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  • Une mosquée en paix

    Une mosquée en paix

    La triste actualité vient de me rattraper … J’avais prévu de publier cet article aujourd’hui sur la grande Mosquée de Constantine et voilà ce que des barbares font : en plus de tuer 12 innocents, il assassinent aussi des millions de musulmans, à petit feu, en commençant par les prendre en otage puis en leur volant leur âme pour la jeter au diable.

    (suite…)

  • QUE LA FÊTE COMMENCE !

    QUE LA FÊTE COMMENCE !

    Je souhaite à tous les lecteurs de ce blog, à leurs familles, à leurs amis et à tous ceux qui leur sont chers de passer de beaux moments pour les fêtes qui s’annoncent !

    Profitons de ces instants privilégiés, quoi qu’on en dise, pour faire le plein d’émotions que je vous souhaite les plus positives possible !!

     

     

  • UN BATTEMENT D’AILES

    UN BATTEMENT D’AILES

    C’est toujours ainsi : tous les mois de décembre je me retrouve happée par 1000 choses à faire. Si ce n’est pas pour une raison, c’est pour une autre, et l’édition de 2014 s’est retrouvée sous le signe des expositions, des inaugurations, des cours, … Je ne me souviens plus de 2013, mais les excuses à mon peu de présence ici et chez vous devaient être dans le même ordre d’idées…

    Mais vous savez quoi ? Ce qui me console, c’est que je suis convaincue qu’il en est de même par chez vous et que finalement mon peu de participation doit passer relativement inaperçu tant vous devez être vous aussi occupés en cette fin d’année 😉

    Il n’empêche que j’aime partager avec vous les images qui me touchent et celles que je vous propose aujourd’hui viennent à propos pour illustrer le temps qui passe à toute vitesse : le flou, la vitesse, le mouvement …

    C’est d’ailleurs paradoxal car j’ai pris ces photos alors que nous prenions du bon temps lors d’une escapade dominicale dans le parc national des 5 Terres. C’était en fin de journée tandis que la lumière avait drastiquement décliné et que les mouettes rentraient au nid (elles aussi …). Elles faisaient donc tout un balais au dessus de nos têtes et l’idée m’est venue d’essayer des filés. Oh, certes ce n’est pas l’idée originale du siècle et je suis sûre que vous aurez déjà vu pléthore de photographies dans ce style et sur le sujet bien mieux réalisées que les miennes. Mais j’avais le cerveau en position « tests, essais, tentatives » ce qui fait que je n’avais pas de complexes 🙂

    Il y a eu beaucoup de déclenchements pour peu de résultats qui m’ont convaincue, sauf une seule photo dont j’apprécie beaucoup l’harmonie entre mouvement des ailes de l’oiseau et le flou de l’arrière plan. Si je devais en garder une seule, ça serait donc celle-ci :

    ATiredAiles 4

     

     

    Une autre photographie a retenu mon attention mais il me semble que l’oiseau n’est pas assez bien défini ou disons un peu trop raide. De plus, l’arrière plan est moins délicat, il a moins de détails et de formes intéressants. Bref, c’est une photo un peu plus mécanique.

    ATiredAiles 1

     

    Les 2 photographies suivantes ne sont pas non plus extraordinaires, mais je trouve tout simplement amusant de les mettre côte à côte avec cette idée du blanc sur noir et du noir sur blanc :

     

    ATiredAiles (1)

    Et pour le plaisir de la couleur, je vous propose 3 photographies dont le fond, contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’est pas la mer mais la montagne. Oui, oui, je sais, j’ai bien faire des blagues de couleur 😉

    ATiredAiles 2
    Ici, la mouette n’est pas très lisible mais j’aime beaucoup la texture du fond
    ATiredAiles 3
    Dans cette image au contraire, la mouette est très jolie mais l’arrière plan l’est beaucoup moins 🙁
    ATiredAiles 5
    A nouveau la texture de l’arrière plan me plait beaucoup mais l’oiseau manque quand même de définition …

    Vous l’aurez donc compris, j’ai mis en ligne cet article avant tout pour nous faire respirer du bon air, nous procurer un sentiment de joie et de légèreté et … nous mettre de bonne humeur !!

    J’espère que c’est réussi !

  • CONFINI 12 – ÉTAPE #2

    CONFINI 12 – ÉTAPE #2

    Sait-on jamais ? Si vous passez à Milan entre le 11 et le 23 décembre 2014 et entre le 7 et le 16 janvier 2015, vous pourrez découvrir l’exposition Confini 12 dans laquelle mon « Idéaliste contrarié » a été sélectionné.

    Et sait-on jamais encore, si vous êtes demain (10 décembre) à 18h30, je serais absolument ravie de vous y rencontrer pour l’inauguration de cette expo !

      (suite…)

  • ALI MENDJELI, LA NOUVELLE VILLE

    ALI MENDJELI, LA NOUVELLE VILLE

    Je vous propose de continuer notre voyage en Algérie, mais cette fois-ci, nous allons opérer un changement radical de cap et nous tourner vers une version « moderne » de Constantine, et notamment vers sa nouvelle ville, Ali Mendjeli.

    Ici comme partout ailleurs en Algérie, pendant de très nombreuses années il y a eu un problème crucial du nombre de logements et ceci pour 3 raisons principales :

    • Avant propos
    • un parc de logement existant largement en dessous de la demande,
    • une hausse importante de la démographie,
    • la destruction des campagnes dans les années 1930, la guerre de libération puis 10 ans de guerre civile ont favorisé un exode rural massif,
    • et on peut ajouter pour la zone de Constantine un sérieux problème de glissements de terrains rendant rares les espaces urbanisables

    Les conséquences de cette crise du logement sont immédiatement visibles : des familles entières avec plusieurs générations s’entassent dans des minuscules appartements, de véritables bidonvilles ont pullulé dans tous les espaces disponibles des villes, des quartiers entiers de « villas » ont été érigés sans aucun plan d’occupation et bien entendu, en corollaire de cette situation, la corruption pour obtenir un logement a été élevée en véritable institution.

    Aussi, l’Algérie s’est lancée dans un immense projet de constructions tous azimuts afin, d’après les « officiels », que l’offre et la demande atteignent un équilibre à l’horizon 2018 – 2020. Bien entendu, l’intention est sans conteste absolument louable, et le droit à avoir un logement convenable pour chaque famille est une évidence que je ne remets en aucun cas en cause ! Mais la méthode pour parvenir à réaliser ce projet me semble hallucinante et les conséquences qui en découlent déjà au moment où j’écris cet article sont là pour nous montrer que le problème du logement est loin, très loin d’être réglé.

    Constantine-AliMendjeliA
    • État des lieux

    Constantine et sa toute proche périphérie compte actuellement environs 500 000 habitants et la wilaya (le département) en dénombre près d’un million. Des villes (à l’origine des villages) dites « satellites » ont vu leur population augmenter de manière quasi exponentielle, mais comme cela ne suffit pas, l’idée a été de créer ex-nihilo une nouvelle ville : Ali Mendjeli.

    C’est ainsi qu’en l’espace d’une quizaine d’année des logements pour 250 000 personnes ont été érigés quasiment au milieu de nulle part. A terme, la ville est prévue pour abriter 350 000 habitants. Située à une vingtaine de kilomètres de Constantine et à proximité de l’aéroport, Ali Mendjeli est ce qu’on appelle une cité dortoir pour ceux qui ont la chance d’avoir du travail ou un ghetto pour tous les autres.

    À peine 15 ans pour construire une ville de 250 000 habitants vous vous rendez-compte ? Comment s’y prendre pour créer de toutes pièces une cité énorme, lui donner une âme, une structure, tous les services connexes à la vie quotidienne tels que les commerces, les écoles, les centres de santé, les postes de sûreté et d’administration, les réseaux d’électricité, de communication, de voirie, d’assainissement, les lieux de culte, de culture, de loisirs ? Quel pari, quel défi !!!

