LES 1001 FACETTES DU PORTRAIT EN PHOTOGRAPHIE

Génial ! Dans le cadre de l’édition de la Boîte à photos*, nous avons décidé de traiter du sujet du portrait.

Je dis génial car c’est une discipline de la photo que j’adore ! Pourquoi ? Parce qu’elle touche à l’humain (et pas que …), qu’elle demande au photographe plus que jamais de faire « corps » avec son sujet et que cette discipline revêt … 1001 facettes toujours renouvelées …

Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais préciser que tout ce que j’écris ci-après est une vision très personnelle d’aborder l’art du portrait et qu’il ne s’agit en aucun cas d’un cours académique sur le sujet. D’une part un seul article est très réducteur (il y a des ouvrages entiers dédiés à cette pratique, et pas seulement du point de vue technique, mais aussi psychologique, philosophique, historique, etc …) et d’autre part, bien que ma culture photographique s’affine de jour en jour, je n’ai aucune légitimité pour me poser en spécialiste en la matière. Je vous livre donc mon propre cheminement de pensée.

Qu’est-ce qu’un portrait ?

Un portrait doit représenter un humain ou un groupe d’humains. Par extension, on peut considérer qu’il est possible de faire des portraits d’animaux si on considère qu’ils ont un visage, une expression, un regard … une âme. Dans une photographie de portrait, le sujet principal doit être la personne (ou le groupe de personnes). Le reste, le décor, le lieu, l’environnement, les vêtements ne sont là que comme des accessoires, soit insignifiants, soit pour renforcer une caractéristique de la personne ou l’intention du photographe.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE PORTRAITS

La photo « carte d’identité »

Il s’agit de représenter la personne de la manière la plus réaliste possible sans qu’on puisse percevoir un quelconque état d’âme de cette personne ni du photographe. Les photographies qu’on nous impose pour les passeports ou les cartes d’identité en sont un exemple parfait. Et vous comprendrez que je ne vous en montre pas, ces photos sont TOUJOURS horribles …

Le portrait « descriptif »

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Quand je parle de portrait descriptif, il s’agit d’un grand pas qualitatif par rapport au portrait « carte d’identité ». Ici, l’expression du sujet reste relativement neutre, l’environnement (s’il y a !) prend de l’importance et c’est le regard du « portraité » qui prend le dessus. On n’en est pas encore exactement à révéler ou à décrire son état d’âme. Je dirais qu’il s’agirait plus d’une photo de « témoignage ». J’insiste particulièrement sur cette notion de regard. En effet, la première chose que notre oeil cherche lorsqu’il regarde une photo où apparaît une personne (ou un animal), ce sont ses yeux : c’est par lui que passe la communication en tout premier. D’où l’extrême importance de faire la mise au point sur cette partie du visage (à moins de faire la mise au point ailleurs, mais dans ce cas on sort du portrait descriptif. Nous verrons cela plus loin). Une erreur commune consiste, notamment lorsqu’il y a une faible profondeur de champ (diaphragme très ouvert) à faire la mise au point sur le nez. C’est souvent dû à l’autofocus qui fait la mise au point au centre, et qu’y retrouve-t-on ? … le nez ! Aussi, lorsque vous faites des portraits et plus encore lorsque vous êtes proche de votre sujet, je vous recommande de passer en mode manuel ou bien d’utiliser la méthode du « mise au point au centre – laisser appuyé son doigt à mi-chemin du déclencheur – décentrer le cadrage – déclencher »

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Tous les exemples de photos ci-dessus sont donc ce que j’appelle des portraits descriptifs : ils donnent à voir une ou plusieurs personnes, sans laisser transparaître ni leur état d’âme (ou assez peu) ni celui du photographe et ne délivrent aucun message en particulier. Attention, ce n’est pas parce que je les appelle seulement « descriptifs » qu’ils ont moins de qualité que d’autres types de portraits plus sophistiqués dans le message qu’ils délivrent. Je crois au contraire que c’est justement parce qu’ils sont relativement simples qu’il faut qu’ils soient particulièrement bien soignés dans leur réalisation !

