Cliquez pour agrandir Avant la conférence de Copenhague qui devrait renouveler le protocole de Kyoto venu à expiration, plusieurs rencontres sont prévues afin de rapprocher des points de vue éloignés. Si éloignés que la conférence qui s’est tenue à Bonn les 11 et 12 juin derniers n’a fait qu’enregistrer les divergences. La Chine et le Brésil faisant savoir qu’ils ne feront rien avant que les pays riches aient commencé à bouger. Les Etats-Unis, bien que plus engagés que sous l’administration Bush, se limitent à une baisse de 4% et le Japon propose 8% alors que l’Europe propose un minimum de 20% de réduction des émissions de CO2 par rapport à 1990.
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La Conférence de Copenhague ne s’annonce pas bien. La conférence de Bonn, les 11 et 12 juin derniers a en fait le triste constat. « Je ne crois pas qu’il soit possible, entre aujourd’hui et la fin de Copenhague, de finaliser tous les détails d’une réponse à long terme au changement climatique pour l’après-2012 » a ainsi amèrement déclaré Yvo de Boer, qui est en charge de la Convention climat à l’ONU. Les Etats ont les yeux plutôt braqué sur leur compétitivité économique et n’ont guère fait d’effort pour limiter leurs émissions. Chacun est donc allé déposer ses propositions, qu’il sait pourtant incompatibles les objectifs fixés par les experts du GIEC. Simple effet de négociations ? Il faut l’espérer. Mais les Etats-Unis, principal pollueur mondial, est si loin de la réalité qu’il y a peu de chance de voir ses négociateurs revenir à une position plus vertueuse. D’ailleurs, le même jour, les Etats-Unis reportaient leur projet de loi intérieur sur la lutte contre le réchauffement climatique à 2010 devant l’opposition des Sénateurs et des lobbies.
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Quelles sont les propositions ? Celle de l‘Union européenne est connue. Le paquet énergie climat, bien qu’insuffisant pour obtenir la réduction attendue par les experts, est le plus en pointe. Il repose sur le fameux trois fois vingt, 20% d’énergies renouvelables produites en 2020, une réduction de 20% des émissions de CO2 à la même époque et sur la base des émissions de 1990 et une réduction de 20% de la consommation énergétique. De moins 4% à moins 40% Malgré l’importance que Barak Obama a voulu donner à la question environnementale, les Etats-Unis se contentent de faire des propositions intéressantes pour l’après 2020, quand leurs industries auront eu le temps de se reconvertir sans perdre de leur influence. Pour 2020, il a d’abord fallu ramener les Américains à la référence commune de 1990, alors qu’ils tablaient sur 2005. Leurs propositions ainsi revues donnent un piteux 4% de réduction en 2020. Les Japonais, qui avaient déjà lancé leur économie sur une reconversion dans le sens du développement durable, sont en train de faire machine arrière pour ne pas perdre leurs positions en raison de la crise. Ils sont donc venus avec un décevant 8%.Quant au groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), ils accusent les pays riches d’être les responsables du réchauffement climatique et demandent donc que Messieurs les Occidentaux passent les premiers. Avec les propositions qu’elles avaient elles-mêmes rédigées, les ONG sont apparues comme venant d’une autre planète. Leur cahier est pourtant conforme aux demandes des experts du GIEC dont la fourchette haute fixe à 40% la nécessaire réduction sur la base des émissions de CO2 en 1990. Une nouvelle réunion aura lieu le 23 juin à Mexico. Puis les négociations de Bonn reprendront. Nul ne sait sur quelle base. 15 juin 2009, Jacques Moulins ———————— Pour ce « Duo » un peu particulier, c’est Emeric qui m’ a envoyé ce texte. Merci donc à toi de nous alerter sur des événements que nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer. Ce constat gravissime nous concerne tous. Pour ma part, je trouve que les conflits et les guerres qui secouent le monde et qui m’affectent beaucoup paraissent encore plus futiles quand on sait que d’ici quelques années, il sera trop tard pour tout simplement survivre dans un environnement qui sera devenu trop hostile. Pour illustrer cet article, je suis allée photographier une raffinerie de pétrole pas très loin de chez nous. Il m’a semblé que ça pouvait être un bon symbole. Je voulais la saisir de nuit afin de donner une ambiance encore plus glauque. J’ai choisi de traiter ces photos en simulant un traitement croisé (technique de développement particulière des films argentiques) afin de rendre ce monde encore plus étrange. D’où cette dominante verte. Pour la petite histoire, quand j’y suis allée, un orage a éclaté juste à ce moment là. J’aime autant vous dire que l’ambiance était vraiment lugubre : la nuit, l’orage, les fumées, l’odeur, le bruit assourdissant, et juste au moment où un coup de tonnerre éclatait, un homme de la sécurité a surgit derrière moi pour me dire qu’il était absolument interdit de photographier cette usine. Zone sensible m’a-t-il dit (je m’en doutais, mais j’ai joué les naïves). Tu vois Emeric, je m’en suis donné du mal pour illustrer ton alerte !!! Pour finir, j’ai quand même voulu mettre une petite note d’espoir à cet article en vous montrant une image de fleur. Elle aussi, elle est en traitement croisé, un peu étrange et ses couleurs sont loin de la réalité. Mais elle est belle – enfin, moi, je la trouve jolie …
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