    Seul le temps nous dira si ceux-ci auront été réussis. Mais à l’heure actuelle, force est de constater que c’est loin d’être le cas et en pénétrant dans cette ville, on a plutôt l’impression d’être dans un « no man’s land », habité certes, mais loin de tout, isolé du monde et abandonné à lui-même. Et bien malheureusement, ce n’est pas qu’une impression car tous les témoignages que j’ai pu recueillir, tous les articles de journaux que je peux lire abondent dans ce sens : gros problèmes de sécurité, insuffisance cruelle de structures administratives, scolaires, de santé. Il y a 7 ans, lorsque j’y suis allée pour la première fois, nous avions surnommé cette ville « Mad Max ». Aujourd’hui, elle mérite toujours autant ce sobriquet …

    Constantine-AliMendjeliA (1)
    • Qui habite la ville ?

    Les immeubles construits sont pour une grosse partie étatiques car l’urgence est de loger les milliers de familles qui vivent dans les bidonvilles. De ce point de vue, l’opération est une vraie réussite car aujourd’hui la plupart de ceux de Constantine ont été détruits (avant qu’ils ne soient reconstruits mais vous verrez après pourquoi) et d’un point de vue « décence de vie », il est clair que c’est une bonne chose. Mais ce n’est pas pour autant que les problèmes sont résolus.

    Constantine-AliMendjeliA (2)

    Pour se voir attribuer les logements , la commune établit une liste des familles qui ont été recensées dans ces bidonvilles. Rien de plus normal. C’est ainsi que très nombreuses ont été celles qui ont bénéficié de ces programmes. Or, il ne faut pas se faire d’illusions, ces familles sont dans la très grande majorité des gens de niveau social et éducatif très faible, ce qui fait que Ali Mendjeli se retrouve peuplée essentiellement de personnes en grande difficulté d’insertion. Par ailleurs, de grosses erreurs ont été faites, comme par exemple de reloger dans les mêmes « Unités de Voisinage » (UV) des familles appartenant originairement à des bidonvilles en conflit. Il en résulte des échauffourées régulières entre les habitants, rendant les lieux hautement insécuritaires. En cliquant sur le lien ci-après vous aurez un exemple de ce qui se passe. L’article date de mars 2014, mais depuis il y a eu bien d’autres situations similaires : http://observers.france24.com/fr/content/20140326-video-algerie-constantine-ali-mendjeli-affrontements-election.

    Par ailleurs, tout un système de détournement d’attribution de logements a été mis en place, tant de la part des algériens eux-mêmes que des autorités où la corruption règne en maître, et c’est à qui fera « remonter » sa demande de logement en haut de la pile, c’est à qui se fera attribuer 2, 3, voire plus de logements qu’il revendra ensuite, avec ou sans acte notarié, c’est à quel promoteur s’attribuera lui-même des appartements pour les revendre ensuite (il y a en effet une partie des constructions qui sont sur le marché privé avec possibilité d’acquisition), etc … Bref, vous l’aurez compris, c’est l’anarchie totale qui règne.

    • Exemple d’anarchie …

    Les photos ci-dessous ont été prises à Annaba mais j’aurais pu prendre exactement les mêmes à Constantine. Ce bidonville, situé sous les appartements des grands parents de mon cher et tendre mari a été rasé il y a quelques mois et tous les habitants se sont vus attribuer un logement dans une « nouvelle cité ». Or, quasiment immédiatement après sa destruction, ce bidonville est re-né de ses cendres, certains « relogés » ayant soit revendu leur logement, soit installé une connaissance afin de pouvoir bénéficier à nouveau d’un appartement.

    Constantine-AliMendjeli3
    • Plus que des mots, des images

    Maintenant que je vous ai globalement expliqué le contexte, j’ai envie de laisser place aux photographies qui vous feront comprendre, je l’espère, l’état de délaissement et la sensation d’abandon que l’on éprouve lorsqu’on visite Ali Mendjeli. Cette ville est absolument énorme et contrairement à ce qu’on pourrait penser en visionnant les images, toutes ont été prises dans des endroits différents. C’est pourquoi je vous montre beaucoup de photographies pour vous laisser vous imprégner de l’ambiance.

    J’ai pris ces photos à partir de notre voiture car je dois avouer que nous ne nous sentions pas particulièrement en sécurité. Par ailleurs, je vous laisse imaginer la sensation de chaleur et de poussière avec tous ces chantiers en cours et il faisait je pense environs 40 degrés.

    • En conclusion

    À Alger, nous avons rencontré un homme avec qui nous avons longuement discuté et j’aimerais reprendre ici ses paroles qui malheureusement sont cruellement vraies : « Le logement en Algérie ? Nous vivons dans un immense bidonville en dur. « 

    Encore une fois, je ne sais pas comment évoluera cette ville et j’espère de tout coeur que les années à venir verront les choses s’améliorer. Les pouvoirs publics semblent conscients de la catastrophe humaine et tentent de colmater le gâchis, mais est-ce que cela les intéresse vraiment ? Et à vrai dire, qui cela intéresse-t-il ? Au jour d’aujourd’hui, le sentiment qui prédomine est que c’est « chacun pour soi » et « sauve qui peut ».

    Si cela vous intéresse, je vous indique ci-dessous quelques liens en relation avec cette ville :

  • VIXI EN EXPOSITION

    VIXI EN EXPOSITION

     

    Du 27 novembre 2014 au 12 janvier 2015, ma série VIXI sera visible à l’Alliance Française Galliera de Gênes

    Dal 27 novembre 2014 al 12 gennaio 2015, la mia serie VIXI sarà visibile all’Alliance Française Galliera de Gênes

    Horaires /orari

    Du lundi au jeudi, de 10:00 à 12:30 et de 15:00 à 19:00 / Dal lunedì al giovedì, dalle ore 10 alle 12,30 e dalle ore 15 alle ore 19.

    Le vendredi, de 10:00 à 16:30 / Il venerdì dalle ore 10 alle ore 16,30

    Inauguration jeudi 27 novembre à 18 h / Inaugurazione giovedì 27 novembre alle ore 18.

    Je vous attends ! / Vi aspetto !

     

     

     

     

  • LA VIEILLE VILLE DE CONSTANTINE

    LA VIEILLE VILLE DE CONSTANTINE

    Dans le premier volet de cette série d’articles que j’ai décidé de dédier à Constantine, je vous avais fait faire un petit tour global de la ville et de ses environs. Aujourd’hui, j’aimerais vous convier à parcourir le dédale des rues et des marchés de la vieille ville, vous faire sentir la frénésie qui y règne et assister, bien malheureusement, à l’état de délabrement dans laquelle les autorités laisse s’enfoncer ce patrimoine unique en son genre.

    La Medina

    La vieille ville se divise en 3 quartiers : la ville arabe, la ville européenne et la partie juive. La première se caractérise par un dédale de ruelles inextricables, où il est bien souvent difficile de s’orienter à moins de bien connaître son itinéraire. La seconde a été construite à l’époque coloniale aux emplacements de la vieille ville arabe, donnant pour résultat un mixte assez étonnant de ruelles étroites et enchevêtrées et de rues plus rectilignes et d’apparence plus « rationnelle ». La dernière partie quant à elle est plutôt elle aussi de style « colonial ». Je dirais que le style architectural de ces 2 dernières parties est plutôt du genre « grandes villes du sud de la France ».

    Je vous laisse découvrir en photos l’activité intense qui y règne ! Je vous rappelle que j’ai pris ces photographies au mois d’août alors que la ville est censée être en période « calme » avec bon nombre de personnes qui sont parties en vacances (la plupart d’ailleurs en Tunisie, les algériens désertant leur pays au prétexte qu’il n’y a pas de structures touristiques – mais ça c’est encore un autre sujet dont je parlerai probablement une autre fois). Bref, je vous laisse imaginer ce que ça doit être alors que l’activité bat son plein en milieu d’année !

