticism is taken as a means of improving already solid imagery.
ADDITIONAL COMMENTARY
I was looking at the stats for my website and it was very apparent how many folks took the time to view my work before they submitted their entires. Some folks clearly tried to imitate my style and even some of my images. This is neither good nor bad but just an observation. A final comment…. Judging is ultimately very subjective and whether I chose you or not isn’t the most important part of this. Ultimately it is how you feel inside about your own images. This is what is really important. Everyone in the world can like one of my images but if I don’t feel it, it is meaningless to me as an artist. In the same respect folks can criticize my work and I will listen and take all criticism as a learning experience but in the end there are still images that I love and feel strong about that others might not.
Thank you for the opportunity to judge such a fine and refreshing contest.
Seth Resnick
Maintenant que vous avez tout lu, vous avez le droit d’aller voir toutes photos sélectionnées :
http://www.darkroomgallery.com/ex38
Bonne journée à tous !

Genova est vraiment une ville impossible ! Perchée à flanc de montagne et dévalant sur la Méditerranée, on passe notre temps à monter et à descendre, embarqués parfois dans des ruelles étroites, obligés d’emprunter des escaliers, ou à d’autres moments, pour reposer notre mollet qu’on a pourtant de fer (à force !), on peut monter dans des ascenseurs, une sorte de métro vertical. Et pour les rejoindre, il y a généralement un long couloir qui nous guide vers les entrailles de la terre. Car au contraire des funiculaires, fort nombreux d’ailleurs eux aussi à Genova, il s’agit véritablement d’ascenseurs qui montent et qui descendent à la verticale exacte.
Bref, en soi ces ascenseurs n’ont rien d’excitant, ni pour le claustrophobe ni pour le photographe. C’est ce qu’il y a avant qui est super : le tunnel qui y mène.
Ah ! Mara et Teresa, pardonnez-moi de vous avoir enfermées dans ce tunnel durant de longues, longues, longues minutes, plutôt que de profiter du soleil (chancelant d’ailleurs) de ce dimanche matin. Mais avouez que le jeu en valait la chandelle, non ? Et puis un workshop, c’est aussi fait pour apprendre à sortir des sentiers battus. Et dans ce tunnel, que d’histoires on peut raconter ou se raconter ! Que de manières on peut jouer avec la lumière, les reflets de la porte d’entrée et ses vitres colorées et sales, les gens qui passent, les perspectives …
Alors voici ma petite moisson d’images. Attention, je vous conseille très vivement si vous êtes dans une ambiance lumineuse, d’attendre ce soir pour visualiser correctement ces photos. C’est que j’ai mis l’accent sur le côté obscur de l’histoire, et si vous avez un beau soleil comme c’est le cas ce matin chez moi, j’ai bien peur que vous n’y voyiez pas grand chose …
L’entrée du tunnel, l’émotion, la curiosité. Une ombre s’approche, mes mains tremblent …
Un homme se tient derrière moi, qui m’observe …
Je pousse la porte et je découvre la perspective …
J’entend des pas, des gens s’approchent, j’aperçois leurs ombres
Puis peu à peu mes yeux s’habituent à la lueur des néons …
Pour oser une interprétation surexposée !
Allez, je sais bien que mon histoire est un peu tirée par les cheveux et rien de tout cela n’est bien sérieux. Il s’agissait plus de prises de vues pour expliquer les tenants et les aboutissants de tels ou tels réglages de l’appareil photo et de faire remarquer à Teresa et à Mara l’intérêt de regarder au delà de ce qu’on voit, et notamment jouer avec les effets de perspectives, de flou de mouvement ou encore les reflets.
Et regardez-les comme elles sont mignonnes toutes les deux, concentrées non seulement sur la photo mais aussi dans l’espace !
Merci Mara et Teresa pour ces bons moments !!

Depuis le 15 janvier j’ai intégré avec une grande fierté un collectif de photographes qui répond au doux nom de « Regard perdu ». Composé de 16 photographes, Regard Perdu est un espace d’expression photographique tourné vers le Monde, que celui-ci soit lointain, proche, intime ou descriptif. Et dans chaque galerie que je vous invite à parcourir, vous y découvrirez un regard unique, attentif et sensible : http://www.regard-perdu.com/
Et pour illustrer cette annonce, quoi de mieux que de mettre un Regard Perdu que j’ai eu envie d’intituler « Lost In translation » (à regarder d’ailleurs de préférence avec peu de lumière ambiante !)

