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  • À CONTRE-COURANT

    Depuis 2 ans que j’habite dans ce quartier de Genova, il y a un parc juste à côté de chez moi qui était fermé jusque là pour cause de rénovation. Et ça y est, il est enfin rouvert ! Et à mon plus grand étonnement, j’ai découvert qu’il y avait une cascade, et pas des moindres, ô certes pas énorme, mais suffisamment haute pour qu’elle ne fasse pas seulement « floc-floc-floc » …

    (suite…)

  • PLOP

    PLOP

    Je me suis fait un nouvel ami !!

    Il est venu du ciel, tout à fait à l’improviste, comme ça, sans prévenir. Il faisait beau, une température vraiment printanière, et de plaisir je levais les yeux pour profiter des rayons du soleil.

    Et qu’ai-je vu ? Tout d’abord une forme indéfinie qui petit à petit s’est transformée en une gentille figure qui s’est approchée, approchée, approchée … m’a enveloppée et … a fait un grand plop.

    Ce fut une rencontre furtive mais ô combien excitante !

    Depuis, je scrute le ciel au cas où … 🙂

      (suite…)

  • DEMAIN, C’EST LA FÊTE DU TRAVAIL

    DEMAIN, C’EST LA FÊTE DU TRAVAIL

    Demain, c’est la fête du travail. On fermera donc boutique. J’aimerais tant que tout le monde soit concerné. Cela me rappelle une anecdote. La scène se passe chez l’épicière : – Moi : Oh, on est le 1er mai, je pensais que vous seriez fermés ! – Elle : pour moi, c’est la fête quand même car je suis heureuse d’avoir un travail … N’est-ce pas ce qu’on appelle prendre la vie du bon côté ? À méditer 🙂

  • FLOU-FLOU

    FLOU-FLOU

    Il est juste de rendre à César ce qui appartient à César 🙂 L’idée du procédé pour obtenir les photographies de ces fleurs me vient de Patrick Bois qui m’a suggéré un jour d’utiliser une loupe entre le sujet et l’objectif.

    J’y avais vaguement pensé avant parmi les milliers de procédés pour altérer la qualité des clichés, mais ce n’est que la semaine dernière que je l’ai mise en pratique. Bon, je n’avais sous la main qu’une loupe pas pratique du tout, celle d’un kit « découvreur en herbe » pour enfants de 8 ans, mais c’était mieux que rien pour assouvir en partie ma curiosité de l’effet obtenu.

    Et je dois dire qu’à mes yeux, c’est fort intéressant ! Les images que je vous montre ne sont pas vraiment maîtrisées car la loupe étant plus petite que mon objectif, il y avait tout de suite les bords qui apparaissaient.  Du coup, le cadrage et la composition ont été cotons …

    Par ailleurs, cette « méthode » est à déconseiller fortement à ceux qui souffrent du mal de mer ! C’est qu’entre la mise au point obligatoirement manuelle en avançant et en reculant (autofocus impossible + autre main occupée à tenir la loupe) et  l’autre mise au point avec la loupe qu’on doit faire elle aussi avancer et reculer, on se perd littéralement et je dois dire que je n’ai pas pu prolonger bien longtemps l’expérience …

    Enfin, attention, amateurs de piqué, de netteté, de précision, ces images ne sont pas pour vous 😉

    Si je vous les montre aujourd’hui, c’est que j’apprécie vraiment cette douceur qui se dégage de ces images. Il s’agit de fleurs minuscules en réalité (je n’en connais pas le nom) et elles ressemblent à celles qu’on met en complément dans les bouquets, vous savez, ces sortes de petits flocons blancs.

    Enfin, dernière recommandation, si votre environnement immédiat est très clair, je vous conseille vivement d’attendre ce soir pour les visualiser correctement. Cela me fait d’ailleurs penser que je suis en train de lire (re-lire) un livre sur l’esthétique japonaise « L’éloge de l’ombre » de Junishirô Tanizaki et qui insiste justement sur la mise en valeur par l’ombre. Et pour le coup, c’est exactement ça !

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    Edit … J’ai oublié de vous dire que suite à ce fameux week-end où j’avais été invitée à présenter mon portfolio VIXI, l’Association Italienne de photographie (FIAF) a décidé de le publier sur son site. On peut donc dire que décidément, mon  VIXI voyage et poursuit sont petit bonhomme de chemin 😉 Le lien, en italien évidemment est ici : http://www.fiaf.net/agoradicult/2014/04/18/v-i-x-i-di-laurence-chellali-2/

  • ANONYMES

    ANONYMES

    Il y a quelques jours, j’ai été victime d’une « attaque photographique » comme ma plus jeune fille aime à dire en se moquant de moi 🙂 Car tout à coup, en effet, j’ai eu comme un besoin irrépressible de sortir, d’aller photographier n’importe quoi, mais quelque chose qui me tombe sous la main. (suite…)

  • CITATION#5

    (…) Et c’est pour ça que j’ai pensé à Ronsard, sans trop comprendre au début (…) Parce que ce qui est beau, c’est ce qu’on saisit alors que ça passe. C’est la configuration éphémère des choses au moment où en en voit en même temps la beauté et la mort. Aïe, aïe,aïe, je me suis dit, est-ce que ça veut dire que c’est comme ça qu’il faut mener sa vie ? Toujours en équilibre entre la beauté et la mort, le mouvement et sa disparition ? C’est peut-être ça être vivant : traquer des instants qui meurent.Muriel Barbery

  • LES LIVRES D’ARTISTE, VOUS CONNAISSEZ ?

    LES LIVRES D’ARTISTE, VOUS CONNAISSEZ ?

    Attention, je ne parle pas des livres d’art, de ceux qui exposent des oeuvres d’art dans leurs pages mais bien des livres d’artiste, ce qui n’est pas la même chose …

    Jusqu’à il y a un peu plus de 2 ans, je n’en avais jamais entendu parler vraiment. J’avais bien vu des livres que je qualifiais de « très originaux » mais je ne savais pas qu’on les appelais « livres d’artistes ».

    Et puis j’ai fait la connaissance d’Amandine Nabarra Piomelli , une française qui vit entre l’Italie et la Californie, photographe et … créatrice de livres d’artistes. C’est elle qui m’a fait découvrir cet univers et qui à force, à force, m’a donné envie d’aller l’explorer par mes propres moyens ; d’autant que, faisceaux de circonstances, hasard, appelons-les comme on veut, j’ai rencontré plus récemment Christine Giard, relieur d’art (donc de livres d’artistes !!) et vivant elle à New-York. Le monde est un grand village 😉

    Alors voilà, le sujet de cet article, c’est de faire découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas l’univers du livre d’artiste et … mon premier prototype …

    Pour vous faire comprendre la principale différence entre un livre d’art et un livre d’artiste, j’aurais envie de vous dire que ce dernier est plutôt un livre-objet où l’expérience de la manipulation de celui qui le consulte compte presque autant que le contenu. Sa conception, la forme qu’il prend doit servir et accompagner le contenu.

    C’est une démarche vraiment intéressante notamment pour nous photographes, car elle donne en quelque sorte une 3ème, voire une 4ème dimension à une série photographique, comme si cette dernière prenait corps dans un objet physique.

    Pour vous faire une idée de l’extraordinaire diversité de ces livres, je vous invite à faire une petite recherche google images en tapant « artist’s book ». Les résultats en anglais sont bien plus représentatifs que ceux en français car dans notre langue il y a une sérieuse confusion entre livre d’art et livre d’artiste. Je crois d’ailleurs que c’est assez révélateur du fait que cette forme d’art est plus développée dans les pays anglo-saxons que dans nos contrées. Vous pouvez aussi visiter le site de mon amie Amandine dans sa section dédiée.

    Vous vous rendrez compte que parfois on a même du mal à voir qu’il s’agit d’un livre tant le mode de pliage, la reliure et les matériaux utilisés sont étonnants ! Et pourtant, ils sont classés dans la catégorie livres car ce sont des objets qui au final se lisent comme un livre, même si certains, selon moi, seraient presque à classer dans la sculpture.