    État des lieux

    Cela fait maintenant 15 ans que je viens régulièrement ici. A l’époque, la ville était déjà en piteux état, mais l’espoir était là de voir les autorités et les associations reprendre le dessus après 10 années de guerre civile, se ré-approprier son histoire, relever la tête, être fières de son patrimoine. A l’époque, on me disait que l’exode rural (conséquence de la guerre civile) avait été un coup très dur pour la ville et qu’elle avait été « tiers-mondisée »avec une multiplication de bidonvilles, une surpopulation par rapport au nombre de logements disponibles, une chute radicale du niveau et de la qualité de vie. Aujourd’hui, qu’est-ce qui a changé, qu’est-ce qui a été fait pour que les Constantinois retrouvent la fierté d’habiter l’une des plus vieilles villes du monde ?

    Et bien je dois dire … pas grand chose. Pourtant, comme je vous le disais dans l’article précédent, Constantine doit porter les couleurs de la culture arabe en 2015. De très nombreux projets ont été entamés, certains, très rares, sont finis ou sur le point d’aboutir comme un palais des congrès en périphérie de ville ou un gigantesque hôtel Hayat. Il y a (il y avait) des plans de sauvetage pour la vieille ville mais ceux-ci sont déjà quasiment en train d’avorter, et plutôt que de rénover de manière pérenne l’habitat traditionnel, il semble que les constantinois devront se contenter du ravalement de façade sur les parcours officiels. Que leur intérieur s’écroule littéralement, ce n’est pas l’affaire des autorités, ces dernières ayant été probablement trop occupées à surveiller d’autres « chantiers » plus personnels.

    Commençons par ce qui a fonctionné tout de même et j’aimerais signaler la fin de la restauration du palais Ahmed Bey (inauguré en 1835 juste avant l’invasion française). Il y a 4 ans, j’avais pu le visiter en pleine restauration mais les photographies étaient interdites, et cet été … il était fermé au public. Je ne puis donc que vous montrer sa façade qui cache tout, vraiment tout : la magnificence des pièces décorées avec des mosaïques extraordinairement raffinées, des boiseries peintes, un jardin luxuriant avec bien évidemment une fontaine au centre, etc … Bref, personnellement, c’est un peu comme ça que j’imagine ma future maison en Algérie 😉

    ConstantineVieilleVille

    Ce qui va fonctionner (enfin j’espère !)

    Dans les photos ci dessus, je vous ai montré un aperçu de la rue Didouche Mourad (ex rue de France) qui est une artère très importante d’accès à la veille ville. Les autorités ont entrepris la rénovation du bitume, ce qui est bien, mais je dois avouer que c’est pour le moment un véritable capharnaüm car jusqu’à récemment encore (est-ce que ces travaux ont été finis ?) il y avait du sable et des gravas partout. Pour déambuler dans cette rue, mieux valait être muni d’un équipement anti-poussière !

     

    Ce qui ne fonctionne pas du tout …

    L’état de délabrement des habitations est alarmant. Chaque fois que je viens à Constantine, je vois un peu plus d’immeubles qui sont sur le point de s’écrouler. Et là, je ne parle que de la veille ville, je vous ferais visiter d’autres endroits plus tard et je vous laisserai juges.

    Pourtant, l’habitat traditionnel est de toute beauté (ou disons pourrait être). Généralement sur 2 étages, l’immeuble est construit autour d’une cour intérieure que se partagent plusieurs familles. Pour l’anecdote, encore une fois, les algériens sont absolument adorables et lorsqu’ils voient des gens comme nous, le nez en l’air, ils n’hésitent pas à nous inviter à pénétrer leur intimité, juste comme ça, histoire de faire connaissance, de parler, de partager un thé. C’est comme cela que j’ai pu prendre les photos ci-dessous

     

    L’autre véritable fléau est la saleté de rues. Celles-ci sont littéralement laissées à l’abandon et les poubelles sont rarement ramassées. C’est d’ailleurs étonnant car l’intérieur des maisons est d’une propreté quasi maniaque. Mais une fois passé le seuil du privé et l’espace public franchi, c’est comme si plus personne ne faisait attention. Le problème vient bien évidemment des autorités qui n’organisent que peu ou prou le ramassage des ordures (et bien souvent, lorsqu’un camion passe, ce dernier est tellement vétuste que toutes les ordures s’envolent dans son sillon une fois qu’il redémarre). Mais il me semble aussi qu’il y a une sorte de désintérêt, un découragement de la part des habitants. A leur décharge, comment se débarrasser des détritus ? C’est normal dans une société développée qu’il y en ait ! Pour ma part, s’il n’y avait pas chez moi un ramassage bien organisé, je ne sais absolument pas comment je me comporterais. Le seul endroit d’ailleurs où je n’ai vu aucuns déchets avec une absence totale de ramassage, c’était en Côte d’Ivoire dans un petit village appelé Assikoi. Là, les choses sont simples : il n’y a pas de déchets car il n’y a rien à jeter (https://www.photofolle.net/tag/cote-divoire/)

     

     En conclusion

    Voilà, j’en ai fini avec ce petit tour de la Médina de Constantine. Bien entendu, la ville ne se résume pas seulement à cette partie et j’aurais l’occasion dans les prochains articles de vous faire découvrir d’autres quartiers qui n’ont strictement rien à voir avec l’ambiance que je vous décris ici. Je vous ferais découvrir notamment l’université, la grande mosquée ainsi qu’une ville entièrement nouvelle qui est absolument stupéfiante !

     

     

     

  • Entrée vers …

    Entrée vers …

    J’aime bien l’idée d’entrer vers un espace de lumière 🙂

     

  • CONSTANTINE, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE 2015

    CONSTANTINE, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE 2015

    Il y a quelque temps, je vous promettais des images de ce voyage que nous avons effectué cet été en Algérie. C’est un pays que je connais assez bien (mais connait-on jamais bien un pays, surtout lorsqu’il est si vaste ?) car mon cher et tendre époux en est originaire et nous y allons donc régulièrement pour visiter sa famille qui habite à Constantine, dans les hauts plateaux du nord est du pays.

    J’aime sincèrement l’Algérie. C’est un pays aux richesses humaines exceptionnelles, encore vierge des hordes touristiques qui ont envahi et tellement dénaturé les pays voisins comme le Maroc ou la Tunisie. Je dis souvent qu’effectuer un voyage en Algérie, c’est avant tout effectuer un voyage de Rencontres car les structures touristiques sont tellement manquantes qu’il est très difficile de faire un périple sans passer par les habitants, sauf dans le grand sud, mais là il s’agit plus d’un tourisme « d’aventuriers », différent de celui des « grandes masses ». Les algériens de leur côté sont friands de rencontres eux aussi, et l’hospitalité est une règle plus qu’élémentaire, elle fait tout simplement partie du mode de vie, et ceci que l’on soit dans une grande ville comme Alger ou dans un village perdu dans la montagne ou dans le désert.

    Dans les semaines qui viennent j’ai donc envie de vous emmener avec moi dans ce périple que nous avons effectué cet été. Vous imaginez bien que j’ai pris énormément de photos et ce n’est qu’aujourd’hui que je commence à être enfin prête à les structurer pour en faire un voyage intéressant à partager et pas simplement un guide touristique. Ainsi, je vous proposerai au fil du temps une alternance de reportages sur des sujet précis, des photographies plus reposantes de paysages ou bien encore des photographies dites « artistiques ».

    L’Algérie est un pays 5 fois grand comme la France et notre périple parait bien petit en regard de l’immensité du territoire. On peut dire que nous nous sommes limités à une toute petite portion du nord. Pourtant, il s’agit déjà de plusieurs centaines de kilomètres ! Sur la carte du haut, j’ai surligné en rouge les endroits où nous sommes passés et c’est sur ce chemin que je vous emmène !

    algerieCarte

     

    J’ai tellement envie de mieux faire connaître ce pays, avec ce qu’il peut avoir de meilleur mais aussi ce qu’il peut avoir de pire. Mon propos n’est pas d’idéaliser et il y a des réalités que je ne souhaite en aucun cas occulter, ne serait-ce que pour rendre hommage aux algériens qui se battent pour dénoncer un système de gabegie qui malheureusement a pris une ampleur hallucinante au cours de ces dernières années.

    Mais chaque chose en son temps et aujourd’hui, en guise d’introduction, j’aimerais vous faire faire un petit tour d’horizon de la ville de Constantine qui non seulement est notre point de départ (elle est aussi le fief familial comme je le disais en début d’article), mais est aussi pour cette année la ville qui sera la capitale de la culture arabe en 2015.