Pour ma seconde participation à l’édition de la Boîte à photos *, le thème que nous avons choisi est « Ma technique préférée ». Une fois de plus, j’ai eu envie de vous parler de notre matière première à nous photographes : la lumière ! Et plus exactement, lorsqu’on la travaille en contre-jour.
Laissez-moi tout d’abord vous donner ma définition du contre-jour afin qu’on sache bien de quoi on parle. J’entend contre-jour lorsque la source lumineuse qui éclaire notre sujet est devant nous. Il y a des contre-jours plus ou moins intenses, les plus forts nous obligeant presque à fermer les yeux. En extérieur, c’est généralement le soleil, mais il ne faut pas oublier qu’un mur blanc par exemple fortement éclairé ou un ciel lumineux nous met en situation de contre-jour et ceci même si nous avons le soleil dans le dos ! Ainsi, par extrapolation on peut dire que lorsqu’il y a un contraste très fort entre notre sujet et le reste de son environnement, nous sommes en situation de contre-jour. Et bien entendu, en intérieur face à un éclairage intense, nous sommes également en contre-jour.
Ceci étant posé, pourquoi ais-je choisi cette situation comme étant ma technique préférée, et d’ailleurs, pourquoi est-ce une technique ?
Je crois que parce qu’avant tout le contre-jour est un moyen d’expression photographique formidable ! Il nous permet d’obtenir des images dramatiques, fortes, légères, éthérées, sombres, claires, rêveuses, suggestives … bref, tout sauf des photos descriptives. Et pourquoi selon vous ? C’est parce que là le photographe est obligé de faire un vrai choix ! Il est en effet impossible de bien exposer à la fois pour les tons clairs et les tons sombres (je mets bien entendu la technique du HDR à part, c’est un tout autre sujet que mes compatriotes de la boîte à photos ont d’ailleurs traité pour vous !). Ainsi, devant un tel sujet, je suis obligée de me demander si je souhaite montrer une image sombre, avec une grande prépondérance de noirs, ou au contraire, est-ce que je souhaite exprimer une idée de grande clarté, voire d’éblouissement ? Car selon mon idée je vais devoir faire des réglages spécifiques sur mon appareil photo.
Or, avant tout chose, je suis au regret de vous annoncer qu’il n’y a pas de réglages spécifiques et/ou pré-existants. Cela dépend bien entendu des conditions lumineuses et de l’intensité du contre-jour, mais cela dépend aussi de la manière et où vous faites votre mesure de lumière ! Ainsi, si votre appareil photo est en « mesure de lumière globale » ou s’il est sur mesure « spot », vous n’obtiendrez absolument pas les mêmes résultats. Pour ma part, mon appareil photo est quasiment tout le temps en mode de mesure pondérée centrale, c’est à dire qu’il effectue la mesure de la lumière sur une zone qui couvre à peu près 60 % du centre de la scène. Ainsi, il m’arrive très fréquemment, notamment lorsque je souhaite faire un contre-jour, de mesurer la lumière au centre sur le sujet en gardant mon doigt appuyé sur le déclencheur à mi-course, puis de composer ensuite.
Dans tous les cas de figure, pour obtenir de vrais contre-jours, il faut impérativement désactiver la fonction flash de l’appareil photo !
Pour la suite, nous nous servirons beaucoup du curseur de correction d’exposition pour ceux qui ne souhaitent pas travailler en mode Manuel, mais qui préfèrent le mode Programme ou semi-automatique avec priorité ouverture ou vitesse (P, A, S ou selon l’appareil P, Av, Tv) :

Donc prenons un premier cas de figure, le plus simple et évident, et imaginons que l’on ait réglé à priori la fonction mesure de lumière sur pondérée centrale, que la scène que j’ai devant moi m’attire pour son graphisme et que j’ai très envie d’un ambiance dramatique, avec des noirs profonds :
Mon appareil photo m’indique que je suis sur-exposée à cause de la forte luminosité. Forcément, je suis face au soleil dans la première photo, et face à un reflet d’un ciel très lumineux dans la seconde. Mais comme j’ai très très envie de renforcer l’aspect du graphisme de la barrière avec ses pointes, je n’y vais pas par 4 chemins et je sous-expose carrément ! Dans la seconde photo, je remarque que mon petit neveu se détache bien avec ses vêtements sombres sur le fond de cette mare. Dans ce cas de figure, j’étais un peu moins surexposée car il s’agit somme toute d’un reflet et il y a donc moins de lumière globalement. Mais comme j’aime bien ces ambiances un peu dramatiques, paf, là aussi, je n’y suis pas allée de main morte et j’ai sous-exposé également de 1,33 ev.