Le cas du « portrait volé »

Il me semble important de dire un mot dès à présent sur le fameux « portrait volé ». Comme son nom l’indique, il s’agit d’un portrait où la personne ne se rend pas compte qu’elle est prise en photo ou alors elle refuse de se laisser prendre en photo. Très souvent j’entends dire de la part des photographes, notamment débutants, qu’ils préfèrent faire des portraits volés car ils trouvent que l’expression des gens est plus naturelle et ils n’éprouvent pas la gêne (souvent réciproque sauf avec les enfants qui sont presque toujours décontractés) d’avoir à demander l’autorisation ou à diriger « le modèle ». La plupart du temps ces portraits sont réalisés à l’aide de téléobjectifs qui permettent au photographe de ne pas se faire remarquer.

Est-ce que je vous surprendrais si je vous disais que ce genre de portraits ne me plait souvent qu’à moitié ? Je m’explique …

En peinture, on dit faire un tableau alors qu’en photographie, on dit souvent prendre une photo. Je dois vous avouer que je préfère pour ma part faire une photo que la prendre car ce dernier terme sous-entend une sorte de pouvoir que le photographe s’octroie unilatéralement.

Par ailleurs, très souvent dans les photos volées la personne ne regarde pas le photographe. Alors bien entendu dans un portrait il n’est pas du tout obligatoire que le regard soit dirigé vers les photographe, mais cela doit être l’occasion de faire d’autres types de photographies, beaucoup moins descriptives et plus subjectives. Si nous restons dans le cas de la photographie descriptive comme indiquée ci-dessus, je trouve souvent dommage qu’il manque le regard. Attention, cela ne veut pas dire que je ne fais jamais de photos volées, bien entendu ! Moi aussi j’en ai mon lot …

Mais prenons un exemple :

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Ne trouvez-vous pas dommage que ce petit garçon ne nous regarde pas ? Ne pensez-vous pas que cette photo aurait gagné en impact s’il avait dirigé clairement son regard vers nous ? Moi si ! Bon, c’est vrai que les lunettes jaunes et la pastèque compensent ce défaut et les couleurs fort sympathiques nous distraient de ce manque, mais il n’empêche que cette photo aurait été plus forte à mon avis si ce petit garçon avait pointé ses yeux directement vers nous : il y aurait eu une communication plus intense entre lui et nous, nous n’aurions pas été que voyeurs.

[/two_columns_one_last][divider] Prenons un autre cas de photo volée : [two_columns_one]1001Facettes 21001Facettes 1[/two_columns_one] [two_columns_one_last]

Ma fille était parterre et ne souhaitait pas être prise en photo. Elle était de mauvaise humeur et était fâchée contre moi. Dans le premier « portrait », on ne voit pas son visage (cette photo est d’ailleurs à la limite du portrait !). J’ai attendu quelques secondes et elle a ouvert les mains, nous laissant entrapercevoir son regard et sa bouche. Ne trouvez-vous pas que le fait de voir son expression visuelle change complètement le sens de la photo ? Dans la première photo, on s’éloigne fortement de la photo de portrait au sens classique et on s’embarque plutôt dans une photo très subjective  où c’est à nous de lui trouver un sens, tandis que dans la seconde, le regard nous dirige immédiatement vers un sentiment qu’éprouvait ma fille : de la colère et du défi, ou tout du moins une humeur « rude ». La seconde est fidèle à l’état d’âme du modèle, alors que dans la première, le modèle ne sert plus que de prétexte et de support à l’interprétation, il devient un « outil » au service de l’expression du photographe

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Ces deux exemples ont pour but de vous montrer que la photo volée a bien entendu toute sa place dans l’univers du portrait, mais essayez dans la mesure du possible d’obtenir le regard de votre modèle si vous souhaitez être fidèle à lui, à sa psychologie du moment. Non seulement vous ne serez plus un « voleur » d’identité, mais en plus, cela vous permettra au fur et à mesure de surmonter votre timidité. Ceci est d’autant plus valable pour les portraits volés dans la rue avec des inconnus. Pour ma part, lorsque j’arrive à « rentrer en communication visuelle » avec un sujet inconnu, cela se finit la plupart du temps au meilleur des cas avec un sourire, au pire des cas, avec de l’indifférence. Ceci dit, je dois avouer que le fait d’être une femme (et qui plus est équipée d’un petit appareil photo bien moins intrusif que les reflexs aux gros zooms) arrange bien des choses … Je compte sur les doigts de la main les situations où j’ai essuyé un refus catégorique. Et si la communication visuelle n’est pas possible, privilégiez les portraits où il se passe quelque chose qui rende la photo intéressante, qui retienne l’attention.

