Il y a urgence à poster ces images qui sont en train de se périmer dramatiquement tant l’ambiance est au printemps par ici ! Vous vous souvenez de ma petite aventure dans la tempête de neige ?
Je vous racontais que j’avais été assez frustrée de mon escapade car je n’avais pas eu le temps de prendre toutes les photos que j’avais imaginées sous peine de rester ensevelie pour les siècles à venir ! J’exagère mais ce n’est pas loin du sentiment que j’avais sur le moment 🙂
Bref, après avoir constaté que mon paysage s’effaçait à vue de nez, je suis remontée dans ma voiture pour redescendre à Genova, et par prudence j’ai choisi de prendre l’autoroute.
La portion d’une cinquantaine de kilomètres de cette autoroute qui relie Genova à Milano et qui traverse les montagnes liguriennes n’est une autoroute que par son nom. La vitesse est limitée à 80 km/heures, mais je peux vous assurer que ce rythme n’est maintenable que si vous êtes seuls et dans une voiture de sport. Non seulement ça descend sec mais en plus les virages sont sacrément serrés sans compter que l’autoroute est vraiment très étroite avec des bandes d’arrêt d’urgence que je qualifierais de … ridicules. Je rigole d’ailleurs doucement lorsque je retourne en France et que je vois tous ces aménagements pour la sécurité : ces aires de freinage d’urgence dès qu’il y a une petite colline, ces grands virages qu’on nous impose de passer au ralenti, les sorties et entrées d’autoroute qui font des centaines de mètres, les tunnels à vitesse limitée, etc … Et je ne parle pas de cette fameuse autoroute des Titans en Rhône-Alpes, ridiculement et présomptueusement baptisée ainsi alors qu’ici les tunnels et les ponts de plusieurs kilomètres sont monnaie plus que courante !
À la décharge de cette autoroute italienne, c’est une des toutes premières d’Europe et elle a été construite à l’époque de Mussolini. Depuis, son tracé a été revu dans le sens Genova-Milano avec l’aide de dizaines de ponts énormes qui enjambent les vallées et autant de tunnels. Mais dans l’autre sens, les italiens ont gardé leurs virages 🙂
Mais je m’égare, je m’égare et revenons sur la petite séquence de photos que je vous propose aujourd’hui.
Voilà, je disais donc que j’avais été frustrée de ne pas pouvoir prendre toutes les photos que je souhaitais sous peine de … blablabla blablabla …
… J’ai donc continué ma séance de prise de vue en voiture. Je sais, ce n’était pas prudent du tout mais je roulais vraiment tout tout tout doucement. Il est vrai que je n’ai pas pu peaufiner mes cadrages, d’autant qu’il fallait que j’évite ces essuie-glace qui me bouchaient constamment la vue, les montants du pare-brise et ces fichues étiquettes en tous genres d’assurances, d’abonnement de parking ou d’autoroute, etc … Et je me suis imaginée descendre tranquillement une piste de ski, un virage par ci, un virage par là. Bon, je vous l’accorde, c’est beaucoup moins romantique que des paysages de montagne à la neige immaculée, mais que voulez vous, j’ai fait avec les moyens du bord !
J’espère que vous ressentirez néanmoins dans mes photographies cette sensation de glisse, mais aussi un certain sentiment d’impuissance propre aux voyages en voiture où les paysages défilent sans qu’on en aie le contrôle, le plus beau côtoyant le moins beau, des visions furtives sur lesquelles il est impossible de revenir et jusqu’à se demander si on a bien vu ce qui nous est passé sous les yeux, la buée sur les vitres qui rend flou le paysage, cette impossibilité de se retourner, le regard qui se perd parfois loin sur l’horizon ou au contraire qui se contente de regarder sur le côté.
Bref, j’espère que vous aimerez faire ce petit bout de voyage avec moi. On allume la radio ?
Dans les prochains articles, je vous promets une sortie du tunnel de l’hiver, et à moins de circonstances tout à fait particulières, la neige, c’est fini pour cette année 🙂 YES !














Laisser un commentaire