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  • Un #takeover sur QcodeMag

    Un #takeover sur QcodeMag

    Oula, qu’est-ce qu’elle nous raconte allez-vous vous demander 😉 Mais si, mais si, je sais bien de quoi je parle ! Un #takoever, vous ne savez pas ce que c’est ??? 

    Pas de panique, moi-même il y a quelque temps j’ignorais totalement ce que c’était et en 4 secondes j’ai compris :

    1. Cela ne s’adresse qu’aux aficionados d’Instagram (ça, je ne vous explique quand même pas ce que c’est ! Vous ne savez pas ? Roooo … C’est un réseau social axé sur l’image et la vidéo)
    2. Le # s’appelle un hashtag et placé devant un mot signifie que celui-ci devient un mot-clé et qui permet de classifier et de rechercher les éléments qui ont été répertoriés grâce à lui.
    3. Takeover : il s’agit de prendre la main sur le compte de quelqu’un et de publier en son nom pendant un temps donné.
    4. QcodeMag est une revue italienne on line qui parle de culture, de médias et d’actualités autour du monde.

    Alors voilà, il y a quelque temps, j’ai été sollicitée par Léo Brogioni, un des curateurs du concours Confini dans lequel j’avais eu ma série « L’idéaliste contrarié » sélectionnée, et membre de l’équipe de rédaction de QcodeMag , pour faire un takeover pour la revue durant une semaine. Objectif : publier 4 à 6 photos par jour accompagnées si possible d’une petite pensée.

    Je suis inscrite sur Instagram, mais très peu active pour de multiples raisons. La première c’est le manque de temps, la seconde c’est que je suis déjà sur Facebook et Wechat (un réseau social très utilisé en Chine) et je m’y emmêle déjà les pinceaux, la troisième c’est que depuis la Chine c’est difficilement accessible (voire officiellement interdit …), la quatrième c’est qu’on voit les images en tout petit avec impossibilité de les agrandir (un comble pour une interface spécialisée dans l’image !) et … beaucoup d’autres en fait 😉

    Bref, j’ai donc accepté le défi en me disant que ça me ferait du bien de recommencer à écrire un peu en Italien, et puis qui sait, peut-être parviendrais-je à apprécier d’avantage ce réseau social ? Et puis quand même, c’est un bel honneur que m’a fait Léo Brogioni et j’ai été heureuse qu’il pense à moi pour cette opération !

    Voilà donc, pour ceux qui ne sont ni sur Instagram ni sur Facebook, ni sur Wechat, ni sur …. mais qui sont de fidèles abonnés à mon petit blog, je me suis dit que ça serait sympathique de partager ici les images que j’ai publiées sur QcodeMag.

    Vous en connaissez déjà un certain nombre, mais je ne pense pas toutes. Je vais vous épargner ici mes « pensées » qui étaient associées à ces photographies, je me contenterai juste de vous donner les thématiques journalières qui ont guidé mes publications. Ca vous va ? Allez, c’est parti 🙂

     

    Jour 1 : Immersion

     

    Jour 2 : Verticalité

     

    Jour 3 : Traditions

     

    Jour 4 : Atmosphère

     

    Jour 5 : Labyrinthe

     

    Jour 6 : Mémoire

     

    Jour 7 : Culture

     

    Voilà, ainsi s’est achevé mon #Takeover. Alors ne faites pas comme sur Instagram s’il vous plait, profitez des images en grand ! Cliquez dessus à loisir, et même si certaines ont une qualité un peu douteuse car je les ai prises avec mon téléphone (et on a beau dire, ça ne remplace pas un appareil photo !!), j’espère que vous aurez eu du plaisir à voir ces photos – ou à revoir certaines d’entre elles que j’avais déjà publiées ici dans d’autres circonstances.

    Profitez du printemps !

    PS : un comble … j’allais oublier de vous donner mes coordonnées Instagram … https://www.instagram.com/laurence_chellali/

     

  • « Ensemble » a été publié dans le magazine « L’Oeil de la photographie »

    « Ensemble » a été publié dans le magazine « L’Oeil de la photographie »

    Je ne suis pas peu fière de vous annoncer que ma série « Ensemble » a été publiée dans le magazine on line « L’Oeil de la photographie ».

    Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce magazine est l’un des sites de référence du monde la la photographie, de ses tendances, de son actualité. Traduit en anglais et en chinois, il s’adresse à tous les amoureux de la photographie, de l’amateur au professionnel, du marchand d’art au collectionneur. Bref, ce n’est pas de la gnognotte de voir son portfolio publié dans leurs pages 😉 

    http://www.loeildelaphotographie.com/fr/2016/04/16/article/159899726/laurence-chellali-ensemble/

  • Drôle de printemps …

    Drôle de printemps …

    Il y a un mois à peine, je vous disais qu’il fallait que je me dépêche de vous montrer quelques photos hivernales avant qu’il ne soit trop tard …

    Yo, je crois que j’ai bien fait car le printemps vient déjà de se faire la malle !!! Cela me paraît d’autant plus stupéfiant que nous avons pris une semaine de vacances dans un petit coin paradisiaque au Vietnam (je vous montrerai des photos !), genre 35 degrés à l’ombre, eau turquoise à 28 degrés. Et à notre retour, paf ! Fini le printemps, place à l’été !

    Bref, ce billet n’a pas pour objectif de vous parler météo, mais plutôt de zolies fleurs printanières 😉 J’étais impatiente de découvrir à quoi pouvait ressembler mon paysage quotidien avec tous ces cerisiers dont les rues et les parcs sont inondés. Cela fait partie de nos fantasmes sur l’Asie n’est-ce pas ? 

    Et bien mon fantasme n’a pas été déçu ! Cette période, très très courte (je dirais une quinzaine de jours, 3 semaines tout au plus) est absolument époustouflante ! Je n’aurais jamais imaginé combien de types de cerisiers il y a ! Les roses, les blancs, ceux à fleurs simples et ceux à fleurs multiples, ceux aux feuilles vertes ou rouges ou sans feuilles. Et je ne parle pas de toutes les autres variétés ! Ce qui était extraordinaire, c’est que chaque espèce semblait prendre le relais quand l’autre venait à perdre ses pétales. Et lorsqu’un souffle de vent arrivait, c’est comme de la neige qui tombait. Bref, vous visualisez les dessins animés japonais ou chinois ? Et bien c’était comme cela 🙂

    Sauf que du côté photo, j’ai pas mal loupé mon coup. Enfin pas tout à fait car j’en ai tiré la série que je vous montre ci-après. Mais je ne pourrai pas vous montrer de vues d’ensemble car aucune des photographies que j’ai réalisées ne me convient, et comme je le disais plus haut, mon absence d’une semaine a été fatale de ce point de vue, et aujourd’hui c’est à un paysage estival et déjà bien chaud auquel j’ai affaire… L’année prochaine, je me tiendrai prête, c’est sûr !

    Alors venons-en maintenant à cette série …

    Je cherche à représenter le printemps et surtout la vie qu’il symbolise. Pour cela, il m’a semblé que je devais aller au delà de la simple représentation des fleurs et essayer d’introduire dans ces images des « substances organiques ». C’est ainsi que l’idée m’est venue de dessiner des formes qui pourraient rappeler des sortes de cellules vivantes et de les incruster dans mon image originale, un peu comme si on regardait au microscope. A ce stade là, je n’avais qu’une intuition (comme bien souvent dans ce type de projets), et c’est en cherchant, en trifouillant et en expérimentant que j’ai enfin trouvé une solution concrète à mon idée.

    Pour toutes ces photographies, il s’agit donc d’une seule et même prise de vue et j’ai en quelque sorte découpé mon image originale et je l’ai traitée en 2 parties distinctes. La partie centrale, celle dans la « forme organique », n’a subi quasiment aucun changement à part quelques corrections classiques de contraste et luminosité, et parfois des corrections de teintes pour l’harmonie générale. En ce qui concerne la partie extérieure, là j’ai eu la main lourde ! Je souhaite en effet que tous ces éléments rappellent en quelque sorte l’intérieur d’un corps vivant. Ils sont à la fois l’enveloppe, le complément et le négatif de la partie interne.

    Peut-être remarquerez-vous également que ces photographies sont fortement inspirées de l’esthétique asiatique dans leur représentation de la nature. Vous vous imaginez bien que je regarde beaucoup de créations artistiques ici, et je dois dire qu’elles me parlent vraiment ! Ainsi, les « formes organiques » que j’ai dessinées sont souvent fortement inspirées des magnifiques éventails chinois et bien entendu, les compositions en elles-mêmes des photographies sont fortement imprégnées de cet esthétisme !

    « Work in progress »

    Le travail que je vous présente aujourd’hui est encore en cours d’élaboration. Il faut encore que je peaufine certaines photographies, que j’en réalise d’autres, que j’en élimine, … J’aimerais arriver à en réaliser une quinzaine au total (je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le nombre 18 en tête !). Je pense que je vais y rajouter quelques photographies de feuilles tendres, pas que des fleurs. Mais c’est un travail de longue haleine …

    Voilà, je suis très curieuse de connaître vos réactions devant ces « drôles de macro », et j’espère surtout qu’elles ne vous laisseront pas de marbre !

    Place aux images maintenant  … Et n’oubliez pas de cliquer dessus pour les agrandir !

     

    J’ajoute ici une dernière image qui ne fera malheureusement probablement pas partie de la série car trop différente des autres (à cause du fond uni), mais que je trouve quand même très jolie … 🙂

     

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  • La fille en rouge

    La fille en rouge

    Bon, je ne suis pas très inspirée par le titre, vous l’aurez constaté 😉

    Il s’agit de la bibliothèque municipale de Nanjing.

    Bonne semaine à vous !

  • Une dernière virée hivernale

    Une dernière virée hivernale

    Avant de venir vivre à Nanjing, vous imaginez bien qu’une des premières choses sur lesquelles je me suis renseignée, c’est le climat qu’il y fait !

    J’ai ainsi appris qu’il s’agit d’un climat sub-tropical, marqué par des étés extrêmement chauds et humides, un automne et un printemps quasi inexistants (entendez par là que ces 2 périodes durent à peine un petit mois) et des hivers relativement frais mais sans excès. Je confirme pour l’été. Quand on est arrivés en août, il faisait 38-40º avec une humidité suffocante. L’automne, je ne l’ai pas vu en effet. Par contre, l’ hiver, celui-là, je l’ai senti passer !!!

    Pas trop froid ? Mais qu’est-ce que les climatologues entendent par pas trop froid ? Au dessus de -5º ? Pour moi c’est glacial ! Je sais, je sais, nos amis canadiens francophones qui visitent ce blog doivent bien rigoler, mais que voulez-vous, en vieillissant, ma carcasse demande du chaud, du vraiment chaud et ma limite supportable pour être seulement tout juste bien c’est 15º. En deça, je me rabougris, me ratatine, je rapetisse, voire me statufie …

    Bref, tout cela pour vous dire qu’il est urgent que je vous montre quelques photos vraiment hivernales, car depuis 2 semaines, nous vivons la période yoyo du printemps, à savoir que l’on passe des gelées matinales à une douceur quasi-estivale d’un jour à l’autre ! Et c’est à une véritable explosion de fleurs à laquelle nous assistons. Un régal ! Mais les photos, ce sera pour un prochain article, place à l’hiver encore un peu.

    J’ai envie de vous faire simplement découvrir un endroit phare de Nanjing : le lac Xuanwou

    Et en musique … Le morceau que j’ai choisi pour accompagner cette petite ballade n’a rien de chinois, mais il pourrait l’être par certaines intonations. Alors on y va, cliquez sur le morceau de musique et … couvrez-vous bien ! 

    [wc_fa icon= »hand-o-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Le lac Xuanwou

    Nanjing est une ville d’eau ! En plus du Yantse (le Fleuve Jaune) qui la traverse, elle possède un nombre incalculable le lacs, de rivières, de sources d’eau chaude. Parmi eux, il y en a un qui se distingue car il est en plein centre ville, mais surtout par sa surface : 4,44 km² (heu, ça fait combien de circonférence ? 4,44×4 ? 17,76 km ? 😉 En tout cas suffisamment grand pour qu’on n’aie pas encore réussi à en faire le tour. La prochaine fois ! ). Il est également appelé le Lac des 5 continents à cause des 5 îles qui le jalonnent et qui, dit-on, représentent le monde. C’est typiquement asiatique n’est-ce pas, cette manière à la fois de miniaturiser le monde et de le conceptualiser par une approche concrète.

    On trouve ainsi sur une des îles un endroit que j’affectionne beaucoup. Les gens viennent en effet adresser leurs messages aux esprits sous forme de petites plaquettes rouges ou de rubans (toujours aussi rouges) et ils les accrochent partout où c’est possible. Le principe est qu’il faut qu’il y ai toujours un peu de vent pour aider à transporter les messages.

     

    On trouve ces "plaquettes" strictement partout dans cette zone accolée à un petit temple
    On trouve ces « plaquettes » strictement partout dans cette zone accolée à un petit temple
    J'ai remarqué un nombre incalculable de fois où les arbres, y compris leurs souches lorsque ceux-ci sont morts, ne sont pas supprimées des passages
    J’ai remarqué un nombre incalculable de fois où les arbres, y compris leurs souches lorsque ceux-ci sont morts, ne sont pas supprimés des passages
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    Une personne est en train « d’envoyer » son voeu, ou son message.

     

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    Un instant j’ai cru voir apparaître des Mères Noël 😉
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    En s’éloignant de cette zone, les messages deviennent plus épars.