    Avant donc d’entrer dans les détails plus triviaux de la vraie réalité de cette ville (et qui seront l’objet de futurs articles), j’aimerais d’abord vous faire rêver un peu et je vous propose de découvrir la vidéo officielle de la présentation de Constantine pour cette année de festivités.

    http://youtu.be/TrZgheEZnlQ

    Comme vous avez pu le constater, Constantine n’usurpe pas son nom lorsqu’on l’appelle la ville aux 1000 ponts ou la ville au rocher ! « Cirta » (son nom qui date de l’antiquité) est en effet construite sur plusieurs pythons rocheux entre lesquels coule une rivière appelée le Rhumel (enfin, ce qu’on appelle une rivière et qui serait plutôt un égout à ciel ouvert, mais ça, c’est encore une autre affaire) et reliés entre eux par des « passerelles » plus ou moins larges et plus ou moins mobiles 🙂 Je ne vais pas me lancer ici dans l’histoire de cette ville car non seulement je n’en ai pas les compétences, mais surtout cela mériterait tout un livre ! Si cela vous intéresse, vous trouverez une pléthore de ressources sur internet. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de vous faire découvrir cette géographie tout à fait unique et impressionnante.

    Moi aussi donc j’ai pu faire des photos « presque aériennes », et si elles sont certainement moins impressionnantes que celles du film, je peux vous assurer que je les ai réalisées avec tout mon courage, en bravant mon vertige devenu légendaire et source de bien des moqueries dans la famille. Bref, ce que je veux dire, c’est que j’ai vraiment mis de ma personnes pour les réaliser car cette zone de la ville est proprement vertigineuse ….

    Dans le film promotionnel, on aperçoit à plusieurs reprises un viaduc qui ressemble en tous points à celui de Millau. Celui-ci est flambant neuf et vient juste d’être achevé. D’ailleurs, il manque encore pas mal de détails, et notamment des « sorties » un peu sécurisées. Est-ce que ceux-ci seront menés à terme ? héhéhé … Qui a dit que poser la question c’était y répondre partiellement ? Bon, je ne veux pas être mauvaise langue et le fait est que ce viaduc est parfaitement ouvert à la circulation … 

    Constantine

    Il y a également la mise en service d’un téléphérique. Alors déjà que pour emprunter le pont suspendu j’ai beaucoup hésité, je peux vous assurer que l’idée de me balader dans le vide dans cette bulle m’a demandé un effort absolument gigantesque vues les normes de sécurité communément utilisées dans ce pays … Mais j’y suis arrivée ! Et je dois avouer que c’est en partie grâce à cette petite affiche qui était suspendue à l’entrée du téléphérique et qui m’a fait fondre de tendresse : une vue idyllique du même téléphérique dans les montagnes suisses. Connaissant nos compatriotes transalpins, je ne pouvais avoir que confiance, même s’il fallait un bel effort d’imagination dans cette ambiance constantinoise surchauffée à blanc avec les 40 degrés et la poussière environnante …

    Constantine3 (1)

     

     

    Éloignons-nous maintenant un peu du rocher à proprement dit et prenons un peu de distance pour découvrir l’environnement urbain global de la ville. Celle-ci s’étend maintenant énormément. Constantine « intra-muros » compte environ 500 000 habitants alors que l’agglomération en compte environ 1 million. La région est montagneuse ce qui fait que les différents quartiers s’étendent de manière assez anarchique sur différents flancs de montagne.

     

    Éloignons-nous encore un tout petit peu et laissez-moi vous faire découvrir les environs vierges de Constantine : des champs de blé à perte de vue, avec à cette époque de l’année (en août) une alternance des champs moissonnés et de champs sur lesquels les agriculteurs ont effectué le brûlis des chaumes. De nombreux bergers y font paître leurs troupeaux de moutons.

    Il n’y a malheureusement quasiment plus de forêt ce qui cause de gros problèmes non seulement d’un point de vue climatique, mais aussi de glissement de terrain. Lorsqu’il était jeune, mon cher et tendre mari (qui a 50 ans aujourd’hui) se souvient qu’il partait en famille pour participer à la plantation du « barrage vert ». De ce travail colossal et collectif, il ne reste plus grand chose, la guerre civile et la négligence étant passée par là depuis.

    Constantine1 (3)
    Sur cette photo on aperçoit un tronçon de l’autoroute est-ouest algérienne. Tout un poème cette autoroute … je vous raconterai … sachez d’ores et déjà que c’est l’autoroute la plus chère du monde avec le pire rapport qualité-prix …
    Constantine2 (3)

    Constantine3 (3)

    Je vais finir ici mon petit tour d’horizon de Constantine en étant très consciente que je suis restée extrêmement superficielle. Mais j’avais besoin de cette petite introduction afin de vous emmener doucement dans un univers loin d’être idyllique et qui sera l’objet de mes prochains posts. J’espère en tout cas que j’aurais su attiser votre curiosité !

    En attendant, je vous laisse en compagnie d’un arbre emblématique de Constantine où les gens aiment se rendre le soir pour profiter de la relative fraîcheur et de l’espace qu’il offre à ses pieds.

    Constantine (1)


    J’avais réalisé il y a quelques années un reportage sur un mariage à la constantinoise. Figurez-vous que cet article est celui qui est le plus lu sur mon blog (et de très très loin avec un moyenne de + de 140 visites par jour !) et est classé en premier dans tous les résultats de recherche « google ». J’en déduis donc qu’il est de qualité 🙂 Si vous souhaitez donc continuer votre petit tour idyllique d’un aspect de Constantine, je vous invite à aller le consulter : https://www.photofolle.net/mariage-a-la-constantinoise/

  • MON EXPÉRIENCE AVEC UN TOY LENS

    MON EXPÉRIENCE AVEC UN TOY LENS

    Que font 2 photographes qui passent du temps ensemble ? Elles font de la photographie et souvent, elles s’échangent leur matériel, histoire de voir et de tester autre chose…

    C’est ce que nous avons fait avec mon amie Anne-Laure lors de son séjour à Genova cet été et elle m’a gentiment prêté un petit objectif rigolo comme tout : un toy lens SLR Magic. Monté sur mon appareil photo micro 4/3 (ici on les appelle « mirror less »), ce 11 mm est devenu grosso modo un 22 mm, donc un grand angle. Ce petit objectif tout en plastique (à part peut-être la lentille, je ne me souviens plus …) permet de réaliser des photographies avec un effet « lomographie », c’est à dire que les distorsions, les aberrations chromatiques, le vignettage, … bref, tous ces défauts bannis par les objectifs « standards » sont au contraire recherchés.

    Aujourd’hui, j’aimerais vous faire part de mon retour d’expérience.

    Je ne suis pas une spécialiste de matériel, loin s’en faut ! Je n’en ai pas énormément et surtout, j’ai le même depuis des années car celui que j’ai comble tous mes besoins. Aussi, pardonnez-moi si je ne suis pas super précise et technique dans mon petit compte-rendu 🙂

    Le rendu que cet objectif donne à nos photos (et je pense de ces types d’objectifs en général dits « TOY ») est très marqué, et s’il est amusant à utiliser de temps en temps, je pense que sa « personnalité » est tellement forte que je ne me verrais pas l’utiliser si souvent que cela. Ceci dit, de temps en temps cela ne me déplairait pas de partir avec lui, avec en tête une idée pour profiter de ses caractéristiques « lomographiques ». Il est vrai que c’est un investissement pas trop onéreux (Anne-Laure m’a parlé d’une centaine d’euros) au regard du matériel photographique en général, alors pourquoi ne pas y penser un jour …

    Dès la prise de vue, j’ai donc été frappée en tout premier par le rendu des couleurs. Peut-être que certains d’entre vous pourront m’en expliquer les raisons (à cause de la lentille plastique ?), mais les contrastes sont vraiment présents. Et malgré le fait que j’ai fait mes photos en format raw, au final je me suis rendue compte que je ne pouvais plus jouer tant que cela sur les courbes de contraste sans ruiner la qualité des photos. C’est drôle car en cela les décisions de réglage à la prise de vue se rapprochent vraiment de l’argentique où j’ai constaté plus d’une fois que même scannérisé numériquement il était ensuite délicat et limité de jouer sur les rendus de couleur ou de contraste. De la même manière, la précision de cadrage est vraiment importante mais j’y reviendrai plus loin.

    toyLens 1

    toyLens 2

    toyLens 3

    Je vous présente les 3 photos ci-dessus sans aucune correction de post-production. Vous remarquez à quel point elles sont « naturellement » contrastées ? Est-ce que c’est lié au fort vignettage, au flou sur les bords et à la forte distorsion qui, en comparaison avec le centre de la photo nous donne cet effet de contraste intense ? 

