CHERCHEZ CHARLIE

 

Aujourd’hui je vous propose une série tout à fait hos saison ! Mais je me suis dit que la pluie devait vous manquer (près d’une semaine de beau temps chez nous, incroyable !!).

Souvenez-vous, j’ai pris ces photos le même jour que mon voyage dans la banlieue genovese si lugubre. Et si j’avais pris le train ce jour là, c’était pour une raison bien précise : ma fille jouait les guides touristiques dans un parc historique, d’habitude fermé au public car trop fragile. Sauf qu’il faisait vraiment, mais vraiment un temps exécrable ! Quel dommage, car ce parc est effectivement de toute beauté, entièrement construit autour de la théâtralité romantique de son époque (18-19ème siècle) : allées secrètes, plantes rares, petits édifices pour les rencontres coquines, plans d’eau, statues épiques, etc … Mais le ciel avait décidé ce jour là de nous tomber sur la tête et même au meilleur de la journée il faisait presque nuit !

Bref, comme je ne suis pas qu’une mère indigne, je m’étais efforcée d’aller encourager Marie malgré la traversée de la banlieue et la pluie torrentielle, le tout un dimanche après-midi à l’heure de la sieste ! (j’espère que dans vos commentaires vous applaudirez, si, si !). Bon, ma performance doit être honnêtement minimisée car contre toute attente, il y avait pas mal de monde et je n’ai malheureusement pas été la seule à braver les éléments !

Alors voilà, c’était l’époque où je testais mon filtre plastique (vous vous souvenez également de mon bout d’emballage de sopalin ?), donc vous verrez tout sauf le parc ! Par contre vous verrez des parapluies … En fait, c’est presque le sujet exclusif de cette série. J’avais été franchement amusée de voir déambuler tous ces personnages anonymes, dans le vacarme de la pluie et je me suis mise dans la peau de quelqu’un qui cherche une personne mais sans jamais réussir à la découvrir vraiment, comme si cette dernière lui échappait incessamment. Parfois on la voit de loin, parfois de bien plus près, on est même sur le point de la toucher, mais son visage reste encore et toujours invisible ! Un vrai mystère, mais pas angoissant, plutôt joyeux, sensuel même. Bref, un peu comme la musique que j’ai choisie pour accompagner notre enquête …

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Vous remarquerez, une fois n’est pas coutume, que mes photos n’ont pas de cohérence d’orientation, que les traitements noirs et blancs sont sensiblement différents, si ce n’est  que j’ai carrément laissé les photos en couleur ! Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, je n’avais pas décidé au moment de la prise de vue quel format je souhaitais ! Du coup, il y a du vertical, de l’horizontal, du carré … Ensuite, je pense qu’à cause de ce filtre qui n’est quand même pas super technologique, toutes les photos ne supportent pas le même type de traitement. Enfin, les 2 que j’ai laissées en couleurs perdaient absolument leur intérêt en n&b.

 

Pour conclure, je ne résiste pas à vous montrer un polaroïd que j’ai fait ce jour là. Les gens ont d’ailleurs du me prendre pour une illuminée ! Non seulement je photographie avec un bout de plastique, mais en plus je fais des pola, alors qu’il pleut à verse, que j’ai une main prise par mon parapluie, que je me tortille dans tous les sens pour me dépatouiller avec le sac qu’on nous a aimablement remis à l’entrée du parc en remerciement de notre soutien (je n’en voulait pas vous imaginez bien, mais on m’a dit que c’était OBLIGATOIRE !) … Mais tout cela ne m’a pas empêché de garder ma bonne humeur !!

CherchezCharlie

  1. Quel Cluedo!!! Le coupable… le plastique de Sopalin. L’arme: un jour de pluie. A moins que ce ne soit l’inverse… J’adore en tout cas!!! Et cela m’amuse beaucoup de savoir qu’il s’insinue au milieu de cette étonnante balade en banlieue… que j’avais aussi beaucoup aimée.

    Bon, j’ai été frappé en plein coeur par la 5… Je ne m’en lasse pas… elle m’hypnotise!!! merci!