     

    En continuant notre chemin, on rencontre sans arrêt, et par surprise au détour de petits bosquets, des bâtiments dont je ne sais malheureusement pas l’utilité car rien n’est indiqué autrement qu’en chinois. Arf, je vous assure que l’analphabétisme, pour le vivre au quotidien, est le plus sûr moyen de rester ignorant !

     

    C’est au détour d’un de ces endroits que j’ai pu réaliser la photo que je vous ai montrée dans un des articles précédent à propos de la « chance du photographe« :

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    C’est incroyable comme un paysage enneigé peut changer les perspectives. Cette partie du lac que j’ai découvert en été pour la première fois était luxuriant et surtout, il regorgeait de toutes sortes de nénuphars (nénufars ?). Ce jour là, une ambiance toute autre et bien plus austère m’attendait. Ceci dit, la même sensation de tranquillité et de paix y régnait. Pas un souffle de vent, un silence incroyable, de très rares personnes. Difficile de croire qu’on est en plein centre ville !

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    Un peu plus loin, on quitte cette partie plus intimiste d’une des îles du lac pour déboucher sur une autre île de laquelle on a une vue assez dégagée. De là, on peut apercevoir la pagode du temple de Jining, ainsi que l’emblème des Jeux Olympiques. En effet, Nanjing a accueilli ceux des jeunes en 2014.

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    De l’autre côté, c’est une vue sur la Montagne Pourpre qui s’ouvre à nous. Il faudra que je vous en reparle car il s’agit d’une autre fameuse enclave verte et historique en plein coeur de la ville

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    Et enfin, un peu plus loin, on peut voir la Zifeng Tower qui d’après ce qu’on m’a dit est le 10ème gratte-ciel le plus haut du monde avec ses 450 mètres. À ce moment là, un phénomène météo assez impressionnant est venu jouer avec la lumière du lac. Jusque là, comme vous pouvez le constater sur les photos, le temps était plus que maussade. Mais tout à coup, il y a eu une percée du soleil qui a littéralement illuminé le lac alors que tout le reste était encore plombé par les nuages, paraissant encore plus sombre par contraste. Ca n’a duré qu’un instant, mais quel instant ! Encore un coup de « la chance du photographe » n’est-ce pas ? 😉

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    Le lac est fermé sur sa partie ouest par une muraille qui date de 1368 et qui est la plus grande muraille urbaine du monde qui subsiste encore. Il est vrai qu’il faut faire plusieurs kilomètres pour la parcourir ! Elle aurait été érigée en 21 ans par 200 000 ouvriers …

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    Voilà, ainsi s’achève la petite ballade hivernale autour du lac Xuanwu. Fatiguée, congelée surtout, le temps s’est remis à la neige et j’ai donc décidé de tracer mon chemin et de rentrer me mettre les pieds au chaud. J’avais pris ma décision : j’attendrai le printemps avant de remettre le nez dehors !

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    PS : Chers amis, je vous invite à ne pas lire cet article comme si vous étiez sur Instagram. Utilisez le clic de la souris pour agrandir les photos. C’est tellement mieux !!

  • 2 concours, 2 sélections !

    En ce début d’année, j’ai décidé de re-commencer à participer à des concours car l’année 2015 a été tellement chargée que je n’ai pas eu (ou si peu eu)  le temps d’y consacrer d’énergie. Or il ne faut pas chômer de ce point de vue !

    Ainsi, 2 concours ont retenu mon attention et j’ai eu l’honneur d’y être sélectionnée !

    [wc_fa icon= »hand-o-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Animalia

    Le premier portait sur le thème « Animalia » organisé par la galerie américaine « Photoplace Gallery« . Dans le mail annonçant les résultats, ils ont parlé d’un nombre exceptionnel de participations – plus de 1500 photographies. Je ne suis donc pas peu fière que ma photo fasse partie des 35 qui seront exposées. Sacrée sélection quand même !

    Le sujet exact du thème était celui-ci :

    « Reveal the essence of a member of the animal kingdom: its intrinsic nature, its motion, its vulnerability, its power, or the way it relates to humans. All capture methods and processes are welcome. »

    Ce qui est drôle, c’est que je n’aurais pas parié sur elle ! Lors d’une même soumission, on peut en effet proposer 5 photographies. J’en avais 4 que j’aimais particulièrement, et j’ai ajouté celle-ci en dernier en hésitant beaucoup. C’est sûr, j’ai toujours bien aimé cette photo, mais sans la trouver toutefois exceptionnelle, et bien qu’elle ait un petit quelque chose que je ne sais pas définir mais qui me touche, me titille, m’interpelle, je n’aurais jamais pensé qu’elle se fasse remarquer parmi le flot des autres photos.

    Alors voici la photo dont je parle :

    Laurence-Chellali
    The kissing lover

     

    Le jury, Traer Scott, explique son choix dans ces termes :

    I often say that animals make me human. I am eternally captivated and inspired by the beauty, honesty and intelligence found in all corners of the animal kingdom. Unfortunately, as we humans become a bigger, louder and more pervasive animal, many other species are suffering in countless ways. However even as our planet and the animals that inhabit it are perhaps at the peak of crisis, I also believe that as a society, we are at an apex of collective consciousness and compassion.

    I was heartened to see so many submissions examining and exploring the relationships we have with animals, celebrating their amazing adaptations and abilities as well as in some cases, their pure and visceral “animal-ness”. My selections for Animalia are images that evoke curiosity, sadness, discomfort, wonder, humor and awe, all of which are emotions that I regularly feel when contemplating the beauty and fragility of the animals that we share our planet with.

    Traer Scott

    [wc_fa icon= »hand-o-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Red

    Le second concours était organisé par la galerie américaine « A Smith Gallery« . C’est la même qui a organisé celui dans lequel j’ai été sélectionnée également le mois dernier sur le thème de « Gathering ». 

    Cette fois-ci le thème était « Red », donc autant dire que les interprétations pouvaient être libres et variées. Pour cette exposition, j’ai donc proposé 3 photos de ma série « L’Idéaliste Contrarié » et c’est celle-ci qui a été retenue :

    Laurence-Chellali-2
    Culpabilité

    Le jury était Aline Smithson, une photographe que j’apprécie beaucoup. C’est dommage que sur leur site ils aient supprimé le texte explicatif de ce qui était attendu autour de ce thème. Là aussi il semblerait que la concurrence ait été féroce car d’après ce qu’ils m’ont écrit, ils ont reçu 871 candidatures ! Je dois avouer que les photos sélectionnées me laissent parfois un peu dubitative et j’ai connu des choix plus heureux de la part d’Aline Smithson. Ceci dit, j’ai découvert que la jeune photographe Julie de Waroqier  fait également partie des sélectionnés pour l’exposition. Si vous ne la connaissez pas, je vous invite à découvrir son travail, il est vraiment chouette. Là aussi, le « juror’s statement » manque. Il y a eu de la relâche dans cette galerie réputée sérieuse …

     

    [wc_fa icon= »hand-o-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Conseils si vous souhaitez participer à un concours

    On me demande souvent comment on doit s’y prendre pour participer à un concours et je saisis l’occasion pour vous donner mes « trucs et astuces ».

    [wc_fa icon= »arrow-circle-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Tout d’abord, trouver le concours !

    Rien n’est plus facile, il suffit de traîner un peu sur la toile pour en découvrir. Mais pour ma part, je préfère aller sur ce site qui recense tous les concours : http://www.photocontestinsider.com/ ou bien celui-ci : http://www.artshow.com/juriedshows/index.html Pourquoi ? Car ces sites insèrent manuellement tous les concours après vérification de la conformité, notamment envers les droits d’auteur. Ce qui n’est pas rien car je tiens vraiment à vous mettre en garde contre les organisateurs « bidons » et peu consciencieux, qui sous prétexte de concours vont en fait gagner, eux, des photos gratuites.

    [wc_fa icon= »arrow-circle-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Sélectionner le concours

    Si vous vous rendez sur ces site, vous verrez qu’il y a pléthore de concours en tous genres, et finalement la sélection se révèle être la partie la plus difficile 😉

    Voici ma liste personnelle de critères pratiques :

    1. Le concours doit être international,
    2. Le concours doit déboucher sur une exposition « en dur ». J’élimine donc tous les concours qui proposent seulement une visibilité on line,
    3. Mais, je ne dois pas avoir à envoyer mes photos par la poste. L’organisateur doit donc proposer un service d’impression en cas de sélection,
    4. Les frais de participation ne doivent pas dépasser les 30$.

    Et ma liste ensuite de critères subjectifs :

    1. Le thème du concours doit me parler bien évidemment,
    2. Si je suis intéressée, je vais directement sur le site de l’organisateur. Là, je regarde s’il semble sérieux, comment les photos et les photographes sont « traités », s’il y a des « awards » etc … Bref, je dois avoir le bon feeling avec l’organisateur 😉
    3. Le jury est très important à mes yeux. Celui-ci doit être un vrai photographe reconnu et ayant fait ses preuves. Je dois également apprécier son travail. Bref, il doit être quelqu’un à qui j’ai envie de présenter mes photographies car j’ai confiance en son jugement. Si le jury est toute une équipe, je regarde également qui ils sont, quelles sont leurs fonctions, etc … 

    Bien entendu, il peut y avoir des exceptions à mes principes (et il y en a eu !), mais les grandes lignes sont là. Et bien évidemment, cette liste n’est pas figée et il se peut que vous ayiiez des critères différents des miens. Je serais d’ailleurs curieuse de connaître les vôtres si vous en avez !

    [wc_fa icon= »arrow-circle-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Les bienfaits des concours

    Je ne peux que vous encourager à participer à des concours. Je ne suis absolument pas une compétitrice dans l’âme, je peux vous l’assurer, mais tenter une sélection est extrêmement motivant et constructif, et je n’y vois que des bienfaits. Cela permet de montrer ses photos ailleurs que dans le cercle personnel (y compris dans le cadre d’un blog qui reste, quoi qu’on en dise, bien souvent un espace de complaisance), à des personnes au regard averti. Cela permet de se situer dans le monde de la photographie, de se donner des challenges. Il ne faut pas non plus négliger l’aspect « CV ». Chaque sélection nous fait monter dans une hiérarchie et nous donne confiance en nous ! Et puis réfléchir à son interprétation d’un thème imposé est toujours intéressant. 

    Au contraire, si on n’est pas sélectionné, cela permet de se poser la question du « pourquoi » et qu’est-ce qu’il faut remettre en cause pour progresser. Ce n’est jamais un échec. Bien entendu, une photo ou une série qui n’est pas sélectionnée, cela ne veut pas dire qu’elle est nulle car les critères du jury restent eux aussi subjectifs. Mais ça veut surtout dire que la photo n’avait pas assez d’impact pour se distinguer parmi les autres. Il est intéressant alors d’aller regarder les photos sélectionnées pour analyser ce qu’elles avaient en plus. Parfois, on se rend compte que ce n’est pas cela du tout, mais qu’on avait tout simplement mal interprété le sujet, ou que nos propositions étaient trop banales, ou encore que le jury avait une idée d’exposition finale dans laquelle notre photo n’entrait pas… Bref, les raisons de non sélection sont multiples, mais tenter d’en comprendre les raisons est toujours extrêmement constructif et source de progrès futurs !

    Pour conclure, j’aime beaucoup cette petite phrase, au point même d’en faire une philosophie de vie :
    « J’ai tellement appris de mes erreurs que j’envisage sérieusement d’en commettre quelques unes de plus » (je n’en connais pas l’auteur, dommage).

    Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente semaine !

  • La chance du photographe

    La chance du photographe

    Je dis souvent que la photographie est probablement un des arts qui demande le moins de virtuosité technique. Attention, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de difficultés et qu’il suffit d’appuyer sur le déclencheur pour réaliser une bonne photographie ! Parvenir à maîtriser les réglages de l’appareil photo demande un réel apprentissage, mais au final, il ne s’agit que de maîtriser 3 paramètres purement techniques : l’ouverture du diaphragme, le temps de pose et la sensibilité. Une fois qu’on a compris comment ces 3 principaux paramètres* interagissent entre eux, qu’on les a parfaitement assimilés et que l’on sait en jouer pour obtenir le résultat que l ‘on souhaite, on a toutes les chances de réussir une bonne photo, techniquement parlant.

    Le pendant à cette « relative simplicité », c’est que le photographe s’appuie sur le réel et dans la plupart des cas, il n’a qu’une fraction de seconde pour déclencher. Qu’est-ce que cela signifie ?

    D’une part, le réel est bien souvent extraordinairement complexe, et en tout cas beaucoup plus que ce que l’on perçoit ! C’est ainsi que la grosse, grosse, grosse difficulté est de choisir très rapidement quelle partie de la scène on veut photographier. C’est ce qu’on appelle le cadrage. Ainsi, mis à part des cas particuliers tels que le still life (lequel d’un point de vue formel se rapproche plus de la peinture), la virtuosité du photographe va bien souvent consister à évaluer instantanément quelle partie de la scène est intéressante, celle qu’il faut éliminer et celle qu’il faut conserver. D’autre part, il va falloir que le photographe, par le biais de la composition, agence les éléments à l’intérieur de ce cadre de manière à guider le « spectateur » dans sa lecture finale de la photographie. Ce dernier aspect est absolument primordial car c’est lui qui va donner du sens.