    Je n’ai pu que légèrement modifier le contraste (et donc les couleurs) dans la photo-ci-contre

    toyLens 4

     Une autre option peut consister à, au contraire, complètement exagérer le rendu original en contrastant à l’extrême la photo. Il est vrai que ce n’est pas classique et que ce ne sera certainement pas au goût de tout le monde, mais je trouve que pour ma part, lorsqu’on décide d’utiliser ce type d’objectif pour son rendu « hors normes », c’est justement pour sortir des sentiers battus. Alors, pourquoi ne pas oser, à l’image de ces photographies ci-dessous 🙂

    toyLens 1 (1)

    toyLens

    toyLens 2 (1)

    … Et rien ne nous empêche de faire la même chose pour les photos n&b …

    toyLens 5

    toyLens 6

     

    Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cet objectif à la « qualité douteuse » nous oblige à cadrer avec une très grande précision si on ne veut pas voir disparaître tout l’effet lomographie recherché, et notamment le vignettage. Car celui-ci, bien qu’assez aléatoire en fonction de l’ouverture du diaphragme est quand même bien présent sur toutes les photos, et surtout sur la surface des plus petits côtés de la photo (en haut et en bas dans le cas d’une image au format vertical, et à droite et à gauche dans le cas d’une photo au format horizontal). Aussi, si on ne veut pas avoir « un bout de vignettage » qui traine tout seul, il faut sérieusement s’appliquer à la prise de vue car tout redressement sera interdit après.

    L’exemple ci-contre est assez parlant : la photo originale est de travers et le vignettage super limite en haut de l’image. Impossible donc à redresser si je veux le garder « intègre ». Il ne me reste plus alors qu’à contraster à l’extrême pour le faire disparaître. Mais le résultat final est plus que bof car la scène apparait selon moi de manière très déséquilibrée dans le cadre.

    toyLens (2)
    toyLens (1)

      

    Un peu dans le même ordre d’idées, je crois qu’en utilisant ce genre d’objectif pour faire de la photographie d’architecture, il faut s’attendre et accepter le fait que tout soit déformé, et surtout tout ce qui est près du bord ! Ainsi, lignes et graphisme seront soumis aux aléas des déformations. Pour ma part, ce n’est pas pour me déplaire et cela peut donner un effet intéressant.

    toyLens (8)
    Les lignes sur les bords de l’image sont singulièrement déformés
    [wc_fa icon= »arrow-circle-right » margin_left= » » margin_right= » »][/wc_fa] À propos du vignettage

    Cet objectif est entièrement manuel ce qui veut dire que c’est au photographe de décider de l’ouverture et de la mise au point. En ce qui concerne le vignettage, ce qui est très intéressant c’est que celui-ci change d’aspect en fonction de l’ouverture du diaphragme.

    • Si celui-ci est complètement fermé, vous aurez un vignettage comme dans la photo ci-dessus, c’est à dire avec une frontière très nette entre l’image et la zone noire.
    • Si au contraire il est très ouvert, le vignettage sera alors beaucoup plus adoucit, voire quasiment invisible si vos bords de l’image sont déjà dans une zone sombre. Seules alors apparaîtront les déformations de l’objectif.

    Dans les exemples ci-dessous je ne peux malheureusement pas vous donner les valeurs d’ouverture car cet objectif ne permet pas la mémorisation des exifs de ce point de vue. Je le fais donc de mémoire, et il se peut qu’elle défaille. Attention donc à ne pas prendre au pied de la lettre ce que je vous communique 😉

     

    toyLens 1 (2)
    Il s’agit probablement d’une ouverture moyenne, voire assez grande – je dirais aux alentours de f/4
    toyLens 2 (2)
    Ouverture maximale (f/1,4) et j’ai accentué le vignettage en post production
    toyLens 3 (2)
    Probablement une grande ouverture compte-tenu du peu de vignettage et surtout de la mise au point sur le lointain. Avec une petite ouverture, j’aurais probablement eu une mise au point sur l’ensemble de l’image
    toyLens (6)
    Objectif fermé au maximum (ou presque à mon avis). Vous remarquerez au passage que les italiens ne plaisantent pas avec les panneaux d’interdiction de stationner 😉

    Si quelqu’un peu m’expliquer ce qui s’est passé dans le cas de ces 2 photos je suis preneuse. Pourquoi est-ce que j’ai eu cet effet de « quadrillage » dans les 2 photos ci-dessous ? Je dois avouer que je ne m’en suis pas rendue compte sur le moment (j’ai pensé que mes photos étaient tout simplement floues …) et donc je ne peux pas dire quels éléments particuliers sont intervenus. La lumière n’était pas particulière, son angle par rapport à moi ne me semble pas problématique … Alors, qu’est-ce ? 😉

    toyLens 1 (3)

    toyLens 2 (3)

     

    De même que le contrôle de l’ouverture et de la fermeture du diaphragme est manuel, la mise au point l’est également. Pour ma part, ce n’est pas un souci puisque j’ai l’habitude de réaliser mes photographies en mise au point manuelle lorsque je suis avec mon réflex. Par contre, avec mon micro 4/3 et l’objectif que j’utilise toujours dessus (un 20 mm f/1,7, soit plus ou moins un 40 mm) je ne suis jamais en mise au point manuelle car la bague de cet objectif est tout simplement intenable tant sa course est longue et surtout ne s’arrête jamais. Avec ce petit objectif, ce n’est pas le cas du tout et la mise au point s’effectue vraiment bien. Par contre … par contre … où faire la mise au point ?

    Là, je dois avouer que j’aurais encore besoin de l’avoir en main (Anne-laure, quand reviens-tu à Genova 😉 ) pour y comprendre mieux. Je vous donne tout de suite un exemple pour illustrer mon « désarrois » :

    toyLens (3)

     

     

    C’est sûr que j’étais à pleine ouverture car il s’agit d’une statue à l’intérieur d’un palais et le vignettage est suffisemment estompé pour que je puisse l’affirmer sans me tromper. Je devais également être très près de la statue car l’effet grand angle amplifie largement les jambes du sieur. On voit bien que j’ai fait la mise au point précise sur les yeux de la statue mais il me semble que compte-tenu de ma proximité et l’ouverture du diaphragme, les genoux auraient du être bien plus flous, un peu comme le tronc et le chapeau. Or, les jambes sont presque au point, ce qui défie toute logique photographique : comment peut avoir une mise au point en même temps sur 2 parties éloignées différemment l’une de l’autre, sachant que l’ouverture du diaphragme est maximale ? J’ai remarqué ce même phénomène sur plusieurs autres photographies mais celle-ci est vraiment significative. Quelqu’un aurait-il une réponse à me donner là aussi ?