  2. Magnifique série qui me plonge dans un roman historique (à la Jane Austen…). Parfait pour une couverture!! Il se dégage je trouve beaucoup de poésie et de nostalgie romantique … (ce qui correspond bien aux lieux si j’ai bien lu…)
    Très chouette!
  3. Y’adooooooooooooore !!! Mais je l’ai déjà dit !!! Toute la série me plaît !! Les 2 premières étant mes favorites !! C’est le côté exotique des palmiers, je pense !!
    Vraiment superbe ! 😉
  4. Quelle belle série. On a l’impression d’être dans un rêve, on cherche qqch/qqn, on ne sait pas bien quoi, et les souvenirs ne sont pas nets. On pourrait ressentir un peu d’angoisse mais pas du tout, peut-être grâce aux voûtes, je ne sais pas.
    Je suis vraiment séduite par ton bout de palstique en tout cas, comment as-tu fait, tu l’as scotché sur l’objectif ou tu as résussi à le tenir de l’autre main malgré le parapluie le sac, etc.. ?
  5. Une très belle originalité et une ambiance magnifique , une préférence pour les N/B et notamment pour les 1° photos où je ne suis pas insensible au charme asiatique qui filtre à travers le sopalin , Phil
  6. Bonjour à vous !

    Une fois encore, je vous remercie infiniment d’accueillir aussi positivement ces photos qui pourraient en surprendre plus d’un à l’heure de la recherche du piqué maximal. Ici, je me situe à l’exact opposé de ce que les marchands d’appareils photos nous proposent : je recherche à altérer directement à la prise de vue la qualité des photos, créant du flou, du bruit, je convertis ces images en noir et blanc et tout cela pour una ambiance, vous avez raison, un peu hors du temps. Je suis très sensible cependant Cécile au fait que tu trouves malgré tout à ces images un côté moderne. En effet, je ne voudrais surtout, surtout pas être cataloguée de « passéiste » (d’autant plus injuste que ma découverte de la photo date de moins de 10 ans !!)

    Je suis contente également que vous ne les trouviez pas tristes alors qu’il y a tous les ingrédients qui pourraient contribuer à dramatiser la série : le temps pourri, ce parc hors du temps, le noir et blanc, des photos relativement sombres. Mais je crois que les parapluies ont ce petit côté poétique et sympathique (pourquoi, ça serait intéressant à analyser !) qui rend généralement les photos où ils sont présents plutôt gaies et tendres. C’est vrai aussi que l’aspect « exotique » grâce aux palmiers nous rend ce déluge de pluie peut-être plus supportable ?

    Pour répondre à ta question Lucie, non c’est tout fait à main levée même avec le parapluie, le sac, le sac à main, la clope, etc … Mon morceau de plastique n’étant pas uni (et c’est ce qui le rend intéressant et du coup … précieux), je dois ajuster son positionnement par rapport à la composition. Du coup, c’est indispensable de le tenir dans l’autre main.

    Je voudrais également vous souhaiter la bienvenue Cstef et Maelys. Merci pour vos gentils mots !!

    Allez, je retourne à mes occupations et vous souhaite une excellente journée !!

  7. Mais oui, quelle idée. Pourquoi n’as tu pas simplement utilisé ton smartphone pour prendre de belles images, qui auraient toutes été bien plus nettes voyons. 🙂

    Très chouette série, le parc semble vraiment propice aux balades romantiques, il a l’air superbe. Le ton que tu donnes à tes images colle tou à fait, l’ambiance est là et le parapluie récurent tout à fait dans son rôle de fil conducteur. On le poursuit dans les allées et les azalées. Le choix de la musique aussi participe à la légerté de l’ambiance.
    Les deux couleurs suprennent un peu dans la série. J’ai lu le pourquoi, mais je ne sais pas si je les aurais laissé à ta place, pour conserver la cohérence sépia-vieillot-romantique que tu as si bien concoctée avec la pluie et ton fameux filtre. Mais bien évidemment, je ne suis pas à ta place :-))

