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- par Laurence Chellali

L’ESPERANCE


Esperance

 

J’ai rêvé d’une caresse sur ta peau ce matin,
D’y dessiner un rêve murmuré en refrain,
En ce désir de toi je me sens plus vivante,
J’aime quand ce bonheur pétille et, je le chante !
 
Voilà que tu te fermes, voilà que tu dis non !
Tu choisis la colère pour te donner ton nom !
Moi je veux fuir la haine elle détruit trop les cœurs,
Je veux choisir l’espoir pour quitter la douleur !
 
Allons danser ensemble sur le rythme de l’être !
Mettons nos beaux chapeaux, ouvrons donc les fenêtres,
Méfions nous des semblants, du pouvoir du paraître !
 
La force de l’espérance est bien plus lumineuse
Son épée en puissance s’offre bien plus précieuse
Et puis de toutes façons elle nous fait plus radieuses !
 
Marie-Anne Ambry-Zerrouk – novembre 2009
 
 
Voici un bien joli poème que nous envoie Marie-Anne. Et comme d'habitude, il sonne à la fois le chaud et le froid, pour finir sur une note plus légère !
 
Illustrer de tels états d'âme n'est vraiment pas la chose la plus facile : il faut à la fois exprimer le désir, la résignation, la sensualité, la féminité, la joie, l'ouverture, la pudeur … J'espère que j'aurais réussi ici avec ce portrait …

Laurence

Laurence

Côté rêvesJe dis souvent que je ne photographie pas ce que je vois, mais ce que je ressens. Grâce à la photographie, je peux modeler le réel et y imprimer mes sentiments en organisant les formes, les couleurs, les contrastes tels qu’ils me parviennent pour en faire émerger mon monde émotionnel. Côté pratique … Je gagne ma vie en vendant des photographies à des agences et à des collectionneurs, mais aussi en dispensant des cours de photographie dont vous pourrez trouver toutes les modalités dans la rubrique « Cours« . Plus apparentée à une « coacheuse photographique », j’aime pousser mes élèves à trouver leur propre chemin et leur style personnel.

6 Commentaires

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    ok, moi, j’ai préféré un seul et mailleur mot : l’Espérence
    ce mot, plus qu’un mot qui nous fait vivre de bon moments en oubliant les tensions, la colère, et les vices.
    en espérant, la vie a encore plus de joie à vivre!!!
    l’Espérence est plus proche de la Foie, c’est pourquoi je la préfère.
    encore, je préfère qu’on ne la voit pas, car l’espérence qu’on voit n’est plus espérence.
    je pense avoir dis peu, quelqu’un peut me complèter.
    ami………..francois
  •    Répondre
    marie anne , tes mots sont très forts et comme dit laurence sonnent chaud et froid !
    l’espoir d’une caresse … la douleur non maitrisée ….danser …espérance…épée ….radieuse
    oh lala , bcp de mots et de maux , bcp de pleins et de vides, mais surtout une attente interminable , un besoin très fort d’amour !
    j’aime beaucoup ce texte marie anne
    laurence , je ne sais pas comment tu fais mais justement la photo ici est très forte et accompagne merveilleusement bien le texte : tout y est ! la subtilité de la pudeur du corps et de l’âme , la nudité offerte a la caresse tant attendue , la bouche d’une femme qui sait rester femme malgré tout …
    les filles C’EST TRES BEAU ET TRES FORT
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    S’offrir et se soustraire, désirer et repousser… Le très beau texte de Marie-Anne m’a fait penser à un chat : qui veut toujours être caressé quand on ne lui demande rien et qui ne le veut pas quand la main se tend vers lui. C’est un peu schématique mais je trouve que ça représente bien la difficulté de la relation à l’Autre… Et, partie dans cette réflexion, ça me fait aussi penser à cette phrase que j’ai lue dernièrement dans un très beau livre de Panaït Istrati :
    « A un homme on eut prendre de force, mais on ne peut lui donner de force ». Et il parlait d’amour…Dans ce contexte,il me semble que l’espérance ne suffit pas (?)…
    Quant à ta photo, Laurence, et avec le traitement que tu lui as fait subir comme des égratignures, je trouve qu’elle illustre très bien l’ambiguïté féminine et le panel d’émotions que tu décris, mais pas « l’espérance » qui fait office de titre, mais attention, je n’ai rien contre l’espérance et ceci n’est que mon humble avis ! J’ose vous le faire partager et n’ai aucune prétention à détenir la vérité : vous avez juste soulevé dans ma tête toutes sortes d’interrogations avec ce duo et je vous les soumets pour approfondir le sujet si vous le voulez bien :love:
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    Cette phrase est vraiment juste : « A un homme on peut prendre de force, mais on ne peut pas lui donner de force ». J’ajouterai, pour en revenir à notre contexte, qu’on peut aussi espérer qu’il prenne.

    Et il me semble ici que cette femme espère vraiment qu’il la prenne. Elle est dans l’attente, c’est vrai, et on pourrait penser qu’elle n’agit donc pas. Mais ce n’est pas vrai; elle met tous ses atouts en oeuvre pour qu’il ait envie de venir à elle. Elle est donc totalement dans l’action. J’ai volontairement coupé son visage et surtout son regard car il faut aussi que l’homme ait envie d’en découvrir plus. Cette femme doit attiser sa curiosité …

    Elle espère que ça marchera … car comme le dit si bien également Joyce, elle a un « besoin très fort d’amour » .

    Enfin, François dit aussi quelque chose de très juste : l’espérance ne peut pas être vue. On en revient à la quête dont on parlait dans un autre article, et où on se disait qu’une fois achevée, c’est la fin. Et il me semble que la femme dont parle Marie-Anne est dans une quête sans fin … d’où l’espérance …

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    moi aussi j’aime bcp laphrase lue par marie laure ! « a un homme on eut prendre de force , mais on ne peut pas lui donner de force » oui c’est ça le truc !!!
    la force et la violence pour prendre mais ce gouffre horrible quand le don se refuse …gouffre encore plus empreint de violence que celle employée pour prendre ! le gouffre ,le rien , tout ce qu’on veut donner reste là en suspens …
    laurence ,oui j’aime aussi en pas voir ce visage , tu sais dans la relation amoureuse on dit qu’on ne dévoile pas le corps , juste assez pour supposer , juste un peu pour suciter … mais on montre tjrs son visage … je trouve cette idée très belle aussi ! ne pas montrer son visage , ce reflet incroyable de notre âme , le corps n’en étant que la douce continuité …
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    Oui, vu comme ça, maintenant, j’y vois l’espérance… Il me fallait des « codes » pour y parvenir, comme il y a de multiples méandres pour parvenir au coeur d’autrui, ou du moins ESPERER l’effleurer… :whistle:

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