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Le portrait expressif du modèle

Un quatrième type de portrait est celui que j’appelle « expression du modèle ». Là, au-delà de la simple description du ou des modèles, le photographe met en avant son/leur état d’âme. Une fois encore, cela passe souvent par le regard : directement orienté vers l’objectif, perdu dans des pensées, le regard lointain, curieux, joyeux, etc … Dans le cas d’un portrait plus éloigné, la posture du corps est également très importante, sans oublier les mains qui sont également toujours d’une très grande force expressive (mais ceci est valable pour tous les types de portraits !). Ce qui compte ici avant tout, c’est le sentiment du modèle. Bien sûr, un photographe n’est pas une machine et il est certain que son style transparaîtra à travers les photos. Mais un bon portraitiste doit savoir se mettre en retrait par rapport à son sujet, et surtout laisser libre court à l’état d’âme du sujet. Le sien propre, s’il doit entrer en ligne de compte, ne doit être qu’en second plan.

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Dans ce cas, le photographe doit faire un vrai travail d’empathie à l’égard de l’état d’esprit de son modèle, il faut qu’il arrive à faire en sorte que le sentiment de la personne « transpire » de la photo. Je trouve que c’est à la fois très difficile et passionnant ! Que ce soit dans le cas d’un portrait posé ou volé, je crois que c’est quasiment impossible de « faire vite » : il faut prendre le temps d’observer son modèle, d’essayer de rentrer en symbiose avec lui de manière à bien faire ressortir ce qu’il ressent.

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Lorsque j’ai fait le portrait de cette famille pakistanaise, j’ai dû attendre un peu que tous se détendent et prennent leur expression « naturelle ». Les parents souhaitaient ce portrait de famille. Leur plus grande fille au tempérament visiblement très doux avait très envie elle aussi d’apparaître sur la photo, au contraire de la petite fille qui ne cherchait qu’à s’échapper et à faire « enrager » les parents. J’ai eu très envie de respecter leurs choix à chacun et je n’ai pas hésité à déclencher alors que la plus petite tentait une fois encore de partir. Je trouve qu’au final cette photo représente exactement ce qu’ils sont chacun, leurs tempéraments, leurs humeurs du moment. Aujourd’hui, cette photo trône dans leur salon, c’est ma plus belle récompense !

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Parfois, il m’arrive lorsque je souhaite faire un portrait mais que j’arrive trop tard, de poser une question, comme par exemple « qu’est-ce que tu disais ? Qu’est-ce que tu fais ? Comment te sens-tu ? ». Cela a le mérite d’immédiatement décontracter la personne car elle se concentre sur sa réponse et oublie un instant l’appareil photo.

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Dans cette catégorie, on retrouve souvent les portraits proposés en tant que service photographique. Si parfois je trouve qu’il manque quelque chose à ces photos, c’est que souvent le photographe se cantonne à la technique et ne fait pas « corps » avec son modèle. Généralement, ces photos sont toujours très bien réalisées techniquement, surtout lorsqu’elles sont prises en studio, avec tout l’éclairage à disposition, un modèle consentant et demandeur, etc … Mais je trouve qu’on y retrouve que rarement l’âme du modèle. En fait, il s’agit plus souvent de portraits descriptifs comme cités plus haut. Mais selon moi, être photographe portraitiste est un véritable art qui demande énormément de psychologie et d’empathie. Par ailleurs, il faut savoir non pas diriger le modèle mais plutôt le guider pour lui permettre de s’exprimer en images. Je suis sincèrement admirative de ceux qui y parviennent !

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Le portrait posé au service de l’expression du photographe

Pour quelqu’un de créatif comme moi, il va sans dire que ce type de portrait n’est que du bonheur à réaliser ! Le modèle n’est plus qu’un prétexte pour exprimer les propres idées du photographe ! Là, pour le coup, c’est au modèle d’être ultra-tolérant et d’accepter de se voir totalement manipulé et travesti.