  8. Coucou Laurence,
    Décidément tu t’affirmes de plus en plus comme une vraie conteuse photographique. Une fois de plus , tu nous racontes une histoire bien construite dans un endroit particulièrement propice à l’imaginaire, avec une vraie ambiance mais je dois dire que celle que j’ai ressentie n’est pas l’ambiance joyeuse que tu nous décris. J’ai tout d’abord regardé tes images sans lire tes indications et sans écouter la musique que tu nous proposes pour ne pas me laisser influencer. Le flou brumeux, la pluie, les silhouettes fantomatiques, le n&b/sépia un peu passé m’ont fait penser à l’atmosphère mélancoliqe et nostalgique des stations balnéaires hors saison. Le fait de présenter ces photos en série contrebalance un peu cette impression. L’oeil cherche les parapluies et s’amuse à les repérer, c’est comme un jeu, mais considérées isolément, ces photos, selon ma propre sensibilité, ne respirent pas la joie (comme la 16 par exemple). Ton choix musical n’est pas anodin, il influence à mon avis grandement la façon d’envisager cette série et lui confère une légèreté ou plutôt non une gaieté que je n’ai pas perçue sans le son. Cela n’enlève bien évidemment rien à la beauté de ces images (la 2 me plaît tout spécialement). Par ailleurs, un peu comme Ronan et connaissant ton perfectionnisme habituel concernant la cohérence des formats et des traitements, je suis un peu étonnée que tu proposes une série plus « disparate » que d’habitude. C’est surtout le vert dans les photos 11 et 12 qui me surprend. Je te souhaite une belle fin de semaine, en espérant que nous aurons enfin la possibilité de photographier des… parasols 😉 Baci
  9. Bonsoir Laurence,
    Une fois de plus, j’adore, et j’étais sûre que ton filtre hautement technologique avait encore frappé 😀
    C’est marrant, j’ai pour habitude de regarder d’abord les photos et de lire le texte ensuite. J’ai été agréablement surprise de constater que j’avais ressenti tes images comme tu le souhaitais : le cache-cache/poursuite avec le personnage au parapluie. De là à dire que l’ambiance n’est pas triste, je ne sais pas, c’est plutôt pour moi une ambiance « romantique » qui se dégage..
    Bonne soirée
  10. J’adore !
    Les différences de traitement ne me gènent pas du tout, au contraire : ca met un peu de « gaieté/variété » dans cette ambiance très sombre que tu as bien su capter.
    Je pourrais perdre ma journée à chercher tous les petits détails de chaque photo dont les compositions sont « aux petits oignons » malgré les évidentes contraintes dont tu nous as fait part !
    Chapeau l’artiste !
    Vivement Octobre et les RPG 🙂
  11. Bonjour !

    Ronan et Spiruline, c’est vrai, vous avez raison, ce n’est pas cohérent ces deux photos en couleurs (sans parler du format !), mais c’est ce qui arrive quand on n’a pas les idées très claires dès le départ. Pourquoi est-ce que je les ais mises malgré tout ? Tout simplement parce qu’elles me plaisaient. Celle avec le bâtiment en perspective parce qu’elle rend assez bien cette ambiance de pluie : c’est tellement vert !!! L’autre, parce que cette silhouette me semble tellement chargée de mystère, la manière dont ce filtre a de diffuser la lumière rend la photo, je trouve très sensuelle. Et ces deux images ne rendaient pas du tout en n&b. Et je n’ai pas eu envie d’y renoncer … Oh, bien sûr, si j’avais dû présenter un travail sérieux, c’est sûr que je ne les aurait pas mises, mais là, je me suis accordée en quelque sorte une petite récréation 🙂 Et vous avez raison, je « triche » sur l’ambiance avec la musique, mais … pourquoi pas ? Pourquoi ne pas considérer qu’une ambiance musicale ne pourrait pas faire partie d’une série, tout comme le choix du papier final est de grande importance sur le rendu, ou la dimension physique de la photo ?

    Véro, romantisme ne rime pas forcément avec tristesse, non ? ceci dit, tu as raison de regarder les images avant de lire le texte, mais ce n’est pas pour autant que le texte a moins d’importance. Je crois pour ma part que c’est toujours très intéressant d’essayer de comprendre ce que « l’artiste » a voulu exprimer, au delà de ses propres ressentis. Quand ça colle, c’est super, mais il arrive aussi parfois que ça permette de découvrir une nouvelle dimension qu’on n’avait pas perçue au départ. C’est d’ailleurs un peu dans ce sens que je réponds à la question de la musique : elle vient, au même titre que le texte, préciser l’intention de l’auteur.

    Seb.F, c’est vrai que les cadrages n’ont pas été des plus aisés et je suis contente que tu soulignes ma performance SPORTIVE 🙂 Moi aussi je me réjouis par avance de ces Rencontres !

    En tout cas, merci de tout coeur pour vos interventions qui à chaque fois nous permettent des échanges passionnants ! Je vous en suis vraiment reconnaissante !!

  12. Une très belle série
    De celle dont tu as le secret.
    La 5 est ma préférée. Pourquoi ? Ce côté « il se trame quelque chose, ils vont se retourner et nous découvrirons que … » Que quoi ?
  13. Il y a dans cette série un parfum de XIXè. Est-ce la vapeur de ton talent qui noie les clichés d’une brume qui voyage dans le temps ? Peut-être ces parapluies jetés comme des ombrelles d’été ? En tous cas, beaucoup de romantisme dans ce travail qui nous propose une fenêtre sur ce qui vit en nous. J’aime. Merci.
    Jonas
  14. Tu sais Laurence comme j’aime les flous d’une façon générale et les tiens particulièrement. Ils sont le contraire du flagrant, du flagrant délit ! Ils laissent la place à l’insu, à l’imaginaire, ils ont ici une fragrance de romantisme désuet. Que c’est bon…
    Bonjour Laurence et bonjour aussi à mon cher ami Jonas, ci dessus.

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