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- par Laurence Chellali

IL GORILLO4 min de temps de lecture


J'ai réalisé que je ne vous avais jamais proposé de faire des petits tours dans Genova ! Je me devais donc de corriger cette grave erreur – si si, grave – car Genova est une ville que je trouve non seulement très jolie, mais aussi particulièrement attachante. C'est étrange, car c'est une ville qui n'est pas touristique du tout et il me semble que c'est très injuste.

Elle souffre probablement encore de la réputation totalement erronée aujourd'hui, de ville sombre, sale et délabrée. C'est vrai, je comprends les touristes qui passent à toute allure sur l'autoroute qui la traverse de part en part pour filer dans des directions beaucoup plus connues, comme Pise ou Florence. Cette autoroute est quasiment toute sous tunnel et ne sort que dans les pires endroits ! Donc forcément, ça ne donne pas envie de s'arrêter !

Pourtant, pourtant …

Genova est une des villes avec le plus grand centre historique d'Italie. Elle a été en très grande partie rénovée quand elle a été capitale culturelle européenne en 2004 je crois, et les travaux continuent. De nombreux endroits sont classés patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Bref, en toute honnêteté, elle vaut vraiment la peine de s'arrêter.

Et pourtant, pourtant …

Si je disais plus haut que c'est une ville très attachante, c'est aussi grâce au fait qu'elle ne soit pas touristique. Du coup, on ne trouve rien de surfait, le décor proposé est un décor de vie quotidienne, typiquement italien, avec ces foisons de petits commerces de tout type qui se cotoient, des rues donc très animées. Et le centre historique ne fait pas exception, au contraire ! Il me semble que c'est ici qu'on sent le mieux l'esprit gênois.

 

je vous propose donc aujourd'hui de visiter en quelques images un quartier que je trouve vraiment très plaisant – je crois qu'en fait c'est mon préféré. Sant'Agostino est  à la frontière entre la vieille ville et les quartiers plus récents, et je trouve qu'il respire la quiétude. Peut-être est-ce à cause du fait qu'il surplombe le port, de toutes ses ruelles, ses escaliers, ses petites places pavées, ses géraniums qui ne gèlent jamais, ses couleurs, et probablement, avant tout, grâce à ses habitants qui s'interpellent en dialecte génois et qui ont l'art de mettre leur petites touches personnelles partout. Bref, un vrai quartier à l'image de la fantaisie italienne !

Pour le visiter, je vous propose d'écouter en parallèle THE chanteur gênois : Fabrizio De André. Attention, ce n'est pas seulement un emblème de Genova, c'est aussi un des plus grands chanteurs italiens ! Pour vous donner une idée, il me semble qu'il se situe entre un Jacques Brel  et un Georges Brassens, avec une superbe voix lui aussi. Ses textes empruntent le romantisme de l'un et la critique sociale de l'autre, et maintenant que je les comprends bien, je vous promets que c'est un véritable plaisir que d'écouter ses chansons. J'ai même vu des italiens pleurer en l'écoutant ! Bon, pour commencer avec cet artiste et pour que mes amis français ne se sentent pas perdus, je vous propose donc d'écouter une reprise qu'il a faite de la chanson "le Gorille" de Georges Brassens. Vous serez, je pense, étonnés d'entendre à quel point l'italien se prête bien à cette chanson !

 

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Laurence

Laurence

Côté rêves ...Je dis souvent que je ne photographie pas ce que je vois, mais ce que je ressens. Grâce à la photographie, je peux modeler le réel et y imprimer mes sentiments en organisant les formes, les couleurs, les contrastes tels qu'ils me parviennent pour en faire émerger mon monde émotionnel. Côté pratique ... Je gagne ma vie en vendant des photographies à des agences et à des collectionneurs, mais aussi en dispensant des cours de photographie dont vous pourrez trouver toutes les modalités dans la rubrique "Cours". Plus apparentée à une "coacheuse photographique", j'aime pousser mes élèves à trouver leur propre chemin et leur style personnel.

7 Commentaires

  •    Répondre
    Un homme de gout, puisque fan de Brassens 🙂 , il lui avait ecrit pour traduire plusieurs de ses chansons en italien… Le Gorille, les passantes, et de nombreuses autres sont ainsi bien connues ici.
  •    Répondre
    Ah ben oui, il était temps de nous présenter ton pays d’adoption !!! Qu’on en profite un peu nous aussi ^_^ et avec cette belle voix italienne, ça ne gâche rien :angel:
    A voir tes photos, on a du mal à croire que c’est l’hiver : tout ce linge qui sèche dehors comme autant de fanions de fête ou drapeaux, ça égaie les rues sans fausse pudeur !
    J’y retournerais bien (surtout que je n’ai pas visité ce quartier, hein dit ?) :whistle:
  •    Répondre
    Grand Laurance!
    Grand photographies!
    Grand Fabrizio De André e Georges Brassens!
    Je ne pas connaitais cette chanson, cuellement metaphorique!
    Petit mon français, excuse moi 🙂
    •    Répondre
      Aaaah Federico, sei bravissimo ! Sei quasi il primo italiano che scrivi qua ! Come sono contenta ! Tu sai, anche io non sono brava in italiano -più che tutto, in italiano scritto – e è perche non scrivo qua nella vostra bellissima lingua.

      Forse, un giorno …

  •    Répondre
    C’est vrai que c’est quand même un eu la magie de la région ! Dès que tu descends à Genova, tu as une impression de printemps éternel !

    Ah oui, le linge qui sèche aux fenêtres est pour moi un vrai régal ! Je crois que ce qui me plait, c’est qu’il donne nous plonge dans la vie quotidienne, ça sent bon le linge propre quand tu passes à côté, le vent le soulève … C’est drôle, car tu découvres aussi l’intimité des habitants, genre les petites culottes qui sèchent bien alignées … Tu sais si derrière cette fenêtre, c’est un/une célibataire, combien il y a d’enfants, quel âge ils ont, un couple sans enfants, un grand-père ou une grand-mère, bref, tout ce linge te donne un multitude d’informations extraordinairement riches, et tu fais de brèves connaissances avec les habitants.

    Je trouve d’ailleurs dommage qu’en France ça soit totalement interdit … je ne m’en explique franchement pas la raison, si ce n’est d’avoir favorisé les achats de sèche-linge … :alien:

    Oui, Nicolas, c’est vrai qu’il a pas mal de reprises de Brassens, et ce qui m’étonne, comme je le disais, c’est d’entendre à quel point l’italien sied aux chansons de Brassens, chose impossible en anglais par exemple, non ?

  •    Répondre
    En effet, je rejoinds Marie Laure, les couleurs sont si chatoyantes que l’on croirait être en saison chaude… et pourtant, le froid est bien parmi nous !! et il s’accroche particulièrement cette année….
    Tes photos me donnent de plus en plus l’envie de découvrir le pays de mes origines….il va vraiment falloir que je pense à me programmer un p’tit séjour par chez vous !

    bonne journée à tous
    Biz

  •    Répondre
    Je ne connaissais pas la chanson en italien.Mais est-ce vraiment le symbole de Gènes? J’y suis allé à l’opéra et cet opéra me semble bien allé avec l’histoire de cette république.

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