    La plupart du temps, j’utilise ce qu’on appelle la technique du « centré décentré », c’est à dire que je fais la mise au point au centre puis je compose et je cadre ma photo en décentrant mon sujet mis au point. Or avec cet objectif, mis à part le problème étonnant soulevé plus haut, la zone de netteté se trouve essentiellement au centre de l’image ! Donc, pour les adeptes comme moi du décentrage extrême, gare aux erreurs de mise au point ! Ci-après un autre exemple pour illustrer ma déconvenue :

     

    toyLens (5)
    Arf ! J’ai oublié que mon petit personnage que je souhaitais net allait se retrouver sur les bords de l’image et donc tout flou !!!
    toyLens (7)
    De la même manière, je n’ai pas réussi à obtenir mes 2 écrans nets alors que d’après mon souvenir ils étaient quasiment sur le même plan. En fait, il s’est produit exactement le contraire qu’avec ma statue plus haut …

    Enfin, dernier petit souci mais qui n’est pas lié directement à l’objectif, c’est la précision de la mise au point à travers l’écran. Bien que celui de mon appareil photo soit assez grand et lumineux, il reste cependant qu’on ne voit pas toujours très bien et surtout avec précision les zones de netteté, surtout quand on est à grande ouverture. C’est ce qui m’est arrivé dans le cas de la photo ci-dessous où ma mise au point est légèrement décalée (sur les chaises en premier plan et non pas sur la jeune femme et l’homme la regardant arriver). C’est ici qu’intervient d’ailleurs la familiarité avec son matériel : lorsque je suis avec mon 35 mm manuel et mon reflex, je connais tellement bien ce couple que je perds finalement très peu de temps à faire la mise au point car j’ai parfaitement intégré les zones de netteté. Je crois d’ailleurs que c’est pour cela que j’apprécie tellement les focales fixes : j’élimine finalement énormément de choix possibles au profit de la réactivité.

    toyLens (4)

    J’ai vraiment passé un très très bon moment avec ce petit objectif, bien que seulement quelques jours pour l’apprivoiser ne m’ont pas été suffisants. Il faut dire aussi qu’avec Anne-Laure nous sommes de grandes bavardes et que nous n’avons donc pas pris non plus le temps de décharger les photos sur l’ordinateur pour pouvoir les visualiser correctement et tenir compte des erreurs flagrantes.

    Je n’ai pas réussi de grandes photos et j’ai plutôt été en mode « découverte », me laissant surprendre par différents essais. Est-ce à dire que j’en achèterai forcément un ? Je ne sais pas … Mais si l’occasion se présente, je risquerai fortement de me laisser tenter car ce qui est bien avec ce genre de matériel « cheap », c’est qu’il y a une décomplexion totale du point de vue des normes communément admises. 

    toyLens 2 (4)
    Je fais même des oreilles de lapin à Anne-Laure, c’est dire si le ton est à la fantaisie avec cet objectif 😉

    Allez, plus sérieusement, je vous souhaite une excellente journée ! Et encore une fois, si mon compte-rendu est incomplet ou erroné, n’hésitez pas à faire les remarques qui s’imposent ! C’est au contraire constructif pour tout le monde 🙂

    A la revoyure 🙂

    toyLens (9)

     

     


    Le site d’Anne Laure : http://annelaurejacquart.com/

  • CONFINI 12 – ÉTAPE #1

    CONFINI 12 – ÉTAPE #1

    Ca y est, le tour d’Italie avec CONFINI commence jeudi prochain, le 6 novembre 2014, à Rome !

    Si certains d’entre vous êtes dans la capitale italienne ce jour là, je vous invite à assister à l’inauguration de l’exposition

    à 17h30

    ISA – Via del commercio, 13 – Roma

    Même s’il y a peu de chances que ça se réalise, quelle joie ce serait de vous rencontrer quand même 🙂

     

     

     

    Pour rappel, j’ai été sélectionnée pour participer à cette exposition itinérante d’un an avec mon « Idéaliste contrarié ». Les détails et la série sont visibles ici : https://www.photofolle.net/mon-idealiste-contrarie-prend-du-grade-2/

     

  • De jour – de nuit

    De jour – de nuit

    DeJourDenuit 2
    De jour
    DeJourDenuit 1
    De nuit

    Théâtre Carlo Felice – Genova

  • D’eau et de feu

    D’eau et de feu

    Vous vous souvenez ? Je vous présentais il y a 2 ou 3 semaines des macro-photographies de gouttes d’eau et j’étais assez critique vis à vis de moi-même, ce qui avait soulevé quelques discussions 🙂

    Il s’agissait de cet article : https://www.photofolle.net/gouttes-en-bleu/ et nous nous en étions arrêtés à des images minimalistes telles que celle-ci :

     

    eauetfeu 1
    1

     

    Aujourd’hui, je reviens avec de nouvelles macros du même sujet, mais cette fois-ci je suis beaucoup plus convaincue de mes recherches. Pourquoi ? Arf, c’est difficile à dire …

    J’ai appliqué le même traitement tonal à peu de choses près que dans la série du premier article, il ne s’agit donc pas dans l’immédiat d’une différence de ce point de vue. Mon arrière plan pourrait lui aussi être qualifié de chargé et pourtant je lui trouve une harmonie dans l’ensemble plus équilibrée.

    Bien entendu, je vous invite à cliquer sur les images pour les visionner individuellement, c’est beaucoup plus confortable …

    Mais je crois surtout que ces images comportent en elles-mêmes une richesse d’interprétation plus puissante ou disons sans trop exagérer, plus stimulante, plus percutante. Pour ma part, je ne peux m’empêcher d’y voir un mariage entre l’eau et le feu, ce dernier étant « représenté » par ce reflet en arrière plan qui ressemble à de la fumée (alors qu’en fait il s’agit d’une flaque d’eau en réalité très sale et moche …).

    J’ai donc poussé plus loin mon interprétation et j’ai redonné à ma scène des couleurs beaucoup plus chaudes

     

    N’avez-vous pas l’impression de regarder un feu de bois ? Pour ma part, je ressens presque de la chaleur arriver jusqu’à moi.  Ce qui est paradoxal puisque ces images sont finalement constituées seulement d’éléments « aqueux » (mousses, gouttes d’eau, flaque).

    Il se peut que je me trompe complètement et que vos ressentis soient très différents du mien ! A vous donc la parole 🙂

  • VEILLER AU GRAIN

    VEILLER AU GRAIN

    Il y a une semaine Genova subissait de terribles inondations. Aujourd’hui la ville est en train de s’en remettre, tout doucement.

    Espérons que ce ne sera qu’un mauvais souvenir. Mais il faudra veiller au grain pour l’avenir …

     

    (suite…)

  • JOURS TRISTES

    JOURS TRISTES

    Juste cette image pour partager ma tristesse … et exprimer ma solidarité aux victimes d’inondations qui ont frappé (et qui frappent encore en ce moment même) le Nord-est de l’Italie et du sud de la France. Nous n’avons pas été épargnés à Genova, mais nous travaillons tous d’arrache-pied et pour nous consoler, nous découvrons une entre-aide exceptionnelle.

    Nous avons perdu bien des richesses matérielles mais combien avons-nous gagné en richesse humaine ? C’est inestimable !!

     

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  • Citation #7

    Citation #7

    Mystere (1)

    J’ai retrouvé cette citation lue il y a quelques temps de De Chirico suite à mon article « Clin d’oeil bis » où vous avez, pour la plupart, préféré les photos de paysage où l’on ne voit rien. Ce paradoxe, car c’en est un, m’a beaucoup interpellé.

    Merci à vous de contribuer ainsi à élargir et à enrichir ma réflexion sur la photographie (et sur l’art en général d’ailleurs) ! J’espère de tout coeur que c’est réciproque !

  • CLIN D’OEIL BIS

    CLIN D’OEIL BIS

    Dans les semaines à venir il risque d’y avoir pas mal de clins d’oeil en direction de mes 2 amies photographes avec qui j’ai passé du bon temps cet été.  Aujourd’hui il se tourne du côté de Christine Keller, ma romande préférée 😉 en souvenir d’une magnifique balade dans ses montagnes suisses.

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  • Gouttes en bleu

    Gouttes en bleu

    La lumière qui suit la pluie est toujours très spéciale, avez-vous remarqué ? Ainsi, une petite averse cet été m’a offert une belle occasion pour photographier les gouttes de pluie restées en suspens sur des mousses. 