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Vous l’aurez remarqué, en contre-jour, surtout si au final vous faites du noir et blanc, il faut plus que jamais être attentif au graphisme de l’image ! Ainsi, arrangez-vous pour que les éléments se détachent bien les uns des autres. C’est que nous tombons dans un style d’image qui pourrait presque être du dessin animé. [/two_columns_one_last] [divider]
Dans un ordre d’idée tout à fait opposé, le contre-jour peut nous permettre de produire des images éthérées, extrêmement claires et/ou avec des contours indéfinis qui nous font directement plonger dans un monde de rêves !
Là, au contraire des exemples précédents, on va chercher à représenter de la légèreté en sur-exposant encore plus ! Cela peut sembler paradoxal en effet, car on imagine bien que la cellule de notre appareil photo est déjà pleine pleine de lumière ! Mais c’est justement parce qu’il y en a trop qu’il va chercher à sous-exposer automatiquement. Mais nous, nous lui disons taratatata, c’est moi qui décide, je n’en ai rien à faire d’avoir une image correctement exposée selon des canons purement techniques. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de donner une âme à ma photo !
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Ainsi ce papillon posé sur une vitre. Un contre-jour terrible qui a affolé la cellule de mon appareil photo ! Que s’est-il passé ? En fait, mon appareil photo a vu énormément de lumière, du coup, il a cherché à sous-exposer. Mais si je l’avais laissé faire, mon papillon aurait été tout sombre, et je n’aurais jamais pu mettre en évidence les veinures de ses ailes, la délicatesse de cette sorte de poudre qu’ils ont sur leurs ailes. Pour rendre hommage à cette petite bête, j’ai donc sur-exposé de + 1,7 ev.
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Allez, soyons fous et sur-exposons encore plus en contre-jour jusqu’à faire disparaître quasiment notre sujet ! C’est ce que j’ai fait ici avec cette image que j’avais intitulée « L’insoutenable légèreté de l’être »
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Dans un autre ordre d’idée encore, le contre-jour nous permet de jouer avec les reflets et la matière comme jamais ! Et moi qui suis une vraie pie et qui suis irrésistiblement attirée par tout ce qui brille, voyez un peu comment la lumière en contre-jour nous offre des trésors ! Elle a également le don de révéler tout ce qui est placé horizontalement. Ainsi ces rochers des plages bretonnes avec toutes ces algues qui les recouvrent.
Et elle n’a pas de pareil pour révéler la transparence des gouttes d’eau !
Attendez, ce n’est pas fini ! Que dites-vous de pouvoir jouer avec les ombres ? Le contre-jour nous offre un tel contraste au naturel qu’il suffit presque de le regarder pour que la photo soit faite ! Dans les 2 premières photos, il n’a pas été besoin de jouer sur la correction d’exposition car le contre-jour provenait du sol en béton, donc d’un gris suffisamment neutre pour ne pas affoler la cellule de l’appareil photo. Au contraire, pour la photo des boutons d’or, il m’a fallu sur-exposer pour compenser la trop forte luminosité (vous avez compris, c’est le coup du taratatata cité ci-dessus au chapitre des images éthérées ! )
Je ne pouvais pas parler du contre-jour sans vous dire qu’il nous sert aussi à nous photographes pour créer des petites fées et des rayons lumineux même quand on ne les voit pas en vrai ! Là, c’est un peu moins facile à trouver, il faut quand même aller les chercher, jouer avec sa position face à la lumière, avec les éléments de premier plan, ceux qui permettent de cacher partiellement la source de lumière, fermer ou ouvrir le diaphragme. C’est en fait un jeu de cache-cache, mais les petites fées sont super sympa, à la fin, elles finissent toujours par se laisser photographier !
Eh oui, c’est bien joli tout ça, mais il arrive souvent qu’on n’aie pas le temps de faire le moindre réglage ! Prenons une situation extrême : un reportage… Bien sûr, les conseils que je vais vous donner sont valables dans toutes les situations et ne concerne pas seulement le contre-jour. Mais ils sont particulièrement utiles dans ce cas. Pour ma part, en dehors du fait que je ne sorte qu’avec une focale fixe (de toutes façons, je n’ai QUE des focales fixes) ce qui me permet de savoir facilement à quelle distance mon sujet sera net (c’est ce qu’on appelle l’hyperfocale : avec une focale donnée on peut savoir sans faire la mise au point entre quel point et quel autre mon sujet sera net). Je n’utilise donc pas l’autofocus ce qui me permet d’être vraiment très réactive. Ensuite, pour la mesure de la lumière, je vise avec mon appareil photo un coin de la scène qui me sert de repère juste pour cette mesure (j’essaye de trouver un endroit relativement neutre sur sa luminosité), je maintiens enfoncé à mi-chemin mon déclencheur et je choisis la scène à composer. Tout ceci peut se faire extrêmement rapidement et c’est vraiment un grand atout lorsqu’on à affaire à des scènes très mouvantes !