    Enfin, le photographe entretient avec le temps qui passe une relation très particulière. Ce qui est passé ne reviendra jamais ! Vous voyez où je veux en venir ? A chaque instant qui passe une nouvelle photographie est possible et surtout celle-ci sera absolument unique ! Cela ne veut pas dire qu’une bonne photographie est réalisable à tout moment et on sait bien qu’il y a un « avant » et un « après » au cours desquels la bonne photographie nous échappe. Henri Cartier Bresson exprime si bien cette fugacité du temps et l’importance du cadrage et de la composition :

    L’appareil photographique est pour moi un carnet de croquis, l’instrument de l’intuition et de la spontanéité, le maître de l’instant qui, en termes visuels, questionne et décide à la fois. Pour «signifier» le monde, il faut se sentir impliqué dans ce que l’on découpe à travers le viseur. Cette attitude exige de la concentration, de la sensibilité, un sens de la géométrie. C’est par une économie de moyens et surtout un oubli de soi-même que l’on arrive à la simplicité d’expression.

    Photographier : c’est retenir son souffle quand toutes nos facultés convergent pour capter la réalité fuyante ; c’est alors que la saisie d’une image est une grande joie physique et intellectuelle.

    Photographier : c’est dans un même instant et en une fraction de seconde reconnaître un fait et l’organisation rigoureuse de formes perçues visuellement qui expriment et signifient ce fait.

    C’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. C’est une façon de vivre. 

    J’ai intitulé cet article « la chance du photographe » car face à ce réel si complexe, le photographe parfois ne fait qu’accueillir les éléments qui lui parviennent, sans forcément de préméditation. J’appelle cela chance car il n’y a pas de maîtrise tout simplement sur les événements qui adviennent au moment de la prise de vue et pourtant, c’est comme si tout se mettait en place spontanément. La photo ci-dessous en est, à mes yeux, une bonne illustration.

     

    J’étais en train de cadrer le toit enneigé de cette maison. J’avais été attirée par la similitude entre les sortes de sculptures représentées sur le fronton et les branches des arbres qui encadraient la maison. Au moment du déclenchement, quelle n’a pas été ma surprise lorsqu’un oiseau s’est envolé, se positionnant exactement dans un espace libre ! Qui plus est, les ailes déployées de l’oiseau « réel » sont quasiment identiques à celles de l’oiseau représenté sur le fronton. Chance, hasard, concours de circonstances, je ne sais pas comment appeler cela, mais le fait est qu’il y a une concordance assez incroyable.

    Laurence-Chellali

     

    Et je crois vraiment que ce qui m’émeut le plus en photographie, c’est ce rapport à l’instantanéité du temps. Cette photographie ne pourra jamais être refaite telle quelle, l’instant que j’ai saisi est unique.

    En conclusion, et pour citer encore une fois Henri Cartier Bresson :

    La photographie n’est ni prise ni saisie de force. Elle s’offre à vous. C’est la photo qui vous saisit.

    Alors bien entendu, tout cela amène à la question de la création en photographie et c’est un sujet sur lequel je reviendrai dans les prochaines semaines.

    Et vous, qu’est-ce qui vous touche dans la photographie ?

     

    __________

    *Il y a bien entendu d’autres paramètres purement techniques mais à mes yeux ils sont moins fondamentaux, tels que le mode de mesure de lumière, le réglage de la balance des blancs, l’utilisation du flash, …

  • En eaux troubles

    En eaux troubles

    Peu de paroles aujourd’hui, place au silence et au mystère … 

    (suite…)

  • « ENSEMBLE » S’EXPOSE AUX ETATS-UNIS

    « ENSEMBLE » S’EXPOSE AUX ETATS-UNIS

    Mes petits écoliers sont partis aux Etats-Unis pour s’exposer à « A Smith Gallery » du 8 janvier au 14 février 2016.

     

    Vous savez, j’aime bien me confronter aux concours internationaux car c’est une façon relativement objective d’évaluer mon travail et de le situer dans un plus large contexte que celui des relations personnelles qui ont tendance à une indulgence un peu trop systématique pour être bien fiable ;)Bien entendu, les concours sont également loin d’atteindre une objectivité absolue et le résultat dépend de l’adéquation entre les photos soumises et le thème imposé, et surtout du jury qui ne détient jamais la science exacte de l’oeuvre d’art universelle !

    Il n’empêche que lorsque j’ai vu que cette galerie américaine de très bon niveau proposait comme thème « gathering », que le juré était Jennifer Shaw, une photographe que j’apprécie particulièrement, et que j’étais en train de travailler sur cette série « Ensemble », je me suis dit que c’était une occasion en or pour « tester » son impact à l’extérieur.

    Et elle semble bien partie car les 3 photos que j’ai envoyées ont été sélectionnées pour faire partie de l’exposition, et en plus elles ont reçu le Director’s award. Allez, je peux le dire, je sautille de joie 😉

    Je suis encore en train de travailler sur cette série qui me demande d’une part énormément de travail de retouche, et d’autre part parce que tous les jours (enfin pas vraiment mais presque !) j’ai de nouvelles scènes qui se déroulent sous mes yeux et que je trouve intéressantes. Actuellement, je suis un peu stoppée car ici c’est les vacances d’hiver qui vont durer encore jusqu’à mi-février au moins.

    Voici donc les 3 photographies qui ont été retenues par Jennifer Shaw :

    Par ailleurs, cette série semble rencontrer un écho très positif auprès du monde de la photographie en Chine car j’ai reçu quelques propositions d’exposition dans les mois qui viennent. Je vous en reparlerai à ce moment là 😉 Dans cette perspective, je suis en train de réaliser des sortes tableaux graphiques où je rassemble plusieurs photographies pour les imprimer en très grand format ou bien je réalise des diptyques, des triptyques, des photos individuelles, etc … C’est assez inhabituel pour une série qui généralement doit être du même format et de la même orientation. Mais dans le cas présent, je trouve que justement la variété des présentations contribue non seulement au graphisme général mais aussi illustre et renforce ce concept de l’ensemble pour lequel les parties qui le constituent ne peuvent pas être identiques.

    Voici quelques photos pour vous donner une idée plus visuelle de ce que je veux dire …

    Voilà où en sont les choses pour le moment ! C’est vrai que je suis très peu présente actuellement, mais outre cette connexion internet qui reste assez problématique il faut bien le dire dès lors qu’il faut passer la Grande Muraille Virtuelle de Chine, je suis très occupée aussi sur d’autres projets. Par exemple, je me suis lancée dans un nouveau livre d’artiste avec ma série « Continuum » dont je vous parlerai prochainement. Comme d’habitude, il me donne du fil à retordre mais …  qu’est-ce que j’aime ça 😉 A mon grand dam, je suis en train de migrer du logiciel Aperture à Lightroom que je continue à détester et je pleure sincèrement la fin annoncée d’Aperture. Mais il n’y a rien à faire je crois car à chaque mise à jour de mon ordinateur, la compatibilité s’amenuise ! Et … comme vous pourrez le constater pour les habitués du blog, j’ai fait un petit ménage de printemps dans le design du site.

    Je vous souhaite à tous, chers lecteurs, une excellente journée et un bon week-end qui s’annonce !

     

  • C’EST PARTI POUR UNE NOUVELLE ANNÉE !

    C’EST PARTI POUR UNE NOUVELLE ANNÉE !

    2015 s’est achevée, en avant pour 2016 !

    (suite…)

  • ARCHITECTURALEMENT PARLANT

    ARCHITECTURALEMENT PARLANT

    C’est incroyable, je crois que dans ces pages je n’ai jamais proposé explicitement de parler de photographie d’architecture ! Je m’en vais donc réparer la chose 😉

    Attention, je tiens à préciser que je ne suis pas une spécialiste de cette discipline photographique et je n’ai d’ailleurs pas les outils généralement utilisés pour la pratiquer, notamment des objectifs spécifiques tels qu’un grand angle avec décentrement pour corriger les perspectives. C’est donc plus en photographe « lambda » et équipée d’un matériel « lambda » que je vais vous en parler et je vais donc essayer de vous donner quelques trucs et astuces pour booster vos photos.

    Dernière petite remarque avant de plonger dans le sujet, je parle dans cet article de photographie d’architecture moderne. Bien que des similitudes existent bien évidemment dans la manière d’aborder les édifices, je pense malgré tout qu’il y a des différences de taille entre photographier un gratte-ciel du XXIème siècle et un château du XIIIème, notamment en ce qui concerne la lumière : celle-ci ne se réfléchit absolument pas de la même manière sur la pierre, le bois, le métal, le verre. Les perspectives aussi sont différentes, les lignes des édifices modernes étant généralement bien plus « pures » que celles des anciens.

    Présentation du terrain de jeu

    La ville de Shenzhen

    Ou devrais-je plutôt dire mégalopole ? A la frontière avec Hong-Kong, Shenzhen est l’une des 4 villes Chinoises a avoir été déclarée par Deng Xiao Ping, il y a 30 ans, zone franche, c’est à dire que cette ville allait pouvoir commercer librement avec le reste du monde. A l’époque, selon les critères chinois, elle n’était même pas véritablement une ville, mais plutôt un conglomérat urbain de 300 000 habitants. Aujourd’hui, elle compte 18 millions d’habitants ! Imaginez un peu et faisons le calcul : depuis 30 ans, ce sont environs 60 000 nouvelles personnes par mois (oui, oui, par mois !) qui viennent vivre ici. Personnellement, j’en ai la tête qui tourne. Il faut dire aussi qu’ici s’échange 70% du commerce mondial des pièces détachées électroniques.

    Dans ces conditions, vous imaginez bien qu’au niveau architecture moderne, j’ai été servie !!! Trop même, je ne dirais pas jusqu’à l’indigestion, mais limite-limite … Je trouve que c’est une ville sans véritablement d’âme propre, habitée essentiellement par des gens qui viennent faire du business. On m’a dit pourtant que la vie y était agréable … pour ma part, je ne crois pas que je l’échangerais contre mon Nanjing, qui du coup fait véritablement figure de petite ville tranquille de province, avec ses seulement 8 millions d’habitants, son histoire séculaire, ses universités, ses parcs et ses lacs.

    Laurence-Chellali
    Une « petite vue » très partielle de la ville en toute fin de journée. Ici, le quartier de la municipalité (un bâtiment absolument superbe, en forme de casque) qui a été achevée il y a 2 ans. Sur la gauche, un centre culturel est encore en cours de construction. Observez le nombre de grues partout ailleurs ! Sur des kilomètres et des kilomètres, ce sont de nouveaux buildings, toujours plus hauts ! Merci à la petite libellule d’être passée par ici 😉

    Ce petit tour d’horizon ultra rapide étant fait, rentrons maintenant dans le vif du sujet !

    Les difficultés à transformer en atouts

    La première difficulté que l’on rencontre en tant que photographe amateur est un problème matériel. En effet, à moins d’être un passionné de la discipline et d’avoir donc investi une petite fortune dans un objectif grand angle à décentrement (et à bascule pendant qu’on y est !), généralement on doit se contenter de notre objectif lambda qui va tout nous déformer les bâtiments ! Je vous laisse chercher par vous même sur le net les objectifs idéaux pour l’architecture car je ne vais pas me lancer ici dans les conseils matériels, ce n’est pas le sujet. Bref, nous on fait avec ce qu’on a et on va très bien s’en porter comme vous le constaterez 😉

    Pour ma part, toutes les photos présentées ici ont été réalisées avec un 20mm monté sur un appareil micro 4/3, soit un équivalent 40mm en plein format. C’est donc un objectif limite grand angle (mais trop quand même 😉 ) ce qui signifie que la distorsion est assez bien contenue malgré tout, même si elle est loin d’être absente.

    Ceci étant posé, on peut donc en conclure que de toutes les façons, et quoi que l’on fasse, il faut qu’on aie en tête qu’on ne réalisera pas des photos du réel !! Vous voyez où je veux en venir ? C’est un monde de liberté et de fantaisies qui s’ouvre à nous !

    Avant de rentrer plus en détail sur les fantaisies qu’on peut se permettre, il faut malgré tout avoir ceci en tête* :

    • Par définition, les immeubles sont absolument verticaux, à part la tour de Pise bien évidemment 😉
    • Plus le building que vous souhaitez photographier est loin, moins vous aurez de déformations,
    • L’importance de la déformation varie en fonction de la longueur de la focale : plus votre angle est grand (focale dite courte, généralement de 10 à 35 mm), plus la déformation sera importante. Au contraire, plus votre focale est longue (de 40 mm à plus élevé), moins vous aurez de déformations. Mais cela dépend aussi de votre distance vis à vis de votre sujet architectural !
    • Le centre de l’image n’est pas impacté par la déformation de l’objectif,
    • S’il y a des immeubles sur les bords de votre cadre, ils seront déformés par la focale, mais plus vous êtes loin, moins la déformation sera sensible. On le voit bien par exemple sur la photo ci-dessus. Les immeubles sont bien droits au centre mais sur les bords, ça penche légèrement.
    • Ceci est plus particulièrement sensible lorsqu’on est en format paysage

    On voit dans cette photo prise au format vertical que la déformation est inexistante sur les bords. Bien entendu ici j’ai un peu triché et j’ai légèrement redressé les bords en post-production, mais c’était très infime je peux vous l’assurer.

    Laurence-Chellali (7)

    Cette photo n’est plus vraiment une photo d’architecture mais je vous la montre pour l’exemple. Avec la même longueur focale que la photo précédente, l’immeuble sur le bord gauche est très déformé parce que j’étais très près. Mais loin de me déplaire, cette déformation m’a arrangé pour accentuer la sensation de petitesse du personnage, comme s’il allait être écrasé par l’immeuble

    Laurence-Chellali (8)

    * Cette liste n’est pas seulement valable pour les photos d’architecture ! Il faut toujours être attentif aux bords du cadre si vous avez des éléments verticaux ou horizontaux qui viennent contre lui. Je pense par exemple aux arbres, aux pylônes, aux bords des trottoirs, etc …

    Donc, puisque nous n’allons pas pouvoir nous attaquer à la réalité architecturale, nous allons devoir penser autrement

    en lignes, en géométrie, en contrastes (donc lumière !), en motifs et en couleurs. 