    Venons en à mon prototype, histoire de vous donner un exemple concret de la démarche.

    Attention, je tiens à préciser qu’il s’agit de mon tout premier livre et qu’il s’agit donc d’un livre de débutante !! C’est pourquoi, je ne me suis pas embarquée à priori dans un système de pliage trop compliqué ni très original, et le mode de lecture reste classique. Mais cela me permet de me faire concrètement une idée de la démarche et d’un certain nombre de réflexions qu’on doit se faire lorsqu’on envisage un tel projet.

    Allez savoir pourquoi, il m’a semblé évident que ce premier premier livre serait celui de ma série « Amour Perdu » dont je vous ai déjà montré différentes variantes. Pour lui, j’ai enfin fixé de manière définitive et cohérente les images que vous pouvez consulter ici : http://www.laurencechellali.net/fr/amour-perdu . Vous y découvrirez également plus en détail ma démarche « artistique » pour réaliser cette série.

    Il s’agit donc d’une histoire romantique (totalement fictive, comme quoi nous photographes pouvons aussi nous transformer en romanciers !) et j’avais envie qu’elle prenne la forme d’un journal intime.

     Il fallait donc en premier lieu que ce livre ne soit pas trop grand en dimensions et il m’a semblé que 16 cm x 16 cm était la bonne taille.

     Je voulais que l’histoire se déroule sans ruptures, que le regard glisse plutôt qu’il fasse des sauts. C’est pourquoi j’ai choisi plutôt de plier les pages et même si on doit les tourner pour découvrir la séquence, je pense que cela se fait plus en douceur du fait du pliage en accordéon que si les pages étaient coupées.

     J’avais également envie de réaliser un objet extrêmement féminin, qui pourrait presque trouver sa place dans le tiroir de nos dessous intimes. Il s’agit après-tout d’une histoire d’amour qui ne regarde que l’héroïne et il me semble cohérent qu’elle veuille le cacher aux regards des autres. Quel autre meilleur endroit ? J’ai donc imaginé la couverture en dentelle et le livre devait se fermer avec un ruban de satin. De la même manière, il devait être maintenu ouvert en forme de « fleur » grâce à ce ruban.

     Le foulard de soie que l’on retrouve dans une image a un rôle symbolique fort dans l’histoire, car il peut à la fois représenter cet amour qui s’en est allé comme un souffle, mais aussi, pourquoi pas, l’hymen perdu. J’ai donc décidé pour finir que le livre serait conservé enveloppé dans une étole de très fine soie : ainsi, elle est à la fois présente dans l’image mais aussi physiquement, comme un objet-souvenir que l’on conserve précieusement. (Il s’agit réellement du même foulard car j’ai réalisé un dernière photo pour cette série avec lui).

     Enfin, j’ai également imprimé les images sur un papier très doux au toucher

    Je pense qu’au point où nous en sommes, il faut que je vous montre des photos. Je vous dirais ensuite pourquoi c’est encore un prototype et pourquoi je vais apporter des changements.

    Amandine et Christine m’avaient prévenue : ce genre de livre ne peut pas être réussi du premier coup car il y a trop d’éléments qui ne peuvent être vus qu’en situation concrète ! Et je leur donne 100% raison. Bien entendu, on réfléchit beaucoup en amont, j’ai fait diverses maquettes avec des bouts de papier scotchés et agrafés, je les ai manipulés, j’ai étudié la manière dont je voulais que le livre se consulte, je suis parvenue à un petit effet agréable à l’ouverture et à une manière confortable de faire découvrir à la fois le texte et les images. J’ai choisi avec soin la dentelle en tenant compte du fait qu’il faudrait qu’elle soit collée et il ne fallait donc pas qu’elle soit trop transparente. J’avais une idée précise du type d’étole de soie que je voulais et j’ai donc acheté mon morceau de tissu en connaissance de cause, etc, etc, etc …

    Sauf que maintenant que je l’ai en main, en vrai et fini, je me rend compte que j’ai une série de petits problèmes tant esthétiques qu’ergonomiques qui sont impérativement à revoir. Je ne vais pas vous en faire la liste ici, mais par exemple je trouve que la dentelle sur toute la surface de la couverture fait un peu « too much », qu’elle enlève en quelque sorte de la dynamique au livre et qu’elle le rend un peu « mou ». Je veux un objet féminin certes, mais pas « cucul-la-praline ». La fermeture par un noeud aussi est de trop. La manière d’ouvrir le livre me semble un peu trop « basique » et j’aimerais d’avantage surprendre. Il faut également que je revoie le système de collage car il provoque un défaut à un moment lors de la consultation des images, …

    Bref, vous l’aurez compris, avant que je vous présente un « livre d’artiste » fini, il va encore falloir que je travaille dessus ! J’ai hésité à vous le présenter sous cette forme inachevée, ou disons imparfaite car normalement, « ça ne se fait pas ». Mais je me suis dit que nous sommes avant tout dans un blog « d’expérimentations photographiques » et qu’il n’y avait pas de raisons que je ne vous fasse pas part de ces expérimentions-là !

    Et puis j’ai toujours cette manie de partager mes propres découvertes et je me suis dit que cet univers du livre d’artiste ne vous laisserait pas indifférents.

    Décidément, cette histoire d’Amour Perdu en aura vu de toutes les couleurs entre mes tentatives de construction de la série et celles du livre, car que puis-je vous dire d’autre maintenant si ce n’est : la suite au prochain épisode 😉

  • BON WEEK-END

    BON WEEK-END

    [wc_spacing size= »30px »] Bon week-end à vous et que celui-ci vous soit doux … Pour ma part, je m’en vais vers « la fosse aux lions » présenter mon « VIXI », vous savez, pour ce symposium dont je vous ai parlé il y a peu. Pfff, ça ne va pas être de la tarte à la crème …

  • LE FOND ET LA FORME – Par Jean-Paul Ramel – seconde partie

    LE FOND ET LA FORME – Par Jean-Paul Ramel – seconde partie

     AVANT PROPOS

    Jean-Paul nous propose la seconde partie de sa brillante analyse d’image dont vous trouverez la première partie ici : https://www.photofolle.net/le-fond-la-forme-par-jean-paul-ramel/

    Pour rappel, l’article initiateur dans lequel je pose les questions auxquelles Jean-Paul répond est celui-ci : https://www.photofolle.net/le-fond-et-la-forme/

    Cette série en 2 opus est en tous points remarquable et j’espère que vous saurez apprécier à sa juste valeur cette belle opportunité que nous offre Jean-Paul d’aller plus loin que nos sempiternels « j’aime – j’aime pas » et d’apprendre pour nombre d’entre vous comment se fait une lecture d’image.

    Pour une fois, prenez votre temps, revenez plus tard si besoin, posez des questions si vous en avez ! N’ayez pas peur de vous impliquer !!! Aucune intervention n’est stupide lorsqu’elle est animée par le désir de comprendre et d’échanger des points de vue constructifs.

    Donc encore une fois, Jean-Paul, je te laisse la parole et pour ma part, j’interviendrai dans la partie « commentaires »


    Je ne vais pas trop m’attarder sur la solarisation en tant que technique ou son utilisation exhaustive, Google fait cela beaucoup mieux et vous servira une série d’images impressionnantes si vous cherchez avec ce terme sur son moteur.

    Elle a quelques lettres de noblesse peu connues malheureusement mais qui constituent des chefs d’oeuvres à mon sens, comme celui-ci au classicisme suranné mais monstrueux de précision et de travail pour arriver à une telle finition :

    171
    signé de Raoul Ubac (vous connaissiez ?) et daté de 1938. (vous pourrez trouver plus d’explications sur cet auteur ici :
    http://laphotographiedanslesurrealisme.wordpress.com/tag/raoul-ubac)

     

    La célébrité de ce procédé est due à Man-Ray, personnalité du monde de l’art, du cinéma, de la peinture et du surréalisme il y a déjà un certain nombre d’années de cela, pour ne pas dire un nombre certain.