    Que ce soit pour du paysage ou de la macro (et par extrapolation bien entendu tous les types de photographie !), les moments qui suivent une averse sont souvent à exploiter de manière privilégiée car l’air est déchargé des poussières et il est d’une limpidité extraordinaire. Bien sûr, sous des climats très chauds ou très froids ou tropicaux, ce n’est pas pareil car l’humidité peut rester en suspens (et c’est d’ailleurs l’occasion de réaliser un tout autre type de photo), mais sous les latitudes du nord-ouest de la France avec des températures plus que clémentes que nous avons eues cet été, il ne fallait pas rater l’occasion, d’autant que le soleil s’est mis de la partie immédiatement après, me donnant des contrastes naturels vraiment beaux.

    Je suis donc allée débusquer ces mousses dans un petit buisson. Je vous rappelle que pour faire de la macro, 1 m2 suffit amplement pour passer un délicieux moment ! J’aime d’ailleurs dire qu’il s’agit d’un voyage immobile où chaque infime variation de mouvement nous emporte sous des latitudes insoupçonnées.

    Comme vous pouvez le constater, je n’ai pas eu envie de vert au développement ! Allez savoir pourquoi … Envie de fraîcheur, d’un monde un peu irréel ? Le fait est que j’ai eu un sérieux penchant pour le bleu et le cyan 🙂

    Bien sûr, je trouve ces photographies jolies sinon je ne les vous aurais pas montrées. Cependant, je les trouve un peu brouillonnes et comme dirait l’Empereur,  « il se peut qu’il y ait trop de notes ». Et pourtant, vous le savez, j’aime jouer sur la profondeur de champ ultra-minimale qui permet d’obtenir des arrière-plan flous, ou alors des premiers plans qui s’effacent tout en douceur. Mais là, il y a quelque chose qui me chiffonne … Je trouve que l’arrière plan est trop présent, les formes floues créées par les branches et les feuilles me donnent une vision un peu confuse de l’image. Était-ce lié au contraste naturel très fort de la lumière ambiante à ce moment là ? Je ne sais pas. Mais le fait est que  je ne suis pas entièrement convaincue même si l’ambiance générale, encore une fois, n’est pas dénuée de poésie,.

    Aussi, je suis partie à la recherche d’un endroit avec, tout au contraire, un arrière plan le plus « zen » possible … Et je dois avouer que je me sens bien mieux !

    Bien sûr, je vous conseille de cliquer sur les images pour les voir individuellement et en plus grand …

    Qu’en pensez-vous ? Pour ma part, il me semble que ces gouttes de rosée avaient besoin d’un arrière plan plus neutre et je crois savoir pourquoi. Le sujet est non seulement minuscule mais il est aussi en soi très désordonné. Comment cela, les mousses ne sont pas correctement rangées ? Pfff, décidément, il faut faire le ménage partout 🙂 Plus sérieusement, je pense aussi que lorsqu’on à affaire à une telle situation, il ne faut pas confondre « ambiance » et « sujet ». Dans mon petit buisson, il y a une belle ambiance mais il manque d’un sujet, tout est assez confus et je ne suis pas arrivée à bien mettre en évidence les éléments clé. En simplifiant l’arrière plan et en isolant – dans la mesure du possible – certaines mousses et gouttes d’eau, c’est à dire en focalisant mon attention sur certaines d’entre elles,  je pense que j’ai obtenu des photos à l’impact plus fort sans perdre pour autant mon ambiance poétique.

    Ceci dit, un arrière-plan plus neutre ne fait pas tout. Par exemple, dans la photo ci-dessous, l’arrière plan est bel et bien « discret », mais il n’en demeure pas moins que mes mousses sont brouillonnes et qu’il leur manque ce quelque chose qui donne envie de s’arrêter plus longuement sur elles.

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    Cet article n’est pas une « leçon de choses » mais il vise à nous (me) questionner sur ce qui fait que des photos peuvent avoir plus ou moins d’impact. Peut-être avez-vous d’autres éléments de réponse, peut-être ne serez-vous pas d’accord avec ce que je viens d’écrire ? Peut-être que finalement vous trouverez que le premier set de photos est plus intéressant ou tout simplement qu’il ne s’agit pas du même type de photos ? C’est donc avec beaucoup de curiosité que j’attends vos avis !

    [wc_divider style= »dotted » line= »single » margin_top= »40 px » margin_bottom= » »]

    La prochaine fois, je vous montrerai une autre prise de vue dans la lignée de cette série de petites gouttes où j’ai débusqué un reflet par terre et qui ma donné des effets du tonnerre. La suite donc au prochain épisode 🙂

  • MON IDÉALISTE CONTRARIÉ PREND DU GRADE

    MON IDÉALISTE CONTRARIÉ PREND DU GRADE

    Il y a quelques mois je vous montrais la première photo d’une série que j’étais en train de réaliser et que j’avais intitulée « L’idéaliste contrarié ».

    J’ai cessé par la suite de vous dévoiler les étapes de ce « work in progress » car j’avais besoin de me concentrer en toute autonomie sur ce projet, et surtout, je n’étais pas encore en mesure de vous expliquer clairement ma démarche. Car le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est une série vraiment particulière et je pense que ceux qui avaient découvert ce travail à l’époque ne me contrediront pas …

    (suite…)

  • FLASH !! DES NOUVELLES DE L’AFFAIRE « PANTHÉON »

    FLASH !! DES NOUVELLES DE L’AFFAIRE « PANTHÉON »

    Rome, de notre envoyée spéciale …

    Une explication a enfin été trouvée suite à la disparition du Panthéon et de tous ses visiteurs en juillet dernier. Grâce au témoignage en images d’une rescapée de la foule touristique qui s’était emparée de la capitale de la Botte, les enquêteurs ont enfin pu identifier le responsable.

    (suite…)

  • SUITE DE LA DISCUSSION AUTOUR DU FLASH

    Suite à mon article UN EXEMPLE DE VRAIE FAUSSE POSE LONGUE, Ronan Joncourt a ressorti de ses archives des photos qu’il avait prises en pose longue ET en utilisant son flash -sauf pour les 3 dernières des arbres nous a-t-il dit ensuite. Et à ma demande, il en a fait un article que je vous convie à visiter ici :

    http://ronanjoncour.tumblr.com/post/97496498750

    Merci Ronan pour l’illustration de tes propos et pour ta précieuse contribution à l’enrichissement de tous !!

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  • UN EXEMPLE DE VRAIE-FAUSSE POSE LONGUE

    UN EXEMPLE DE VRAIE-FAUSSE POSE LONGUE

    En effet, il y a pose longue et pose longue … Il y a celle qui dure plusieurs minutes (voire plusieurs heures si ce n’est plusieurs jours ou mois !!) à celle qui dure moins d’une seconde. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de la pose longue … mais courte, à main levée, sans filtres et sans trépied.

    (suite…)

  • CITATION#6

    CITATION#6

    Le véritable pouvoir de l’image n’est pas d’hypnose ou de fascination, il est au contraire de stimulation : sa puissance fonctionne par contamination du spectateur.

    Christiane Vollaire

    Rome - Vatican - Juillet 2014
    Rome – Vatican – Juillet 2014
  • COMING BACK …

    COMING BACK …

    Bonjour à vous ! Comme je suis heureuse de ré-ouvrir ce blog après cette longue période estivale !

    Il est est vrai que j’ai été très silencieuse ici et chez vous durant tout ce temps mais cela m’était à la fois nécessaire et imposé par une intense activité vacancière 🙂 Je suis persuadée que certains d’entre vous sont dans le même cas que moi et qu’ils ne savent pas par où commencer pour faire leur « coming out ». Pour ma part, j’ai choisi de vous annoncer tout ce dont nous allons parler dans les semaines qui viennent grâce à mon plein (sur-plein !!!) de photographies prises cet été …

    (suite…)

  • MINUTE PAPILLON !!

    MINUTE PAPILLON !!

    Petite pause dans mon papillonnage estival histoire de prendre le temps de vous saluer entre 2 butinages 🙂 Rendez-vous en septembre ! En attendant, profitez des moments privilégiés que nous offre l’été !!!

     MinutePapillon

  • DISTORTION DU TEMPS

    DISTORTION DU TEMPS

    Depuis mon dernier article, le temps s’est complètement distordu et je ne maîtrise plus rien !!