Du portrait classique, au portrait coupé, hachuré, flou, en mouvement, … le photographe peut se permettre toutes les fantaisie puisque que c’est son propre sentiment qui prévaut, son propre objectif artistique. Que le portrait ressemble ou non à la personne, peu importe : la photo devient en quelque sorte le portrait de ce qu’il est, de ce qu’il éprouve, de ce qu’il veut dire.

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Pour réaliser ce genre de portraits, il faut donc de la part du photographe et du modèle une très grande complicité, car ce dernier doit accepter que son image soit mise au service d’une idée totalement extérieure à lui. Pour ma part, j’ai la chance d’avoir cette confiance absolue de la part de mes enfants qui maintenant ne me posent plus trop de questions lorsque je leur parle d’un projet, d’une idée.

La plus grande difficulté dans cet exercice est de diriger (car là il s’agit bel et bien de diriger !) son modèle et si vous souhaitez vous lancer dans ce genre de projet, il vaut mieux avoir les idées relativement claires dès le départ. Bien sûr, il ne s’agit pas d’écrire un scénario ni de faire un story-board avant (bien que je connaisse un photographe qui procède de cette manière !), mais là, c’est vraiment vous qui tenez les commandes, encore plus que dans le portrait « expression du modèle » développé plus haut !

 

Jusqu’où un portrait reste-t-il un portrait ?

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Mais jusqu’où peut-on aller pour que cela reste un portrait ? Ne peut-on pas envisager qu’un visage par exemple soit coupé, effacé ? Ou alors qu’on ne voie tout simplement pas le visage mais seulement le corps ou pire encore, seulement son ombre ? Est-ce qu’il s’agit encore de portraits dans ce cas ?

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Selon moi, les 5 photos précédentes sont des portraits bien que les personnes soient difficilement identifiables, soit parce qu’elles sont très tronquées, de dos, en contre-jour et/ou plongées dans l’ombre. En effet, ces personnes pour qui les connait bien seront identifiables et surtout se reconnaîtront. Par ailleurs, ces personnes sont le sujet central de la photo, tout est centré autour d’elles et elles ne sont pas un « élément de décor » comme pourrait l’être un passant inséré dans une composition pour rendre la scène vivante.

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Selon moi, pour un lecteur extérieur la photo ci-contre n’est pas un portrait mais plutôt l’illustration d’un moment intime, d’un câlin d’une petite fille à son lapin, de son attachement à l’animal, etc … Par contre, en tant que maman de la petite fille et heureuse propriétaire du lapin, je peux considérer à titre personnel que c’est un portrait de ma fille et de son lapin. La frontière est variable et fragile !

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A l’inverse, cette photo n’est absolument pas un portrait selon moi. L’humain n’est là que pour donner un peu de vie à cette prise de vue frontale du magasin de pâtes. Ce n’est pas lui le sujet de la photo.

C’est une photo de « street photography » et pas un portrait.

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EN CONCLUSION

Il y aurait encore des milliers de choses à dire autour du portrait et surtout de manière moins « catégorique » que ce que j’ai fait ! Rien ne rentre absolument dans des cases pré-définies telles que je les ai présentées ci-dessus, juste par souci de clarté. Il est bien évident que certains portraits peuvent appartenir à plusieurs catégories à la fois !

Faire de la photo de portrait est avant tout un état d’esprit, la volonté et la curiosité d’aller à la rencontre de l’autre.

Je souhaiterais juste finir sur une facette du portrait que je n’ai pas traité : l’auto-portrait. Il ne s’agit pas d’un oubli, seulement d’une non-compétence de ma part ne m’étant quasiment jamais penchée sur le sujet. Ceci dit, pour finir sur une note optimiste, il se peut qu’un jour je m’y attèle. Je reprendrai peut-être un début d’idée que j’avais eue il y a quelques années : auto-portraits avec la technique du sténopée et en double exposition, histoire d’être vraiment méconnaissable ! Oui, je l’avoue, c’est d’une malhonnêteté intellectuelle incroyable ! Il serait peut-être temps que j’aille à la rencontre de moi-même, ne serait-ce que par curiosité …

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Mes compères de la boîte à photo vous auront préparé d’autres articles qui viendront compléter mon tout petit apport à ce si vaste sujet et je vous invite à aller surveiller de près leurs articles (les liens sont ci-dessous).