    Man-Ray réalisait-il vraiment des solarisations ou utilisait-il l’effet Sabatier ? Pour cet approfondissement de spécialistes, vous découvrirez tout sur le site Arago et sur Man Ray et il y en a d’autres bien sur si vous cherchez par vous-même.

    Cette courte introduction pour revenir au sujet d’ici : le choix du fond et de la forme de la photo de Laurence, cette fameuse solarisation beaucoup « passée de mode » aujourd’hui et qu’elle redécouvre pour notre plus grand plaisir.

    Je relance mon propos : l’utilisation de cette technique apporte-t-elle quelque chose à la photo, et pourquoi ce choix, à part le « petit bonheur la chance » d’un plugin que Laurence a redécouvert ponctuellement en farfouillant un peu dans les archives ?

    La photo finale Photo proposée avec l’effet « antique solarisation »

    bidouillage 2

    Je vais devoir revenir ici sur les arguments de Laurence pour « vendre » son choix, et bien sur, la photo elle-même telle qu’elle nous la propose, en la comparant à mon « interprétation » précédente de la photo avant traitement solarisé.

    J’avais fais ressortir un certain nombre d’éléments clés sous-estimés pour ne pas dire reniés par Laurence dans son propre commentaire.(https://www.photofolle.net/le-fond-et-la-forme/) Ce nouveau traitement va t-il mieux les faire ressortir ou au contraire les inhiber pour de bon dans le sens qu’elle souhaitait ?

    La réponse est dans son commentaire tel que vous pouvez le retrouvez dans sa présentation sur son blog : exposition, poubelle, passant entrant par la gauche, lumière en haut, personnage détaché, etc. nous dit-elle.

     De mon point de vue précédent, elle a massacré sa photo, atrophiant tout ce qui donnait la force au message. (https://www.photofolle.net/le-fond-la-forme-par-jean-paul-ramel/) Contrairement à Laurence, je peux donc affirmer qu’elle n’est vraiment, mais alors vraiment pas, identique à celle d’origine, et c’est une toute autre photo qu’elle nous propose, avec un message radicalement différent.

    La première interprétation est donc à mettre à la trappe et le sujet à reprendre de fond en comble. A la trappe donc la première interprétation qui n’a plus rien à faire ici 🙂

     Y’a t’il un message dans cette photo solarisée, et si oui, lequel ?

    Encore une fois Laurence nous livre les pistes d’exploration : l’inhabituel, le graphisme, le contraste rigidité/rondeur, sensualité/rigidité.

    La technique utilisée n’est donc pas neutre, comme elle le souligne elle-même plus loin dans son commentaire, et son contenu, le fond, n’est pas forcément inexistant pour autant, comme elle l’indique par l’interrogation finale qu’elle nous renvoie.

     Partons donc à la recherche du sens de cette photo solarisée…

    Tout d’abord, indéniablement, forcément, un rattachement historique, s’inscrivant dans l’histoire de la photographie et l’éternel débat, toujours pas tranché, le sera t-il jamais, entre la photo réaliste et la photo « trafiquée », en l’occurrence on pourrait parler plutôt de surréaliste.

    En d’autres termes que préférons nous dans nos travaux : la photo « témoignage du réel », quitte à l’accentuer un peu pour le magnifier (ou le dégrader…) ou la photo créant une nouvelle réalité, celle invisible derrière les apparences et qu’elle révèle alors ?

    Si l’on regarde les autres travaux de Laurence sur son site ou son blog, on peut répondre pour elle qu’elle a, pour sa part, fait son choix sans le moindre doute possible : c’est une exploratrice, de talent, des réalités invisibles, au point de nier la réalité visible pour en réinventer une autre, plus subtile ou brutale, pour cette photo.

     Puisque cette photo s’inscrit dans une histoire solaire, plongeons nous donc dans celle-ci pour voir ce qu’elle pourrait avoir à nous dire sur le choix de Laurence, volontaire ou non, conscient ou non.

    Dans l’article sur Man Ray en référence ici il est dit de lui que ses expérimentations (notamment la solarisation), « lui permettent de s’affranchir des contingences réalistes du médium, par un dépassement onirique du sujet en rapport avec la pensée surréaliste ».

    Si quelqu’un peut m’expliquer en quoi cette phrase ne s’applique pas EXACTEMENT à la présente photo de Laurence, je suis preneur…

    Si j’accepte cette approche, alors aucune raison que je ne continue pas ma citation : « il produit une oeuvre protéiforme, profondément érotique, mêlant intimement inventivité, élégance et sens de la provocation ».

    Au vu de sa belle ouvrage par ailleurs, personne ne pourra douter, je pense, qu’on puisse appliquer à Laurence le terme « oeuvre protéiforme » déjà très visible sur son site, même si, contrairement à Man Ray, elle reste cantonnée au monde de la photographie, en tout cas sur ce qu’elle nous montre jusqu’à présent.

    Personne non plus, je le crois, ne pourra contester qu’il soit possible de lui adjoindre aussi, sans réserve, les mots : inventivité, élégance et sens de la provocation.

    Reste le « profondément érotique »…

    Peut-il s’appliquer à Laurence pour cette photo et plus globalement à ses travaux ?

    J’aurais tendance à penser qu’en simplement posant la question, je lui réponds déjà, et si j’en crois les commentaires de ses lecteurs, par exemple pour la série :

    https://www.photofolle.net/bulles-de-savon/

    ils ont eux aussi largement tranché…

    Laurence l’avait d’ailleurs déjà fait dans l’introduction de cette série en parlant de légèreté, fragilité, et renvoyant vers le livre/film « l’insoutenable légèreté de l’être » dans lequel Eros n’est pas absent…

    Pour enfoncer le clou, elle demandait si les hommes y seraient sensibles. Si ce n’est pas un appel du pied çà…

    Pour la présente photo, nous y sommes sans le moindre doute si je reviens sur ses commentaires : l’opposition raideur/rondeur, et ce petit ventre bedonnant apparemment si sensuel, et pourtant contredit par la raideur du corps.

    Un regret ?

    Ainsi Laurence s’inscrit parfaitement dans la lignée d’un artiste comme Man Ray, si masculin, artiste elle-même qu’elle est, féminine indéniablement, et a su contourner la difficulté initiale de sa photo pour nous amener, presque de force, dans son univers qu’elle affectionne, à travers l’histoire de la photo revisitée par ses soins.

    Chapeau l’artiste.

    PS : si vous voulez en savoir plus sur « l’insoutenable légèreté de l’être » et pourquoi, peut-être, sa citation n’était pas forcément anecdotique, je sous suggère de suivre le lien suivant, « point de vue d’un critique », donc forcément partiel/partial. Mais rien ne vous empêche ensuite de faire vos propres recherches sur le moteur adhoc, l’idéal étant toujours, bien sur, de se faire sa propre idée en visualisant le film et/ou en lisant le roman d’origine de Kundera 😉

    http://www.avoir-alire.com/l-insoutenable-legerete-de-l-etre-critique

     icon-angle-double-right Lire la première partie

  • LE FOND ET LA FORME – Par Jean-Paul Ramel – Première partie

    LE FOND ET LA FORME – Par Jean-Paul Ramel – Première partie

    AVANT PROPOS

    Cet article est une réaction à celui que j’ai publié la semaine dernière sous le titre « Le fond et la forme » que vous pouvez retrouver à cette adresse : https://www.photofolle.net/le-fond-et-la-forme/. La discussion avait déjà commencé dans les commentaires que je vous invite vivement à lire en guise de préambule !

    Tout à fait exceptionnellement ce n’est pas moi aujourd’hui qui ai rédigé l’article, mais Jean-Paul qui nous fait l’honneur d’une excellente lecture d’image.

    Jean-Paul, à toi la parole !


    La photo litigieuse 🙂 Photo d’origine, « brute de capteur »

    bidouillage 1

    Me voici donc devant cette image « petit bonheur la chance » « sans avoir d’idée derrière la tête ».

