LE BLOG PHOTOFOLLE
- par Laurence Chellali

PECHER MIGNON…


 

Il est de notoriété publique que les femmes adooorent faire les magasins, faire du shopping, faire les boutiques, faire du lèche-vitrines et dégotter la soit-disant bonne affaire du siècle, alors, quand c'est les soldes, n'en parlons pas !
Ce jour là, succombant à ma nature profonde, je m'adonnais avec nonchalance à cette corvée, car, il faut le dire, ce n'est pas de tout repos : arpenter les rues bondées de monde (surtout des femmes d'ailleurs !), jongler entre les rayons pour trouver l'article unique le plus en solde (sans se battre), faire la queue (sans se faire « piquer » sa place) sur la seule caisse ouverte… un vrai parcours du combattant que peu d'hommes apprécient (bizarre, non ?).
Enfin, bref, je menais, tambour battant, mes achats frénétiques-mais-hautement-réfléchis, quand j'avisai soudain cette drôle de vitrine : Homme(s) à moins 30%. J'ai même poussé ma réflexion jusqu'à me demander si je me ruais ou si je fuyais… L'incongruité de la chose ne m'est apparue qu'après coup. Et là, je suis tombée de haut : Comment ai-je pu en arriver là ? Penser à ça ? Suis-je victime de la société de consommation à outrance ? Et j'ai eu beau regarder cette vitrine sous toutes ses coutures, dans tous les sens, plus rien d'autre ne m'a traversé l'esprit : aucune autre interprétation n'est venue à moi : Le VIDE.
J'espère que je n'aurai choqué personne , mais si je vous livre sans fausse pudeur le fond de ma pensée, c'est qu'il m'est indispensable (pour ma survie morale et éthique !) de savoir comment quelqu'un d'autre aurait réagi devant cette vitrine…
Prise d'un doute sans équivoque, j'ai laissé sans vergogne mes divers achats sur le trottoir, espérant peut-être que le mâle de pierre qui m'observait de haut y trouverait son bonheur et… de quoi s'habiller (!!!) et j'ai rejoins mes pénates les mains vides, le coeur gros… d'amour à donner. Car, je n'en démords pas : tout ne s'achète pas !

Texte : Marie-Laure, novembre 2010

Encore une fois, merci de tout coeur Marie-Laure pour avoir bien voulu me livrer tes pensées sur une de mes photos. Il y a plusieurs choses qui me font rire ici. Tout d'abord, et ceci tout à fait en dehors du texte, je sais que tu ne parles ni ne lis l'italien et pourtant … tu as tout de suite compris qu'il s'agissait de soldes. Les – xx % sont-ils donc si universels que ça ? Sait-on toujours qu'on se réfère à des prix ? Il semble que oui !

Alors comme ça, tu as choisi la fuite, laissant tous tes paquets sur place ? Rhooo, je crois que moi, au contraire, je me serais rapprochée, voire j'aurais tâté le mollet …

Et je suis comme toi Marie-Laure, je suis très curieuse de savoir ce que nos lecteurs auraient fait devant une telle scène …

En fait, j'ai pris cette photo directement dans un grand magasin de Genova où c'étaient effectivement les soldes. Bien entendu, le bellâtre n'en faisait pas partie ! Comme c'est facile avec une photo de transformer la réalité. Il suffit juste de choisir son point de vue !

Laurence

Laurence

Côté rêvesJe dis souvent que je ne photographie pas ce que je vois, mais ce que je ressens. Grâce à la photographie, je peux modeler le réel et y imprimer mes sentiments en organisant les formes, les couleurs, les contrastes tels qu’ils me parviennent pour en faire émerger mon monde émotionnel. Côté pratique … Je gagne ma vie en vendant des photographies à des agences et à des collectionneurs, mais aussi en dispensant des cours de photographie dont vous pourrez trouver toutes les modalités dans la rubrique « Cours« . Plus apparentée à une « coacheuse photographique », j’aime pousser mes élèves à trouver leur propre chemin et leur style personnel.

4 Commentaires

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    Oh ben zut, moi qui pensais qu’il me suffisait de me rendre Gênes pour m’offrir un bellâtre aux abdo sculptés (c’est le cas de dire) à moins 30%, je suis toute déçue 😉
  •    Répondre
    KriKri, Ne te forces pas à te rendre jeune (Gênes si tu veux), tu l’es déjà 😀 . Certes, le bellâtre a les abdo scupltés, mais tu as vu il n’a rien à se mettre sur la peau, que des haillons, d’où le prix 🙁 , enfin la réduction, car le prix on ne le sait point! Par ailleurs, c’est un travailleur qui fait grève: le poing en l’air comme ça, ça rappelle étrangement l’internationale. Doublement pénalisé le pauvre, mais heureusement Laurence était là pour le sortir de son anonymat et le mettre sous lumière, tout en le laissant à sa place: en retrait et petit par rapport à l’affiche. Cet (des)équilibre apparent est intéressant et la perspective joue bien son rôle. La seule question qui me reste c’est de savoir la date limite de l’offre. Certes le 19 sep, mais la photo ne dit pas si c’est 500-AC ou un peu plus tard?
    J’entends d’ici les filles dire, ah encore les mecs, ils ne supportent pas qu’on puisse regarder tranquillement un bellâtre. Je dis, si si mais uniquement s’ils ne nous éclipsent pas 8) .
    Nouveau tanguiste
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    Bon et bien Marie-Laure, il semble que notre bellâtre et nos fantasmes sur lui n’aient pas eu beaucoup de succès :sick:

    Bien entendu, l’éternelle séductrice Spiruline ne pouvait pas manquer l’occasion. Mais je te rassures, tu n’as qu’à jeter un regard avec tes grands yeux bleus pour faire accourir tous les bellâtres génois, et hors soldes !

    Ryad, quand à toi, tu t’es bien gardé de nous dévoiler ta première interprétation de la photo ! Savez-vous ce qu’il s’est exclamé ? L’homme, dans le fond, fait le fameux signe « Yes ! », pour dire sa satisfaction de voir ces dames enfin moins dépenser d’argent. C’est drôle quand même ces différents points de vue !

  •    Répondre
    Moi, j’en conclus que tu n’as que des Saints dans tes « bloggers » 😆

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