Par ailleurs, n’hésitez pas à compléter mes dires dans les commentaires, à nous faire part de vos expériences, de vos questions, de vos doutes. La discussion ne fait que commencer !

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* Pour ceux qui connaissent pas la Boîte à photos, il s’agit d’un collectif de blogs francophones parlant de photographie et qui chaque mois propose de réfléchir autour d’un thème choisi ensemble. Chacun étant libre de traiter le sujet à sa manière, cela donne une vraie richesse et diversité de points de vue que je suis certaine, vous ne manquerez pas d’apprécier ! Pour cette édition de la Boîte à photos, c’est Grégory Laroche de Bon Plan Photo qui joue le rôle de site hôte et qui a donc l’énorme responsabilité de rassembler nos articles sur une même page et d’en faire la synthèse en fin de semaine. Si vous ne voulez louper aucune parution d’ici là, rejoignez-nous sur Facebook ou sur Twitter !! Merci à Laurent Vaissade de jogg.com pour le logo

  1. Merci Laurence pour ta belle vision du portrait. On sens au travers de ton article que tu aimes cette discipline … et tu transmets à merveille cette amour.

    PS, je relaye l’article sur twitter

  2. Encore un superbe article très intéressant, ton point de vue est une nouvelle fois très bien exposé . J’adhère à tes arguments sauf en ce qui concerne les photos volées ou je serais moins catégorique que Toi en ce qui concerne la « nécessité » de communication , surtout avec les exemples que tu proposes , pour le Garçon à la pastèque , j’y trouve un regard très expressif qui nous fait partager sa rêverie de l’instant , et , sur les photos de ta fille , le sentiment de refus est pour moi plus présent et plus vrai sur la première.
    Cela pose peut-être une autre question , est ce que le photographié doit être en communication avec le photographe ou avec le public ?
    Phil
  3. Cette vision du portrait me plait !
    Ton billet me donne « presque » envie de m’y mettre 😉

    J’ai bien rigolé sur ton paragraphe pour l’autoportrait, je me sens un peu dans la même situation !!!

  4. Un magnifique article Laurence, et les photos sont tout simplement magnifiques… J’aime beaucoup la vision que tu en as, surtout lorsque le portrait ne ressemble pas à un portrait classique, comme dans tes dernières photos, ça me parle beaucoup. 🙂
  5. Bigre, tu avais de la matière pour ce sujet.
    Je crois que j’avais déjà vue presque toutes ces images, mais ainsi réunies et en illustration au développement que tu fais sur le portrait, je me rends mieux compte de la diversité et de la créativité de ta production. Le texte valide ce qu’on ressent à la lecture des images : une bonne maîtrise intellectuelle de ton sujet, on voit que tu as une idée précise de ce dont tu parles. Bref, tu n’a plus qu’à donner des cours 😉 (comment ? ah, oui, c’est déjà le cas… :-))
  6. Quels magnifiques portraits pour illustrer ton article Laurence, tu as vraiment un style que j’aime beaucoup ! Pour ma part, j’ai encore trop tendance à rester dans le portrait descriptif…
  7. Merci Laurence pour ce billet très très intéressant! Le portrait ne fait pas encore partie de mes essais photographiques (je trouve ça difficile en fait) mais j’espère bien m’y essayer un jour!
    Tes photos illustrant le sujet sont bien choisies et très belles… je les aime toutes!!
    Et moi aussi je préfère le terme « faire une photo » à « prendre une photo » 😉
  8. Bonjour !

    Quelle réactivité aujourd’hui ! Vous êtes en pleine forme 🙂 Je m’empresse de vous répondre, comme ça je ne serais pas en retard comme pour le dernier billet 🙂

    Effectivement « Bon plan Photo », le portrait est, je crois, ce qui m’a fait rentrer en photographie. J’aime vraiment cette relation entre le photographe et son modèle (conscient ou non de l’être !), capter ces moments précieux où plus que jamais le fameux instant décisif compte !