    Et immédiatement cette photo me parle. Beaucoup. Autant ou presque que celle sur laquelle j’avais réagi précédemment : ton fameux « mariage à l’italienne »

    Je reviendrais sur tes commentaires de ta propre photo qui ne manquent pas d’intérêt, y compris pour mon propos. Dans l’immédiat, j’aimerais d’abord la sauver, d’abord à tes propres yeux et aussi, accessoirement, au regard de ceux à qui tu l’as montré.

    Ta photo telle que tu l’as abordé d’abord : cadrage, composition, lignes de force, couleur, lumière. Fort contraste dis-tu avec blancs cramés et noirs bouchés ne donnant pas envie de la sauver et par ailleurs pas un intérêt débordant, pas d’interaction entre le passant et son environnement dis-tu. Une photo banale.

    C’est une véritable réquisitoire qui annonce le couperet imminent : effacement sans regret. Pourtant tu n’as pas pu te résoudre à le faire… Pourquoi ?

    C’est de cette hypothèse que je pars pour mon propos : tu ne l’as pas effacé car elle est bien plus importante, forte et réussie que tu ne le prétends, même si tu ne sais pas (pas encore ?) pourquoi.

     Tes choix sur la couleur d’abord.

    C’est faire honte à des logiciels de traitement que de l’annoncer perdue comme tu le fais. Je n’ai pas l’original en raw, mais j’ai déjà soumis ton fichier web à cette torture, lightroom en l’occurence. Il est très honnêtement rattrapable comme je le montre dans ci-dessous :

    Pasted-Graphic

    Aucun doute, elle gagne a rester sombre pour éliminer ce qui la parasite : les compteurs ou autres boites sur la droite et surtout cette voiture au fond, en plein milieu de la pastille, qui aurait du faire hésiter à appuyer sur le déclencheur et que l’on devine encore très bien sur ta photo publiée

    Tu laisses cette photo en forte dominante sombre et très contrastée : tu as infiniment raison. Restons donc dans le sombre, a forte teneur de contraste, c’est un bon choix.

    Tu la convertis ensuite en noir et blanc, la encore, je te suis parfaitement : la couleur parasite inutilement le principal de ton propos et n’apporte strictement rien pas ailleurs. Concentrons nous donc sur l’essentiel. Tu en profites pour faire pratiquement disparaitre la voiture. La encore je te suis parfaitement : un gros problème de moins.

    Après apparait ma première divergence à ce niveau.

    Comme tu le dis toi-même : en haut la partie éclairée perturbe vraiment la lecture et plus loin que « les tons clairs sur les bords d’une photo incite le regard à s’échapper ».

    Tout est dit !!!

    Qu’est-ce qui t’empêche alors de la recadrer en supprimant cette partie parasitaire ? Pourtant tu ne le fais pas, soulignant par la même qu’elle a beaucoup plus d’importance qu’il n’y parait. J’y reviendrais, mais pour la simplification de ma « démonstration », je vais pour l’instant travailler sur l’hypothèse de la retenue hésitante d’une débutante en photographie 😉

    Donc je recadre la photo noir et blanc dont j’augmente encore le contraste pour éliminer définitivement tous les éléments superflus telle que je la montre ci-dessous (on pourrait aussi en profiter pour éliminer complètement la voiture à moins qu’elle ait aussi une importance que je n’ai pas pris la peine d’analyser ?…)

    Pasted-Graphic-1

    Reste donc une photo dans son écrin avec un (plusieurs…) cadre(s) dans le(s) cadre(s) afin de concentrer le regard sur le principal.

    C’est un impossible écrin dont, à mon sens il s’agit avant tout.

    Ce n’est pas la première fois que je me pose des questions sur tes choix de cadrage et celui-ci m’interroge particulièrement :

      Après la découpe, la composition…

    Le personnage dis-tu est presque parfaitement centré dans la photo. Tu as déjà montré ta capacité à des cadrages parfaitement symétriques (mariage à l’italienne…) ; or ici, tout est presque centré, mais rien ne l’est vraiment, ce qui est très dérangeant et déstabilisant pour le regard. Et ce n’est pas neutre…

    Symétrie des colonnes du fond entre les deux colonnes avant, qui elles ne le sont pas avant la troisième « colonnade » , les portes de premier plan, à nouveau symétriques. Et au milieu de tout cela, planté bien en vue, ce personnage pas du tout au centre, contrairement au « presque » que tu annonces dans ton commentaire : il est au centre de la photo, pas des colonnes, et c’est très dérangeant. Pour finir une poubelle à l’avant plan gauche (et aucune en symétrie à droite…) et ce personnage quasi hors champ à l’extrême gauche du plan de la porte. On finit par ne plus voir que cela : cette apparente symétrie en fait totalement dissymétrique et déséquilibrée !!! Verticalement, c’est pire encore : deux carrés de lumières avec pour toute réponse un noir uni en bas ! (sans compter ce que j’ai coupé précédemment pour simplifier mon propos…)

    Et si tout cela finalement donnait à la composition une force phénoménale engendrée par ce déséquilibre d’une image apparemment figée car symétrique et « harmonieuse » qui en fait ne l’est pas du tout ?

    Pour tout dire, ce que je vois la, c’est un véritable film, avec un mouvement de caméra, un travelling avant continu de la caméra en profondeur à travers ces trois plans successifs de colonnades pendant que se déroule la traversée latérale des deux personnages dont les destins vont se croiser/recouper, l’un pratiquement encore hors champ mais plus tout à fait, ce qui introduit la notion de temps dans cette image, allant de gauche à droite, et l’autre, pas centré non plus pour LAISSER TOUTE LA PLACE A SON OMBRE, marchant, lui, de droite à gauche.

    Et il a l’air décidé le bougre c’est même ce qui m’a le plus frappé à la première vision de cette photo.

    Il introduit lui aussi la notion de temps par son « non-centrage ». C’est un homme en marche, sans hésitation et déterminé. On peut imaginer, par là même, la photo suivante que tu as peut-être prise, et non retenue, un « chouya de dixièmes de secondes » après : Le personnage est cette fois bien centré mais la composition est moins harmonieuse : l’ombre au sol est tronquée, le personnage de gauche, bien que plus nonchalant rentre un peu plus dans le champ ce qui lui donne plus (trop ?) d’importance. Le travelling avant rétrécit l’ombre sur les bord de l’image, l’écrin est donc atténué, et la poubelle, si importante, commence elle à être tronquée peut-être. Elle le sera de toute façon dans l’image suivante ou le personnage de droite s’éloigne à gauche pendant que celui de gauche occupe le centre de l’image et que la porte, franchie par la caméra, disparait…

    Maintenant que l’on a vu l(es)’accessoire(s), passons à l’essentiel : les personnages dans et hors champ puis, les éléments « inesthétiques et inutiles sur le mur à gauche », et, à la fin, la poubelle qui « tombe comme un cheveu sur la soupe » dis-tu…

     La symbolique 

    Le personnage principal, tu le décris comme presque parfaitement centré (mais c’est ce presque qui change tout…) à la « jolie » allure, droit et équilibré…

    Je n’ai pas du tout eu le même ressenti. Certes il se détache parfaitement bien, je suis d’accord avec toi, et il a les jambes bien détachées (dans « l’instant d’après » ou il serait parfaitement centré, ce ne serait plus le cas pour les jambes) mais c’est son côté « déterminé » qui m’a frappé et a engendré ce film que je me suis fait dans la tête. Ce film qui ne peut marcher que pour un occidental avec son sens de lecture « normal » de gauche à droite et non pas de droite à gauche ou de haut en bas, le voici :

    Cet homme revient résolument vers son passé qu’il a précédemment raté par négligence : l’homme à gauche, à peine visible, qui marche nonchalamment en lisant son journal sans faire attention à ce qui se passe autour de lui et donc son futur (gauche à droite), c’est lui, tel qu’il s’est négligé précédemment. Les deux colonnades de part et d’autre l’indiquent clairement formant la triangulation des trois têtes : les deux lions et la sienne. La diagonale formé par sa silhouette et son ombre dirige le regard vers la tête du lion à gauche dans l’ombre, ce qui fait disparaitre la langue tirée, clairement visible par le soleil sur la tête de droite. Disparaissant, elle ne montre plus donc que ce visage renfrogné d’un passé raté sur lequel il faut revenir pour le réparer, afin d’éviter que se reproduise la tête de droite qui tire la langue sur nos ratées futures, comme ces modillons ou gargouilles moqueurs ou effrayants qui nous contemplent sur les frontons des églises. Il revient donc sur ses pas, bien décidé à revisiter ce passé que, par sa bêtise, il a négligé lorsque il fallait pourtant lui prêter la plus grande attention, comme s’il l’avait jeté à la poubelle, SYMBOLE PRINCIPAL de la signification de cette image comme le montre sa triangulation opposée, marquant encore plus ce passé raté : ce lion mécontent, mis, par symétrie, dans la poubelle du passé non accompli…

    Pasted-Graphic-2

    J’en reviens donc, au final, sur mon recadrage de départ, que je peux maintenant qualifier de largement abusif.