Voilà, je pense que j’ai fait le grand tour des situations de contre-jour, et ce que je viens de vous montrer me confirme que son utilisation est une technique photographique particulière : il s’agit d’utiliser la lumière d’une autre manière que dans des situations plus communes et ceci au service d’images souvent très expressives. Je crois que si elles sont aussi expressives, c’est parce que le photographe est absolument obligé de décider ce qu’il a envie d’exprimer au delà de ce qui se voit objectivement sur l’image, il doit s’engager. La photo d’une fleur prise en contre-jour et sur-exposée n’aura certainement pas le même échos émotionnel que la même fleur sous exposée et encore moins prise sous une lumière neutre ! Et justement, en contre-jour la neutralité est impossible ! Etant d’un naturel entier, il va sans dire que c’est une des techniques que j’utilise le plus pour mes photos. Cela demande, c’est vrai quelques tâtonnements au début, on ne comprend pas toujours ce qui se passe, mais je ne peux que vous encourager à travailler dans ce sens. Et vous verrez, au fur et à mesure que le temps passera, c’est toute votre perception de la lumière en général qui se trouvera également améliorée.
Une fois encore, je suis convaincue que c’est cette sensibilité à notre matière première qui est absolument essentielle pour faire de belles photos. Bien sûr, il faut développer en même temps d’autres sensibilités, mais la lumière fait indéniablement partie de nos outils : elle est la peinture, le fusain, la craie, le pastel de nos artistes !
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* Pour ceux qui connaissent pas la Boîte à photos, il s’agit d’un collectif de blogs francophones parlant de photographie et qui chaque mois propose de réfléchir autour d’un thème choisi ensemble. Chacun étant libre de traiter le sujet à sa manière, cela donne une vraie richesse et diversité de points de vue que je suis certaine, vous ne manquerez pas d’apprécier ! Pour cette édition de la Boîte à photos, c’est Aymeric Gobert qui joue le rôle de site hôte et qui a donc l’énorme responsabilité de rassembler nos articles sur une même page et d’en faire la synthèse en fin de semaine. Si vous ne voulez louper aucune parution d’ici là, rejoignez-nous sur Facebook ou sur Twitter !! Merci à Laurent Vaissade de jogg.com pour le logo

Quand je dis que les photographes sont des athlètes de haut niveau, je ne rigole pas !!
Prenons l’exemple des photos que j’ai faites pour illustrer l’ensemble du livre de Veronika Wiethaler : « Dalla ginnastica pelvica alla ginnastica vertebrale ». Et bien je peux vous assurer qu’il n’y a pas que la jolie modèle Alessandra Traverso qui a sué en gardant le sourire !
Car savez-vous que le photographe doit être capable de ramper à ras de terre pour prendre un détail de toute importance pour une posture :
ou au contraire se hisser sur la dernière marche d’un escabeau ET sur la pointe des pieds
ou encore tenir ferme, ferme, ferme son appareil photo pour simuler le mouvement
Se pencher pour obtenir des détails
Se mettre à 4 pattes pour être à la hauteur de son modèle
Et ceci répété durant 3 heures. Alors je ne veux plus entendre dire qu’il n’y a qu’à appuyer sur un bouton pour faire une photo !!!!!!!
Allez, blague à part, ceci pour vous dire que je suis très fière de la publication du livre de Veronika qui m’a fait confiance pour toutes les illustrations ! Je lui souhaite beaucoup de succès, ce dont je ne doute pas car il s’agit de la seconde édition !

(Ouvrons la parenthèse …
Encore !!! Elle a encore changé le look de son site ??? Je vous entend d’ici, ou plutôt je vois d’ici la grosse bulle qu’il y a au dessus de vos tête lorsque vous avez ouvert ma porte.