    Philippe : je ne dis pas que c’est nécessaire, mais je dis que c’est préférable à mon avis si on veut transmettre l’état d’âme de la personne qui est prise en photo. C’est comme lorsqu’on discute avec quelqu’un, c’est quand même toujours mieux de le regarder en face, non ? Maintenant, il est évident que le « portraité » n’est pas obligé de regarder l’objectif et je crois que j’ai mis pas mal d’exemples dans ce sens. Dans le cas du petit garçon, c’est sûr qu’il n’était pas pensif, il était surtout gourmand et avait un regard pétillant : j’aurais ét bien plus fidèle à lui si j’avais réussi à capter cela ! Par ailleurs, la première photo de ma fille à laquelle tu fais allusion, je ne suis pas sûre, comme je l’indique, que ce soit vraiment un portrait : elle est plutôt un prétexte à MON expression photographique. Mais tu as raison, au final, tout est question de subjectivité 🙂

    Seb F : alors vas-y, lances-toi. Je te conseilles de commencer par les enfants : ils sont toujours très coopératifs et surtout, ils n’ont pas ce problème de relation à l’image et à la perception de soi qu’ont les adultes. Car c’est sûr que de s’entendre quand tu viens de prendre une photo « ah ! comme je suis moche », ce n’est pas encourageant 🙂

    Plume et zoom, je suis très contente que cet article t’ai intéressée. Toi aussi, si ce genre de portraits te lait, vas-y, il n’y a plus qu’à !

    Ronan : Oh, tu n’as quand même pas déjà vu toutes les images, il y en a bien une dizaine que je n’avais pas encore publiées 🙂 C’est sûr, ce n’est pas facile de trouver des illustration relativement parlantes pour les exemples et suffisamment diversifiées pour balayer un spectre assez large. Merci de ton intervention !

    Pascaline, je n’ai pas voulu donner de hiérarchie qualitative et je n’ai pas envie de te voir écrire « j’ai encore trop tendance à rester dans le portrait descriptif ». A moins que tu n’aies envie de passer à autre chose, ce type de portrait est déjà infiniment vaste ! Et puis comme je le dis dans ma conclusion, les frontières de ces catégories sont dans les fait extrêmement perméables …

    Bonne journée à vous !

  9. hé, j’avais dit « presque » toutes…
    🙂
    il y a effectivement des inédits, mais beaucoup me sont revenues en mémoire.
    Et puis je voulais surtout insister sur la dimension créative de ton travail, qui n’est plus à démontrer, mais qui ressort tout particulièrement dans la diversité des photos que tu as choisi de nous montrer.
    ce qui m’intéresse aussi beaucoup, et ce pourquoi j’irais relire ton article une paire de fois encore, c’est que tu parviens à exposer ta conception de ce genre photographique de façon très limpide.
  10. Merci Laurence pour ce « cours »… Voilà une chose que je ne sais pas faire, j’ai du mal à photographier les gens, toujours peur de leur voler quelque chose et peut-être aussi que je déteste tellement être pris en photo que je m’imagine qu’il en est de même pour tout le monde! Mais on s’en fout un peu de tout ça!!!
  11. Wow quel florilège. Tes articles de la Boite à Photo sont vraiment une mine d’or, il faudrait tous les imprimer et les garder précieusement 🙂
    Et les photos qui l’accompagnent sont vraiment belles, nottament le double reflet dans les miroirs.
  12. Le portrait m’intimide terriblement, je dois avoir des problèmes relationnels 🙂
    Mais ton article me donne envie d’essayer, car tes explications sont claires et stimulantes de créativité.
    Merci Laurence 🙂
  13. Bonjour !

    Écoutez, je suis vraiment ravie que mes explications vous paraissent claires, car une fois encore, ce n’est vraiment pas simple d’être didactique sur un tel sujet dont les frontières sont extrêmement fluctuantes. Je suis contente également de constater que les photos que j’ai mis en illustration vous donnent envie d’en faire vous aussi ! Ca, c’est ma plus belle récompense !!

    Hélène, c’est vraiment très joli ce que tu as écrit et je suis tout à fait d’accord !