    Puisque Laurence sait recadrer une photo, et n’est pas une débutante, le fait de laisser cette image avec sa partie claire en haut à gauche qu’elle qualifie de fuite pour le lecteur, je ne peux qu’en conclure qu’elle était volontaire, même si non consciente.

    De même que cette poubelle marque l’oubli désastreux vers les tréfonds du passé, cette lumière montante en haut à gauche, marque le profond optimisme de cette photographie : en revenant de façon déterminé vers son passé, le personnage va éclairer celui-ci afin de sortir au mieux, de ce passé qu’il avait bien imprudemment abordé. En éclairant son histoire passée, il illuminera son avenir, rendant caduque ce lion qui lui tire la langue aujourd’hui. Il est donc indispensable de la réintroduire dans la version définitive, car elle est la signature finale de cette photo : on n’en sort pas par le bas à droite comme le veut le sens normal de lecture, mais par le haut à gauche, à la signification nettement symbolique qui éclaire le sens de cette photo, qui est tout, sauf banale…

    Sortons donc de cette photo pour finir la séquence par un travelling arrière, sur une vision désertée par ces passants maintenant éloignés, ne laissant plus que le sol en contraste noir blanc, les lions et la poubelle esseulés, et cette belle lumière éclatante en haut à gauche lorsque le travelling arrière se termine.

    Clap de fin du film.

    Je rappelle bien sur que tout cette interprétation est un jeu… Mais c’était quoi déjà le titre ? Ah oui : le fond et la forme…

     icon-angle-double-right Lire la seconde partie


    À PROPOS DE JEAN-PAUL RAMEL

    En guise de biographie, Jean-Paul nous livre un auto-portrait. Si nous avons bien bien suivi la démarche de la lecture d’une image, je crois que chacun pourra aisément se faire une idée de l’auteur 😉

    autoportrait 1
  • FORM AND SUBSTANCE – SECOND PART

    FORM AND SUBSTANCE – SECOND PART

    [su_note note_color= »#dadbdf »]

    FOREWORD

    Jean- Paul offers us the second part of his brilliant image analysis of which you will find the first part here:

    LE FOND ET LA FORME – Par Jean-Paul Ramel – Première partie

    As a reminder, the initial article in which I ask the questions that Jean-Paul answers is this: https://www.photofolle.net/forme-and-substance-part-the-first/ This series 2 album is remarkable in every way and I hope you will appreciate the true value of this great opportunity that we offer Jean- Paul to go further than our age-old « I love – I do not like » and to learn how many of you is an image reading. For once, take your time, check back later if necessary, ask questions if you have! Do not be afraid to get involved! No action is stupid when it is animated by the desire to understand and exchange points of view constructive. So once again, Jean-Paul, I let you speak and for my part, I will speak in the « comments » section[/su_note]

    [wc_spacing size= »40px »] I will not dwell too much on solarization as technical or extensive use, Google is much better and it will serve you a series of impressive images if you want with this term on its engine. She has some nobility unfortunately little known but are masterpieces in my opinion, as it classicism outdated but monstrous precision and work to achieve such a finish:

    171
    Raoul Ubac (you know ?), 1938. (You an find more info about this author here :
    http://laphotographiedanslesurrealisme.wordpress.com/tag/raoul-ubac)

      The fame of this process is due to Man- Ray, personality from the world of art , film , painting and surrealism there is already a number of years ago, not to mention a number . Man- Ray realized he really solarisations or used it the Sabatier effect ? For this deepening of specialists, you will discover all about the Arago site and Man Ray and there are others of course if you are looking for yourself . This short introduction to return about here : the choice of the background and the shape of the photo Laurence , this famous solarization many  » old-fashioned  » and today she rediscovered for our pleasure. I raise my point: the use of this technique she brings something to the picture, and why this choice , apart from the  » haphazard  » a plugin that Laurence rediscovered occasionally a little rummaging in archives? The final proposed Photo with « antique solarization  » effect

    bidouillage 2

    Is there a message in this photo solarized , and if so , which one?

    Again Laurence gives us the avenues of exploration : the unusual , graphics , contrast stiffness / roundness, sensuality / rigidity.

    The technique used is not neutral , as she puts it, later in his commentary, and its contents, the background is not necessarily non-existent so far as it indicates that the final question it takes us .

    So go in search of the meaning of this photo solarized …

    Firstly, undoubtedly , inevitably, a historical connection , as part of the history of photography and the eternal debate , still not resolved , the will he ever between the photo and photo realistic  » doctored  » in this case we could talk rather surreal .

    In other words that we prefer in our work : photo  » evidence of real » , even accentuate a little to magnify (or worse … ) or photo creating a new reality behind appearances and invisible it reveals then?

    If you look at the other works of Laurence on his website or blog , you can answer it for her , for his part, made ??his choice without any doubt : this is an exploratory , talent , the invisible realities , to the point of denying the reality visible to reinvent another , more subtle or brutal for this photo.

    Since this photo is part of a solar history, so we dive into it to see what it might have to say about the choice of Laurence , voluntary or involuntary , conscious or not.

    In the article on Man Ray reference here it is said of him that his experiments ( including solarization ),  » allow him to overcome realistic contingencies of the medium, a dream exceeded topic related to Surrealist thought  » .

    If someone can explain to me what this sentence does not apply EXACTLY this photo Laurence , I’m interested …

    If I accept this approach , then no reason I can not continue my quote:  » it produces a protean work , deeply erotic, intimate mixing inventiveness , elegance and sense of provocation . »

    In view of his fine work also , no one can doubt , I think, we can apply the term to Laurence  » protean work  » already visible on its website , even if, contrary to Man Ray , it remains confined to the world photograph in any case it shows yet .

    Person either, I believe , can not contest it possible to add also unreservedly words : creativity , elegance and sense of provocation .

    Remains  » deeply erotic » …

    Can it apply to Laurence for this photo and more generally in its work ?

    I tend to think that by simply asking the question, I answered already , and if I think the comments of its readers , for example the series: https://www.photofolle.net/bulles-de soap / they too have largely settled …

    Laurence had already done in the introduction to this series by talking about lightness , fragility, and referring to the book / movie « The Unbearable Lightness of Being » in which Eros is not absent …

    To drive the point home , she asked if men would be sensitive . If this is not an appeal of the foot that …

    For this photo, we are without a doubt if I ‘ll be back on his comments : opposition stiffness / roundness, and this little paunchy belly apparently so sensual , yet contradicted by the stiffness of the body.

    Regret ?

    Laurence and fits perfectly in the tradition of artists like Man Ray, if male , artist herself she is, undeniably feminine , and has overcome the initial difficulty of his picture to get us , almost by force , in her world she loves , through the history of photography revisited by him.

    Hat the artist.