Mais rassurez-vous, il ne s’agit que d’un coup de peinture sur les murs. La navigation à laquelle je vous avais obligés à vous habituer reste strictement la même avec une page d’accueil qui résume tous les derniers articles, les mêmes catégories, les mêmes menus, etc … Il s’agit seulement de changements de tons et de quelques détails qui devraient faciliter votre navigation. Bref, je n’ai pas bougé les meubles de place ni rangé les tiroirs !
Alors il faut bien que je vous donne une explication, car j’ai toujours des explications à mon inconstance ! Tout d’abord, si vous vous souvenez bien, à l’époque où j’ai changé mon site (en octobre 2012), je l’ai fait dans la précipitation car j’avais été victime de « hackage ». J’avais un modèle qui me convenait plus ou moins sous la main et je n’ai fait que l’appliquer tel qu’il était. Mais, mais, mais … je ne m’y sentais pas très bien pour plein de raisons et parmi lesquelles un système de gestion en interne trop compliqué pour mes besoins et surtout, je trouvais que ce modèle faisait trop commercial, trop propre, trop net. Et puis il n’était pas du tout en harmonie ni en cohérence avec mon site officiel et ça me chagrinait beaucoup, beaucoup.
Donc maintenant que je me sens beaucoup mieux chez moi pour vous accueillir comme je le souhaite et je le sens, on peut clore la parenthèse.)
En fait, aujourd’hui je vous propose juste une petite vision d’un des clochers qui nous entourent. Il s’agit du même clocher que le numéro 2 que je vous avait montré cet été, sous un autre angle et d’une autre pièce de la maison. Entre-nous on l’appelle le clocher ACDC car quand les cloches se mettent à sonner l’angelus, mamma mia !!
Petit rappel de notre collection de clochers
Bonne journée à vous !!!

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ces dernières semaines je vous propose beaucoup de photos floues.
C’est que depuis mes débuts en photographie je suis très attirée par ce genre, mais face à l’immense difficulté de réaliser de vraies belles et bonnes photos floues, je réservais ce style de photos pour le jour où je me sentirais prête à relever le défi.
Ainsi, aujourd’hui j’ai envie de partager avec vous quelques pérégrinations et réflexions autour du flou, et notamment sur le flou de mouvement.
Pourquoi est-ce si difficile ? Bien entendu, je ne parle pas de la photo floue qui donne des effets abstraits ! Ce genre de photos est facile à obtenir à partir du moment où on a une vitesse d’obturation suffisamment lente et des couleurs : on déclenche, on bouge l’appareil photo et il n’y a plus qu’à choisir l’image qu’on préfère.
Par exemple, alors que j’étais en train de préparer des photos pour illustrer ma petite carte de voeux, je suis tombée dans la rue sur un arbre de noël illuminé :
Heureusement que je vous dis que c’était un arbre de noël, vous ne l’auriez jamais deviné sinon !! Bien entendu, je trouve cette abstraction plutôt sympathique, mais en la regardant, j’ai envie de dire … et alors ? …
Du coup m’est venue l’idée d’essayer de dessiner un coeur avec les petites lumières. Là, ça a été beaucoup moins de la tarte, et comme après 9 6 52 essais je ne suis toujours pas arrivée à en dessiner un correctement et/ou qui rentre dans le cadre, j’ai finalement renoncé à mon idée. En fait, je viens d’apprendre que ça s’appelle du « camera painting » car au contraire du « light painting » où c’est la source lumineuse qui bouge, là c’est grâce au mouvement de l’appareil photo qu’on dessine des formes. Ca donnait quelque chose comme ça :
Pour finir, j’ai réduit mes ambitions (et mon temps de pause) pour essayer d’obtenir une image non plus abstraite mais plutôt à mi-chemin entre la photo nette et floue. Pour ma part, je trouve que c’est une photo bien plus intéressante que les 2 premières car son ancrage dans la réalité, dans le concret me la rend plus facilement compréhensible et intuitive. Ca serait plus ce qu’on pourrait appeler une photo impressioniste.
Le lendemain soir, je suis allée voir le spectacle de fin d’année de notre petite dernière et bien entendu, comme la Chellali a son idée fixe de flou, j’ai fait des photos … floues !
Là, le genre est tout à fait différent car ce sont le sujet et l’appareil photo qui bougent à la fois. Alors comme pour les images précédentes, je commence par la photo la plus banale :
Je dis que c’est une photo banale car je trouve que le flou n’est pas vraiment maîtrisé et qu’il part un peu dans tous les sens, laissant certes une impression de mouvement, avec quelques atouts pour elle et notamment certains visages suffisamment nets pour laisser le regard se poser (se reposer !) et servir de points forts, mais je trouve qu’elle est un peu trop confuse.
