Il est de notoriété publique que les femmes adooorent faire les magasins, faire du shopping, faire les boutiques, faire du lèche-vitrines et dégotter la soit-disant bonne affaire du siècle, alors, quand c'est les soldes, n'en parlons pas !
Ce jour là, succombant à ma nature profonde, je m'adonnais avec nonchalance à cette corvée, car, il faut le dire, ce n'est pas de tout repos : arpenter les rues bondées de monde (surtout des femmes d'ailleurs !), jongler entre les rayons pour trouver l'article unique le plus en solde (sans se battre), faire la queue (sans se faire « piquer » sa place) sur la seule caisse ouverte… un vrai parcours du combattant que peu d'hommes apprécient (bizarre, non ?).
Enfin, bref, je menais, tambour battant, mes achats frénétiques-mais-hautement-réfléchis, quand j'avisai soudain cette drôle de vitrine : Homme(s) à moins 30%. J'ai même poussé ma réflexion jusqu'à me demander si je me ruais ou si je fuyais… L'incongruité de la chose ne m'est apparue qu'après coup. Et là, je suis tombée de haut : Comment ai-je pu en arriver là ? Penser à ça ? Suis-je victime de la société de consommation à outrance ? Et j'ai eu beau regarder cette vitrine sous toutes ses coutures, dans tous les sens, plus rien d'autre ne m'a traversé l'esprit : aucune autre interprétation n'est venue à moi : Le VIDE.
J'espère que je n'aurai choqué personne , mais si je vous livre sans fausse pudeur le fond de ma pensée, c'est qu'il m'est indispensable (pour ma survie morale et éthique !) de savoir comment quelqu'un d'autre aurait réagi devant cette vitrine…
Prise d'un doute sans équivoque, j'ai laissé sans vergogne mes divers achats sur le trottoir, espérant peut-être que le mâle de pierre qui m'observait de haut y trouverait son bonheur et… de quoi s'habiller (!!!) et j'ai rejoins mes pénates les mains vides, le coeur gros… d'amour à donner. Car, je n'en démords pas : tout ne s'achète pas !
Texte : Marie-Laure, novembre 2010
Encore une fois, merci de tout coeur Marie-Laure pour avoir bien voulu me livrer tes pensées sur une de mes photos. Il y a plusieurs choses qui me font rire ici. Tout d'abord, et ceci tout à fait en dehors du texte, je sais que tu ne parles ni ne lis l'italien et pourtant … tu as tout de suite compris qu'il s'agissait de soldes. Les – xx % sont-ils donc si universels que ça ? Sait-on toujours qu'on se réfère à des prix ? Il semble que oui !
Alors comme ça, tu as choisi la fuite, laissant tous tes paquets sur place ? Rhooo, je crois que moi, au contraire, je me serais rapprochée, voire j'aurais tâté le mollet …
Et je suis comme toi Marie-Laure, je suis très curieuse de savoir ce que nos lecteurs auraient fait devant une telle scène …
En fait, j'ai pris cette photo directement dans un grand magasin de Genova où c'étaient effectivement les soldes. Bien entendu, le bellâtre n'en faisait pas partie ! Comme c'est facile avec une photo de transformer la réalité. Il suffit juste de choisir son point de vue !



Laisser un commentaire