    … C’est à dire que nous allons plutôt penser abstrait … Mais attention, qui dit abstrait ne veut pas dire n’importe quoi ! Bien au contraire, je pense que c’est précisément là où il faut une très grande rigueur dans la composition. A notre avantage, les immeubles ne bougent pas, nous avons donc tout le temps de soigner notre composition aux petits oignons 😉

    Si nous voulons ne pas donner le mal de mer à ceux qui vont regarder nos photographies d’architecture, il faut essayer au maximum de donner des repères fiables. Pour cela, nous allons être particulièrement attentifs aux bords du cadre en essayant dans la mesure du possible de décider quel côté sera droit et aligné sur le bord (parallèle ou perpendiculaire).

    Dans cette photo, je me suis basée sur le bord droit en ignorant totalement le gauche. Ainsi, toutes les fenêtres sont bien alignées. De la même manière, je me suis positionnée de manière absolument frontale afin d’éviter au maximum les déformations de perspective

    image

    Idem ici : je me suis basée sur le bord de l’immeuble en premier plan afin de l’aligner parallèlement avec le bord du cadre. Tout le reste, sachant que ça serait complètement déformé à cause de la perspective, j’ai laissé faire 😉

    image

    La même chose sera valable en format horizontal :

    On peut bien entendu imaginer toutes sortes d’autres alignements à condition de penser cette-fois-ci de manière plus abstraite. Ce qui est drôle, c’est que j’ai toujours été complètement réticente à la géométrie à laquelle je n’ai strictement jamais rien compris. Et pourtant, dans les situations photographiques, j’arrive parfaitement à percevoir les rectangles, les triangles, les parallélépipèdes and co. Si je dis cela, c’est que ça veut dire que n’importe qui d’entre nous peut le faire aussi ! Ainsi, dans le cas des photos ci-dessous, la structure de la composition est absolument triangulaire avec la pointe parfaitement alignée au centre vertical :

    image

    La photo ci-dessous est également basée sur une composition triangulaire. Mais elle comporte également une référence verticale avec le feu rouge aligné sur le bord gauche du cadre. Ce genre de composition se réussit à condition de bien étudier son positionnement vis à vis des différents éléments en se déplaçant pour trouver le bon angle, mais aussi en inclinant son appareil photo de manière à accentuer la perspective.

    image

    Et à la fin, on peut également choisir de s’affranchir de toutes les règles de verticalité ou d’horizontalité pour se plonger entièrement dans la recherche de graphisme et d’abstraction. Ainsi, lorsque j’ai pris les photos ci-dessous, je me suis exclusivement évertuée à trouver des lignes qui aient un sens en termes d’harmonie de composition et de dynamisme. Ces formes qui émergent de ce type de composition doivent être suffisamment fortes pour faire oublier le reste de l’environnement et notamment le fait que les immeubles ne sont plus du tout « d’équerre »  !

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    Dans ce genre de situation, il faut parvenir également à voir en termes de contrastes, c’est à dire de lumière. Dans le cas présent, il s’agissait d’un escalier peint en noir mat. Aucune lumière ne s’y réfléchissait au contraire du reste de l’environnement  qui du coup devenait ultra lumineux.

    De la même manière dans l’exemple ci-dessous, cet immeuble « à facettes » a retenu pendant un petit bout de temps mon attention …

    Je trouve cette première photo pas terrible, assez brouillonne : il y a trop d’éléments qui partent dans tous les sens et surtout, il manque véritablement d’une structure, d’une assise sur laquelle s’appuyer pour pouvoir lire aisément. Graphique, certes, mais encore ?

    image

    Je crois qu’ici j’ai cherché à montrer trop de choses à la fois : les facettes de l’immeuble, les reflets, les contrastes, les autres buildings alentours. A ma décharge, et comme cela arrive bien souvent en photographie d’architecture, on n’a généralement pas un choix immense d’angles de prise de vue : on est tout petits, si on traverse la rue on est trop loin, un autre immeuble vient cacher celui qu’on voulait prendre, etc …. Mais comme toujours, qu’à cela ne tienne, on s’adapte à la situation ! C’est ainsi que j’ai ensuite décidé de me concentrer sur un petite partie de cet immeuble et d’opter pour un format carré.

    image

    C’est bien plus lisible, qu’en pensez-vous ? Retour vers une composition verticale avec un alignement sur le bord droit. Mais à force de voir la scène en contrastes, j’ai fini par me rendre compte que les ombres et la lumière formaient une sorte de montagne. Qu’à cela ne tienne, retour au format rectangulaire, super-méga sur-exposition afin de noyer plein de détails dérangeants, et j’obtenais enfin ce que je pressentais devant cet immeuble !

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    Toujours dans la même veine de recherche de formes abstraites, j’ai encore une fois poussé le bouchon très loin lorsque je me suis retrouvée dans l’escalier d’une galerie d’art que j’ai visitée peu de temps après avoir réalisé cette montagne de verre.

    image

    Et les couleurs alors ???

    Oui, c’est vrai, jusque là je n’ai montré que des photos en noir et blanc, ou quasiment. Bien entendu, la couleur peut faire partie intégrante de la photographie d’architecture, exactement de la même manière que si on pense en contrastes.

    Lors de ce séjour à Shenzhen il faisait vraiment très beau et le ciel était d’un bleu d’azur très vif. Mais vu que cette ville est quasiment composée exclusivement d’immeubles ultra modernes en verre et acier, et bien au final, elle était quasi monochrome : en nuances de bleus 🙂 J’ai donc très vite vu que je préfèrerais la photographier en noir et blanc et je ne me suis donc pas ou prou concentrée sur les couleurs. 

    Mais encore une fois, la démarche est la même si on décide de photographier en couleurs ou en contrastes : la composition doit impérativement en tenir compte. Ainsi, pour les rares photos que j’ai anticipées et composées pour la couleur, j’ai choisi de le faire sous le mode « abstraction architecturale » en jouant sur les formes pour la première et sur le reflet dans l’eau d’un immeuble pour la seconde en me servant du bord du trottoir en accroche de couleur.

    Ce qui ne m’a pas empêchée quand même de réaliser cette photo ci-dessous tant les concordances de couleurs étaient trop belles pour un photographe !

    image
    Espace de couleur YRGB (Yellow, Red, Green, Blue)

    Et la lumière, toujours et encore elle !

    Oui, la lumière, si précieuse, essentielle pour nous photographes. Plus j’avance dans ma pratique photographique, plus je pense qu’un des premiers aspects du savoir-faire du photographe, c’est de « jauger » la qualité de la lumière qui illumine la scène à photographier. Je le répète toujours, il n’y a pas en soi de bonne ou de mauvaise lumière. Il y a celle qui est adaptée pour un projet, il y a celle qui inspire, il y a celle qui bloque au contraire, il y a la puissante ou au contraire la discrète, la jaune, la bleue, la rouge, la verte, la directionnelle, l’enveloppante, l’agressive, la douce… bref, il y a une infinité de lumières. Mais il n’en demeure pas moins que nous devons apprendre à la voir et à la reconnaître, à aller la chercher si besoin. 

    Ainsi, les 2 photos que je vous présente ci-dessous sont basées sur la manière dont la lumière enveloppe la matière, qu’elle a de rebondir sur les parois de l’immeuble, sur les jeux d’ombre que leur interaction crée. Dans ces 2 photos, ce n’est pas la matière qui crée la structure de la composition, mais la lumière.

    Si on pousse le bouchon encore plus loin, on peut se rendre compte que la lumière peut avoir une puissance qu’on n’imaginerai pas ! Ainsi, en développant les 2 photos ci-dessous, telle n’a pas été ma surprise, alors que je contrastais à l’extrême le ciel, de voir les halos de la lumière littéralement faire exploser l’immeuble. C’est particulièrement vrai pour la seconde photographie. Pourtant, le soleil était dans mon dos et il ne s’agit que du reflet de la lumière contre les vitres de l’immeuble.

    Et tant d’autres possibilités !

    Comme je vous le disais au début de cet article, je ne me pose pas en spécialiste de la photographie d’architecture, loin de là ! J’aurais pu aborder par exemple les reflets des immeubles dans les vitres de leurs voisins, comment intégrer des personnages histoire d’humaniser le contexte ou bien encore comment, au développement, redresser un peu les perspectives avec un logiciel.

    Mais disons que j’ai essayé de faire un tour non exhaustif sur les « trucs et astuces » qu’il faut selon moi avoir en tête lorsqu’on se retrouve face à ces masses gigantesques d’acier et de verre. Ainsi, n’hésitez pas dans les commentaires à ajouter de  » l’eau au moulin  » .

    Et puis cet article est aussi un prétexte pour vous faire visiter cette Chine que je suis moi-même en train de découvrir. C’est pas mal d’allier l’utile à l’agréable, non ? 😉

    PS : Comme toujours, je vous recommande de cliquer sur les photos pour les agrandir et les voir individuellement sans les distractions tout autour !

  • IL ÉTAIT UNE FOIS …

    IL ÉTAIT UNE FOIS …

    … Oui, c’est bien ainsi que j’ai envie de commencer ce billet pour vous raconter cette expérience que j’ai vécue au Festival de Photographie de Lishui. Ca a été tout simplement incroyable ! Par où commencer ?

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  • EN ETAT DE STUPÉFACTION

    EN ETAT DE STUPÉFACTION

    Oui, oui, oui, je crois que je peux me décrire ainsi depuis ces 2 dernières semaines.

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  • THE LISHUI PHOTOGRAPHY FESTIVAL – 丽水摄影节

    THE LISHUI PHOTOGRAPHY FESTIVAL – 丽水摄影节

    Il y a quelque temps, je vous présentais le musée du Nanjing Art Institute. Ce n’était pas vraiment par hasard que j’étais allée y faire un tour pour être honnête 😉

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  • ENSEMBLE

    ENSEMBLE

    Ensemble

    L’un avec l’autre,
    Les uns avec les autres,
    En même temps.

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  • Le Nanjing Arts Institute et un IPhone

    Le Nanjing Arts Institute et un IPhone

    « Le bouton est un accessoire vestimentaire depuis près de sept mille ans, mais il garda longtemps une fonction purement décorative. Etrangement, il fallut attendre l’invention de la boutonnière, au XIIIe siècle, pour qu’enfin il serve à attacher ou fermer un vêtement. J’entrevois pour toi un processus similaire, Cancer : certains objets familiers dont tu ne percevais jusqu’à présent que l’aspect unidimensionnel t’apparaîtront soudain sous un jour nouveau et tu leur inventeras alors de multiples usages. Abandonne-toi à la contemplation des petits riens pour en déceler toute la valeur. »
    Rob Brezsny – Horoscope des cancer de la semaine du 15 au 22 octobre.

    Héhéhé, l’astrologue ne croyait pas si bien dire ! Car figurez-vous que je suis en train de découvrir la fonction photographie de mon téléphone 🙂 Oh, j’avais bien essayé en son temps, il y a quelques années, mais devant la piètre qualité des images, j’avais assez vite renoncé. C’était il y a 8 ans … et depuis,  je n’ai cessé de regarder cet instrument de manière très unidimensionnelle comme le dit mon cher Rob.

    (suite…)

  • Le passage

    Le passage

    Photographie réalisée dans la zone du temple de Confucius à Nanjing

    Bon week-end à vous !

  • J’y vais ou j’y vais pas ?

    J’y vais ou j’y vais pas ?

    JYvais1
    J’y vais ? oui ? Non ?
    JYvais2
    Allez, j’y vais !

    Et j’y vais comment ? En vélo bien entendu !

    Tout ça pour vous présenter mon magnifique vélo Pigeon Volant, marque mythique chinoise il s’en faut ! Le « Flying Pigeon » est LA bicyclette chinoise, celle qui fut considérée comme un must have durant des années et portée aujourd’hui au titre de « trésor national ».

    Un demi-milliard d’exemplaires parcourent chaque jour les routes chinoises … dont mon pigeon volant et moi 😉

    JYvais3

    Haha, et avec ça je ne sais toujours pas où je vais, mais j’y vais !

  • LA SAISON DES COURS EST RÉ-OUVERTE !

    LA SAISON DES COURS EST RÉ-OUVERTE !

    Voilà, le temps des vacances, du farniente, du chaud soleil est terminé ! Vive la rentrée, vive les études, le travail, l’acharnement, le sérieux. Non, non, non, finie la rigolade, il s’agit maintenant de se mettre au boulot … et de reprendre le chemin de l’école 😉

    Alors, que dites-vous de mon programme ? 😉 Pas folichon au premier abord, non ? Et pourtant, et si ce sérieux que je vous propose se faisait dans le plaisir ? Dans la joie de se voir progresser, dans la satisfaction d’envisager les choses sous un autre angle, de découvrir de nouvelles perspectives, dans la gratification de réaliser un projet portfolio ou tout simplement de le finaliser ?

    Voilà, ceci pour vous annoncer que je suis désormais à nouveau disponible pour dispenser mes cours de photographie !