Je me suis un peu améliorée sur la seconde photo 🙂 En fait, mes petits père-noël déjà étaient assis et seuls leurs têtes et leurs mains étaient en mouvement ce qui m’a permis de faire une sorte de filé horizontal. Je trouve qu’il se dégage un certain graphisme que je trouve beaucoup plus reposant et intéressant bien qu’au final la photo soit plus floue dans son ensemble. Mais les flous sont plus intéressants et expressifs !
Et pour finir, cette photo a failli être votre carte de voeux si les couleurs avaient été plus « pétillantes » et festives ! J’avais eu envie de l’intituler « bye bye 2012 ! » J’apprécie cette photo car elle est très abstraite, graphique et conceptuelle à la fois. On ne voit rien sauf parfois des mains avec leur valeur symbolique ce qui permettra à chacun d’y trouver un sens en fonction de sa sensibilité ou de son interprétation. Et j’aime la façon dont les mouvements de mon sujet et le mien se sont rencontrés.
Voilà, pour moi le flou est encore très très loin d’être maîtrisé et il est encore source de multiples découvertes. J’espère que je ne vais pas vous assommer dans les semaines qui viennent avec mes élucubrations « floutesques ». Mais il fait partie désormais de mon cheminement photographique et comme je vous rappelle que nous sommes avant tout sur un « site d’expérimentations photographiques », il peut y avoir le meilleur comme le pire 🙂
Pfiuuu … c’est incroyable comme la photo demande du travail !!
PS : un clic pour agrandir les images est vivement recommandé car c’est typiquement le genre d’image qui doit se voir en grand ! Alors déjà que 800 pixels ce n’est pas très grand, si vous vous contentez des affichettes de l’article, j’ai bien peur que vous ne compreniez pas grand chose à ce que je viens de vous dire 🙂

Je suis très fière de vous annoncer que ma photo « light in the underwood » a été sélectionnée par Darkroom Gallery (Vermont – USA) pour faire partie de leur exposition sur le thème « Rare Earth » et qu’elle fait partie des 6 photos mises en avant avec une mention honorable de la part du jury. Je dois avouer que je me suis laissée glisser avec délice dans le pêcher de l’auto-satisfaction pendant 10 mn lorsque j’ai reçu cette nouvelle 🙂
Voici ce qu’attendait le jury, William Neill :
It is partially a gift of the subject itself, how varied the genre of landscape photography can be. Combine the extremes of the land each of us has walked, with the variety of visions each of us chooses to communicate, and we’re bound to witness just how rare our earth can be.
We’re looking to see a range of what landscape images can be: macro details to vast panoramas, conceptual narratives, abstractions, document, or relational gestures. We hope to feature varied points of view from every crook and bend, angle and junction, on the globe. With your unique images, we will honor the extents of this Rare planet we call Earth.
Et je partage avec vous sa conclusion :
The photography submitted for the Rare Earth competition was a pleasure to review. The work as a whole showed a strong sensitivity to the wondrous qualities of our planet. The styles of capture and post-processing varied greatly, some straightforward in technique, and other highly interpretive. I appreciate any technique that communicates both the emotion of the artist and a sense of place. My initial editing removed photographs that I felt had technical issues, whether in composition, exposure or post-processing. I also focused intently on how I felt the image fit the theme of Rare Earth.
In the later half of my decision-making process, I found it very difficult to narrow down to the required number as I became attached to many more photographs than made the final selections. All of the images were viewed many times over many days of studying the submissions.
Being a landscape photographer myself for 38 years, I was very pleased to see the range of ideas and emotion expressed in the submissions about this Earth. All of them showed a deeply felt value for, and connection to, the land. The high degree of creativity in how photographers are approaching the genre stylistically was encouraging, as was that I saw very few clichés. Whether your photographs made the final cut or not, please continue to photograph and share your work, stay connected with nature and aware of our impact on the landscape so that our children’s children will live on a healthier Earth.

Je vous l’accorde, c’est un peu cucul-lapraline de souhaiter 1000 années lumière de bonheur … mais vous savez quoi ?
Je suis vraiment sincère et j’ai donc choisi d’assumer mon côté coeur d’artichaut pour vous exprimer ardemment, … que dis-je … intensément, énergiquement, fortement, profondément, voire enthousiastement ce souhait !!
Je répète donc à vous tous qui lisez ces lignes : Je vous souhaite 1000 années lumière de bonheur vrai et simple !