    C’est ainsi que ça se passe lorsqu’on passe d’une petite vie « plon-plon » à la vie des vacances et des amis, en plus de celle d’une actualité photographique chargée et dont je vous parlerai plus tard (de bonnes nouvelles !!!!).

    Bref, ce que je voulais vous dire c’est que je vais continuer à me perdre durant quelques semaines dans la 4ème dimension du temps. Dès mon retour, je vous ferais signe ici bien entendu mais aussi chez vous !

    En attendant, je vous souhaite du bon temps avec vos proches et avec vos amis, que ceux qui ont la chance de partir en vacances en profitent pleinement et que pour ceux qui les attendent le fassent dans la joie et la bonne humeur !

    À tout bientôt !!!

     

  • « LIKE A DREAM » EST AUX ÉTATS-UNIS

    « LIKE A DREAM » EST AUX ÉTATS-UNIS

    Je suis fière de vous annoncer que ma photo « Like a dream » a été sélectionnée lors d’un concours organisé par la galerie Photo Place  (Vermont – Etats-Unis) pour faire partie de leur prochaine exposition. Le thème est « In Praise of trees » et vous pouvez voir ici l’ensemble des photographies sélectionnées :  http://www.vtphotoworkplace.com/id253.html

    Ca faisait plusieurs mois que je n’avais pas participé à un concours de ce type tant j’ai été occupée à d’autres projets photographiques. Mais lorsque j’ai vu le sujet, je me suis dit qu’il était temps de me remettre dans l’arène 🙂

    Car il s’agit bien d’une arène ! Photo Place m’a dit qu’ils avaient reçu 1280 photographies et je ne peux m’empêcher du coup d’être fière d’avoir fait partie de la poignée de sélectionnés (40) et je me dis que mes photos doivent avoir ce petit quelque chose en plus qui fait qu’elles se font remarquer 🙂

      Voici le mot du jury :

    Juror’s Statement What an amazing inspiration trees are for photographers! The work submitted showed a remarkably wide range of creative interpretations of trees as subjects, with images of a consistently high quality. Which is to say that it was a truly daunting task to select photographs for the gallery and online exhibitions. I was drawn to images that made me wonder, that made me re-think my own preconceptions about trees, and that encouraged me to linger and look longer. Congratulations to all of the artists who submitted such excellent work – I could easily have included twice as many photographs and had an equally strong exhibition. Thanks to everyone for encouraging all of us to think about trees in so many exciting ways. Kirsten Hoving June, 2014

  • MÊME PAS PEUR !

    MÊME PAS PEUR !

    Je crois que c’est partout pareil : lorsque la chaleur s’accumule depuis des jours et des jours et que l’air devient saturé d’humidité, l’orage n’est pas loin. Et la semaine dernière, nous avons enfin eu le nôtre ! J’ai bien vu au loin les nuages arriver, mais je ne m’attendais pas à une telle violence et fulgurance et j’ai eu à peine le temps de réaliser quelques photos prises de la terrasse avant qu’un déluge ne s’abatte sur moi. Mais malgré les éclairs, je n’ai même pas eu peur ! Ceci dit, je suis quand même rentrée prudemment et grand bien m’en a pris car quelques secondes plus tard la foudre s’abattait sur un clocher juste à côté !
    Oh, bien entendu, j’ai largement dramatisé les photographies, mais je crois que j’avais envie à mon tour et à ma manière de défier le ciel et les éléments. Il y a un autre clocher à côté du « foudroyé » qui lui a la particularité d’être surmonté d’une statue de vierge et j’ai bien aimé mettre en scène cette statue qui semble dire à l’orage « viens, je t’attends, je n’ai pas peur de toi, au contraire, je t’accueille », ou bien encore « Uranus, obéis-moi et déclenche tes éclairs ». C’est au choix, selon notre humeur 😉 Exceptionnellement, je n’ai pas effectué de sélection et vous trouverez peut-être (et même probablement !) que certaines photos se ressemblent. Mais allez savoir pourquoi, je n’ai pas eu envie de le faire. C’est probablement trop tôt, et j’ai beau jouer les téméraires, il se peut tout à fait que je sois encore trop sous le coup de l’émotion que cet orage a provoqué en moi. Le choix viendra plus tard … De la même manière, le morceau de musique que j’ai choisi pour accompagner cette série pourra paraître un peu décalé, et pourtant c’est celui qui s’impose à moi car il compense assez bien la « violence visuelle » que je vous propose. Dans celui-ci, point de tambours et de cymbales pour mimer l’orage, mais une ambiance plutôt calme sur le fond même si un peu « anarchique ». Écoutez-le jusqu’au bout pour vous faire une opinion 🙂 [wc_spacing size= »60px »] [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=2vUMdem4xwc&feature=share&list=FLh0bPpW2zVNR03ZROHqE2HA[/youtube] [wc_spacing size= »60px »] orage  

    orage 1 (1)

    orage 2 (1) [wc_spacing size= »100px »]

      REMARQUE : Comme toujours pour mes photos assez sombres, je vous conseille de les visualiser dans un environnement plutôt obscur afin de faire ressortir les tons plus clairs. N’hésitez donc pas à revenir le soir !
  • IN FRETTA

    IN FRETTA

    … traduction : « empressé », »en vitesse », « dans la précipitation » …

    Depuis que je suis devenue une maman, c’est à dire il y a déjà loooongtemps, le mois de juin est le mois le plus terrible de l’année et je suis sûre que vous serez peu nombreux à me contredire !

     

    Mais que voulez-vous, quand les enfants sont petits, on court de fêtes de l’école en spectacles d’activités de fin d’année (qui supposent aussi toutes les répétitions en supplément !!), et quand ils grandissent, ils passent leurs examens et on doit veiller au maintien psychologique de la confiance en soi, les aider à réviser, … Alors quand on a des enfants qui sont dans toutes ces cases à la fois, et bien, on n’a plus le temps de faire grand chose d’autre 🙂 D’où ma présence extrêmement irrégulière ces derniers temps ici et chez vous.

    En fait, exactement à l’image des ces photographies sans aucune prétention mais que je me suis amusée à prendre en m’immergeant totalement dans une foule de gens pressés. J’avais envie de prendre de très près leurs pieds, quitte à me faire bousculer et à passer pour une « dérangée du ciboulot » en allant à contre-courant et en mitraillant de sol 😉

    Je trouve que le morceau du musique accompagne vraiment bien l’esprit de la « série » ! Alors n’hésitez pas à cliquer dessus !

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    [youtube]https://www.youtube.com/watch?v=f8GKi2_tVRs[/youtube] [wc_spacing size= »60px »]

     

  • PLEIN D’HISTOIRES

    PLEIN D’HISTOIRES

    Je ne sais pas vous, mais cette photo m’évoque plein plein plein d’histoires !

  • ANTELOPE CANYON

    ANTELOPE CANYON

    Tout le monde a vu au moins une fois dans sa vie des images de l’Antelope canyon aux Etats-Unis. Et pour cause, cet endroit semble absolument magique. (suite…)

  • LES FANTÔMES EXISTENT !

    LES FANTÔMES EXISTENT !

    La preuve, je les ai photographiés ! (suite…)

  • STAZIONE CENTRALE DI MILANO

    STAZIONE CENTRALE DI MILANO

    C’est incroyable ! J’ai souvent pris le train à la gare centrale de Milan mais à chaque fois dans la précipitation, en m’engouffrant directement dans le métro ou en en sortant vite pour attraper un train. Ce qui fait que je n’ai jamais pris le temps de bien la regarder. Dernièrement, j’ai donc eu exceptionnellement une heure à trainer avant de prendre mon train et pour la première fois, je suis sortie pour regarder de quoi avait l’air ce bâtiment stupéfiant et grandiose déjà de l’intérieur. Et là, je suis restée interloquée par, comment dire, la puissance de l’architecture, un mélange de style Liberty et Art Déco, dans une veine totalement mussolinienne : un véritable temple élevé à la gloire du fascisme, une sorte de bloc monolithique, quasiment philosophique, comme si cette gare était le vestige du passage d’une civilisation extra-terrestre. (suite…)