    Ronan, tu le sais bien maintenant qu’il ne faut pas me provoquer 😉 Je ne me fais aucun souci pour toi, je suis sûre que tu sais déjà tout ce que j’ai écrit !

    Chri et Clo (tiens, c’est joli vos 2 noms mis ensemble !), alors comme ça vous êtes des timides ! Chri, tu ne voles rien si ton modèle sait que tu le prends en photo, au contraire, tu as la possibilité de lui donner aussi une part de toi, de ton regard sur lui, de ta bienveillance ! Je comprends ce point de vue surtout au début lorsqu’on n’est pas soi-même sur de soi et de la qualité de ses photos. Mais vous verrez, petit à petit on se rend compte qu’en fait on rend les gens très heureux. Si ce n’est pas un chouette moteur ça !

    Merci Thomas, Marie et Céline pour votre enthousiasme !

    Passez une bonne fin de journée et à très bientôt !

  14. Merci beaucoup Laurence pour cet article fort instructif. Ca fait du bien de « mettre les choses à plat » de temps en temps. Je découvre de nouvelles petites perles parmi tes photos et revois avec plaisir des images qui m’avaient tant plu ! (le portrait de la famille qui avait illustré « Perché Genova » si je me souviens bien …).
    Bonne soirée
  15. Bonsoir Laurence,
    Merci pour ce billet très complet et ces précieuses informations sur un sujet qui reste encore pour moi difficilement abordable, ce dossier va donc ainsi me permettre d’approfondir la question 😉
    Je constate qu’il y a une grande diversité dans cette série de portraits, un sujet totalement maîtrisé et une grande créativité (c’est toujours aussi inspirant de passer chez toi !).
  16. ah, il va falloir que je lise et relise ça. C’est bien simple, j’ai mis cet article dans un dossier des favoris photo. Que dire? Simple, si j’étais président d’un club de photo, je te ferais venir pour animer une discussion sur le portrait. Tu dis « je n’ai aucune légitimité pour me poser en spécialiste en la matière.  » ça c’est totalement faux. ta légitimité de parler du portrait vient de ce que je ressens de ton humanité (peut-être aurait-il fallu dire « féminité » Merci pour tout ça.
  17. Magistral ma chère Laurence. Ton propos est clair, structuré et une fois de plus magnifiquement illustré. Je suis très sensible à ton approche profondément respectueuse de tes modèles, à ta volonté de les saisir dans leur essence sans artifice. Comme Lucie, je suis d’avis qu’il faut imprimer ton billet pour pouvoir mieux le relire et le digérer. Un très grand bravo et merci pour ta réflexion sur ce sujet. Bonne soirée
  18. Bonjour !

    Je suis vraiment contente de constater que ces quelques lignes vous intéressent bien que je ne parle pas de technique 🙂 et je vous remercie pour votre enthousiasme ! C’est vrai que j’ai eu très envie d’écrire un texte avant tout sur l’humain, celui devant l’objectif mais aussi sur celui derrière ! Au final, on en parle assez peu c’est vrai alors qu’avant toute chose, avant même d’aborder la technique je suis convaincue que c’est la case départ !

    Dominique, quand je dis que je n’ai pas de légitimité, c’est pour insister sur le fait que ce que j’ai dit ci-dessus est très personnel (bien que je n’ai pas inventé le fil à couper le beurre !). Merci en tout cas d’apprécier mon « humanité » 😉

    Comme je le disais plus haut dans ma réponse aux commentaires, j’ai cherché à balayer le plus large possible le spectre des portraits possibles afin qu’un maximum de personnes puisse se retrouver à travers eux, d’où la diversité d’approches. Et je suis vraiment contente de lire que ça vous inspire et que certains d’entre vous vont « enfin » essayer d’aller à la rencontre de l’autre !

    Merci de tout coeur pour vos interventions !

  19. J’avais vu ce billet à sa sortie mais n’ayant pas le temps de le lire, me voilà de retour!!!

    Et après la lecture, je me dis qu’il faudrait que j’aille visiter tranquillement toutes mes photos pour repérer le style de portraits que je fais!!!!

    Je m’en vais voir cette page FB et également partager ce billet avec mes amis de l’assoc photo à laquelle j’appartiens.

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