    [wc_fa icon= »hand-o-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] Coaching Photographique

    • Mais avec la distance qui nous sépare, en quoi consistent-ils exactement me demanderez-vous ? Et bien je propose des échanges par mail autour de vos photos. Vous m’envoyez une photographie qui vous plait, qui vous interpelle, dont vous n’êtes pas satisfait ou qui vous pose problème. Vous m’expliquez pourquoi, quels sont les paramètres techniques que vous avez utilisés, quelle était votre intention au moment de la prise de vue et en retour, je vous propose une analyse en détails de ce qui va très bien ou au contraire de ce qui cloche. Et surtout, je vous suggère des solutions pour vous aider à vous améliorer !
    • De la même manière je peux vous aider à constituer un portfolio, ce qui représente un autre type de défi. De la prise de vue à l’editing et à l’ordonnancement, je peux intervenir en vous donnant des conseils et des orientations. Dans ce genre de travail, un oeil extérieur et neutre est bien souvent impératif.
    • Enfin, il m’arrive également souvent avec mes élèves de faire des séances via Skype ou en partage d’écran en complément des mails. Les technologies web sont vraiment fantastiques et nous permettent une interaction en direct comme si nous étions côte à côte ! Ainsi, un travail conjoint plus posé, écrit et qui permet de prendre le temps de revenir à différents moments sur mes remarques allié à des rendez-vous en direct sont vraiment des atouts pour progresser !

    Pour d’autres informations, je vous invite à visiter la page COURS/CORSI du blog. J’y décris plus en détail les modalités pratiques tels que le rythme des échanges et les tarifs. 

    Dans tous les cas de figure, n’hésitez pas à me contacter, même si vous avez des demandes particulières ou seulement générales. Je ne suis pas figée, je ne suis pas têtue et bien au contraire, je serais ravie de pouvoir répondre à vos attentes !

    voir

    Et en attendant, ayez toujours l’oeil aux aguets, foi de photographe !

     

    Si vous pensez que cette prestation peut intéresser une de vos connaissances, n’hésitez pas à la partager en cliquant sur votre icône préférée ci dessous (Facebook, twitter, mail, etc …) 😉

     

  • ÉPHÉMÈRES

    ÉPHÉMÈRES

    Nanjing (Nankin en français) est une ville absolument gigantesque pour l’échelle européenne. Bien qu’étant considérée (à juste raison !) comme une ville de province en Chine, il n’en demeure pas moins, pour se faire une idée, qu’il faut plutôt la comparer au modèle des villes américaines avec des rues qui sont des avenues pour nous, des stations de métro séparées presque tous les kilomètres, un fonctionnement par blocs immenses. Bref, parcourir Nanjing à pieds, c’est une ballade de plusieurs kilomètres garantie !

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  • LES P’TITS ÉCOLIERS D’EN FACE

    LES P’TITS ÉCOLIERS D’EN FACE

    Quand on habitait en Italie, on avait les clochers. Quatre au total à portée d’oreille, j’aime autant vous dire que ça vous forge le tympan 😉

    Maintenant, nous avons une école. Mais attention, nous sommes en Chine, donc qui dit école, même de quartier comme c’est le cas pour nous, dit un nombre impressionnant d’élèves !

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  • PAS SI NET QUE ÇA …

    PAS SI NET QUE ÇA …

    Bonjour !

    La semaine dernière je vous annonçais en grandes pompes mon retour triomphal sur la toile 😉 . Et bien ce n’est quand même pas si net que ça car j’avais compté sur une plus grande facilité d’accès …

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  • REPRISE D’ACTIVITÉ !

    REPRISE D’ACTIVITÉ !

    你好 !

    Héhéhéhé, je vous laisse deviner ce que je viens d’écrire 🙂

    Allez, blague à part, comme je suis heureuse de vous retrouver ! Cela fait quand même un sacré bout de temps que nous ne nous étions pas rejoins dans ces pages et le temps commençait à sérieusement me durer … Pas vous ? 🙂

    (suite…)

  • Le festival « la photo se livre »

    Le festival « la photo se livre »

    Et bien voilà, l’heure H est arrivée et malheureusement je ne pourrai pas me rendre à ce festival « La photo se livre ». Croyez-moi, c’est vraiment avec beaucoup de regret !!!

    (suite…)

  • News

    News

    Non, non, non, je vous promets que je ne vais pas prendre la grosse tête … Mais voilà, il faut quand même que je vous donnes quelques news côté expos et concours car mine de rien j’en suis fière 😉

    (suite…)

  • Champignons mignons

    Champignons mignons

    Et bien oui, il parait qu’il n’arrête pas de pleuvoir dans le nord de la France …

    (suite…)

  • Amour Perdu, le vrai !

    Amour Perdu, le vrai !

    Arf, cela fait si longtemps que je ne suis pas venue vous donner des nouvelles. Mais ce n’est pas que je n’ai rien fait photographiquement, bien au contraire. Laissez-moi vous présenter mon livre d’artiste « Amour perdu », enfin définitivement achevé !

    (suite…)

  • Coming out

    Coming out

    Il est tout à fait exceptionnel que je vous parle de ma vie privée, mais je me suis dit que je vous devais une explication sur mon peu de présence ici et chez vous ces derniers temps. Ce n’est pas de la mauvaise volonté ni de la lassitude, mais ceci est tout simplement dû à un grand changement de vie qui se profile dans les semaines à venir …

     

    La tribu Chellali quitte l’Italie et met le cap sur l’orient, en Chine, et plus précisément à Nanjing. Cela représente une grande aventure car c’est une plongée dans un monde largement inconnu pour nous !

    Je n’aurais pas cru celui qui m’aurait dit que je vivrais un jour sur les bords du Yangtze Kiang, même lorsqu’il y a 7 ans j’effectuais une minuscule incursion de 4 jours à Nanjing précisément et dont j’ai retrouvé une photo potable dans mes archives. Dans mes vagues souvenirs, cette ville en pleine expansion regorgeait de parcs et il me semblait qu’il devait faire assez bon d’y vivre. J’aurais probablement largement l’occasion de vous en parler une fois que nous y serons installés ;

    Alors voilà, en attendant de faire le grand saut j’ai des milliers de choses à faire et surtout je souhaite achever quelques projets photographiques afin d’y arriver prête. Mon petit doigt me dit en effet qu’il y a peu de chances que je sois en mesure de produire du bon travail photographique avant pas mal de temps et que ce déménagement ne sera pas du type « plug and play »…

    Je ne déserte bien entendu pas le blog, mais disons que les publications risquent d’être un peu plus erratiques pendant cette période ainsi que ma présence chez vous.

    Vous ne m’en voudrez pas, dites 😉

  • Par le trou de la serrure

    Par le trou de la serrure

     

    serrure

     

    Fermé à double tour ?

  • Sans titre …

    Sans titre …

    Et bien oui, cette fois-ci je sèche sur le titre … Des suggestions ?

     

    sortie

     

     

    A vot’bon coeur 😉

     

  • Graphic spot

    Graphic spot

    Dans cet article, je vous propose un petit intermède technico-expressif autour d’un mode de mesure de lumière qu’on utilise malheureusement bien rarement : je veux parler de la mesure spot.

    J’ai souvent eu l’occasion de constater parmi mes élèves que c’est un mode peu ou prou utilisé, l’argument étant qu’il est délicat à manier. Et moi, je ne suis pas d’accord, je trouve au contraire qu’une fois 2 ou 3 mécanismes compris et intégrés il peut vraiment nous permettre dans certaines situations de réaliser des photographies à fort impact !

    Objectif de cette séance de prise de vue : obtenir des images très graphiques en jouant sur les extrêmes de luminosité.

    Comme souvent lorsque je rédige des articles plus techniques, j’aime bien le faire autour de cas de figure précis et à partir d’exemples concrets. Cela me permet de bien cerner le sujet, voire de le simplifier (au sens positif et didactique du terme) et d’éviter de parler trop en généralités. C’est pourquoi aujourd’hui je vais vous parler de cette mesure « spot » dans un contexte de prise de vue urbaine et par très beau temps. 

    Et quand je dis qu’il faisait beau, il faisait vraiment beau – la preuve avec l’image ci-dessous 😉 Vous verrez plus loin pourquoi ceci est important pour le sujet d’aujourd’hui.

    Mais avant de commencer et de rentrer dans le sujet « expression photographique », il faut nous pencher quelques instants sur les aspects purement techniques et matériels.

    Comme on le sait tous – mais parfois il est bon de répéter les évidences – la lumière tient une place primordiale en photographie. Notre appareil photo n’est en fin de compte qu’un réceptacle de lumière. Pour pouvoir afficher une image, il lui faut donc mesurer quelle quantité de lumière il peut laisser entrer. Trop de lumière et vous obtiendrez une photo toute blanche. Pas assez, la photo sera noire. 

    Il est existe donc sur nos appareils photo numériques 3 principaux modes¹ pour mesurer la lumière entrante : 

    Mesure de la lumière

     symbole²

     Signification

    matricielle
    Mesure dite matricielle, évaluative ou multizone
    C’est le mode de mesure qu’on pourrait appeler le plus polyvalent. Le capteur de l’appareil photo mesure la lumière sur la totalité de la scène puis fait une moyenne.
    moyenne
    ponderee
    Mesure dite pondérée centrale (ma préférée !)
    Le calcul de la mesure est en priorité fait au centre puis l’appareil va tenir compte de la luminosité périphérique
    Mesure-Spot-300x176
    spot
     Mesure spot
    Le calcul de la quantité de lumière se fait sur un point extrêmement petit de la scène (environ 2 à 3%)

    ¹ : Il peut y avoir un quatrième mode qu’on appelle mesure sélective et qui se situe entre la mesure pondérée et la mesure spot. Mais je crois que c’est réservé aux canonistes
    ² : Les symboles peuvent différer d’une marque à une autre. Référez-vous à votre notice d’emploi 😉

    Alors pourquoi ces différents types de mesures ? Tout simplement parce que les cas de figure sont très variables. Pour simplifier à l’extrême, on dira que la mesure matricielle est pratique pour une photo d’ensemble (paysage par exemple), la mesure pondérée centrale pour un portrait plus rapproché (ce qui est important ici c’est que le sujet soit bien exposé, l’arrière plan étant de moindre intérêt), et la mesure spot lorsqu’il y a un très grand écart de luminosité entre l’environnement et le sujet et que ce dernier occupe seulement une petite partie de la scène. Mais bien entendu, il n’y a pas de règles absolues !!! Je ne me lasserai jamais de répéter que c’est à nous, photographes, de décider comment utiliser ces outils en fonction de notre intention finale et que nous ne sommes en rien contraints de nous conformer à « ce qui se fait et ce qui ne se fait pas ».

    A mon avis, tout simplement parce qu’elle demande plus de précision. Ce mode ne mesure en effet que 2 ou 3% de la scène, vous imaginez donc bien qu’un décalage infime peut vous changer radicalement votre photographie. Si la lumière dans la scène est uniformément répartie et sans grosses variations, cela n’aura bien évidemment que relativement peu d’impact. Par contre, s’il y a de grosses différences de luminosité, il est logique que de grandes zones de votre images seront sur ou sous exposées.

    Exemple de photo en mesure spot sur une scène éclairée de manière « relativement » uniforme

    Mesure spot et sous exposition à -0,33ev. J’ai effectué ma mesure de lumière sur le béton gris de la façade. Les tons sombres sont très « bouchés » certes, mais ceci m’a permis de « protéger » les tons clairs. Mon intention était de faire ressortir les 3 points de couleur (le jaune du sac, le rouge du lampadaire et le bleu du reflet du ciel dans les vitres). Si j’avais utilisé une mesure pondérée centrale, ma photo aurait été certainement moins contrastée à l’origine, ce qui ne m’aurais pas empêché de développer le fichier de toutes les façons avec le même rendu en post production. Mais le fait d’utiliser cette mesure spot m’a permis d’obtenir cette image ultra-contrastée dès la prise de vue (re-contrastée quand meme par la suite. Oui oui, je sais, je suis incorrigible 😉 )

    Dans l’image ci-dessous, je me retrouve dans une situation de contre-jour pour ainsi dire et la partie baignée par la lumière n’occupe qu’une petite part de l’ensemble de la scène photographiée. J’ai fait, comme pour la photo précédente, ma mesure de lumière sur le mur en béton du fond. On le voit donc bien, tous les tons plus sombres sont baignés dans le noir absolu.

    graphicSpot1

    Dans la photo ci-dessous, la zone éclairée est encore plus petite. Encore une fois, j’ai fait ma mesure de lumière sur une partie intermédiaire de l’image, à savoir le plafond.

    graphicSpot2

    Mais alors, où est la difficulté majeure ? C’est qu’il faut se rappeler que la mesure de lumière en mode spot ne se fait qu’au centre de l’image et ceci de manière extrêmement précise, ce qui va nous obliger à faire une petite manipulation si on veut rester maître de sa composition et de son cadrage. C’est ce qui m’amène à vous parler des astuces du mode spot 😉

    Bien entendu, ces « trucs et astuces » sont valables aussi pour la mesure pondérée centrale. Pour la mesure matricielle, on s’en moque un peu car la lumière est calculée de manière globale pour toute la scène quoi qu’il en soit. Mais dans le cas de la mesure spot, ils sont absolument indispensables. Pour ma part, j’en retiens 2 que j’utilise en fonction de la situation :

    Le principe revient à viser la scène avec le collimateur central. Prenez soin de ne pas appuyer complètement sur le déclencheur mais de rester le doigt appuyé à mi-course. Cela permettra au collimateur d’accrocher le sujet  et en même temps de mesurer la lumière. Une fois cela fait, et sans lâcher le déclencheur, il vous suffit de recadrer, de composer et enfin d’appuyer jusqu’au bout sur le déclencheur.