    PS : If you want to know more about the  » unbearable lightness of being » and why, perhaps, his quote was not necessarily anecdotal, as I suggest the following link , « point of view of critical  » , so obviously partial / partial . But then nothing prevents you from doing your own research on the engine adhoc , ideally always , of course, to make up his own mind by viewing the film and / or reading the original Kundera novel. http://www.avoir-alire.com/l-insoutenable-legerete-de-l-etre-critique

     icon-angle-double-right You can read the first part here 

  • FORM AND SUBSTANCE – PART THE FIRST

    FORM AND SUBSTANCE – PART THE FIRST

     

    [su_note note_color= »#dadbdf »]

    FOREWORD

    This article is a reaction to the one I posted last week under the title « Form and Substance » that you can find at this address (in french):https://www.photofolle.net/le-fond-et-la-forme /

    The discussion had already begun in the comments which I urge you to read by way of a preamble! Quite exceptionally it is not I who wrote the article, but Jean-Paul who honoured us with an excellent article on the photographic image.

    Over to you, Jean-Paul![/su_note]

    The original raw file

    bidouillage 1  

    So here I am facing this image, by the vagaries of chance, without having a preconception in my head.

    And immediately this photo speaks to me. It speaks volumes. Almost as much as, or perhaps as much as that to which I had previously responded – your famous « Italian Wedding. »

    I will return to your comments on your own photo which is not without interest, for my purpose as well. But for now, I would first like to redeem it; first in your own eyes and also, additionally in the eyes of those to whom you have shown it.

    Your photo as you’ve approached it thus far: framing; composition; lines of force; colour; light. High contrast with washed out whites and blocked blacks, does not make us want to preserve it, nor does it cause us any compelling interest. No interaction between the subject passing by, and the environment, as you say. A rather ordinary picture.

    This is a veritable indictment which presages the axe: delete it with no regrets. Yet you have not been able to resolve yourself to do so … Why?

    It is from this position that I begin my remarks. You did not delete it because it is much more significant, stronger and more successful than you realize, even if you do not (yet) know the reason. Why is that?

       icon-arrow-circle-right First, your choice of colour.

    It beggars the rules of photo processing to announce all is lost, as you do . I do not have the original raw format, but I’ve already submitted your photo, as found on the Web, to some tortures using « Lightroom. » It is quite honestly recoverable as I will show below.

    Pasted-Graphic

    No doubt, the photo benefits from remaining somber, to eliminate what detracts from it: the meters and electric boxes to the right, and above all, the car at the bottom, in the middle of the scene, which would cause one to hesitate to press the shutter release, and which is very noticeable in your photo as published.

    You leave this photo very somber and very contrasty; and there you are infinitely correct. So, leave it in the shadows, with a high level of contrast. This is a good choice.

    You then convert it to black and white, and there again I follow you perfectly – colour detracts from the purpose of the photo, and contributes nothing. Let us therefore focus on the essentials. Take advantage of the darkness to make the car disappear. Again I follow you perfectly – one less big problem.

    After this comes my first point of divergence.

    As you yourself say, the bright spot at the top really distracts ones attention, and further, that « the highlights at the edges of a photo invite ones eyes to leave the frame. »

    Enough said!

    Then, what prevents you from cropping out the distracting part? Yet you don’t do that, thereby suggesting it is much more import than it seems. I will return to this point, but to simplify my demo I will proceed with the hesitancy of a debutant in photography.

    So, I re-frame the black and white photo while increasing the contrast, to completely eliminate all unnecessary items, as I show below (we could also take this opportunity to eliminate the car unless it also has importance I did not take the trouble to discover.)

    Pasted-Graphic-1

    Thus remains a photo with a frame within a frame, the better to focus attention on the subject.

    Here is an impossible case which, in my opinion, this is all about.

    This is not the first time I have questioned your choice of framing and this particular case raises a number of questions with me:

      icon-arrow-circle-right After cropping, the composition …

    The passer-by, as you say, is almost perfectly centred in the photo. You have already demonstrated your capacity for perfectly symmetrical framing (Italian wedding …) however here, everything is almost centred, but nothing really is, which is very disturbing and destabilizing to the eye. And it is not neutral …

    The symmetry of the columns in the background between the two columns in front, which lie behind the third « colonnade; » the doors in the foreground, yet again symmetric. And amid all this, planted in plain view, this passer-by not at all in the centre, unlike « almost in the centre » as you stated in your commentary – he is at the centre of the photo, not of the columns, and this is very disturbing. Finally a trash-can in the left foreground (and none on the right to provide symmetry), and this person almost outside of the picture to the far left of the door frame. We finally see only this – the apparent symmetry is completely asymmetrical and unbalanced! Vertically, it is even worse: two square sources of light with only a plain black bottom to answer to them! (Not to mention what I previously cropped to simplify my point.)

    And what if all this finally gave the composition a phenomenal strength caused by the imbalance of an apparently frozen image (being symmetrical and ‘harmonious’), which it actually is not at all?

    To be honest, what I see here is a veritable movie, with camera movement , a continuous panning shot of the camera in depth through these three successive planes of colonnades, during which unfolds the lateral traverse of two people whose fates will cross/overlap, one almost out of the field of view, which introduces the concept of time into this picture, traveling from left to right, and the other, uncentred, no longer to LEAVE THE SCENE TO HIS SHADOW, is walking from right to left.

    And he has a decided look, this guy, which is what struck me most on first glancing at this picture.

    He too introduces the concept of time by his « non-centredness. » He is a man walking without hesitation, with determination. One can imagine, by the same token, the following picture you may have taken and not kept, a fraction of a second later: the passer-by is well centred but this time the composition is less harmonious. The shadow on the ground is truncated, the figure on the left, although more nonchalant, moves a little deeper into the scene, which gives him more (too much?) importance. Moving ahead in time, the shadow now falls at the border of the frame. The setting is thus reduced and the trash-can, once so important, perhaps begins to be truncated. It will in any case be in the next image where the person on the right moves away to the left, while the the person of the left occupies the centre of the frame – and the door, traversed by the camera disappears …

    Now that we saw the(se) attachment(s), let’s pass on to the essentials: the characters inside and out of the field of view and the « unsightly and unnecessary boxes on the wall to the left, and finally, the trash-can that appears « like a hair in your soup, » as you say.

      icon-arrow-circle-right The symbolism

    You describe the main character as almost perfectly centred (but its this « almost » that changes everything …) to the « tidy » look, straight and balanced …

    I do not have the same feeling at all. Certainly he stands out perfectly well, I agree with you, and his legs are well separated (a moment later when he would be perfectly centred, it would not be the case for his legs) but it’s his determined look that hit me and spawned this film I made up in my head. This film, which can only work with a normal Western reading direction from left to right and not from right to left, or top to bottom. Here it is:

    This man returns resolutely toward his past, which he previously messed up through negligence: the man at the left, barely visible, walking nonchalantly reading his newspaper without paying attention to what is happening around him and therefore his future (left to right), that’s him, as he had previously neglected himself. The two columns on either side form a triangulation of the three heads: those of the two lions and his. The diagonal formed by his silhouette and his shadow directs ones gaze towards the head of the lion to the left in the shadows, which makes its extended tongue disappear, which is clearly visible in the sun on the lion to the right. Disappearing, it shows more so the scowling face of a failed past to which we must return to fix it, to avoid producing once again the head that sticks its tongue out at our failed future, like those mocking or frightening effigies or gargoyles that we contemplate on the facades of the churches. So he retraces his steps, determined to revisit the past that, by his stupidity, he neglected when it was most necessary to pay it attention, as if he had thrown it in the trash-can, PRINCIPAL SYMBOL of the meaning of the image as shown by its opposite triangulation, marking even more this wasted past: this unhappy lion, placed by symmetry in the trash-can of an unfulfilled past…

    Pasted-Graphic-2

    I return, finally, to my original cropping, which I can now qualify as largely excessive.

    Since Laurence knows how to crop a photo, and is not a beginner, the fact that because he leaves the image with its bright upper left part, which amounts to a distraction to the reader, I can only conclude that it was done voluntarily, even if unconsciously.

