Douceur, langueur, mélancolie,
Je ne suis qu’un regard, ailleurs et lointain,
Enfermée dans l’enfance, toute à mes envies,
Absente au monde, retranchée en mes confins.
Mon père, ma mère, au coude à coude,
Tout à leur amour, à leur émoi,
Si je pleure, si je boude,
Aurai-je un peu d’amour pour moi ?
Nappe ivoire, page blanche,
Un déjeuner qui s’éternise,
Au bord des lèvres, mon coeur s’épanche,
Enfant perdue qui se méprise.
Il me suffit pourtant d’un sourire,
Pour attirer à moi ses bras et m’envoler,
Rire enfin et dans un souffle, offrir,
Ma joue pour un baiser.
Texte : Guillaume de Fonclare – Février 2011
Très cher Guillaume,
Merci une fois encore de bien avoir voulu prêter ton talent à une de mes photos ! Je suis frappée cette fois de voir à quel point tu es entré dans cette image pour nous faire oublier que c’est toi qui écrit. Tu n’es plus spectateur, tu es devenu cette petite fille qui rêve d’un baiser, qui rêve d’exister. Son regard est devenu le tien.
Que dire de plus ? Rien … Je savoure … Grâce à toi, je découvre le secret de cette fillette …



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