    Je dois avouer qu’avec le mode de mesure spot, c’est ce que je conseille le plus. Sur votre appareil photo, vous devez probablement avoir une petite touche qui ressemble à l’image ci-contre. Cela varie bien évidemment d’une marque et du type d’appareil à un autre, mais vous devez savoir que cette touche signifie Auto Exposure-Lock/Auto Focus-Lock. Le principe est de verrouiller l’exposition. Concrètement, vous visez la zone que vous souhaitez exposer avec votre collimateur central, vous appuyez sur cette touche et l’exposition sera enregistrée. Ensuite, libre à vous de composer et de cadrer, de faire la mise au point avec l’auto-focus, votre appareil photo aura mémorisé les paramètres d’exposition quoi qu’il en soit.

    Encore une fois, cela va dépendre des paramètres que vous aurez choisis concernant cette touche, mais pour ma part j’aime que cette mesure soit mémorisée jusqu’à ce que j’appuie de nouveau sur la touche AE-L/AF-L. Cela me permet ainsi de réaliser plusieurs photographies de suite sans être obligée d’appuyer à nouveau sur cette touche. Et ceci est particulièrement pratique dans un contexte de prise de vue urbaine ! Par ailleurs, cela permet de préparer ses paramètres pour être prêt à déclencher au bon moment.

    Les passants
    Pour cette photographie, et après plusieurs essais « à vide » j’ai fini par faire ma mesure d’exposition sur le cercle en bas. J’ai ensuite cadré et composé tranquillement. Je n’ai plus eu qu’à attendre que des passants veuillent bien se positionner correctement, ce qui il est vrai m’a demandé pas mal de patience …

    A mon sens, l’une des difficultés majeures en photographie urbaine c’est d’arriver à obtenir des images lisibles, c’est à dire où il n’y a pas trop d’éléments qui s’enchevêtrent les uns dans les autres et qui brouillent la lecture. Et pour cela, la mesure spot est un atout considérable ! Dans la photographie ci-dessus par exemple, le fait de plonger les arcades dans le noir et la façade blanche dans des tons extrêmement clairs me permet de simplifier la lecture de l’image. Sans cela, il y aurait eu un enchevêtrement d’éléments et mon personnage en silhouette (le point fort) aurait été perdu dans la masse sans compter qu’on n’aurait certainement pas remarqué l’autre personnage dans le fond, qui par un heureux hasard a la même démarche. C’est meme encore plus subtil car le personnage en 1er plan a l’allure de quelqu’un qui marche en téléphonant alors que le second lui est en train de regarder son téléphone.  Le premier est visiblement un homme alors que le second est une femme. L’un est dans l’ombre, l’autre dans la lumière. Que d’histoires à se raconter avec cette photographie ! Mais ceci mis à part, cela m’a permis également de jouer sur le graphisme ambiant, avec ces arcades rectangulaires et les les 3 ronds présents, entre celui du sol et les 2 lampadaires illuminés en haut.

    La jolie rousse
    J’ai effectué la mesure de lumière sur le sol jaune du premier plan afin qu’il soit correctement exposé car non seulement  je souhaitais qu’il soit bien visible (c’est quand même une des caractéristiques des trottoirs à Genova), mais aussi il y avait tellement de monde que cette photographie n’aurait rimé à rien si je l’avais exposée correctement pour l’ensemble de la scène. On ne les voit plus ici mais il y a quelque passants autour de la jolie rousse qui sont plongés dans l’ombre.

    Est-ce que vous comprenez maintenant que de telles photographies demandent une luminosité naturelle déjà extrêmement forte et pourquoi je vous ai dit en préambule que ce jour là il faisait beau, vraiment beau ? En effet, sans de telles différences de luminosité entre les ombres et la lumière il serait impossible d’obtenir ce genre de photographies. 

    Ainsi, avec de tels écarts de lumière, vous comprendrez que cette mesure spot est particulièrement propice pour réaliser des photographies au graphisme dominant.

    Toutes les photographies ci-dessous ont été prises avec la même méthode. Dès le départ, j’ai choisi d’exposer pour le sol en sachant pertinemment que j’aurais de grosses zones d’ombre complètement noires. Mais c’est exactement ce que je souhaitais. Ainsi, une fois mon exposition mémorisée et mon ouverture choisie, il ne me restait plus qu’à choisir mon cadrage et à déclencher au moment opportun. Je peux vous assurer que cela permet une réactivité vraiment intéressante dans ce genre de situation où il n’y a jamais de temps à perdre : les passants sont très nombreux et il n’est pas rare qu’ils se chevauchent les uns sur les autres, qu’au moment ou on s’apprête à déclencher il y en a un qui arrive dans le cadre, que certains vous ont repérée et qu’ils s’arrêtent net en pensant bien faire pour vous laisser le champ libre, etc, etc …

    Remarquez comme il est intéressant de jouer avec les jeux de lignes au sol et sur la manière dont la lumière illumine les personnages :

    graphicSpot8
    graphicSpot7
    graphicSpot3

    Bien entendu, les versions en noir et blanc ont toute leur place dans ce genre de photographies !

    graphicSpot5
    graphicSpot1 (1)
    graphicSpot4

    On dit souvent que la mesure spot est particulièrement bien adaptée pour les situations en contre-jour. Et bien je confirme 🙂

    Dans les photographies ci-dessous, j’étais dans le hall du grand théâtre de Genova qui sert également de lieu de passage d’un endroit à l’autre de la ville. Le lieu est assez sombre et est d’ailleurs constamment éclairé avec ces lampadaires ronds. Après avoir fait ma mesure de lumière sur un point gris neutre du lieu, je me suis positionnée en contre-jour afin d’obtenir un effet d’éblouissement :

    graphicSpot1 (2)
    graphicSpot2 (2)

    Mais à vrai dire, je cherchais un effet encore plus intense – oui oui, je sais, je suis un peu une fille de l’extrême mais j’assume 😉 Aussi, j’ai effectué une nouvelle mesure de lumière sur un point bien plus sombre que précédemment. Le résultat à attendre était bien entendu une image largement sur-exposée mais avec un tel contraste de lumière naturelle et mon appareil réglé sur des tons sombres-intermédiaires j’étais sûre que je n’aurais pas du tout une photo de type « high key », mais au contraire des photographies très fortement contrastées :

    graphicSpot3 (1)
    graphicSpot4 (1)

    Ces dernières images sont probablement limite-limite mais je crois que c’est précisément pour cela que je les apprécie. Elles dégagent un mystère qui pour ma part me touche et retient mon attention.

    Eh oui, un autre avantage de la mesure spot, c’est qu’il nous permet de réaliser des photos avec cet effet que l’on appelle « cadre dans le cadre ». Il s’agit de se servir des éléments du premier plan pour encadrer son sujet. La toute première photo de l’article est réalisée avec cet artifice ainsi que les deux suivantes :

    Faux panoramique
    Cette photographie n’est pas du tout un panoramique. Les bandes noires en haut et en bas sont en fait des éléments de l’immeuble dans lequel j’étais située.

    graphicSpot3 (2)
    graphicSpot4 (2)

    Dans les 2 photographies suivantes, je me suis servie au contraire de l’ombre simplement projetée par la lumière sur les murs pour réaliser mon « cadre dans le cadre » :

    graphicSpot1 (3)
    graphicSpot2 (3)

    Concernant la plupart des images précédentes, il est clair que pour un puriste de l’exposition, pour celui qui regarde son histogramme après chaque prise de vue ou pire, pour celui qui a laissé la fonction « scintillement des zones cramées » sur son écran de contrôle, elles sont un cauchemar et sont bonnes à jeter à la poubelle ! Je crois pour ma part que c’est peut-être pour cette raison que l’on dit que ce mode spot est si difficile à maîtriser. Il demande en effet au photographe de faire des choix, immédiatement et souvent sans beaucoup de concessions. Et quand je parle de choix, je parle surtout d’intention, c’est à dire de vision.

    J’espère en tout cas que je vous aurais donné envie d’essayer plus fréquemment ce mode de mesure de lumière ! Bien entendu, et comme je l’ai souligné d’entrée dans mon article, la mesure spot peut être utilisée dans bien d’autres cas de figure que celle de la photographie urbaine et par beau temps ! Je pense par exemple aux photographies de concert ou bien celles de nuit. En bref, toutes les situations où la lumière est tout sauf bien répartie dans la scène à photographier. 

    Essayez, et vous adopterez 😉

  • Sujet épuisé ?

    Sujet épuisé ?

    Héhéhé … depuis que j’ai découvert un petit coin de paradis pour macro-photographe, je ne le lâche plus ! Oh, pourtant, il n’est pas bien grand, tout au plus 2m² ! Mais là y poussent des toutes petites mousses et la lumière y est la plupart du temps assez extraordinaire grâce à un arbre qui la cache partiellement.

    C’est ici que j’ai commis les photographies de ces articles (si vous cliquez sur les titres vous aurez accès à l’article en question) :

     

    gouttesEnBleu9

    Gouttes en bleu

    J’étais assez critique sur ces photographies les trouvant un peu « brouillonnes ». Mais vous n’étiez pas d’accord du tout 😉

     

     

    eauetfeu-9
    D’eau et de feu

    Là, grâce au jeu de lumière incroyable sur le sol, j’ai pu obtenir des effets qui m’ont fait penser que ces gouttes allaient prendre feu !

     

    bokeh2-4

    Le bokeh, parlons-en !

    Un article assez récent que vous avez été nombreux à apprécier ! Je vous en remercie encore une fois 😉

     

     

    Bien entendu il s’agit du même sujet et dans ce sens les photos peuvent se ressembler. Mais tout de même, quelle différence de rendus et d’ambiances quand même vous ne trouvez pas ?

    Alors comme on ne change pas une équipe qui gagne et qu’il est largement temps que je partage avec vous des petits frimas hivernaux avant que le printemps ne pointe définitivement son nez, je vous propose de visionner les mêmes mousses, prises au même endroit, avec le même appareil photo et objectif (Nikon D700 et 105 mm macro). 

    Tout cela pour dire que je me demande quand mon sujet sera épuisé 😉

    sujetEpuise1

     

    sujetEpuise2

     

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    sujetEpuise5

     

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    sujetEpuise7

     

    Bon début de semaine à vous !!

     

    PS : ma préférée, c’est la dernière 😉

  • Késako ??? Citation #8

    Késako ??? Citation #8

    Ca fait une éternité que je ne vous ai pas proposé une devinette ! Alors pour ceux d’entre vous qui adorent les défis, je vous laisse à vos suggestions et propositions 😉

     

    Devinette1200 (1)
    Clic pour agrandir si vous le souhaitez

    Rappelez-vous ceci : 

    Ce que nous percevons n’est pas le monde, mais le modèle du monde crée par notre cerveau.

    – Chris Frith

  • SPACE

    SPACE

    Lorsque j’étais petite et qu’on me demandait quel métier je voulais faire plus tard, je répondais invariablement que je me voyais cosmonaute. La vie, mes centres d’intérêt, mes capacités fortement réduites dans les matières scientifiques dites « dures » 😉 m’ont menée vers d’autres chemins bien éloignés de ce rêve d’enfant. Il n’empêche que je continue à vibrer pour l’espace …

    (suite…)

  • à quoi rêvent les loups

    à quoi rêvent les loups

     

    AQuoiReventLesLoups1

    AQuoiReventLesLoups2

    AQuoiReventLesLoups3

     

    Depuis quelques années, on voit en Algérie une recrudescence des chiens sauvages dans les rues des villes. En effet, durant la guerre civile puis la période d’insécurité de type « délinquance criminelle » qui s’en est suivie, la population s’est protégée avec des chiens de garde. Nombreux sont ceux qui par la suite ont été abandonnés et en se reproduisant ils sont retournés à l’état sauvage.

    J’ai pris ces photos cet été à l’Université de Constantine (Algérie) et j’ai immédiatement pensé à ce roman extraordinaire de Yasmina Khadra, A quoi rêvent les loups.

     

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    A quoi rêvent les loups

    Alger – fin des années 80.
    Parce que les islamistes qui recrutaient dans l’énorme réservoir de jeunes gens vulnérables ont su l’accueillir et lui donner le sentiment que sa vie pouvait avoir un sens ;
    parce que la confusion mentale dans laquelle il était plongé l’a conduit à s’opposer à ses parents, à sa famille, à ses amis et à perdre tous ses repères ;
    parce que la guerre civile qui a opposé les militaires algériens et les bandes armées islamistes fut d’une violence et d’une sauvagerie incroyables, l’abominable est devenu concevable et il l’a commis. *

    Yasmina Khadra

    Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né en 1955 dans le Sahara algérien. Écrivain de langue française, son œuvre est connue et saluée dans le monde entier. La trilogie Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat et Les Sirènes de Bagdad, consacrée au conflit entre Orient et Occident, a largement contribué à la renommée de cet auteur majeur. La plupart de ses romans, dont À quoi rêvent les loups, L’Écrivain, L’Imposture des mots et Cousine K, sont traduits dans 42 pays. Récemment, Les Anges meurent de nos blessures (2013) et Qu’attendent les singes (2014) ont paru aux éditions Julliard.
    Ce que le jour doit à la nuit – meilleur livre de l’année 2008 pour le magazine LIRE et prix France Télévisions 2008 – a été adapté au cinéma par Alexandre Arcady en 2012.L’Attentat a reçu, entre autres, le prix des libraires 2006, le prix Tropiques 2006 et le grand prix des lectrices Côté Femme. Son adaptation cinématographique par le réalisateur Ziad Doueiri est sortie en mai 2013 sur les écrans et a remporté de nombreux prix lors de festivals, notamment l’Étoile d’or à Marrakech. L’Attentat a été traduit dans 36 pays, dont les États-Unis, la Russie, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Japon et Israël. En 2011, Yasmina Khadra a reçu le Grand prix de littérature Henri Gal de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.*

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    *Note : Source du texte Pocket.fr 

     

  • CONFINI 12 – ETAPE #3

    CONFINI 12 – ETAPE #3

    Amis francophones, je sais bien qu’il y a peu de chances que vous soyez demain soir à Genova pour participer à l’inauguration de la 3ème étape de l’exposition CONFINI 12 dans laquelle mon « Idéaliste contrarié » a été sélectionné, mais au cas où, voici l’adresse 😉

    Comme cela me ferait plaisir de vous y rencontrer !