    Just as this trash-can symbolizes a disastrous oblivion of the depths of the past, this rising light in the top left, marks the profound optimism of this photograph: in returning with such commitment to his past, this gentleman will enlighten it to the betterment of a past that he had unwisely undertaken. Illuminating his past history, he will brighten his future, thus enfeebling the lion sticking its tongue out at the present. It is therefore essential to reintroduce it into the final version, because it is the final signature of this photo: we do not come out at the bottom right as the normal reading direction would have it, but at the top left, to the symbolic significance which illuminates the meaning of the photo, which is anything but ordinary …

    So let’s leave this photo to end the sequence by traveling backward, to a scene deserted by those now distant passers-by, leaving nothing but the floor in black white contrast, the lions and the lonely trash-can, and this beautiful bright light bursting out at the top left when our travel back in time ceases.

    Clap – end of the film.

    I remind you that all this interpretation is just a game … But what was it, that title? Ah yes: « Form and Substance. » …

     icon-angle-double-right You can read the second part here

    [wc_box color= »secondary » text_align= »left »]ABOUT JEAN-PAUL RAMEL As a biography, John Paul gives us a self-portrait. If we have well and thoroughly followed his approach to reading an image, I think everyone can easily form some impression of the author. 😉 autoportrait 1 [/wc_box]

  • LE FOND ET LA FORME

    LE FOND ET LA FORME

    Dernièrement, j’étais en train de papillonner devant mon ordinateur, à regarder des photos, à en retoucher rapidement d’autres et le hasard m’a amené une réflexion que j’aimerais vous soumettre : une photographie moyenne à la base peut-elle être sauvée par l’ajout d’effets de style ? Ou dit autrement, une photographie peut-elle être sauvée grâce au développement ? (suite…)

  • BULLES DE SAVON

    BULLES DE SAVON

    Je passe souvent pour une photographe dite « conceptuelle », mais je ne suis pas qu’une « intello » ! Il m’arrive aussi régulièrement de prendre mon appareil photo juste pour le plaisir de la belle image, de celle qui titille la pupille et où le neurone peut se reposer tranquillement.

    C’est exactement ce qui m’est arrivé pour les photographies que je vous propose aujourd’hui…

    Figurez-vous que j’ai découvert par hasard des bulles de savon nouvelle génération, c’est à dire qui n’éclatent pas immédiatement. Oh bien sûr, la recherche a encore des progrès à faire car ces bulles restent malgré tout très fragiles et surtout ont un gros défaut : elles se fripent lorsqu’elles rentrent en contact avec un objet. Mais malgré cela, nous disposons de quelques secondes pour pouvoir les photographier dans toute leur « ronditude ».

    C’est ainsi que grâce à l’aide de ma petite assistante en chef (ma plus jeune fille Inès) qui a bien voulu me fabriquer des milliers de bulles, j’ai pu les photographier au moment où elles rentraient en contact avec des plumes, elles aussi extrêmement fines et aériennes.

    Je dois dire que nous nous sommes bien amusées et que cette séance m’a donné beaucoup d’idées pour peut-être la réalisation d’un futur travail sur la légèreté, la fragilité, sur « l’insoutenable légèreté de l’être ».

    Mais pour le moment, je vous présente tout simplement ces photos d’une première séance de prise de vue, sans ordre, sans format pré-défini, sans choix entre la couleur et le noir&blanc. Bref, des photos « en vrac » mais que j’ai eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de plaisir à prendre ! Elles sont indéniablement « girly » et je me demande bien si ces messieurs y seront sensibles … À voir …

    Comme souvent, je vous propose de les visionner au son d’une musique que j’aime beaucoup et que je trouve adaptée à mon état d’esprit concernant la série. Par ailleurs, n’oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir dans leur bon format !

    https://youtu.be/kFHdJ4KWm8s
    Raté ! Ma bulle est fripée !
  • LE DÉTAIL QUI FAIT LA DIFFÉRENCE

    LE DÉTAIL QUI FAIT LA DIFFÉRENCE

    Le temps d’un nouvel opus pour la Boîte à photos* est arrivé, et pour cette 10ème édition, nous avons décidé de traiter du thème du DÉTAIL. Ce thème est paradoxalement extrêmement vaste. Je dis paradoxalement car qui dit détail, dit « petite chose », « élément insignifiant ». Et pourtant il y a mille et une manière de rendre un détail essentiel dans une photographie, que ce soit si on s’intéresse à la macrophotographie, si on souhaite une photographie au rendu « piqué », si on souhaite mettre en avant un détail grâce à une profondeur de champs adéquate, etc, etc, etc … Pour ma part, j’ai eu envie d’aborder assez globalement cette problématique en mettant l’accent sur LE DÉTAIL QUI FAIT LA DIFFÉRENCE. (suite…)

  • AUTOSTRADA A7 – GENOVA-MILANO

    Il y a urgence à poster ces images qui sont en train de se périmer dramatiquement tant l’ambiance est au printemps par ici ! (suite…)

  • CITATION#4

    Une bonne photographie est peut-être celle qui évoque l’absence de toutes les photos possibles, toutes celles qui n’ont pas été prises.

    – Philippe Solers

      Impossible de me souvenir du titre de l’ouvrage dans lequel j’ai noté cette citation. Désolée … Mais est-ce bien vrai ? À réfléchir …

  • « AMOUR PERDU » SUR « REGARD PERDU » !

    « AMOUR PERDU » SUR « REGARD PERDU » !

    Comme certains d’entre vous le savez, je fais partie du collectif de photographes « Regard perdu ». J’en suis sincèrement très fière car je suis entourée de photographes qui visent l’excellence. Chacun d’entre nous publions 2 portfolios par an et je peux vous assurer que ce n’est pas une mince affaire de choisir celui que je mettrai « en vitrine » quand vient mon tour ! (suite…)

  • ÉTUDE AUTOUR D’UNE OMBRELLE

    ÉTUDE AUTOUR D’UNE OMBRELLE

    Grâce au numérique, nous pouvons multiplier les prises de vue et c’est vraiment une chance extraordinaire car cela nous donne la possibilité d’étudier nos sujets sous de multiples angles et avec différents paramètres techniques, et ceci à l’infini.

    Je suis partisane de profiter pleinement de la « gratuité » de ces prises de vue, notamment lorsque le paramètre de « l’instant décisif » n’est pas une donnée fondamentale de l’image. C’est vraiment l’occasion de progresser tant techniquement en essayant de multiples combinaisons que compositivement en osant des cadrages en tous genres. (suite…)

  • QUAND TOUT S’EFFACE …

    QUAND TOUT S’EFFACE …

    La semaine dernière, nous avons vécu un épisode neigeux de belle intensité comme disent les météorologues.

    Là où j’habite, nous avons été épargnés. Mais Genova étant construite à flanc de montagne, à peine au dessus de chez moi les habitations sont à 100 mètres d’altitude. Alors que nous avions de grosses gouttes d’eau, mes voisins du dessus eux étaient copieusement arrosés de gros flocons de neige. Ainsi, lorsque j’ai décidé d’aller traquer la tempête de neige qu’ils avaient annoncée dans les montagnes, tout était encore calme et ce n’est qu’en rentrant de mon périple que je me suis rendue compte de ce phénomène pour le moins étonnant lorsqu’on en est témoin. (suite…)

  • L’IDÉALISTE CONTRARIÉ(E) #4

    L’IDÉALISTE CONTRARIÉ(E) #4

    Aujourd’hui je vous propose une 4ème image de ma série en cours « L’idéaliste contrarié(e) ».

    (suite…)

  • LUCE !

    LUCE !

    Luce = lumière (prononcer loutché)

    (suite…)

  • 180°

    180°

    La semaine dernière, j’y suis allée un peu fort dans le genre dramatique et temps pourri avec ma tempête ! Et même si j’ai bien noté que vous aviez apprécié toute cette « sombritude » j’aimerais aujourd’hui vous montrer une toute autre facette de ce coin d’Italie en cette saison et faire un demi-tour complet sur mes propos de la semaine dernière, au propre comme au figuré !