     

    confiniQuest

  • Billet impromptu … Problème de flux RSS

    On m’a signalé que mon flux RSS ne fonctionne pas (plus ???). Les mystères d’internet étant absolument impénétrables pour moi, je suis dans l’incapacité totale de vous proposer une autre solution que celle d’essayer de vous abonner (ou ré-abonner !) à cette adresse :

    Bienvenue sur le blog Photofolle,

    en utilisant votre agrégateur de flux préféré 🙂

    Pffff, désolée …

  • LE BOKEH, PARLONS-EN !

    LE BOKEH, PARLONS-EN !

    … Ou plus exactement, examinons ensemble les infinies possibilités créatrices du bokeh en photographie nature … et plus spécialement encore en macro-photographie.

    … Enfin, pour être plus exacte encore, en photographie rapprochée. Ouf, on y arrive ! C’est qu’il faut être précis dans les termes si on veut s’entendre ce sur quoi nous allons travailler 😉

    Donc, pour commencer, qu’est-ce que ce fameux bokeh ? Dérivé d’un terme japonais, il désigne tout simplement le flou de profondeur de champ, c’est à dire le flou qui « enrobe » le sujet, soit en arrière plan, soit en premier et second plan. A la différence du flou de mouvement, le bokeh ne s’obtient pas en faisant bouger l’appareil photo, mais en jouant sur l’ouverture du diaphragme.

    Tout est une question d’ouverture !

    Le diaphragme

    J’aime bien donner l’image du robinet d’eau afin de mieux faire comprendre cette histoire d’ouverture de diaphragme : plus le robinet est ouvert, plus l’eau qui sort semble floue. A l’inverse, imaginez-le très fermé : l’eau vous semblera alors nette. Il en va de même pour le diaphragme. Plus il est ouvert, plus vous aurez de flou (ce qu’on appelle en photographie une faible profondeur de champ) et plus il est fermé, plus aurez de grandes zones de netteté (une grande profondeur de champ).

    Le mot d’ordre est donc « ouverture toute », c’est à dire que vous devrez forcer votre objectif à être sur le plus petit chiffre si vous souhaitez avoir le plus de flou possible. Ce chiffre est variable d’un objectif à l’autre, il peut partir de f/1,2 pour les objectifs dits les plus lumineux, à f/5,6 pour les moins lumineux (il s’agit d’ailleurs souvent des zooms). Entre également en ligne de compte la taille du capteur de l’appareil photo. Je ne vais pas entrer dans les détails l’offre étant tellement variée, mais grosso modo, le flou sera plus prononcé si vous avez un appareil photo dit « full frame » que si vous avez un petit compact d’entrée de gamme.

     Si vous avez un appareil photo qui le permet, le plus simple selon moi est de le régler en mode priorité « ouverture ». Si ce n’est pas le cas, votre appareil photo doit probablement avoir une fonction qu’on appelle « fleur » ou « macro » et qui devrait bien fonctionner.

    bokeh (8)

    Si vous êtes équipé d’un appareil réflex, il y a de grandes chances pour que vous possédiez une touche qui vous permet de vérifier la profondeur de champ. Celle-ci est généralement située sur le devant du corps de l’appareil photo. L’oeil dans le viseur, si vous appuyez sur cette touche, vous pourrez remarquer que tous les éléments qui seront flous s’assombrissent. Cela peut être d’une grande utilité pour vérifier votre zone de netteté, surtout en photographie rapprochée. 

    Les différents types de bokeh

    Il y a flou et flou !

    Comme bien souvent en photographie, il n’y a pas de « recettes de cuisine toutes faites » et une grande part du résultat que vous obtiendrez dépendra de votre distance vis à vis du sujet, de sa propre distance vis à vis du reste de son environnement et de l’ouverture du diaphragme de votre objectif. Ceci dit, dans tous les cas de figure, il faut impérativement être extrêmement attentif au premier et au second plan qui entoure votre sujet, et bien entendu à la lumière (son orientation par rapport à vous par dessus tout). Nous verrons en effet plus loin à quel point celle-ci a une influence considérable sur le rendu final de votre photographie.

    En effet, en fonction de ces différents paramètres, vous obtiendrez des bokehs que j’appellerais « classiques », « multiples » (sur plusieurs plans) et « créatifs ». Il n’y a bien entendu aucune hiérarchie qualitative dans ces différents types de bokehs que je vous décris là et il revient à chacun de décider lors de la prise de vue ce qui correspond le mieux à son idée !

    Nous avons vu plus haut que plus le diaphragme d’un objectif est ouvert, plus il y a de flou, c’est  dire que les zones de netteté sont réduites, que la profondeur de champ est petite. Par ailleurs, plus vous êtes proche du sujet, plus le flou autour sera prononcé c’est à dire que la profondeur de champ sera réduite (parfois nous le verrons, elle est réduite à quelques millimètres). A l’inverse, à ouverture égale, plus vous êtes éloigné du sujet, plus la profondeur de champ sera ample.

    bokeh1
    Ouverture f/3,5.Bien que mon diaphragme soit très légèrement plus fermé, du fait que je me sois énormément approchée, la zone de netteté est extrêmement réduite. Les pétales en premier plan sont floues et l’arrière plan est complètement uni

    Ainsi, lorsque l’on fait de la macrophotographie, la distance du sujet avec les différents autres éléments est à considérer avec beaucoup d’attention, mais également sa propre distance vis à vis du sujet ! 

    Il consiste à flouter au maximum l’avant ou l’arrière plan afin de mettre en valeur le sujet. L’exemple précédent constitue à mes yeux un cas de figure typique de bokeh « classique », à l’instar des photos ci dessous :

    Tout en douceur
    Ouverture f/4,5. Le diaphragme pourrait sembler « relativement fermé » par rapport aux autres photos, mais j’étais à une distance si réduite de cette fleur (mon objectif était pour ainsi dire collé aux pétales) que j’ai pu obtenir une profondeur de champ si petite que seul un détail de la fleur apparait net.

    bokeh (1)

    Une fleur isolée
    Ouverture f/3,2. Je suis beaucoup moins proche de la fleur que dans la photographie précédente et je me suis servie des herbes en premier plan collées contre mon objectif pour obtenir ce bokeh. Vous remarquerez que parce que je suis beaucoup plus distante et malgré l’ouverture plus importante de mon diaphragme, la fleur est complètement nette. J’avais donc ici le compromis idéal d’ouverture pour avoir tous les plans flous sauf celui de la fleur.

    bokeh

    Lorsque je parle de bokeh « classique », je parle donc d’un bokeh très diffus et assez uniforme. On pourrait aussi l’appeler bokeh doux. Dans le même ordre d’idée, on peut s’arranger pour faire des photographies très minimalistes quant au sujet et s’arranger pour faire en sorte que la photo soit composée essentiellement de flou.

    Goutte d’eau
    Ouverture f/5. Dans le cas de cette photo, et à l’instar de la fleur rose « Tout en douceur », je suis véritablement au plus près possible pour la mise au point. Mon point de vue sur le dessus me permet d’être finalement à une certaine distance du reste des éléments ce qui les plonge dans le flou total. 

    bokeh1 (1)

    Vert d’eau
    Ouverture f/8. Même point de vue que dans la photo ci-dessus mais mon diaphragme ici est bien plus fermé. Une fois encore, comme j’étais au plus près possible pour la mise au point sur les gouttes d’eau, tout le reste est plongé dans le flou (souvenez-vous, la profondeur de champ dépend aussi de la distance de l’appareil photo avec le sujet : plus on est proche, plus de toutes les façons celle-ci est courte). Ceci dit, vous remarquerez que le flou est malgré tout moins prononcé que dans la photo ci-dessus. C’était le seul compromis pour que je puisse avoir les 2 gouttes d’eau nettes (et seulement elles), ce qui revient à dire que ma profondeur de champ ici est plus importante que dans la photo ci-dessus. Si j’avais eu la même ouverture, je n’aurais eu qu’une seule goutte nette.

    bokeh2 (1)

    Observez les photographies de chaque côté de ce triptyque. Les végétaux ont été pris dans de la neige. Peut-on parler de bokeh ici ? Oui car j’avais une ouverture telle (f/4) que ma profondeur de champ est minime, laissant le bout des tiges et le fond (la neige) dans le flou. Grâce à la surexposition, le tout est plongé dans un espace cotonneux d’une jolie douceur.

    bokeh (3)

     C’est bien entendu le cas de figure qui arrive le plus souvent, et j’aimerais souligner la richesse qu’apporte la lumière lorsqu’elle pénètre à travers le fond. C’est là que commence à intervenir aussi la dimension esthétique du bokeh.

    Couleurs d’automne
    Ouverture f/3,5. Je suis à une certaine distance de cette branche, ce qui me permet d’avoir une profondeur de champ juste nécessaire. Je ne suis pas en contre-jour, mais les jeux de lumière sur les feuilles mortes en arrière plan me permettent d’avoir de jolis ronds. A noter que dans le cas de cette photographie, il n’y a aucun premier plan qui vient s’interposer entre le sujet et moi. Le bokeh se situe donc seulement en second plan.

    bokeh1 (2)

    Raide comme un i
    Ouverture f/3,2. Bien que difficilement remarquable, le bokeh obtenu ici procède d’un premier et second plan. Entre la brindille et moi, il y a en effet d’autres herbes plongées dans le flou car je suis très près d’elles, et celles-ci ont elles aussi de la rosée. En second plan, le fond était lui-même traversé de points de lumière. J’ai obtenu ainsi une photographie qui n’est pas aussi raide comme un i que ce que je dis …

    bokeh2 (2)

    Jour, nuit ?
    Ouverture f/3,2. Jour ! Mais plein contre-jour, par une journée très ensoleillée d’été. Une bonne sous-exposition m’a permis de renforcer les tons sombres et de donner l’illusion du soir. Le bokeh obtenu ici est seulement d’arrière plan et il s’agit des ronds de lumière qui traversaient une haie dans le lointain. Ici, j’ai fait bien attention à faire ma composition en tenant compte aussi des effets de ce bokeh afin que la fleur soit placée dans l’endroit qui a le plus de lumière (ainsi elle se détache bien du fond), et de laisser la place en haut aux « bulles » de bokeh afin de donner une impression de légèreté malgré la « pesanteur » des tons sombres très présents, un peu comme si des pétales s’échappaient de cette fleur dans un léger souffle de vent.

    bokeh3 (1)

    Jeu de bokeh
    Ouverture f/8. Mon diaphragme est assez fermé mais je suis extrêmement proche de mon sujet ce qui me permet de flouter mon arrière plan. Mais grâce au jeu des contrastes entre les tons clairs et sombres, on reconnait la forme de l’herbe qui se reflète dans les gouttes d’eau. Il s’agit ici d’un jeu graphique entre le fond et ce qu’on voit nettement dans les gouttes. Par le jeu de cet effet de reflet, le fond devient lui aussi sujet de la photographie et pas qu’un simple décor, un peu à l’instar de la photographie ci-dessus.

    bokeh (7)

    Vous pouvez constater que les « bulles » de bokeh sont toujours relativement rondes. La forme que vont prendre les bulles peut varier en fonction de l’objectif que vous utilisez. Ainsi, il m’arrive parfois de jouer avec ce bokeh avec un autre objectif que celui utilisé pour toutes les photograhies de cet article : un 50 mm. Le nombre de lamelles qui le composent et la forme donc du « trou d’ouverture » qui en résulte influe sur la forme des « bulles ». Un exemple vaut mieux que 1000 mots n’est-ce pas :

    Paysage
    Objectif 50 mm, ouverture f/3,2. Jouer avec le bokeh n’est bien entendu pas réservé à la seule macro-photographie ! Pour cette photo de paysage, je me suis servie d’un premier plan de feuillage mouillé extrêmement proche de mon objectif pour obtenir ces taches et ces « bulles de lumière ». Vous remarquez la forme qu’elles ont ? C’est la forme de l’ouverture des lamelles du diaphragme de mon 50 mm.

    bokeh (6)

    Nous avons déjà vu jusque là de nombreux exemples de bokehs que j’appelle multiples, c’est à dire qu’ils sont situés, dans la même photographie, à la fois sur le premier et le second plan. J’aimerais approfondir cette facette du bokeh …

    Dans les photos ci-dessus, le premier plan est formé par des mousses et de la terre, qui par le jeu de lumière sont plongées dans l’ombre. Grâce à mon objectif qui est ouvert à f/3,5, j’ai pu en quelque sorte « effacer » ce premier plan qui était assez disgracieux. Dans le même temps, toujours grâce à cette profondeur de champ vraiment minimale, j’ai pu obtenir des ronds de lumière constitués par le feuillage d’une haie en second plan, mais aussi sur un plan que j’appellerais intermédiaire : les petites mousses hautes qui entouraient l’araignée sont visibles mais elles sont aussi plongées dans une sorte de flou secondaire. Selon moi, celles-ci apportent un petit plus car elles renforcent et répondent aux longues pattes de cette araignée. On aurait presque l’impression qu’elles démultiplient le nombre de pattes, ce qui ne sera d’ailleurs pas pour plaire réellement au arachnophobes 😉 Ce qu’il me semble à retenir, c’est que le bokeh peut aussi servir à camoufler des zones peu esthétiques, et aussi enrichir une composition.