    (suite…)

  • MON FILS

    MON FILS

    MonFils   Mon fils à moi fête aujourd’hui ses 19 ans … déjà … Hier, il nous a annoncé qu’il ne serait pas là pour fêter son anniversaire avec nous car il se réservait la soirée avec sa belle amoureuse. Je lui ait dit de choisir … Ou Elle ou ta Famille. Pour tout réponse j’ai eu droit à un sourire. Alors j’ai récidivé et j’ai tenté ceci : ou Elle ou ta Mère. Ça n’a pas marché, son sourire s’en encore plus élargi et s’est même transformé en rire comme si je lui racontais une blague ! Aaaaah, mon fils qui il y a 19 ans me découvrait ébahi, comme si j’étais la Seule, l’Unique, l’Éternelle !! Et moi qui lui consacrait désormais toute ma vie !! Aaaaah, pourquoi le temps passe-t-il et les reines doivent-elles être détrônées ? Mon fils à moi fête aujourd’hui ses 19 ans … et est prêt à voler de ses propres ailes … déjà …

  • LA TEMPÊTE

    LA TEMPÊTE

    Ce n’est pas vraiment une rentrée en fanfare que je vous propose aujourd’hui … Je dirais même que c’est un peu lugubre, voire carrément déprimant. J’espère que je ne vais pas casser l’ambiance en ce début d’année !! Dites, vous me pardonnez ?

    (suite…)

  • CITATION#3

    Implicite dans la photographie est l’idée que connaître le monde, c’est l’accepter tel que la photographie le fixe. Mais c’est à l’opposé de la compréhension qui commence précisément par le refus du monde tel qu’il apparait. Toute possibilité de comprendre s’enracine dans la capacité de dire non. Rigoureusement, on ne comprend jamais rien à partir d’une photographie.

    – Susan Sontag – Sur la photographie

     

  • MEILLEURS VOEUX !

    MEILLEURS VOEUX !

    meilleursVoeux

     

    Je vous souhaite à tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui s’annonce

    Que celle-ci puisse être riche en désirs !

    A l’année prochaine !

  • L’HOMME INVISIBLE

    L’HOMME INVISIBLE

    Je me suis souvent demandé si les artistes de rue réussissaient à manger à leur faim tous les jours, s’ils avaient assez d’argent pour se loger décemment, pour régler leurs factures d’électricité, pour se payer un forfait de téléphone, … Et pour cela, combien de temps doivent-ils être en représentation dans la journée ? Je me suis souvent dit que leur métier devait être épuisant. Comment arrivent-ils physiquement à tenir le coup, en hiver lorsqu’il fait vraiment froid ou en été quand la chaleur est suffocante ?

    Depuis que je vis à Gênes, je vois ce saxophoniste à chaque fois que je passe par ce chemin, quelle que soit l’heure ou le temps qu’il fait. Et à chaque fois j’ai l’impression qu’il joue dans l’indifférence générale. Bon, il faut avouer qu’il n’est pas vraiment un virtuose mais ses airs de musique nous mettent malgré tout du baume au coeur et souvent après être passée près de lui je me surprend à fredonner la suite de la mélodie pendant le reste de mon chemin.

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    Ces photos n’ont rien d’extraordinaire mais j’ai eu envie de représenter la foule des passants indifférente à cet homme. Pour cela, j’ai utilisé un temps de pause assez long, ce qui m’a permis de « flouter » les passants et de faire apparaître par transparence mon saxophoniste et de laisser l’emprunte de pieds des badauds. Comme j’étais à main levée, il est clair que toutes les photos sont floues mais il me semble malgré tout qu’elles restent relativement lisibles.

  • MEN AT WORK

    MEN AT WORK

    MenAtWork

     

    Probablement en pause-clope

  • P’TIT CADEAU …

    P’TIT CADEAU …

    pTitCadeau 1

    Voilà, chaque année à cette époque c’est pareil, il faut que je me fasse violence pour prendre mon bâton de marchande de rêves et m’insinuer dans l’avalanche de propositions d’idées cadeau qui nous tombe dessus et vous dire à mon tour qu’ici vous trouverez surement à faire le bonheur d’un être aimé.

    L’année dernière, je vous proposais une sélection de photographies que vous pouviez acquérir en tirage d’art . Bien que ce soit toujours d’actualité si vous avez eu un coup de coeur pour une des images qui sont sur ce site, cette année j’ai eu envie de diversifier les idées et vous rappeler que je donne aussi des cours photo. N’est-ce pas une bonne idée que d’offrir un cours pour ceux qui auraient envie de faire plaisir à un photographe ?

    Coaching photographique

     En fait, plus qu’un cours, c’est plutôt un coaching photo que je propose, l’idée étant de donner des conseils et des critiques sur les photos qui me sont soumises, techniquement bien entendu, mais surtout dans un esprit constructif afin d’aider au développement de l’expression photographique de l’élève.

    Mais à distance, comment est-ce possible me demanderez-vous ?

    Et bien tout simplement par l’intermédiaire du mail ou de nos moyens ultra-technologiques tels que skype ou teamviewer (qui permet de prendre à distance le contrôle d’un ordinateur). Lorsque l’échange se fait par mail, cela a le mérite de conserver une trace écrite et j’ai remarqué qu’il a souvent un fort impact dans le temps. Lorsqu’il se fait par skype ou teamviewer, l’échange est plus spontané et surtout permet des suggestions ou rectifications en direct qui sont elles aussi d’un grand intérêt. C’est pourquoi j’aime alterner les 2 modes avec mes élèves. L’autre avantage de cette formule à distance est qu’elle est peu gourmande en temps car l’élève n’a pas besoin de se déplacer et n’est pas contraint par des horaires, à part dans les cas où nous nous donnons rendez-vous sur skype.

     Voilà, maintenant, vous allez me demander combien ça coûte. Il s’agit d’un forfait de 50 euros pour 4 photos décryptées. Chaque photo est soumise à une observation rigoureuse et je m’applique à souligner tous les points positifs et négatifs, que ce soit du point de vue purement technique, du cadrage, de la composition et de l’adéquation avec l’idée de départ de l’élève.

    Mon p’tit cadeau pour vous

    En attendant que vous réfléchissiez, j’ai eu envie moi aussi de vous offrir un modeste cadeau sous la forme de cartes de voeux à imprimer. Ainsi, si vous cliquez sur les photos présentes dans cet article, cela vous conduira à un lien où les photos sont disponibles en haute résolution et sans ma signature. Un clic droit avec la souris vous suffira pour les enregistrer. Faites-en bon usage pour ceux qui vous sont chers, à titre personnel bien entendu !

    pTitCadeau 2

    Pour mes amis italiens, voici les cartes traduites :

    Per caricare queste foto, dovete fare prima un clic sull’immagine. Si aprirà una finestra dove la foto in alta definizione è disponibile. Basta registrarla sul vostro computer (attenzione, il file è molto pesante e può prendere un po’ di tempo a scaricare !)

    BuonAnnoP

    BuonNataleP

  • L’IDÉALISTE CONTRARIÉ(E) #2

    L’IDÉALISTE CONTRARIÉ(E) #2

    idealisteContrarie (1)

     

    Me revoici avec une seconde image de ma série « l’idéaliste contrarié(e) ». La première en avait laissé certains dubitatifs, d’autres intéressés ou d’autres encore enthousiastes ! Dans quel état vous mettra celle-ci ?

    Il est vrai que ce sont des photographies très très éloignées de ce que j’ai l’habitude de proposer et j’aborde un monde tout à fait nouveau pour moi aussi. Qu’est-ce qui me pousse à avoir envie de produire ce type d’image, je n’en ai aucune idée si ce n’est un farouche désir de ne jamais m’endormir sur mes lauriers !!

    Je mettrai ci-dessous au fur et à mesure de l’avancée de la série les différentes photos qui la composeront. Je pense qu’ainsi il sera plus facile pour vous de vous faire une idée d’ensemble

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    IdealisteContrarie