    Un monde – presque – virtuel
    Dans le même ordre d’idées, on peut arriver à créer en quelque sorte des mondes virtuels en jouant sur tous les différents reflets qui viennent chatouiller les lentilles de l’objectif. Ici par exemple, seule une mousse (et quelques petites autres) sont vraiment nettes. Tout le reste, soit 90% de la composition est réalisée grâce au bokeh. C’est dire si cela peut nous ouvrir des perspectives créatives que nous verrons plus loin.

    bokeh (9)

    La photo ci-dessous (f/4,5) comporte de multiples plans floutés. En effet, la fleur est située derrière des herbes et devant d’autres végétaux à travers lesquels passent des rayons de lumière. On voit bien que jusqu’à environ la moitié de la fleur, la zone est parfaitement nette alors que le haut est légèrement plus diffus. C’est une indication claire que des herbes, assez fines, passaient devant la fleur. Par ailleurs, on voit clairement des « ombres » d’herbes qui se dessinent sur le bokeh du fond. Il s’agit en quelque sorte d’un bokeh sur un bokeh, ou est-ce le bokeh du bokeh ? 😉 Ici, la composition laisse une très très large part à tous ces bokehs différents : j’ai composé cette photographie avec et pour ce bokeh. Pensez-y lors de vos prises de vue !

    bokeh (4)

    Techniquement, il est presque impossible de réaliser ces photographies en auto-focus. Etant donné en effet que vous allez chercher le sujet à travers un premier plan, ce n’est qu’en tâtonnant petit à petit, soit en bougeant la bague de mise au point soit en vous avançant ou en reculant, que vous parvenez à faire une mise au point précise.

    Par ailleurs, aussi paradoxal que cela puisse paraître, cette photographie est largement sous-exposée à la prise de vue (-2ev). En effet, je suis certes en contre-jour (ou l’équivalent puisque j’ai une forte source lumineuse qui m’arrive de face) mais il ne faut pas oublier que j’ai des herbes entre mon sujet et moi et qui cachent en partie la lumière. Donc, du point de vue de mon capteur, il y a peu de lumière qui arrive et il va donc avoir tendance à sur-exposer pour éviter des zones d’ombre bouchées. Or, si je laisse faire, ma photographie sera ce qu’on appelle « cramée » puisque je suis en contre-jour. J’indique donc à mon appareil photo de sous-exposer afin de ne pas obtenir de tons clairs brûlés, et notamment dans ce joli bokeh ! Il ne me reste plus qu’à relever un peu le contraste en post-production .

    J’ai procédé de la même manière pour les photographies ci-dessous (je vous conseille de cliquer dessus pour les agrandir) :

    Pour l’ensemble de ces photographies, mêmes ustensiles  (f/3,5 et sous-exposition de – 1ev) et mêmes ingrédients : rosée d’un matin d’hiver sur les mousses d’un mur en pierre et lumière rasante. Je vous les ai laissées dans l’ordre de prise de vue afin que vous vous rendiez compte de la démarche et surtout du tâtonnement que l’on opère à la prise de vue afin d’affiner la présence du bokeh. Sur la première photo, celui-ci n’est présent qu’en premier plan alors que j’ai réussi à remplir entièrement le cadre sur la dernière, en variant de points de vue (un chouillia plus haut ou plus bas en fonction des ricochets de la lumière sur les gouttes de rosée), en cherchant des avant-plans et des arrières plans bien fournis en gouttes, etc … Ici, bien entendu les minuscules gouttes de rosée bien formées sur le haut des mousses sont absolument adorables, mais il aurait été tellement dommage de ne pas chercher la magie de ce bokeh si caractéristique des reflets de gouttes d’eau sur la lentille de l’objectif.

    Par ailleurs, est-ce que vous remarquez la différence de rendu entre ce bokeh de reflets de gouttes avec celui de la seule lumière diffusée à travers un arrière plan comme je vous l’ai montré plus haut ? Ici, il semble beaucoup plus défini, beaucoup plus « dur » et précis. Bref, c’est un bokeh qui n’est pas flou, c’est un flou net !!! Incroyable non ?

    On ne peut donc vraiment pas s’arrêter ici car ne voyez-vous pas les possibilités créatives incroyables qui s’offrent à nous ?

    Ce terme, que j’ai pourtant inventé, me semble assez impropre au sens strict car ce que nous avons vu jusque là est déjà largement créatif. Mais à partir des explorations que nous avons faites, j’ai envie maintenant de vous emmener dans de la photographie 100% bokeh 🙂

    Le principe est simple : puisque nous avons découvert que l’on pouvait faire entrer des formes dans nos compositions grâce au bokeh, pourquoi ne pas s’affranchir tout simplement de notre sujet « réel » et de nous concentrer seulement et uniquement sur ce bokeh, en ignorant purement et simplement le sujet.

    Partons de 3 exemples concrets :

    N’hésitez pas à cliquer pour agrandir les images !

    Lors de la réalisation de ces photographies, j’étais face à des hautes herbes et dans le fond, il y avait une haie à travers laquelle passaient des rayons de lumière. Objectif ouvert à f/4 et grosse sous exposition à – 2 ev (rappelez-vous, nous sommes au ras du sol et il y a de nombreux éléments intermédiaires entre la lumière et vous qui piègent le capteur de votre appareil photo). Dans le viseur je voyais beaucoup de « choses » floues, mais comme j’étais en mise au point manuelle, je prenais tout mon temps pour « accrocher » un élément qui retienne mon attention. C’est alors que je me suis rendue compte que sans quitter l’oeil de mon viseur, j’apercevais des formes nettes. C’est ainsi que j’ai décidé de m’affranchir de l’objet « réel » de la photographie, et de déclencher lorsque je voyais des formes et une harmonie de composition qui me plaisait. Le résultat est assez étonnant et on oscille entre abstraction complète et éléments reconnaissables, sauf qu’il s’agit purement et simplement des reflets de lumière qui se réfléchissent à l’intérieur des différentes lentilles de l’objectif, démultipliant ainsi parfois le même reflet à l’intérieur de la photographie. C’est magique n’est-ce pas ?

    A partir de là, on peut tout s’autoriser et j’ai commis par la suite d’autres photographies que j’appelle d’une certaine manière « abstraites » parce qu’elles ne photographient pas à proprement parler un objet réel, mais le reflet de cet objet dans la lentille.

    Non,non, il ne s’agit pas du tout d’un clair de lune, mais bel et bien d’un reflet de lumière dans la lentille 😉

    Dans le même ordre d’idées, je me demande bien pourquoi il faut que le sujet soit toujours net. Et si c’était un ensemble d’éléments, qui mis côte à côte, mélangés, secoués mais avec quand même au final une structure harmonieuse à l’oeil qui pouvaient constituer une bonne photographie. Nous sommes bien d’accord, il faut quand même des éléments nets afin de ne pas fatiguer l’oeil et que celui-ci ait des points d’accroche. Mais pourquoi faudrait-il que ce soit le sujet principal ?

    Dans les photographies suivantes, j’ai suivi cette piste en me concentrant non pas sur la mise au point du sujet principal (une fleur prise dans du givre), mais sur tous les autres éléments du bokeh en cherchant un compromis subtil entre éléments « abstraits » nets et flous. Il me semble que l’effet obtenu est assez touchant, l’impression d’une grande fragilité et délicatesse. Ces fleurs sont là mais sont aussi sur le point de disparaître, il y a une sorte de vibrance.

    Clic encore une fois sur les photos pour les agrandir !

    J’espère que j’aurais réussi à vous emmener sur le chemin du bokeh sous toutes ses formes, ainsi que celles à venir, car il va sans dire qu’avec ces pistes, vous vous rendez bien compte qu’il y a encore bien des chemins à explorer !

    Je crois que ce qu’il faut retenir d’essentiel, c’est qu’il ne faut jamais oublier à quel point le bokeh peut faire partie intégrante d’une photographie et qu’il n’est pas toujours seulement « décoratif ».

    J’espère aussi que je vous aurais donné les quelques éléments techniques clés pour parvenir à votre tour à réaliser de belles photographies en tirant partie du bokeh. Il est vrai cependant que, comme je l’ai dit plus haut, il m’est malheureusement impossible de vous fournir des recettes à appliquer à la lettre. Et ceci est d’ailleurs valable pour tout le domaine de la photographie. Vous ne croyez pas que si la photographie était un art facile ça se saurait ?

    Je vous souhaite donc 1000 tâtonnements au moins ! 🙂

    Note : Toutes les photographies présentées ici ont été réalisées avec un objectif 105 mm macro monté sur un appareil photo dit « full frame »

  • Bonhchang Koo

    Bonhchang Koo

    Je dois vous l’avouer, il m’est très compliqué de « passer à autre chose » après les attentats du 7 janvier dernier tant la déflagration est forte. C’est que renouer avec une vision romantico-pacifico-esthétique du monde dans laquelle j’aime me complaire habituellement n’est pas chose aisée, surtout quand on a aussi un tempérament prompt à tout moment à endosser le costume du chevalier blanc de la justice. Ceci dit, égoïstement cela m’aura permis de me replonger dans des réflexions de fond sur ce qu’est la liberté, la démocratie, la laïcité, la république. Ma conclusion est que ces notions sont bien mises à mal par nos élites gouvernantes et sont le prétexte à des fourre-tout partisans créateurs d’inégalités et de violences dont on aura bien du mal à évaluer les dégâts. Aujourd’hui donc, « je ne suis plus Charlie » car je suis consciente que ce slogan est devenu un nouveau embrouillamini qui englobe trop d’idées disparates et parfois contradictoires. Par contre, j’aurais aimé en créer un autre et qui aurait tout simplement dit « Je suis triste » car tel est mon sentiment sincère.

    Bohnchank Koo, ou l’éloge de la fadeur

    Alors comment renouer avec le quotidien photographique après un tel séisme ? En cherchant ce qui m’apaise et qui, je l’espère, vous apportera à vous aussi tranquillité. C’est ainsi que j’ai envie de vous parler d’un photographe Coréen, Bohnchang Koo dont j’ai eu le plaisir de voir une rétrospective à Milan il y a quelques semaines. Ce photographe est connu pour sa recherche sur le temps qui passe et les traces matérielles, spirituelles et culturelles qu’elles laissent – ou non – ou à peine. Les photographies présentées étaient tirées de plusieurs séries dont deux ont fait particulièrement écho en moi : « White » et « Soap ».

    D’une simplicité presqu’irréelle, la série Soap a agi comme un véritable aimant sur ma rétine. Cette alliance de lumière particulièrement douce, de transparence quasi evanescente mais aussi de matériaux bruts, de formes simples et de couleurs pastels m’ont offert un grand moment. Paradoxal non, alors que le savon, ustensile on ne peux plus banal tend à la disparition avec notre utilisation quotidienne ? Cette série est à voir ici : http://www.bckoo.com/sub_work10.html

    La seconde série, « White » porte quant à elle sur la nature, ou plutôt sur les délicates traces qu’elle laisse une fois sa splendeur et sa luxuriance passées. Le lien pour voir ces photographies est ici : http://www.bckoo.com/sub_work12.html. Il est vraiment dommage que vous ne puissiez pas admirer la délicatesse des tirages sur le superbe papier coton et qui donne toute leur subtilité aux photographies.

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    Les photographies ci-dessus sont les miennes. Je n’ai pas honte de dire que cette série m’a tant parlé que j’ai eu envie de la copier*. On dit souvent en effet que c’est en reproduisant le geste du maître, en l’imitant, que l’on peut parvenir à sa maîtrise. Bien sûr, dans le cas présent il ne s’agit pas d’un geste technique car rien n’est plus simple que de photographier un mur ! Mais j’ai eu envie d’imiter le sens de la délicatesse de Bohnchang Koo. Par rapport à l’original, je dirais seulement que j’ai eu envie de laisser à ces photographies une légère nuance de couleur en ne les désaturant pas totalement afin de ne pas « dé-réaliser » complètement les photographies.

    Ce qui m’intéresse dans ce travail, c’est de parvenir à un équilibre que l’on pourrait appeler « fadeur », où la quasi absence de signes devient délectable, où l’on arrive à une simplicité essentielle. C’est une expérience dont je n’ai absolument pas l’habitude et qui va complètement à contre-courant de ce que je réalise généralement en photographie. Je n’ai aucune idée où ces expériences me conduiront, mais je suis trop curieuse pour renoncer 🙂 Quoi qu’il en soit, cette expérience de « la fadeur » m’apporte un apaisement que je n’aurais jamais soupçonné !

    ==============
    * Il est bien évident que si je considère que copier ou s’inspirer fortement de quelqu’un est positif pour l’apprentissage, il est tout aussi évident qu’il est malhonnête de s’approprier l’oeuvre d’un autre comme étant sienne. Je ne nie pas cependant que la frontière peut être fragile dans certains cas. Ceci dit, dans les photos ci-dessus, la ressemblance conceptuelle est telle et ma démarche est si volontaire qu’il aurait été tout à fait malhonnête de ma part de ne pas citer Bohnchang Koo comme le « père spirituel » de ces photographies.

    ** « Eloge de la fadeur » est la reprise du titre d’un livre de François Jullien que je suis actuellement en train de lire : Eloge de la fadeur – A partir de la pensée et de l’esthétique de la Chine.